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"Nettoyage à Red City" et "Tumulte à Tumblewed" ne brillent pas par l'originalité de leurs scénarii.
Le dessin s'affine encore même si on n'est pas tout à fait dans la dernière mouture du Lucky Luke telle qu'on le connait. Par contre Pat Poker est très bien rendu, avec une foule de détails sur le visage qui tranche d'autant plus avec le côté lisse de Lucky Luke.
Le gros point positif de l'histoire restant quand même le moment où notre héros se retrouve en barboteuse sur un cheval de bois avec une sucette à la bouche, tout ça parce qu'il voulait être sheriff. Rien que pour ces planches où Lucky Luke est ridiculisé, il faut lire "Nettoyage à Red City"...
8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke, tome 5 : Lucky Luke contre Pat Poker, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J’ai particulièrment aimé ce cinquième album des aventures de Lucky Luke. On y retrouve notre célèbre cow boy à ses débuts avec Morris au dessin et au scénario.
Lucky Luke se retrouve confronté à Pat Poker, un bandit peu scrupuleux qui contrôle « Red City » grâce à sa ruse, sa notoriété et ses nombreux gains empochés illégalement aux jeux de cartes. Ce personnage est très réussi à la fois au niveau de sa personnalité, de son caractère et de son attitude mais également au niveau du dessin. Je le trouve graphiquement beaucoup plus « joli » que Luke qui a encore un visage trop rond à mon goût. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, on a l’impression que Morris maitrise mieux le dessin des bandits que celui de son propre héros et de son cheval (qui n’a pas encore le rôle que l’on lui connaîtra par la suite).
Cet album est très sympathique à suivre car on retrouve deux histoires qui ont un fil conducteur commun via Pat Poker qui dans la deuxième histoire « Tumulte à Tumblewed » s’allie à un autre bandit, Angelface pour faire tomber Lucky Luke.
En conclusion, un très bon album de Morris à ses débuts qui est loin d’être parfait mais qui a le mérite de proposer une histoire intéressante, agréable à lire avec des bandits très réussis. A noter des imperfections scénaristiques et graphiques (notamment les yeux vides, noirs de Jolly Jumper qui sont vraiment très laids) mais un album qui laissait présager des bonnes choses pour la suite des aventures du cow boy solitaire.
A découvrir !
J'ai une tendresse particulière pour cet album, qui permet à Morris de capitaliser sur ce qu'il a fait jusqu'à présent. Alors, certes, l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous, car on s'inspire de beaucoup d'éléments des albums précédents : on retrouvera ainsi un faux colt qui permet à Lucky Luke d'en obtenir en vrai, Lucky Luke en shérif, le grand méchant et son homme de main maladroit, jusqu'aux répliques qui font très western du style : cette petite ville est trop petite pour nous deux, etc... Certains éléments ne cadrent toujours pas avec le Lucky Luke que l'on connaît : Lucky Luke apparaît frimeur et parfois un peu cruel (comme avec ce pauvre putois qui l'avait pourtant bien aidé précédemment). Pour autant, c'est le premier album dans lequel la virtuosité de LL au 6-coups est mise en avant.
Malgré ce manque d'originalité flagrant et ces petites faiblesses concernant la nature du héros (qui s'explique par la relative jeunesse de la série à ce stade), je trouve que Morris gagne en maturité, en proposant deux histoires plus construites, dénuées un peu des éléments de gags qui arrivaient un peu comme un cheveu sur la soupe dans les albums précédents. Le scénario gagne donc en fluidité et en cohérence, ce qui est plutôt appréciable. Le dessin évolue encore et on reconnaît désormais la "patte" Morris. Alors, forcément, ca reste du Lucky Luke, c'est distrayant mais on ne recherchera par les effets de style, ni les grandes envolées. Mais cet album, de par sa maturité, mérite sa place dans les meilleurs de la série selon moi.
Cinquième album de la série Lucky Luke.
La couverture est assez réussie au niveau des mouvements et gestes des personnages. On se doute bien vite que le bonhomme en costume élégant au premier plan est Pat Poker, un type distingué, chic mais tricheur et bandit. Le face-à-face entre les deux personnages illustre bien le titre de l'album, qui est d'ailleurs le premier titre officiel utilisant "Lucky Luke contre...".
Deux histoires qui utilisent le personnage de Pat Poker font l'album. Le scénario de la première est une fois de plus très classique, sauf que cette fois, Lucky Luke accepte de lui-même de devenir shérif de Red-City, ce qui est intéressant. Le reste est très simple, Luke se bat donc contre les fauteurs de troubles de la ville dirigés par cette fois-ci par un vrai méchant distingué, sans doute le premier, Pat Poker. Le scénario avance lentement et ça plombe un peu le tout. Les gags de Luke en shérif enfantin deviennent assez lassants mais ça donne une ton assez spécial non négligeable au tome.
