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Un Lucky Luke qui est bien raté... C'est très étonnant lorsque l'on sait que cet album a été scénarisé par le grand Goscinny. Peut être n'était-il déjà plus tout à fait dans l'aventure Lucky Luke, lorsque l'on sait que Daisy Town est le dernier album de la série que Goscinny a scénarisé.
La narration est très lourde. Lucky Luke s'exprime uniquement avec des "ouaip"... La bataille avec les indiens n'est pas du tout crédible, et il ne se passe vraiment pas grand chose. Cet album est vraiment étrange, car pas du tout aboutit alors que Morris tient pourtant déjà très bien ses personnages depuis de nombreuses années.
Vous l'aurez compris, cet album n'est pas à lire en priorité.
6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke, tome 52 : Daisy Town, lui attribuant une note moyenne de 2,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Avec "la ballade des Daltons", voici donc le deuxième album tiré d'un dessin animé. Premier point, "Daisy Town" présente mieux que son prédecesseur, notamment au niveau des dessins, qui semblent plus maîtrisés et mieux s'inscrire dans la charte graphique de la série.
Pour moi, cet album, c'est un peu le "Lucky Luke pour les nuls", un album réservé à ceux qui ne devraient en lire qu'un et qui dans cette optique, reprend tous les grands thèmes de la série. On y retrouvera ainsi les Daltons, une ville dont les habitants font preuve d'une peur-panique à la seule évocation du nom des desperados, et d'une certaine hypocrisie, ainsi qu'une petite histoire avec les indiens. Malheureusement, condensées dans ce seul ouvrage, chacune des idées appauvrit un petit peu l'autre, d'autant que les enchainements restent pour le moins aléatoires. Pour moi, on a droit ici à une succession d'éléments qui ressemblent à ce que l'on connaît de Lucky Luke, mais qui sonnent bizarre : ainsi, l'histoire des élections n'est pas menée à son terme, on nous présente un Averell qui mange de l'herbe (idée reprise notamment de "les daltons dans le blizzard", si je ne m'abuse), et on retrouve le fameux cercle d'attaque avec les indiens (à l'occasion de laquelle on retrouve également et avec plaisir, McStraggle du 20ème de cavalerie ).
Et puis, moi, je ne m'y suis pas retrouvé dans cet album : Lucky Luke semble rencontrer pour la première fois les Daltons, présentés comme étant des desperados depuis leur plus tendre jeunesse. On sait pourtant que c'est sur le tard que ces quatre-là ont voulu devenir des bandits, pour venger leurs cousins (c'est du moins ce qui est expliqué dans "les cousins Dalton").
Je n'ai jamais vu le dessin animé, peut-être ce dernier est-il plus abouti et que le passage sous format BD fait perdre un certain nombre de liaisons, et une certaine ambiance véhiculée par le film.
Mais dans l'ensemble, je suis resté sur ma faim avec cet album qui veut nous proposer un peu tout et rien de ce qui fait la légende de Lucky Luke. Au final, c'est peu construit et je recherche toujours l'ingéniosité du scénario.
52ème album de la série Lucky Luke.
La couverture est magnifique. Lucky Luke en position pour dégainer est parfait et les couleurs de soleil couchant sont très bonnes. La ville en arrière-plan donne une ambiance western efficace. Une très belle couverture.
Même si ce tome est tiré du film du même titre, je vais me concentrer sur l'album en soi. Le scénario est d'un classique affligeant. Daisy Town est une ville neuve et pleine de desperados. Classique du western ça. Et pendant tout l'album on sent cette ambiance d'adaptation de cinéma et c'est bien ça le problème. Trop de narration, aucun dialogue. Lucky Luke s'exprime uniquement par des "ouaip" et son rôle n'a rien d'original. Si le dessin animé dont il est l'adaptation accepte bien mieux ce genre de répliques et de scènes, consacrées au cinéma, en livre, ça donne beaucoup moins bien. On dirait même que Lucky Luke possède le même caractère que Clint Eastwood dans ses westerns européens. Le cinéma est le cinéma. La BD est la BD. A chacun son rôle. Encore si Morris avait inséré quelques scènes inédites, ça aurait pu mieux passer. Car oui, l'album passe mais si on part du fait qu'il s'agit d'un album comme un autre, il est décevant. Le duel avec les Dalton, par exemple, est bien plus impressionnant en film qu'en illustré sur planche. En ce qui concerne le scénario en soit, ce n'est vraiment pas très crédible et on sent qu'il s'agit d'une des premières rencontres entre Luke et les Dalton. Assez déroutant donc. Les indiens servent de bouche-trou et le tout est assez décevant. Pas de rythme, trop répétitif. Le tout, même raté, reste plus supportable qu'un album à plusieurs histoires raté. Ca sauve un peu. Il y a donc tout de même de bonnes choses dans ce tome et c'est tant mieux mais bon, ça reste faible.
Le dessin est toujours excellent. L'ambiance western est au rendez-vous avec Daisy Town mais la ville n'est pas très bien exploitée hélas. Les couleurs ne sont pas très variées non plus et la teinte de rouge-jaune revient le plus souvent.
Les personnages sont vraiment transparents. Les Dalton offrent parfois de bons moments mais ça passe mieux en film. Lucky Luke est trop impassible et inexpressif. Dommage.
Un album plutôt mauvais, qui est pourtant de Goscinny mais Morris n'a pas réussi à retranscire son film en BD. Pas grave, car c'est la seule fois.
Un album à part. Là ou l'adaptation du film La ballade des Daltons dans la collection classique s'intégrait assez bien, celle de Daisy Town passe un peu moins. Peut-être est ce due au fait que Goscinny voulait faire dès le départ de La ballade des Daltons un album de la collection.
Premier film réalisé par Goscinny, on peut sentir dans son histoire une volonté de rupture avec la série, car Lucky Luke rencontre dans Daisy Town, pour la première fois, les Dalton (qu'il connaît en Bd depuis les Cousins Dalton).
Pour en revenir à l'histoire, le scénario de Goscinny est assez bon (il a quand même inspiré Terence Hill pour le film Lucky Luke), et il y'a de bonne idées. Mais c'est vrai que les "ouaip" de Lucky Luke passe mieux en film qu'en Bd.
Le dessin de Morris est toujours bon. Et comme c'est le dernier album à porter le nom de Goscinny, il est à lire. Des albums suivront, fais par d'autres auteurs, et qui seront bien plus mauvais.
Ce livre est issu du Dessin animé de même titre. On le ressent.
Mais, il possède son identité propre en BD, car, remis en bulles, il s'avère efficace.
On y trouve nombre de gags intéressants, des dialogues enlevés, des piques humoristiques, et des situations classiques certes, mais à la tonalité juste.
Oui, c'est un Lucky Luke qui n'est pas vraiment original par le contenu, mais des aérations (Le "Wanted Dalton", Lucky Luke faisant la monnaie, la caravane formant le cercle) permettent de bons enchaînements, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
On imagine bien l'influence du dessin animé, mais ça s'adapte bien aux planches proposées, ça donne un peu de modernité et quelques audaces pas encore osées (projection sur des vues du futur-notre quotidien routier).
Bref, j'ai trouvé que ce livre ne trahissait pas l'esprit des grands moments des aventures du Cow-Boy solitaire, et qu'il méritait qu'on lui accorde un réel intérêt.
Ne passez pas à côté, c'est un moment doux.
Album commercial et inutile qui ne fait que reprendre les vieux gags de la série.
Narration étouffante et dialogues quasi-absents.