46 525 Avis BD |20 175 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 1 : Lupus
 

Lupus, tome 1

 
 

Résumé

Lupus, tome 1Afin d'acceder au résumé de Lupus, tome 1, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Lupus, tome 1« Lupus », ça m’a d’abord surtout frappé par son dessin. Pourtant typique de Peeters, je me laisse à chaque fois surprendre par son style si particulier et si agréable. Les expressions surtout sont bien rendues, mais l’ensemble forme un tout qui me paraît complètement cohérent, avec ses clartés et ses zones d’ombre, que ce soit au niveau du graphisme ou des caractères des personnages.

Oui, parce que « Lupus » c’est peut-être de la science-fiction, mais ce thème n’est (pour l’instant en tout cas) qu’un prétexte. Pêche aux gros poissons, défonçage à l’aide de toutes les substances possibles et imaginables, voyage sabbatique dans l’univers connu, tout cela aurait sans problème pu se passer sur notre Terre, aujourd’hui, il y a 20 ans, au siècle dernier, etc. En bref, le contexte m’a paru complètement arbitraire, mais dans le bon sens du terme : il n’est pas présenté ni exploité pour lui-même, bien au contraire, il est entièrement au service de… de quoi, au fait ?

De l’histoire ? Oui, mais là on va avoir un problème. C’est quoi l’histoire ? Deux potes qui voyagent un peu partout et s’éclatent ensemble ? Se défoncent, chassent, visitent ?
Moui. L’aspect chasse / pêche de l’histoire me paraît très très secondaire. Plus un prétexte qu’autre chose en fait. Et puis la planète et l’univers environnant ne sont que peu montrés…
Alors il reste quoi ? Eh bien, il reste les personnages, et leurs interactions. Et je dois bien l’avouer, si on ne sait pas où on va, – mais pas du tout, même : ce premier tome semble être une introduction à quelque chose, mais impossible de deviner l’orientation que le récit va prendre – ces personnages ont quelque chose d’absolument fascinant et on s’y attache très rapidement.

L’abus de drogues diverses et variées rend leur comportement assez difficile à saisir, et surtout introduit diverses possibilités dans les interprétations que l’on peut faire de ce que l’on voit, à travers les yeux de Lupus.

Alors voilà, je ne sais pas trop quoi en penser, mais ce que je sais c’est que c’est extrêmement captivant et que la fin est très frustrante, car elle arrive sur un gros suspense et un tournant de l’histoire très important.
Bref, à vos marques, prêt, lisez !


Chronique rédigée par CoeurDePat le 11/08/2003
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de CoeurDePatReflet de l'avatar de CoeurDePat
Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
  • 18 (5,26 %)
  • 67 (19,59 %)
  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 10,14 10,14 10,14
Acheter d'occasion : 21,49
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.78
Dépôt légal : Janvier 2003

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lupus, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,78/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 12 2007
   

Je dois avoir mes ragnagnas en ce moment, car je me sens d'humeur fracassante après la lecture de ce premier tome de Lupus.

Ayant adoré "Pilules Bleues" du même auteur, et n'ayant entendu que du bien de Lupus, je me suis lancé dans la série avec entrain et un appriori positif. Et pour le coup, j'ai été déçu.

Lupus, c'est l'histoire de deux potes paumés, errant dans l'espace, menant une vie paisible s'articulant autour de la pêche et de drogues en tout genre. Plus qu'une histoire de science fiction, Peeters nous offre le récit d'une relation humaine faite principalement de non-dits. Et pour le coup, j'ai trouvé le récit un peu lent et ce que nous livrent les personnages est trop peu pour avoir suscité mon intérêt.

Bon, l'album n'est pas une daube (j'ai d'ailleurs apprécié la fin de l'album), mais je suis tout de même extrêmement déçu. Peut être que la suite renversera ma position.

23 6 2007
   

N’étant pas un inconditionnel de Frédérik Peeters et de science-fiction, j’ai tourné quelques années autour de ce premier tome de "Lupus" chez Atrabile. Et bien, je ne suis vraiment pas mécontent d’avoir franchi le pas !

