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Tome 1 : Premier livre
 

Lulu femme nue, tome 1 : Premier livre

 
 

Résumé

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Planche de Lulu femme nue, tome 1 : Premier livreHabitué des one-shots, c’est un diptyque qu’Etienne Davodeau nous propose cette fois-ci.

Cette nouvelle chronique sociale nous invite à suivre les pas de Lulu, une mère de famille baignée par un quotidien grisâtre et des perspectives encore plus sombres. Une femme qui, le temps d’une escapade, décide de tourner le dos à la monotonie de son existence. Au hasard des rencontres, elle va permettre à l’auteur de livrer une galerie de personnages dont il a le secret. Du mari alcoolique au mystérieux Charles et ses irrésistibles frères, en passant par des enfants attachants, Davodeau prouve une nouvelle fois son talent à dresser des portraits humains d’une authenticité incroyable. Une justesse extrême qui se retrouve jusque dans les moindres détails de la narration.

Le lecteur, lui, ne peut que partager la balade de cette femme. Au fil des pages il se dévêtit et embrasse ce sentiment de liberté qui lui est offert à travers cet album et accompagne Lulu dans son évasion. Après avoir foulé le sable de cette plage le temps d’une romance et s’être rafraichi dans l’eau froide de l’océan, le lecteur referme cet album avec le sentiment d’avoir voyagé, d’avoir rêvé …

Au-delà de la justesse des dialogues et des personnages, Davodeau parvient à livrer un décor et une ambiance qui accentuent encore ce sentiment d’évasion. Des couleurs douces accompagnent cette romance furtive et apportent énormément de saveur à ce voyage que le lecteur est impatient de prolonger lors du prochain tome. Une deuxième partie de diptyque dont on sait déjà qu’elle sera marquée par un changement de narrateur.

Du grand Davodeau au sein d’une maison d’édition qui ne recule devant aucun effort pour livrer de la qualité !


Chronique rédigée par yvan le 04/12/2008
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Novembre 2008

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lulu femme nue, tome 1 : Premier livre, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 6 2016
   

Davodeau a ce talent indescriptible pour rendre authentique la plus intrigante des situations, et pour la rendre normale. Ici, c’est l’histoire de Lulu, que l’on sent découragée par la vie : une femme au foyer qui tente de retrouver sans succès un emploi, une mère de famille qui s’occupe de trois enfants, une épouse qui doit supporter un mari un peu rustre. Une femme peut-être comme il en existe tant. Mais la grande originalité dans ce récit, c’est que Lulu passe le pas, et qu’elle prend du temps pour elle, et qu’elle tente de profiter de la vie, auprès de Charles. Une rencontre peu commune qui met du baume au cœur de ces deux usés, et non accidentés, de la vie. Tout cela est présenté sans jugement : Davodeau témoigne de la réalité de sa Lulu, dans une espèce de bonheur reconstitué. C’est à la fois dur et sensible, plein de rancœur et de tendresse. Mais cet album, c’est également des dialogues ciselés, et des décalages constants qui peuvent donner lieu à sourire. On est dans un réalisme saisissant, Davodeau croquant avec justesse ses personnages, leur physionomie comme leur psychologie, leur langage ; mais également les environnements, les lieux, sans oublier les réactions des amis et de la famille de Lulu qui s’est inquiétée pour elle. Car au-delà de l’histoire d’amour de Lulu, il y a également cette belle leçon d’amitié, dans laquelle Xavier et Cécile auraient bien aimé juger, mais ne peuvent s’y résoudre. Et c’est peut-être là que Davodeau crée sa plus grande surprise : a priori, une mère de famille qui plaque tout pour se taper le premier mec venu sur une plage a peu de chance, d’emblée, de recueillir la sympathie de ses proches. Et pourtant, la mansuétude de ces derniers est crédible. Et le plus fort, c’est qu’elle est partagée avec le lecteur. Le scénariste nous surprend une nouvelle fois par la simplicité d’une situation que l’on aimerait qualifier de complexe.

25 4 2012
   

Etienne Davodeau a beau être un inconnu pour le grand public, il est devenu un auteur majeur dans le monde de la bande dessinée. "Les ignorants', c'est lui. "Rural !", c'est lui aussi. "Quelques jours avec un menteur", c'est toujours lui. Et "Les mauvaises gens", c'est encore lui. Ajoutons à ces recommandations de lecture "Chute de vélo" et "Lulu femme nue" dont il est question ici. Vous voilà avec une belle série d'albums à (re)découvrir.

