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8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke, tome 30 : Calamity Jane, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
« Calamity Jane » est la 30ème aventure de la série Lucky Luke par Morris (dessin) et Goscinny (scénario). L’album est sorti en 1967.
Cet album met en scène le personnage historique de Calamity Jane, célèbre aventurière ayant vécu de 1852 à 1903 pendant la conquête de l'Ouest.
L’amitié liée entre notre héros et ce personnage féminin est originale et intéressante à découvrir. Bien que très solitaire, on peut noter que notre cow-boy sait se lier d’amitié avec des personnes en qui il a entièrement confiance. C’est le cas de Calamity Jane avec qui il tisse des liens étroits. Aux côtés de l’aventurière, on sent un Lucky Luke bien épaulé et très serein. Les manières et le parler de Calamity Jane l’amusent beaucoup et nous montrent une nouvelle facette de Lucky Luke.
Dans l’ensemble, ce personnage est bien exploité et coupe le quotidien monotone et solitaire du cow-boy. D’un point de vue historique, je trouve toujours très intéressant d’introduire de nouveaux personnages ayant réellement existé. Cela me permet d’une part de découvrir leur existence et d’autre part de me renseigner par la suite sur leur vie.
Il s’agit d’un album aux bases solides qui sera ravir la plupart des fans du cow-boy.
Comme parfois par le passé, les auteurs dédient un album à un personnage ayant réellement existé. Et c'est particulièrement réussi, le personnage de Calamity Jane est des plus attachants. Il est très bien construit, en se rattachant à des événements de sa vie réelle (il paraît qu'elle a passé beaucoup de temps dans son saloon à boire et à raconter ses histoire : on ne peut que souligner cette volonté des auteurs de rester dans le thème), mais en exagérant le trait à l'excès. Ici, c'est plus qu'un simple garçon manqué qui nous est présenté : ses postures, ses réflexions, son langage (que l'on devine fleuri, si on en croit les signes utilisés, les mêmes d'ailleurs que ceux utilisés pour Ugly Barrow dans "La caravane") en font un cow boy de la pire espèce. Outre cet humour instrinsèque à un personnage tellement décalé, les auteurs en rajoutent encore en la confrontant à ses contemporains, ce qui donne encore quelques scènes sympathiques (la volonté, notamment, d'intégrer un groupe de Dames, la volonté de créer un salon de thé, etc...). Calamity Jane, c'est un décalage de la nature, et c'est un décalage avec son environnement. Poussé à l'extrême, c'est drôle. J'ai également fortement apprécié la présentation du professeur de bonnes manières, et surtout son évolution au contact de Miss Jane, comme si, en lui transmettant son savoir, il héritait de ses mauvaises manières.
Dans cet album, tout repose sur cette personnalité d'exception. En effet, il faut bien avouer que l'histoire de trafic d'armes avec les indiens n'a pas retenu mon intérêt. Disons que ca sert de contexte et que ca permet de justifier la présence de Lucky Luke. Ca passe au second plan. Le charme bien à elle de Calamity Jane éclipse tout le reste de l'histoire qui n'est, somme toute, pas très prenante.
Comment affirmer que cet album est plat et médiocre, tout en soulignant la qualité du dessin ?
Chacun ses goûts mais on aura tout vu en matière de critique.
Pour ma part, c'est un album que j'ai lu quand je portais des culottes courtes, et il continue à me faire jubiler.
Le personnage réel est entré dans la mythologie de l'histoire du Farwest, la Jane de ce tome 30 appartient à la mythologie de la série.
C'est un régal d'assister à ses colères, de l'entendre jurer comme une poissonnière, tout comme voir Lucky Luke se fendre de la galanterie qui lui est due... Effacé le lonesome cowboy ? J'y vois plutôt la volonté des auteurs de mettre en avant la caricature très attanchante de Miss Calamity.
Médiocre, le fait d'être baladé du saloon à la mine, avec pléthore de personnages secondaires ? Plate, la fin de l'album, remplie d'une belle humanité ?
Je m'inscris en faux !
Mais après tout, je ne comprends peut-être plus rien à rien, et mes piètres goûts doivent bien s'étendre aux BD...
Je trouve cet album vraiment décevant. Calamity jane en est le personnage principal , et fait passer Lucky Luke à la trappe. Le reste est trop classique et ne me séduit pas. Seule la fin m'a plue, et également l'idée du salon de thé. Sinon, c'est plat, ça ne m'a pas arraché un sourire, bref, je ne retiendrais pas cet album, en lequel je croyais pourtant beaucoup. A lire et à acheter seulement pour les fans. Enfin, chacun ses goûts. Moi, je n'ai pas du tout aimé. Les dessins de Morris sont toujours identiques, rien à dire. les couleurs sont vieillotes mais ne gâchent pas la lecture.