Déjà, malgré l’histoire de ces deux amis d’enfance lancés dans une croisière interplanétaire axée sur la pêche de gros monstres aquatiques et sur l’abus de substances illicites, cet environnement SF ne semble finalement n’être qu’une excuse afin de développer des relations humaines. Car, malgré ce cadre SF, la base du récit est assez intimiste et à mille lieux de batailles spatiales, de voyages temporels ou de gadgets archi futuristes.

A l’aide de son coup de crayon typique, Peeters ("Pilules Bleues", "RG") nous invite à suivre les déboires d’une amitié de longue date entre Tony et Lupus. Une relation mise à l’épreuve par l’arrivée de Sanaa, jeune fille de bonne famille de la planète Norad qui se joint à leur escapade. Malgré un petit passage plus rythmé où Tony se lance dans un monologue italien assez jubilatoire, la cadence de cette histoire est assez lente, accentuant ainsi l’introspection de ces deux jeunes qui veulent se la couler douce.

Un vrai plaisir de lecture qui incite à en savoir plus sur la suite de cette histoire en 4 tomes.

20 6 2007
   

Comme à son habitude, Peeters nous livre un travail intelligent.
L'histoire, bâtie sur 3 fois rien, prend de l'ampleur au fil des rencontres et on apprend à connaître les personnages, en les découvrant avec délice.
Ces deux amis amoureux de la pêche et des drogues, on est heureux de partager un moment en leur compagnie, ils nous véhiculent en des contrées lointaines, c'est dépaysant.
Le dessin est rythmé, et nous entraîne aussi dans sa fuite en avant dans l'espace (qui, selon la fin du livre, ne semble pas prête à se terminer).
Un petit bémol cependant, je trouve que la part faite aux stupéfiants, et le côté accro à l'excès des héros est un peu fatiguant à la longue, et n'apporte pas toujours un plus au scénario.
Mais cette série commence bien, et j'ai hâte de découvrir la suite (un ban particulier pour la séquence de pêche, drôle et excessive, comme j'aime l'humour).

17 6 2006
   

Lire Lupus, c'est entrer en résonnance avec un personnage qui se cherche, un vagabond interstellaire. L'oeuvre pousse l'universalité des thèmes abordés en les plongeant dans une science fiction aux idées parfois burlesque. On se surprend à trouver si familière une oeuvre aussi atypique.
J'aime notamment l'entrée en matière du premier tome: Lupus explique qu'avec son ami Tony ils ont pris une année sabbatique, que Tony a changé depuis qu'il est entré dans l'armée, qu'il passe leur temps à se droguer et qu'il se demande s'il ne se drogue pas autant pour pouvoir se
supporter. Leur équilibre fragile se trouve chambouller lorsqu'une fille, aussi paumée qu'eux, se joind aux deux compères.
Le dessin se prête très bien à l'ambiance générale, et l'auteur sait jouer sur des détails visuels comme la barbe du héros.

5 1 2006
   

Et ça commençait pour moi plutôt mal. Non pas parce que le dessin ne me plaisait pas (je le trouve agréable et les expressions des visages m'avaient déjà marqué dans Pilules Bleues), mais parce que je retrouvais des personnages au mental un peu artiste, un peu adolescent : deux p'tits jeunes totalement libres de glander et de tester toutes les drogues qu'ils trouvent. Ce n'est pas ma philosophie de vie et j'ai une tendance à me distancier d'une BD, quand je vois que c'est cette idée qui se dégage des personnages.

Mais en fait non. Je sais pas trop pourquoi : le dessin peut-être, la narration case par case, ou bien les textes narratifs qui nous plongent dans les pensées au fil de l'histoire du héros Lupus, ou bien l'ambiance bon enfant, tout cela a contribué à me faire plonger dans l'histoire et à m'y intéresser. Et pour une fois, de suivre deux jeunes camés dans un univers de bars et de drogues, les voir rencontrer une jeune fille complètement paumée, ne me parut pas glauque mais plein d'une étrange bonne humeur.