La deuxième histoire reprend Pat Poker qui s'allie à un autre bandit notable, Angelface. Le scénario de cette deuxième aventure est globalement le même que celui de la précédente, avec des situations différentes. L'alliance entre les deux vilains est bien trouvée et c'est bien meilleur. L'ambiance western est beaucoup plus présente. Bref deux aventures inégales mais tout de même fort sympathiques.
Les dessins évoluent, ça progresse. Les personnages ont déjà une forme plus humaine qu'avant, la rondeur des anciens albums s'atténue. Les couleurs sont bien choisies et donnent une ambiance en ville bien choisie.
Les personnages sont assez bons et surtout nombreux, et à part les principaux on trouve aussi quelques autres mercenaires, croques-morts et shérifs qui, bien que leur rôle soit minime, rajoutent un bonus à l'album.
Un album un peu plus réussi que les précédents, ça s'améliore même si le sommet est encore loin d'être atteint.
Morris toujours à ses début. Les dessins sont en net évolution. Le scénario peu original finit par lasser. Les petites magouilles du scénario de façon à ce que Lucky Luke s'en sorte toujours indemne sont tellement évidentes que ça finit par lasser là aussi.
Ensemble moyen, malgré un point fort car c'est le premier méchant dans la série qu'on voit du début à la fin. Mais bon comme je suis d'humeur gentille aujourd'hui et que c'est les débuts de Maurice de Bévère, je met 3,5.
Cet album est constitué de deux histoires tournant autour du personnage de Pat Poker, ce qui fait que pour la première fois un thème sert de fil conducteur à tout un album. Mais attention, il n'est pas encore question d'histoire en 44 pages (Morris réalisera d'ailleurs entre les deux histoires de ce tome, celle mettant en scène les Dalton et que l'on retrouve dans le numéro 6).
Morris invente ici le personnage même du tricheur qui grâce à ses ruses réussit a contrôler une ville. Notre héros qui vient dans la ville, pour y faire respecter la loi, se trouve vite ridiculisé (on lui vole tout, même ses habits). Cela provoque donc des scènes inédites, comme celle de Lucky Luke chevauchant un cheval pour enfants. C'est donc très intéressant de voir notre héros en position de faiblesse.
un aspect m'a quand même dérangé, c'est la façon dont Lucky Luke tue un putois, ce même putois qui quelques pages avant l'a bien aidé.
Dans cet album l'histoire (ou les) s'améliore par rapport aux quatre premiers tomes, mais n'est pas encore à son meilleur niveau. Le dessin lui aussi s'améliore, mais il évoluera encore.
A noter que pat Poker réapparaîtra bien des années après dans Le pont sur le Mississippi, mais que son rôle semblera différent (il ressemblera plus au gentil tricheur comme Scat dans La diligence).
Lucky Luke à ses débuts : et pourquoi pas ? C'est vrai, c'est moins achevé, moins maîtrisé, que les Grands livres de la série, mais ce n'est pas désagréable non plus.
C'est moins convenu, ça balaye plus large, et Lucky Luke ne refuse pas l'autodérision dont il est victime tout au début du livre. Il devient plus "référence" par la suite, et moins criticable, même si les auteurs ont su le garder modeste et raisonnable. On le découvre ici déjà roublard et aguerri.
Dans ce livre aussi, le seul mort du colt de Luke de toute la série : un putois !
Pat Poker est bien dans la lignée des "méchants" qui vont venir après : il utilise toutes les fourberies possibles, tous les détours innommables.
Les 2 histoires se tiennent, il y a du rythme et des retournements de situation.
Certes, le dessin est encore basique, mais quoi de plus normal pour le tome 5 d'une série qui s'affirme ?
A conseiller donc, au moins pour le côté "jeunesse" de notre héros, et parce que cet ouvrage est agréable à suivre.
Nous sommes encore à l'époque où Morris est seul aux commandes de Lucky Luke. Il y a déjà de l'humour dans la série, bien sûr, mais moins que par la suite et le ton n'est pas encore à la parodie. Jolly Jumper n'est qu'un cheval performant (il ne parle pas et son rôle reste très secondaire), Lucky Luke avale cul-sec une bouteille d'alcool fort et roule des mécaniques, et si le seul mort est un putois (impitoyablement descendu par le héros, ce qui serait inimaginable quelques albums plus tard !), les trouvailles des bandits pour se débarrasser de l'homme qui tire plus vite que son ombre ne lorgnent guère du côté de la comédie.
L'album est composé de deux récits où intervient le même personnage de joueur malhonnête qui donne son nom à ce volume. L'intrigue manque un peu de relief et souffre de ce format court malgré les nombreux rebondissements imaginés par Morris.
Ce n'est pas le meilleur des Lucky Luke de l'origine, mais l'ensemble reste distrayant et a ce parfum inimitable des vieilles bandes dessinées qui ont bien vieilli et qui rappellent bien des souvenirs à ceux qui les ont lues dans leur enfance.