Afin d'acceder au résumé de Lucky Luke, tome 44 : L'empereur Smith, merci d'activer Javascript.
4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke, tome 44 : L'empereur Smith, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
En fin d'album, les auteurs nous informent qu'un certain Norton a réellement existé, et se faisait passer pour l'Empereur des USA et protecteur du Mexique. Les habitants de Los Angeles étaient rentrés dans son jeu, allant jusqu'à lui envoyer des courriers de grands noms d'Europe et l'encourageant dans son délire. Cet homme, sans le sou, a réuni 10000 personnes à son enterrement. Il n'en fallait pas plus à nos deux auteurs, et notamment au documentaliste Goscinny, pour inventer cette histoire d'empereur Smith, très proche de son homologue réel. Surfant sur la folie du personnage, les auteurs reprennent notamment l'attitude bienveillante des habitants à son égard, comme par exemple les lettres qu'ils écrivent. Mais le Smith de Lucky Luke est loin d'être désargenté, et est à la tête d'une milice privée, ce qui en fait un personnage dangereux.
Toutefois, si le début est intéressant, je me dis que le personnage réel était tellement fantasque que les auteurs, s'en inspirant, ont du mal à proposer un personnage plus pittoresque encore. Et donc, n'ayant rapidement plus rien à proposer, ils retombent dans des thèmes maintes fois utilisés par le passés, comme la couardise et l'hypocrisie de toute une ville. Pour pimenter un peu ce récit, les auteurs nous proposent toutefois une sympathique petite déclinaison sur le thème : "c'est fou ce que les gens peuvent changer lorsqu'on leur accroche une médaille sur la poitrine".
Mais pour moi l'album est bien en dessous de ce que le personnage pouvait promettre. Et finalement, j'ai trouvé cet album mal dosé et un peu redondant.
A noter toutefois un rapide hommage à Uderzo, compère de Goscinny.
Un album sympathique, sans plus.
Après l'excellent La guérison des Dalton, Goscinny poursuit dans la veine psychologique avec L'empereur Smith. Ce dernier se prend effectivement pour l'empereur des Etats Unis. On peut d'ailleurs hésiter à classer ce personnage dans les bons ou les méchants, mais au final il nous apparaît sympathique, ne se rendant pas compte du ridicule qu'il suscite (par exemple, il reçoit une lettre de son cousin le Tsar de Russie écrite en ... chinois).
Mais si on regarde bien, on se rend compte que les plus fous ne sont pas ceux qu'on pense. L'homme de main de l'empereur peut à se titre apparaître encore plus décalé que son maître. Les villageois, eux aussi, semblent aussi être en décalage. Voyant au départ l'empereur comme un fou, ils sont ensuite tous fiers des promotions qu'il leur accorde. Le seul qui semble être censé (en dehors de Lucky Luke), c'est le voleur de l'histoire.
De nombreuses scènes comiques se trouvent dans l'album, comme la phrase récurrente: nous sommes contents de vous (et le pincement de l'oreille).
Goscinny signe donc encore un excellent album, et le dessin de Morris est toujours aussi bon. A noter que Goscinny s'est inspiré d'un homme qui se croyait vraiment empereur des Etats Unis et qu'il croyait recevoir des lettres des familles royales d'Europe.
Pas de doute: c'est d'un des meilleurs Lucky Luke qu'il s'agit !
A partir de pas grand chose, d'une zone géographique limitée, de peu de personnages principaux, les auteurs nous concoctent un ouvrage intense.
Comme quoi une bonne idée (et ce dictateur fou épris de pouvoir quelle trouvaille !) vaut souvent plus qu'une série de tentatives de raccroc.
La tête de Gates lorsqu'il s'imagine au pouvoir, je la garde comme un souvenir immense des images de BD marquantes: tout y est, la volonté de puissance et l'avidité, en même temps qu'une certaine peur que cela nous inspire (alors que Smith, lui, reste finalement sypathique, plus doux rêveur que désireux de règne).
Vraiment, il s'agit d'un livre unique, un peu à l'écart car atypique de la série, mais parfaitement maîtrisé, drôle et homogène.
Et finalement, revenir en conclusion au nerf de la guerre, l'argent, c'est tout simple encore, mais il faut y penser.