Puis vint la partie de pêche. Etrangement, en quelques traits de dessin, Peeters a su me faire sentir l'impression d'y être, d'être en haut de cette falaise, au dessus de cette mer acide et calme, dans cet univers immobile. Et tout le long du reste de l'album, j'étais entré dedans sans aucun effort, prêt à ressentir les émotions des personnages et du héros.

Car oui, tout est en émotion : grâce à l'auteur et à sa narration, le lecteur ressent une bonne partie de ce que les personnages ressentent. Chaque silence a sa place, chaque geste quotidien sur lequel on s'attarde permet au personnage de réfléchir et au lecteur de ressentir cette réflexion avec lui.
Et puis vient pour moi la double page la plus marquante pour moi de cet album, celle où a lieu le tir de pistolet (les lecteurs sauront de quoi je parle). On voit le héros qui regarde ailleurs, le regard captivé par un oiseau, alors que l'action a lieu juste à côté de lui et que vlan, d'un coup, il réalise. Et j'ai réalisé exactement en même temps que lui. Ce qui s'est passé à ce moment là aurait pu être raconté de plein de manières différentes, mais je crois que celle-ci réussit au maximum à faire ressentir le moment, l'émotion, et la brutalité de ce qu'il s'est produit.

Bref, malgré mes réticences, malgré le fait que je m'entête à me dire que ces personnages ne me ressemblent pas, que ce sont des glandeurs irresponsables, je me suis senti plongé dans l'univers de Lupus, absorbé par les émotions, les leurs et les miennes sur la fin de l'album.
Excellent donc.

2 11 2004
   

Forcément, quand on a lu "Pilules Bleues", on est ravi de se replonger dans un ouvrage de Frederik Peeters. Et ce d'autant plus que j'ai également apprécié son récent "Koma".
"Lupus" est cependant assez différent.

Faire une bande dessinée de science-fiction est un choix qui peut sembler surprenant pour cet auteur qui s'est illustré dans un genre nettement plus intime ! Et pourtant. Voilà de la SF comme on a rarement l'occasion d'en lire. Très loin de "Sillage", "Carmen Mc Callum" ou du "Vagabond des limbes", "Lupus" lorgne du côté d'une science-fiction fondée sur l'humain. Tant pis pour les bastons avec les aliens et pour les combats spatiaux autour de l'Etoile noire. S'il fallait faire une comparaison avec un film récent du genre, je citerais "Solaris", pour son côté cérébral et inattendu.

A vrai dire, on se pose presque la question en fin d'album : mais pourquoi avoir fait cela dans un univers futuriste ? La réponse est simple : il n'y a aucune raison valable pour ne pas le faire. Certes, il n'y a rien de spectaculaire, mais Peeters explore tout de même des aspects futuristes : vaisseaux, drogues diverses, monstres surprenants... Sans doute cette histoire aurait-elle pu se situer à notre époque puisque l'essentiel du propos est de raconter des relations entre deux amis qui ne se connaissent plus vraiment et une jeune fille apparemment paumée. Mais l'univers qui entoure le trio apporte un réel plus au récit.

J'ai trouvé l'album plaisant, avec un manque de relief et de rebondissements toutefois. On est loin de la qualité de "Pilules Bleues" et le scénario manque sans doute d'approfondissement. Et puis, ayant lu les précédentes chroniques, je m'attendais à mieux !
Malgré ces réserves, jetez un oeil à cet album intelligent et novateur pour vous faire votre impression. Et l'on verra ce que donne le deuxième volume.

10 8 2004
   

"Lupus, qu'est ce que c'est que ce truc ?" Dur de donner son avis devant une BD aussi "étrange" (je pourrais vous dire simplement de lire les excellents avis de coeurdepat et piehr, mais ça serait un peu facile, et puis j'aime bien parler pour ne rien dire)

Cette BD est-elle une BD de sciences fiction, un roman graphique traitant du relationnel, de l'amitié et de l'amour, peut on réellement lui collait une étiquette ?