"Lulu femme nue", c'est du très bon Davodeau. Aux commandes du scénario comme du traitement graphique, l'auteur explore la crise de la quarantaine d'une femme qui se rend compte que sa vie ne lui convient guère et qu'il est grand temps de profiter de son existence. Pour quelques jours ou pour plus longtemps, Lulu a besoin de se sentir vivante. Libre et ouverte aux beautés du monde et des humains qui le peuplent. Et quand elle croise la route de Charles, elle s'abandonne sans appréhension au bonheur. Même s'il doit être éphémère. Comme pour s'offrir un moment rien qu'à soi dans une vie trop consacrée aux autres.

C'est bien vu, joliment raconté. L'humanité des différents personnages est captée avec le talent qu'on a déjà constaté chez Davodeau mais qui ne cesse de nous réjouir. On peut évidemment juger Lulu, désapprouver cet abandon de sa vie. On peut aussi attendre de voir ce que donnera le deuxième tome. Ou mieux encore, on peut observer ces personnages et cette tranche de vie offerte sans vouloir approuver ni condamner. En position de spectateur bienveillant prêt à offrir sa tolérance pour remercier l'auteur de parler aussi bien à notre humanité.

Un album de plus à posséder chez Futuropolis, un des éditeurs les plus intéressants de la planète BD.

19 2 2012
   

Lulu, est une femme au chômage, qui ne s'entend plus avec son mari et qui a un moment de sa vie se pose de multiples questions. elle a envie de "prendre l'air". Elle décide de ne pas rentrer à la maison, laissant mari et enfants seuls a la maison.
Ses amis sont désemparés...

Lulu est une femme parmi tant d'autres en France, une femme qui se demande si elle n'a pas rater sa vie.
L'auteur exprime avec exactitude les sentiments que peut ressentir pas mal de personnes.
il fait partager les émotions de son personnage au lecteur et nous nous demandons justement ou il veut nous emmener. Quel sera le destin de Lulu?

Le dessin n'est pas d'une grande qualité, sans grande exactitude dans les traits ni dans les décors mais qu'importe il se laisse regarder: un graphisme simple pour une histoire simple.
Les décors de la cote ne m'est pas inconnue, l'auteur s'est inspiré de vrais paysages de la cote Atlantique...

Un très bon album par la force sentimentale qu'elle en dégage...

13 11 2010
   

Qu’il est fort cet Etienne Davodeau. Sa facon unique de traiter de sujets banals, de parler du quotidien sans le sublimer, mais en y donnant assez de sel pour y être attaché comme à un bon thriller.

Avec l’histoire banale de Lulu, il va tisser un intéressant et intelligent discours sur la remise en question que tout un chacun peut avoir à un moment de sa vie. Et il va nous livrer les informations petit à petit, de façon détournée, intégrant lentement les personnages centraux, et en ménageant un suspense assez hallucinant. Les dernières pages sont un modèle du genre quant à l’ambiance et à la relance pour préparer le deuxième tome.
Des histoires de ce genre, j’en redemande !

19 4 2010
   

C’est une belle histoire intimiste, un brin sordide, qui nous est présentée ici. Une femme qui souhaite abandonner la morosité de son quotidien et qui cherche à briser, l’espace de quelques jours, un carcan qui l’oppresse. Toute la profondeur de cette tranche de vie réside dans sa psychologie et on peut reconnaitre à Davodeau une grande sincérité, une grande précision et une grande sensibilité dans le portrait qu’il dépeint. Pas besoin d’avoir lu Freud, tout reste simple et accessible tant cet album se veut le reflet de la vie de tout un chacun. Un miroir avec une pincée d’espoir et d’humour (j’ai adoré le dîner grande classe et la réplique «l’ex-sorbet de fruits rouges en soupe froide vu qu’on avait oublié qu’on n’a pas de congélateur ») pour ne pas sombrer dans une mélancolie larmoyante et ennuyeuse. L’ambiance « sortie de prison » avec Charles et la personnalité de Lulu m’ont fortement fait penser à Jeanne Moreau dans le film « Les valseuses »…
Le dessin ? Comme d’habitude avec Davodeau serais-je tenté de dire. Assez sympathique mais pas franchement exaltant. Si les décors sont plutôt agréables, je n’aime pas ces visages qui donnent l’impression que l’histoire se passe dans un centre pour personnes atteintes du syndrome de Down (je ne parle que de sensation oculaire !!)…
Ressenti global tout à fait positif donc et je m’empresse d’aller découvrir à grands pas la suite du périple de notre Lulu.

9 8 2009
   

Voilà une bande dessinée pas mal du tout. Son scénario est en effet à la fois original, intriguant et assez instructif sur la nature humaine.

