46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Les enfants de l'abîme
 

Lune d'argent sur Providence, tome 1 : Les enfants de l'abîme

 
 

Résumé

Lune d'argent sur Providence, tome 1 : Les enfants de l'abîmeAfin d'acceder au résumé de Lune d'argent sur Providence, tome 1 : Les enfants de l'abîme, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Lune d'argent sur Providence, tome 1 : Les enfants de l'abîmeCathy Gatling arrive à Providence, New Hampshire afin d’y faire l’inventaire des biens du charpentier Spencer qui vient d’être assassiné. Il n’est pas le seul ces derniers temps et le maire compte bien mettre fin à cette fâcheuse tendance en trouvant le coupable de ces boucheries avant les élections.

Si le fait de mélanger le western à d’autres genres est plutôt à la mode ("W.E.S.T." et "Hauteville House"), l’amateur de western qu’est Eric Hérenguel nous a produit ici un petit hybride western et fantastique proche de la perfection.

L’époque, 1880, est clairement western. L’histoire, elle, croise le fantastique en se frottant à la Kabbale. Et si d’après l’auteur il suffit de savoir dessiner des vaches, des fusils et des chapeaux pour illustrer un western, c’est bien plus loin qu’il nous entraîne à l’aide de décors succulents.

Les couleurs et les lumières printanières nous plantent dans un paysage qui hume la feuille morte légèrement humide. Ces planches automnales aux couleurs sublimes, pourraient aisément se retrouver dans un album de la collection Aire Libre de Dupuis, mais se retrouvent ici en arrière plan d’un western fantastique. Fabuleux.

Les personnages ont des tronches et des caractères bien marqués, nous livrant même quelques bonnes touches d’humour au passage.

Le récit est fluide, l’intrigue intéressante et les bonus agréables. Seul point négatif : le nouvel emballage marketing sous forme d’enveloppe inviolable qui vous empêchera de feuilleter librement ce tome en librairie. Mais bon, toute bonne surprise mérite bien un emballage spécial. Vivement la suite et la fin de l’histoire dans le tome 2.


Chronique rédigée par yvan le 17/10/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 2,43
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.38
Dépôt légal : Septembre 2005

Avis des lecteurs

13 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lune d'argent sur Providence, tome 1 : Les enfants de l'abîme, lui attribuant une note moyenne de 4,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 3 2010
   

Un western fantastique !!! rare alors profitons-en...Nous sommes en 1880 état du New Hampshire, miss Gatling dit Cathy arrive dans le village de Providence. Elle fait la connaissance du shériff qui lui raconte que d'étranges meurtres ont lieu...

Une très bonne histoire qui se lit bien grace peut etre aux personnages attachants. De bonnes répliques surtout celle de Simone (la petite fille et son pinpin).
Un beau graphisme avec de beaux décors, les traits des personnages sont bien dessinés, de bons angles de vue qui mettent certains scenes en valeur.
Des couleurs magnifiques: la technique est mixte encre de chine, encres de couleurs et gouache pour les reflets...
Une très bonne bd a lire et a apprécié...
Quelques "hic" pour moi: les animaux tels que les chevaux et chiens ne sont pas très bien dessinés et sur certains planches les proportions ne sont pas respectés...
A part ça c'est du très bon travail...J'ai hate de lire la suite.

PS: J'ai aussi apprécié la petite histoire nostalgique de l'auteur a la fin du livre sur son enfance "cow boy"

22 11 2008
   

Voici un petit bijou à côté duquel je serai passé sans les avis de coinbd. Un western fantastique, voyez-vous ça! Tout est annoncé par ce genre qui est mis en avant.
Providence...une petite ville où il fait bon vivre, et depuis quelques temps, mourir aussi. Et si ces morts ne sont pas naturelles, pourraient-elles être surnaturelles??

J'ai vraiment adoré cette histoire : le scénario offre de grandes surprises, le suspens est ménagé, chaque page dévoile des nouveaux événements qui relancent encore l'histoire et puis surtout, l'idée de mêler dans un seul tome l'histoire des Templiers et les cow boys américains, quelle trouvaille! Les personnages sont attachants, chacun a une vraie personnalité : le shérif un peu balourd, le pasteur illuminé, le maire désemparé, le "chasseur" implacable et Cathy Gatling, décidément bien mystérieuse. Que de richesses dans ce premier tome, que de choses à découvrir et à apprécier!
J'ai aimé comment l'auteur joue avec toutes la palette des émotions, aussi bien de ces personnages que du lecteur : c'est frais du début à la fin, et terrible à la fois.