Voilà, bilan très mitigé pour un album des plus médiocres.
Après des personnages comme les Dalton, le juge Roy Bean ou encore Billy the Kid, les auteurs mettent en scène une nouvelle figure du Far-West, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de Calamity Jane.
Goscinny donne d’elle l’image d’un garçon manqué. Elle crie souvent des injures, elle a fait toutes sortes de métiers dits masculins et va jusque tenir un saloon. Un des exemples frappant est la partie de bras de fer qu’elle fait dès le début (« Dites à ce mastodonte de ne plus dire d’âneries »). Elle tient cependant à bénéficier des formes de politesse du à son rang de femme (« Et quand une dame entre dans un saloon, on se découvre, bande de mal élevés »). Elle a cependant du mal dans ses tentatives pour être disons plus féminine (« Si jamais je rencontre cette tante Gwen », « Je ne boirais pas cette eau chaude. Si vous voulez que j’apprenne à tenir une tasse de thé, laissez moi la remplir de whisky »).
Les cours que reçoit Calamity pour être admise dans la société des dames sont excellents, mais à la fin, on peut avoir l’impression qu’il y’a eu un changement dans les rapports et que c’est Calamity qui a pris la place du professeur (le pauvre en verra de toutes les couleurs).
Avec la société des dames, Goscinny dresse d’ailleurs un tableau fort opposé des femmes en comparaison avec Calamity. Celles-ci sont raffinées et n’acceptent pas les lieux de débauche. Mais finalement, les deux visions se rejoindront face au courage de Calamity (« Calamity, s’il faut du courage pour être une dame, vous êtes la plus grande dames de toues », ce qui fait pleurer celle-ci).
Comme dans l’album 25, Lucky Luke semble même s’effacer devant ce personnage qu’est Calamity Jane. L’histoire est très bonne du début jusqu’à la fin. Dommage que Calamity ne soit revenu par la suite que dans un album moins bon que celui-la.
Vraiment, c'est du bon !
D'abord, l'idée de cette femme (qui a vraiment existé, peut être pas avec tout ce mythe quand même) qui agit et jure comme les hommes, je l'ai trouvée novatrice.
C'est bien exploité au cours de l'ouvrage et, sur le plan des dialogues, elle donne la répartie à Luke et à Jolly, à leur niveau.
Les dialogues, qui se complètent du tac au tac m'ont d'ailleurs semblée excellents dans ce tome, élevant le niveau vers des sommets.
Et puis, chacun est bien à sa place, drôle mais pas ridicule ni plagié à l'excès.
Les méchants sont égaux à eux mêmes, avides d'argent et sans morale, les indiens sont à la recherche d'armes, et les villageois sont humains, simplement (ce qui ouvre la porte à nombre de possibilités, n'est-ce pas ?).
Et, au cours de l'ouvrage, de nouvelles constructions apparaissent tels les cours de maintien, la découverte de la mine, le bras de fer, les gâteaux, l'incendie, le passé de Calamity Jane.
Pour le dessin, digne des tomes précédents, j'ai trouvé excellent, et je considère ce passage comme un des meilleurs moments des illustrations de Lucky Luke, le séjour de Luke dans la mine. Donner à ce moment du simili noir et blanc (gris et jaune en fait) ça ajoute une vraie ambiance veloutée, allumettes et murs de pierres.
Ce "Calamity Jane" représente donc pour moi l'un des Lucky Luke à posséder, un de ceux que j'aime beaucoup, un livre empli de bonnes surprises et valorisé par des trouvailles riches.
Ce n'est pas mon album préféré. Cependant, je dois bien reconnaître que cette histoire a de nombreuses qualités. Tout d'abord, Goscinny va utiliser le personnage de Calamity Jane avec une certaine adresse. Tout l'album fonctionne d'ailleurs uniquement sur le caractère bien marqué de cette personne. Véritable garçon manqué, Jane jure, préfère le colt aux tasses de thé. Les auteurs reprennent le procédé qui avait été utilisé pour Ugly Barrow, en parsemant ses répliques de nombreux dessins symbolisant des termes orduriers.
En ce qui concerne l'histoire, je n'ai pas été très convaincu par cette affaire de trafic avec les Indiens.
A noter, la caricature de David Niven qui vient donner des cours de maintien à Calamity Jane et le moins que l'on puisse dire c'est que ça déménage. On notera aussi la préfiguration d'un futur album de LL le Daily Star par le personnage du journaliste, toujours en avance sur l'info.
Au final, un album sympathique, mais pas inoubliable. Calamity Jane sera réexploitée par Morris dans chasse aux fantomes, mais là je préfère passer...