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Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
 

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

 
 

Résumé

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo BillAfin d'acceder au résumé de Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo BillAprès "Aleksis Strogonov" et "Ivoire", le duo Jean Regnaud et Emile Bravo nous livre un récit empli de simplicité et d’authenticité qui va puiser dans les souvenirs d’enfance du scénariste.

"Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" est l’histoire d’un garçon de six ans qui vit avec son petit frère, son père souvent absent et sa gouvernante Yvette, et dont la maman est parti en voyage. A travers son quotidien, l’enfant va prendre conscience de la nature de ce voyage lointain effectué par celle dont il a plus en plus de mal à se souvenir.

Tout en jouant avec l’imagination fertile des enfants et en surfant sur nos souvenirs d’enfance, le récit va questionner le lecteur quant à l’utilité de cacher certaines vérités aux enfants. Du coup cette lecture découpée en plusieurs chapitres parvient à mélanger mélancolie, tristesse et humour de manière fort naturelle et efficace.

Le dessin simple et touchant d’Emile Bravo ("Une épatante aventure de Jules"), tout comme les tons pastel, collent parfaitement à ce monde écolier et à cette ambiance enfantine. Voguant entre la bande dessinée et le conte illustré, ce petit chef-d’œuvre à la fin émouvante saura ravir les plus petits, mais également les papas et, assurément, les mamans.

Indispensable !


Chronique rédigée par yvan le 24/07/2007
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.10
Dépôt légal : Mai 2007

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, lui attribuant une note moyenne de 4,10/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 10 2010
   

Une très bonne BD, plutôt touchante.

Le scénario, qui a une saveur douce et acidulé, et une ambiance rétro des 70 's à la "Petit Nicolas", est bien amené et réellement émouvant sur la fin (digne des meilleurs romans graphiques que j'ai pu lire). On s'attache très vite au petit héros, on se reconnaît dans son personnage naïf, et on a mal pour lui, car il est entouré d'une famille et de proche, qui sans être réellement méchant, sont terriblement maladroit : j'ai compatis !
Le dessin limite ligne-claire d'Émile Bravo, ses couleurs pastelles et ses pages aérées donne une beauté assez unique au livre, un charme désuet !
Bref, une vraie œuvre profonde que je conseille !

30 1 2008
   

Un très beau récit intimiste qui évoque l’enfance de Jean Regnaud. Cette histoire est toute en sensibilité et en nuance. Jean est victime d’une terrible machination familiale qui vise, en fait, à le protéger.
Les auteurs oscillent, sans arrêt, entre moments d’émotions et passages plus drôles. Le monde de l’enfance est très bien décrit et me rappelle un peu l’album "Leçon de choses" paru chez Dupuis.
Au cours de chapitres très courts, les auteurs font une très belle description du monde de l’enfance. Le dessin de Bravo s’adapte parfaitement au récit, avec une parfaite lisibilité. La narration introspective de Jean nous mène dans ce jeu de piste particulièrement intéressant.
Un livre qui mérite de figurer au palmarès d’Angoulême.

31 12 2007
   

Pour une BD pour enfant, je peux dire que c'est vraiment bien fait.
Est ce une surprise quand on connaît le parcours d'Emile Bravo ? Sûrement pas !
Alors oui, ça regorge d'intelligence, de moments que "nous aussi on a connu dans notre vie", d'instants un peu faciles, certes, mais qui touchent la corde sensible, le fibre émotionnelle.
Ah, la famille, jouer avec est un délice pour les scénaristes, la richesse proposée frôle l'infini, la variété l'absolu.
Mais, une fois encore, ici l'usage qui en est fait dépasse largement l'habitude commune.
Comme en plus le dessin est beau, les pages sublimes avec un papier somptueux et doux au toucher, ça donne un sacré petit livre, pas des plus originaux, mais subtilement mené, et riche.
Agréable à lire, il ravira au final un public large.
N'importe qui ? Oui, presque.

16 12 2007
   

Je rapprocherais cette BD de Chaque chose, parue chez le même éditeur. Comme Julien Neel y racontait quelques épisodes romancés de sa propre jeunesse, Jean Régnaud raconte sa propre enfance dans Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill.
C'est l'enfance d'un petit garçon qui vient d'entrer au CP, qui vit avec son petit frère, son père "patron d'entreprise" trop souvent absent et Yvette, la jeune fille qui s'occupe d'eux. Dans cette famille, plus de mère car elle est "partie en voyage". Mais personne n'a expliqué au jeune Jean et à son frère ce qui se cache derrière ce voyage et personne ne leur a dit qu'elle ne reviendrait pas.
Sous la forme de nombreux chapitres courts, nous suivons la petite vie des deux enfants, l'école, les questions qu'ils se posent, les moments qu'ils aiment ou aiment moins, les séjours dans la famille ou chez les amis. Parmi tout ce monde-là, personne ne veut expliquer à ces garçons encore ingénus mais sensibles pourquoi leurs grands-parents pleurent quand ils parlent d'eux, pourquoi le psychologue de l'école pose des questions insistantes sur leur maman, pourquoi leur père est toujours renfrogné et si absent. Tant et si bien que la jeune voisine, sachant que Jean ne sait pas lire, décide de lui faire croire qu'elle reçoit des cartes postales du bout du monde que sa maman écrit à Jean et de les lui lire en cachette.

Le dessin d'Emile Bravo, comme on l'a vu dans la formidable série Jules, colle parfaitement à cette ambiance enfantine, sensible et intelligente. Il donne les expressions parfaites à ses personnages et les sentiments passent d'eux-mêmes.
Le récit, pour sa part, est sympathique et on sent l'authenticité et les souvenirs amers derrière cette autobiographie.
Cependant, malgré tout mon intérêt pour cette histoire et mon affection pour le rendu graphique et narratif d'Emile Bravo, je dois dire que je reste un peu sur ma faim après lecture. J'ai un peu l'impression d'avoir suivi quelques tranches de vie d'une enfance un peu morne sans qu'il en ressorte plus que des faits et quelques sentiments attendris pour ces deux pauvres frères orphelins sans le savoir. Le récit manque en effet d'un peu de relief à mes yeux. Seule la fin m'a vraiment touché avec cette poignante comparaison entre l'existence du Père Noël et celle d'une maman.
Par contre, je dois dire avoir bien apprécié les interludes disséminés au long de cet album : leur humour contraste très agréablement avec l'aspect sérieux du reste.

C'est une bonne BD, très bien illustrée, intéressante et touchante notamment sur la fin. Mais elle n'a pas su me toucher autant qu'un tel sujet l'aurait pu, je le crains.