Les dessins et très réussi et l'utilisation de couleurs pastel est du meilleur effet. Les bouilles des personnages sont très sympathiques, un peu enfantin... Tout cela pour mieux souligner le fossé entre la vie habituellement tranquille des habitants de Providence et les événements auxquels ils ont confrontés.

Le genre de cet ouvrage, c'est le western fantastique. Je confirme, c'est fantastique!

21 4 2008
   

Magnifique est le premier mot qui me vient à l'esprit après avoir lu cette BD. Un vrai bonheur. Herenguel renoue avec cette série avec une passion de jeunesse, matérialisée par une ceinture de Cow-boy fabriquée par son père alors qu'il avait huit ans. Il y ajoute une touche de fantastique et de gros monstres hirsutes sorte d'exutoire tel qu'Herenguel le fait beaucoup plus lourdement dans "Kran le Barbare", l'autre série qu'il scénarise. Mais contrairement à sa première série, ici, Herenguel fait dans le subtil, dans le crédible. L'histoire nous propulse en 1880 à Providence, dans le Rhode Island, état du nord Est de Etats-Unis. Le scénario n'est en lui-même peut être pas exceptionnellement original, mais il fait appelle à bon nombre à bon nombre de référence littéraire dont il ne se cache pas (dont la moindre est de placer son histoire à Providence, ville où naquit et décéda HP Lovecraft ;) ).
Nous y rencontrons Miss Cathy Gattine, fraîchement arrivée de Washington pour inspecter et évaluer la maison d'un défunt. Mais rapidement, on découvre que la mort est tout sauf naturelle et normale…On décolle alors dans un univers Western mâtiné de fantastique d'ésotérique et d'horreur. Un mélange détonant parfaitement maitrisé par son auteur et dont les ficelles sont loin d'être simples à dénouer. Herenguel nous livre un scénario au cordeau, dynamique, vivant, trituré. Nous retrouvons tous les personnages que nous sommes en droit d'attendre dans tout bon Western, et je comprends la critique de certains qui les disent trop caricaturaux. Mais les personnages ont de vrais caractères, de vraies personnalités et au fil de la lecture (et surtout des 2 tomes) les personnalités deviennent beaucoup moins évidente et les lourds secrets se dévoilent.

Et comme si cela ne suffisait pas, Herenguel nous livre des dessins d'une beauté incroyable.
Déjà, regardez cette couverture, digne des affiches des plus grands films d'Hollywood à la belle époque. Un charme, un mystère et ce contraste clair obscur de toute beauté.

Son trait fin, fait preuve d'une recherche des détails qui prouve un fort travail de recherche et de documentation. Les personnages ont des vraies gueules, les expressions sont tout en subtilité. Cela nous change de "Krän" et de son trait caricatural !
Les positions, les postures des personnages et des monstres sont sans reproche, les mise en scène, les découpages, les cadrages offre des tableaux vraiment puissant.
Ce trait est appuyé et renforcé par une colorisation unique, certainement audacieuse utilisant certainement diverses techniques dont la plus visible est l'utilisation de peinture très diluée (je suis nul en technique) qui donne à la lumière une vraie beauté et puissance. On a l'impression d'être constamment dans ces fins d'après midi d'automne où le soleil abondant n'est cependant plus très chaud, avec des lumières rasantes et une impression omniprésente de brume oppressante. Herenguel dans cet album, et c'est surement sa plus grande force, joue avec les lumières et les ombres de manière sublime, un vrai régal pour les yeux.
Je pourrai être plutôt dithyrambique avec ce dessin qui m'a scotché.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, cela dur sur plus de 69 pages ! Pour le prix d'un album normal, pratiquement 1,5 fois plus de plaisir de lecture, prolongeant constamment le scénario et permettant un vrai développement de l'histoire.