Etienne Davodeau semble y avoir apporté beaucoup de soin. J'ai en effet trouvé son dessin plus fin et plus détaillé que dans quelques-unes de ses précédentes oeuvres. De même, les couleurs sont travaillées et bien jolies.
L'auteur fait en outre le choix d'une narration assez particulière, avec des proches qui se rencontrent pour discuter après coup des évènements et partagent leurs points de vue et informations partielles sur la chose.
Le récit est bien mené et très fluide à la lecture. Il a en outre l'avantage de plonger dès le début dans le coeur du sujet, sans introduction inutile.

On suit avec intérêt cette femme qui décide de faire un break dans sa vie et on se demande vraiment jusqu'où elle va pouvoir aller et si l'enjeu est à la hauteur de ses motivations. J'ai trouvé le récit crédible et instructif.
Bon, certes, la rencontre avec les trois frères du camping et la romance qui en découle est assez idyllique et ressemble à une ficelle scénaristique un peu facile et rose. J'ai également trouvé la réaction de la grande fille de Lulu un peu trop mature et gentille pour être crédible. Ce sont deux trois facilités qui ne m'ont cependant pas dérangé et rendent le récit d'autant plus agréable et plaisant.

Qui plus est, à la fin du premier tome, le lecteur est vraiment happé et désireux de savoir ce qu'il va arriver par la suite pour Lulu, si elle va revenir et si oui comment, et aussi ce qu'il s'est passé concernant son antipathique mari pendant ce temps-là.

9 8 2009
   

Ce livre m'a tenu en haleine tout au long de sa lecture.
Davodeau tente un pari osé: sortir un peu des BD à thème qui ont fait sa renommée ("Rural !", "Les Mauvaises Gens", "Un homme est mort"- voire "Les amis de Saltiel").
Dans un récit simple, il décline quand même ses idées, mais de manière différente.
Sa vision de la vie, ses réalités nous apparaissent au fur et à mesure du récit.
La forme de ce dernier, entre flash back, récits en direct et prospective (qu'en est il de Lulu ?) a été bien pensée par l'auteur qui arrive à faire différent sur un sujet somme toute simple.
Comme quoi beaucoup de choses résident dans la manière de les exposer, j'ai eu le sentiment de lire un ouvrage différent des classiques du genre, imaginé intelligemment, conçu pour ne pas donner dans la simplicité.
Et, agréable moment, l'exposition du sujet, sa mise en forme, composent une fois encore un Davodeau captivant, franchement réussi.
Inutile de préciser que j'attends le tome 2 avec impatience.

(un petit mot aussi des agréables couleurs pastel, aux dominantes sable et bleu- décor maritime oblige- mais aux cases nocturnes bien restituées: quelle atmosphère !).

26 3 2009
   

Lulu ?… elle décide d’arrêter. De « s’arrêter » plutôt. De faire le point sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle vit.
Que voudrait-elle, Lulu ?… ben, être heureuse… sans plus. Et cet arrêt dans sa vie fait qu’elle se rend compte qu’elle ne l’est pas. Alors Lulu plaque tout et va « faire un tour » à sa façon.
Et tout ça nous vaut une chronique humaine traitée avec grande finesse par un Davodeau en pleine forme.

J’ai eu affaire à une chronique mettant en scène des personnages attachants, qui pourraient sans aucune peine être issus du réel. Avec sa délicatesse habituelle, Davodeau les dépeint –au propre comme au figuré- dans des « histoires » où le bonheur –souvent précaire- s’assimile de concert avec la gravité des choses.

Tout ça m’a valu une chouette plongée où j’ai rencontré des gens que –parfois- j’ai cru reconnaître dans leur comportement, une plongée traitée –certes- d’une certaine façon sans concession mais que j’ai pris plaisir à lire. Ainsi va la vie va.
Premier tome d’un diptyque qui s’annonce prometteur.

26 12 2008
   

Quand une mère de famille désespérée décide sur un coup de tête d'abandonner enfants et mari (alcoolique), cela donne l'histoire de Lulu femme nue. Et quand cette histoire nous est contée par un Etienne Davodeau qui excelle dans le récit de petites "chroniques sociales", cela nous donne un très très bon album.

Davodeau a l'art de nous transporter avec des petits riens. Car n'allez pas imaginer que Lulu va être embarqué contre son gré, dans une histoire de terrorisme international ou encore va déjouer un attentat contre le pape ou quelque chose de ce genre... Non, cette histoire nous propose juste de voir une femme vivre (ou plutôt revivre) et la justesse des personnages et des situations suffit à nous tenir en haleine tout le long de l'album.

Encore un très bel album signé Davodeau, encore un très bon album de Futuropolis. Vivement la suite et fin de cette histoire.