Mais ce premier tome de lupus, c'est avant tout une excellente BD, les personnages sont extrèmement forts et creusés. On sent un travail en profondeur. Chacun à son caractère, ses défauts et qualités ...

C'est vrai que la pêche et la chasse, ainsi que le fait que l'action se déroule dans un future improbable, semble secondaire et passe largement en arrière plan.

Mais attention, je ne dis pas que le scénario est vide. Bien au contraire, ceux qui aiment les rebondissements y trouveront leur compte. Et on est loin de s'ennuyer à la lecture de ce premier tome, il y a beaucoup de sous entendus, et on prend réellement compte de ce qui se passe que dans le deuxième tome. L'intrigue se noue et au fur et à mesure que l'on avance, on comprend qu'il y a peut être bien quelque chose de plus gros, dont on aura jamais conscience.

Le dessin de Peeters achevera les sceptiques. Ouvrez Lupus et la première page finira de vous convaincre...

Je ne peut que donc vous conseiller le premier tome de ce qui deviendra à mon humble avis une série culte.

11 8 2003
   

On peut dire que j'aurai vraiment pris le temps pour me décider à enfin l'écrire, cet avis. Je voulais être sûr de moi, j'ai donc laissé passer un peu de temps avant de relire le premier tome de la nouvelle série de Peeters.

Allez, je me lance. :)

Bon, Peeters avait placé la barre très haut lors de la publication de "Pilules Bleues", chef d'oeuvre de sensibilité et d'humanisme, véritable leçon de vie (mais j'ai déjà dit tout ça lors de mon avis sur ce one shot).
L'auteur a su évoluer dans une toute autre direction. Tout d'abord, ne vous y trompez pas : derrière l'emballage science-fiction qui baigne l'ensemble de l'univers de "Lupus" (vaisseaux spatiaux, planètes étranges aux particularités fantastiques et Xénomorphes hors du commun), l'auteur nous livre ici un roman graphique, une fois de plus, plein de sensibilité, axé sur les relations humaines des deux meilleurs amis du secteur Alpha de la ceinture de Moulagofhr (j'invente un peu, là).

Véritable étude des comportements humains, de l'apparence que se donnent les gens pour plaire - déplaire - paraître ce qu'ils sont/ne sont pas, cette bande dessinée, même si elle n'a pas réussi à me faire vibrer au même titre que "Pilules Bleues" (le sujet est tout de même vraiment moins tragique), m'a apporté son lot d'émotions.

Les différents personnages sont très fouillés, possèdent une personnalité qu'il n'est pas aussi simple de cerner qu'il n'en a l'air (particulièrement Tony, l'ami de Lupus), ce qui permet à l'auteur de rythmer son récit par les changements d'humeur de ses personnages.

C'est très bien fait, très clair. Le champ sémantique est sympa car toujours en relation avec l'espace, mis au niveau des relations humaines (lorsqu'un personnage entre dans le champ de gravité émotionnel d'un second, par exemple :)).

Le dessin de Peeters est semblable à ses réalisations précédentes, mais ici l'action pointe le bout de son nez. Il se débrouille plutôt bien ! Même si l'ensemble n'est pas d'un dynamisme fulgurant, c'est très bien storyboardé, et permet donc une bonne introspection du lecteur dans les aventures de Lupus.

L'encrage de l'auteur a aussi évolué, à mon sens. Plus sombre, plus noir, j'ai l'impression que Peeters a passé beaucoup plus de temps sur le rendu que dans "Pilules Bleues", pour renforcer cette ambiance toute particulière à "Lupus".

J'attends la suite avec impatience, et j'ai confiance, vraiment. :)

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Lupus, tome 1 9 3.78
Lupus, tome 2 8 4.06
Lupus, tome 3 5 3.80
Lupus, tome 4 : Volume 4 3 3.50