Et enfin pour ma part, cerise sur le gâteau, ayant acheté la première édition, je l'ai eu sous enveloppe protectrice avec un Ex Libris offert…

7 11 2007
   

Oups... je vais peut-être faire grincer quelques dents avec ma note, face à cette invasion d'avis dithyrambiques.
Non, pour moi cet album n'est pas un chef d'oeuvre. Ceci étant dit, c'est un bon western qu'on lit sans aucun ennui.
Classique et original sont les deux mots qui me viennent à l'esprit à la fin de ma lecture.
Classique car on retrouve tous les personnages habituels du western de base : le schériff bourru mais sympathique, la jolie fille qui ne manie pas que le rouleau à pâtisserie, le méchant pistolero raciste et violent (qui en devient presque caricatural) etc...
Original car ce western introduit un élément fantastique que Lovecraft ou Poe auraient certainement apprécié. Et il faut dire que j'ai apprécié aussi.
Alors pourquoi pas une note maximale me direz-vous ? eh bien disons que quitte à utiliser l'aspect fantastique/horreur, j'aurais préféré que ce soit fait à fond, que ce soit plus angoissant. De plus, par la BD italienne, j'ai déjà goûté au western fantastique ("Magico Vento" pour ceux que ça intéresserait) et de ce fait, l'originalité de cet album ne m'a pas plus frappé que ça.
Voilà pour mon impression générale. Il n'en reste pas moins que c'est un album de grande qualité : les dessins sont très bons, la mise en couleur m'a vraiment branchée et l'histoire intéressante. La série étant prévue en deux tomes, il serait dommage de passer à côté.

24 6 2007
   

Cet album n'a évidemment pas besoin d'un nouvel avis positif.
Mais je profite de ce post pour louer une fois de plus coinbd qui me permet de ne pas louper de telles séries. Car honnêtement, je ne suis pas sur que sans les avis précédent j'aurais lu cet album, et j'aurai eu tord.
En effet, grand fan de western, et grand fan d'histoires fantastiques, je trouve ici de quoi me satisfaire. L'histoire est prenante, les personnages bien campés, notamment le shériff en archétype du rôle des westerns de mon enfance, le méchant presque caricatural par son racisme et sa suffisance. Mais tout n'est pas aussi simple qu'il parait et chaque personnage réserve des surprises. On sent qu' Herenguel est un vieux fan du genre, il le dit d'ailleurs lui même, élevé à Joss Randall et aux mystères de l'ouest. Et il sait transmettre sa passion.
Quant au dessin, rien a dire, il est irréprochable, et parfaitement adapté.
Un très bon album donc, qu'il faut absolument lire.

29 8 2006
   

Herenguel porte trois casquettes, celles de scénariste, de dessinateur et de coloriste. Et il excelle dans les trois rôles.

Au cinéma, je suis plutôt fan des cows-boys de Sergio Leone avec leurs sales gueules et leurs guenilles toutes poussiéreuses. Alors que ceux de John Ford, coiffés à la gomina et portant des chemises roses, je les ai toujours trouvés un peu ridicule. Mais très paradoxalement, dans cet album, j’ai adoré cette ambiance très kitch des westerns des années 50, que l’auteur a admirablement réussi à coucher sur le papier. Les personnages sont très attachants. Au départ, ils apparaissent comme des stéréotypes du genre et par la suite, en avançant un peu plus dans l’histoire, on découvre que leur psychologie est plus fouillée et plus étoffée que ce que l’on imaginait. Le récit est agrémenté de petites pointes d’humour très subtiles et toujours bienvenues. Le fait d’ajouter une touche de fantastique rend l’histoire plus originale et attractive, et moins banale et convenue.

Les dessins sont magnifiques, ils fourmillent de détails sans pour autant surcharger les cases. Les couleurs sont à la fois pâles et sombres. Pâles pour accentuer le côté kitch et sombre pour faire ressortir le côté inquiétant et cruel de l’intrigue.

Et pour conclure, ce premier album contient plus de 60 pages, on en a donc largement pour son argent. J’attends impatiemment le deuxième tome qui devrait achever l’histoire.

24 8 2006
   

Le western est loin d'être le genre le plus prisé des auteurs : regardez donc les albums chroniqués par genre sur coinbd et vous le vérifierez. Si en plus, on parle de western fantastique, il n'y a quasiment plus rien à se mettre sous la dent. C'est l'un des mérites d'Herenguel : il s'aventure sur des contrées rarement visitées.

