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6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke, tome 54 : le Daily Star, lui attribuant une note moyenne de 3,58/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
À l'instar de Fingers le précédent tome, Le Daily Star commence sur les chapeaux de roue et finit par s'essouffler sur le dernier tier. Un bon sujet (la presse écrite), beaucoup d'humour et de très bonnes idées mais une certaine habitude à ne pas renouveler les effets comiques et une bande de "vilains" un peu lourds qui finissent par lasser. L'ensemble reste un bon divertissement et une relative réussite post-goscinnienne.
C'est certainement l'un de mes "Lucky Luke" préféré, tous scénaristes confondus. Et pourtant, c'est Léturgie et Fauche que l'on retrouve au scénario, ceux qui avaient commis un "Sarah Bernhardt" pas très heureux. Mais là, ca marche, notamment parce que, dans la plus pure tradition de la série, l'album repose sur un personnage décalé mais fort sympathique, à savoir Greely.
C'est loin d'être la première fois que la presse et les imprimeurs sont mis à l'honneur dans cette série. Depuis Billy The Lid, en passant par Dalton City, mais également dans Ma Dalton (et bien d'autres), Lucky Luke a su se servir de la presse pour diffuser de fausses informations permettant de tendre des pièges à ses adversaires. Ici, on nous propose de découvrir les balbutiements de la presse écrite et j'ai bien aimé. J'ai vraiment apprécié la présentation de ce Greely, qui imprime plus vite que son ombre, et qui aura bien besoin des services et surtout de l'ingéniosité de Lucky Luke pour imprimer son journal coûte que coûte. Cette caricature du journaliste rapide, déontologiquement irréprochable, d'une indépendance qui frise le ridicule est des plus savoureuses et le personnage rejoint les rangs de tous ces personnages étudiés avec soin qui ont fait la renommée de la série. L'amusement est appuyé par des situations cocasses, par la présentation des différents articles, ainsi que par un Jolly Jumper au mieux de sa forme. J'ai trouvé que c'était drôlement bien fait. Les références en fin d'ouvrage à Albert Londres et à l'expédition qui a retrouvé le Dr. Livingstone (qui a été financée par un journal) permettent de renouer avec ce souci d'inscrire une histoire de Lucky Luke dans le contexte historique, et de respecter ainsi l'esprit de la série (même si, compte tenu des biographies des uns et des autres, Albert Londres se retrouvant crieur pour le Dailys Star semble peu probable).
Voici donc un album fort bien fait, bien rythmé, et fataisiste à souhait, et qui surtout évite l'écueil de faire intervenir les Dalton. A la place, c'est un groupe de villageois, victimes des révélations du journal, qui joue le rôle de méchant. C'est assez simpliste, un peu lourd parfois, mais dans l'ensemble, ils assurent un humour de répétition bienvenu et permettent d'insuffler le rythme à cet album.
Au niveau des dessins et couleurs, c'est du Morris, autant dire que l'on retrouve tout ce à quoi on s'attend en ouvrant un Lucky Luke. Et pourtant, depuis quelques tomes déjà, je trouve que les ombres sont mal mises en couleurs : ces pointillés rapprochés pour "ombrer" un vêtement ou un visage sont vraiment disgracieux.
C'est un très bon album de Lucky Luke, un peu simpliste par moments, mais qui repose sur un personnage parfaitement étudié : Greely.
54ème album de la série Lucky Luke.
La couverture est très belle avec des personnages bien animés et de jolies couleurs.
Le scénario est assez brouillon et classique. La liberté de la presse est mise en avant de façon assez décousue. Utiliser la presse comme sujet de tome est une bonne idée et il y a donc de bons moments dans ce tome. L'humour est bien dosé et certaines scènes sont très drôles, le journal écrit sur les animaux ou le papier peint. De bons moments mais il y a aussi beaucoup de passages lourds. Les trois commerçants sont agaçants à la fin et leurs tentatives d'arrêter le Daily Star va bien 10 pages, ensuite c'est très répétitif. Mais le tome remonte un peu grâce à l'arrivée du second journal dans la ville. Le tout est assez peu crédible mais s'équilibre bien grâce à de nombreux gags bien trouvés qui évitent la catastrophe. Le scénario est donc assez étrange et tout se déroule assez vite sans que l'on corrige ses fautes. Mais bon, ça reste plaisant.
Le dessin est toujours très bon, rien à redire. Les couleurs sont assez monotones car l'aventure se déroule dans une unique ville.
Les personnages sont inégaux. Horace Greely est assez bon et n'est pas trop lourd, sa naïveté et sa détermination en font un bonhomme très sympathique. Les trois commerçants avides sont assez lourds et leurs idées ne sont pas toujours très amusantes. Jolly Jumper est plus fidèle que jamais et serviable.
Donc, un album imparfait mais convenable.
Fauche et Léturgie reviennent pour un second album, et celui-ci est nettement mieux réussit que leur précédent. Le thème de la presse et de son indépendance est très bien choisit, et cela fait plaisir de voir Lucky Luke et Jolly Jumper s'initier a un nouveau métier (Jolly Jumper est très bon comme rédacteur).
L'histoire est très bonne et les adversaires de notre héros assez variés. L'épicier a plein d'idées et ses amis (croque mort, tenancier du saloon) sont pas très malin (expliquez vous). Fauche et léturgie développe des gags récurents dont celui déjà cité ou celui avec Horace voulant être mis au courant de tout (allant même jusqu'a faire échouer l'attaque surprise de Lucky Luke).
L'histoire avance au bon rythme et en vient même à aborder le thème de la concurence, avec la mise en place d'un nouveau journal.
Le dessin de Morris est toujours très bon et s'adapte très bien au scénario. un très bon tome de l'après Goscinny.
Pas si mal ce tome !
On y trouve des anecdotes sympas, des textes bien tournés, des situations amenées avec talent.
C'est un ouvrage intelligent et malicieux (les traces des fers à cheval, l'ombre et la cafetière, le ketchup, le bain d'encre, l'utilisation de la presse, ...) où Luke, classiquement apporte son soutien à un ami de circonstance, et se découvre un talent pour l'édition.
L'inventivité des 2 compères qui publient le "Daily Star" devant leurs problèmes d'approvisionnement (papier, encre, ...) fait plaisir à voir, et relève de la jubilation.
Les rebondissements de situation, les villageois, le saloon, le reste de l'atmosphère connue du Far ouest fait le reste et aide le livre à passer le cap du bon exemplaire.
Un exemplaire des aventures du Cow Boy qui tient bien la route et d'où sortent des innovations intéressantes, et un domaine, le journalisme, pas encore vraiment exploité comme thème principal.
Ici, Fauche et Léturgie préservent l'équilibre, et ne nous gratifient pas trop de blagues lourdes. Ils ont su donner de bons livres de l'après Goscinny ("Le Pony express", "Le Pont sur le Mississipi") quelques une plus moyens, et de fameux ratés ("Le Ranch maudit", "L'amnésie des Dalton", "Sarah Bernhardt").
Dommage que tout n'ait pas eu la qualité de ce livre là...: Une idée principale nouvelle, des idées, une agréable découverte.