"Lune d'argent sur Providence" a très vite rejoint le best of de ce site. Etant moi-même amateur de western (merci à monsieur Mitchell et à la "Dernière séance" sur FR3 !), je ne pouvais que lire l'album. Et c'est vrai que c'est une réussite.

On sent qu'Herenguel aime le western et qu'il veut rendre hommage au genre. L'ambiance est soignée, crédible, et reprend des archétypes : le vieil Indien, la jolie jeune femme, le shérif et le pistoléro à la Buffalo Bill. Tout l'héritage hollywoodien est donc repris et réactualisé en le mélant à une intrigue du genre fantastique qui lorgnerait vers "Peur bleue" ou "La compagnie des loups". Le récit est long (66 pages), prenant, savamment rythmé et s'achève en plein suspense.

Il faut saluer la qualité et la beauté des planches. Herenguel livre un très beau travail qui contribue énormément à la création de l'ambiance de son western horrifique. Les plus exigeants seront comblés : vous n'avez qu'à feuilleter l'album avant l'achat pour succomber au charme.

Vivement le deuxième tome !

22 8 2006
   

Quelque part dans un coin perdu, un shérif enquête sur un meurtre qui pourrait avoir été commis par une bête sauvage : le point de départ n’est pas des plus originaux, convenons-en… Du coup, on pouvait craindre une énième version où les cadavres s’empilent, où les villageois y vont chacun de leur petite accusation sur l’auteur présumé des faits et où l’auteur brouille si bien les pistes que le lecteur n’est pas plus avancé que ça à la fin de l’album.

Et bien non, ce n’est pas tout à fait le cas ici. D’abord, il y a un mélange des genres qui n’est pas si courant que ça : le western et le fantastique. L’ambiance western est très bien rendue, alors même que l’auteur ne fait appel ni aux grandes plaines verdoyantes, ni aux espaces poussiéreux, ni aux canyons vertigineux (Herenguel nous apprend qu’il s’est documenté longuement sur tous les détails inhérents à l’histoire du far-west et qu’il baigne dans la culture cinématographique depuis l’enfance). Ensuite, l’auteur ne joue pas au chat et à la souris avec son lecteur : l’ingrédient fantastique apparaît rapidement et ne laisse planer aucun doute sur le caractère surnaturel des meurtres. Côté intrigue, on avance donc d’un bon pas et au bout des 64 pages que compte l’album, les informations essentielles nous sont dévoilées. Son scénario est bien construit et alterne les scènes légères et humoristiques avec les scènes plus ‘terrifiantes’.

Au niveau des personnages, l’auteur n’aura pas fait preuve d’une grande créativité (pour mieux coller sans doute aux classiques du cinéma). Presque tous ont un air de déjà-vu : le shérif (grand, costaud, mais un peu soupe au lait), le jeune femme (belle, curieuse et manieuse d’armes), l’indien (solitaire et mystérieux) ou encore le révérend (avec son petit air satanique). Par contre, la petite fille est adorable et sa mamie étonne. Malgré ce côté caricatural, ses personnages ne manquent ni de charme ni de personnalité.

Le graphisme est très soigné, détaillé par moments, et nous offre de très beaux décors boisés. Les couleurs apportent beaucoup de charme à l’ensemble ; elles sont le fruit d’une technique mixte : encres, gouache et retouches informatiques. Beau travail !

18 5 2006
   

Tous ces excellents avis, conjugués à une recommandation personnelle que m'a fait Styx de cette petite merveille, ont eu raison de moi : il me fallait, moi aussi, lire le premier tome de ce diptyque de Herenguel.

Et pourtant, il m'en a fallu, du temps ! Je n'aime pas du tout "Krän", du même auteur, et j'avais vraiment peur de ce que j'allais trouver dans cet album.

C'est du grand art. C'est beau, coloré, énigmatique, travaillé, puissant.
L'histoire, que tout adorateur de Lovecraft ne renierait pas, ne serait-ce que par la localisation de l'intrigue (Providence pour ceux du fond), se déroule dans un univers Post-Western-début de XXème siècle qui donne une ambiance très particulière à l'ensemble. Les personnages sont hauts en couleurs, et ont une personnalité forte (peut être trop, parfois, ce qui peut renforcer un peu le côté caricatural de l'ensemble). Chacun a sa part d'ombre, l'héroïne comprise, ce qui donne beaucoup de densité à l'ensemble.

De plus, le dessin est très beau. Le trait, fin, donne beaucoup de volume à l'histoire et est un parfait réceptacle des aquarelles de l'auteur (la lumière sur certaines planches est vraiment incroyable !).

Je suis très impressionné, et en attente de la suite et fin de cette histoire.. vite ! Cette introduction est vraiment excellente.

15 4 2006
   

Excellentissime ! Ca faisait longtemps que j'avais pas lu un album aussi réussi de tout point de vue ! C'est la première oeuvre d'Herenguel que je lis et je n'avais aucun a priori sur cet auteur qui réalise le scénario et le dessin lui même.

Ce qui m'as laissé le plus d'enthousiasme, c'est la manière de traiter la lumière dans le dessin, c'est grandiose ! La scène dans laquelle une charette se fait poursuivre de nuit est hallucinante du point de vue graphique. Les appartions et des disparitions des créatures sont à tomber par terre tant les effets sont maîtrisés. Que dire des planches représentant la forêt, avec la lumière filtrée entre les arbres ! Une véritable révélation graphique pour moi, Herenguel se hisse parmis mes dessineux préférés , derrière Sorel bien sûr...

Un album réussi également au niveau du scénario. Il n'est pas extraordinaire d'originalité mais redoutablement bien orchestré. Le rythme monte crescendo jusqu'à la dernière planche. Un récit consistant présentant des atouts de taille ( personnages charismatiques, références bien amenées, atmosphère prenante...)

JETEZ VOUS DESSUS !!!

2 4 2006
   

Quel livre étrange ! Déroutant, varié.
Comment le définir d'abord ? On sait bien que c'est du Western, mais aussi que le Fantastique prend le dessus, peu à peu.
Les personnages sont très bien pensés, le shérif et la demoiselle, le chien et la jeune fille, les monstres, le curé et le tueur à gages, autant de stéréotypes sortis tout droit du far-ouest, de l'histoire du continent américain.
C'est vraiment un bel ouvrage que ce "Lune d'argent sur Providence", une couverture somptueuse, un cartonnage épais et souple: les éditions Vent d'Ouest ne se moquent pas de leurs lecteurs ! (et puis 66 pages aussi).

J'ai particulièrement aimé, en plus du scénario, qui monte en puissance peu à peu, qui s'élargit, qui exprime ses qualités au fil de la lecture, l'intérêt de Eric Herenguel pour la lumière.
Il nous offre des planches qui semblent sorties d'un après midi de printemps, avec les clairs-obscurs et les rayons du soleil.
J'aime beaucoup son style.

Et que le livre ne soit pas "typé" d'un genre, c'est intéressant et prometteur. C'est une recherche de difficulté franchement réussie, une alternance des genres dosée savamment.
J'ai eu peur, à un moment, que l'intrigue ne sombre, faute de justification plausible. Il n'en est rien, l'auteur ayant bien pensé son ouvrage.

Bref, jetez vous sur ce livre, précipitez vous pour franchir les portes.
Le tout est de pouvoir en revenir.
(Vivement le tome 2).

18 11 2005
   

Une ambiance Western remarquablement réussie! Au premier coup d'oeil, j'étais sceptique quant à l'intrigue: je m'attendais à une histoire à la Wyatt Earp, ou une inspiration de westerns avec John Wayne, ou Marlon Brando. Bref un sentiment de déjà vu. Mais il s'agit là d'un western fantastique et même si l'auteur se dit influencé par les mystères de l'ouest, je trouve qu'on a vraiment un sentiment d'originalité et qu'il a trouvé sa propre voie dans le western fantastique. Par contre la progression de l'histoire est particulière: on s'attend à ce que les conditions des meurtres soient masquées pour que l'on partage le doute des protagonistes quant à l'origine des massacres. Bizarrement l'auteur lève assez vite le voile, sans tout expliquer pour nous laisser dans un semblant d'incompréhension. Un tome qui m'a donc étonné de bout en bout, faisant jouer ma curiosité pour me rendre impatient de lire le second.