
Cet album de film n'est autre que la première version de l'album scenarisé par Goscinny. L'auteur avait d'ailleurs l'intention d'en faire un album de 44pages (qui aurait certainement du suivre le fil qui chante, mais c'est une autre histoire). Quelques années après, le film connaîtra sa version bande dessinée, mais sous un format diminuée (une trentaine de pages contre les 44 habituelles).
Revenons à cet album fait quelques temps après le décès de Goscinny. Morris reprend fidèlement le scénario de son camarade disparu. On sent dans celui-ci le génie de Goscinny. On rit presque à chaque instant. Tous les personnages sont bons ici (Dalton, Ran Tan Plan, le jury, Lucky Luke, Jolly Jumper). La parodie des comédies musicales est excellentes, et les jeux de mots de Goscciny fonctionne.
Cet excellent scénario est servi par les très beau dessin de Morris (qui sont de lui, contrairement à l'album Tous à l'ouest)
Le format est donc différent, comme c'est un album de film, le texte domine, mais la lecture est très agréable. Cet album nous fait vraiment regretter Goscinny.

Tous à l'Ouest est une adaptation très libre de l'excellent album de Goscinny et de Morris, à savoir la caravane. Ici l'adaptation est donc très libre et on n'a gardé que les personnages principaux comme Ugly Barrow (conducteur de mules), l'institutrice ou encore Pierre (le coiffeur français). On a également conservé les grandes épreuves de l'album (attaque des indiens, soif dans le désert), mais le reste est inédit ou tiré d'autres albums (par exemple le révolver en savon vient de L'héritage de Ran Tan Plan, le coup de la limonade de Ruée sur l'Oklahoma, et la poursuite en charriot de La Ballade des dalton).
Reconnaissons le, l'essai est à moitié réussit. Les parties inédites sont moins intéressantes que celle inspiré d'album. La poursuite en tramway dans les rues de New York est par exemple moyennement drôle. Heureusement, les personnages ne changent pas de couleur comme dans la version animé.
Dans cet adaptation en album, on se retrouve donc avec ce scénario mi-repris, mi-original. Il est agréable à lire. Quelques hors textes font un peu BD. Le dessin est différent. C'est la première fois qu'il n'est pas signé Morris (pour un texte), et si il ne vaut pas le maître, il est quand même bon.
On a donc un album de film assez sympathique. Son scénario, loin d'être le meilleur, se place quand même au dessus du film précédent (Les Dalton en cavale) et des derniers albums signés Morris.

Cet album constitue le premier album de Lucky Luke, et ne serait ce que pour cela, il vaut le coup d'œil. Une autre raison de lire cet album est le fait que pour une fois (et seule) Lucky Luke tue quelqu'un (si on excepte les morts par la suite censurée comme Bob Dalton).
Nous sommes dans le milieu des années 40, et à ce moment, un groupe de dessinateurs va révolutionner la bande dessinée (c'est à ce moment que Franquin reprend Spirou). Morris lui lance sa série vedette Lucky Luke. Pour cet album (et 8 autres ensuite), il signe à la fois le dessin et le scénario. On est encore loin du héros que deviendra Lucky Luke sous l'ère Goscinny, mais certaines caractéristiques sont déjà la, comme la volonté d'aider les autres et son art de tirer vite et bien au revolver. Par contre le physique de notre héros est très différent de celui auquel on est habitué.
Deux histoires composent cet album. Les deux histoires sont très bonnes, mais les touches d'humour sont très rare (en tout cas moins que dans les albums ultérieurs). Ici, on est dans du western brut, et ... j'apprécie beaucoup. Ayant d'abord lu les albums de Goscinny, je trouve cela très agréable de revenir aux sources, et cet album ne dénature pas la série.
Jolly Jumper est lui aussi présent, mais il n'a pas encore la parole. On sent la volonté de Morris de faire vrai (les chevaux ne parlent pas); A noter que les voleurs de cet album réapparaîtront dans l'album 3.
La deuxième histoire est plus policière que la première, mais est tout aussi bonne.
Un très bon album donc pour découvrir les origines de notre héros.

Un deuxième album assez bon, surtout pour les deux premières histoires. La troisième est un peu plus faible.
La première prend comme cadre un rodéo et oppose notre héros à Cactus Kid. Il y'a de nombreux gags (la pièce a deux côté face). La deuxième est également amusante avec le shériff peureux. Morris utilise pour la première fois des frères. Ils sont deux, un peu les ancêtres des Dalton. le croque mort apparaît un peu lui comme le prédecesseur d'autre comme celui de l'album 13: Le Juge.
La dernière histoire est tout de même moins bonne.
Dans l'ensemble, l'album est quand même très bon. Le dessin est différent de ce qu'on a l'habitude, mais il est bon.

Le premier Lucky Luke que j'ai lu. Je garde donc une certaine nostalgie par rapport à cet album. C'est avec cet album (et Les cousins Dalton, Le juge et La guérison des Dalton) que j'ai découvert le cow boy solitaire. Cet album (ainsi que les autres cités, je les ai lu chez mes grands parents (c'était ceux de mon père), et ceux Dupuis était d'ailleurs dans leur format d'origine en pochette souple.
Mais revenons en à l'album en lui même. Il se compose deux histoires et de deux gags d'une planche. La première histoire (qui serait la toute première de Lucky Luke), nous présente donc notre héros et son goût pour la justice. On retrouve d'ailleurs les deux bandits de l'album 1. L'histoire est assez bonne à lire et on a plus de l'aventure que de l'humour, comme la scène de la bagarre sur le train.
La deuxième histoire qui se déroule au Mexique m'a guère plu. On est encore loin de l'excellent Tortillas pour les Dalton, mais c'est original de faire franchir (pour la première fois), la frontière à notre héros.
Jolly Jumper est toujours le compagnon fidèle, mais n'a pas encore la parole.
Le dessin n'a guère changé depuis le 1er album et c'est toujours Morris qui est seul aux commandes.
Un très bon album que je recommande donc plus pour sa première histoire.

Dans le même esprit que les trois premiers albums, c'est à dire des histoires courtes sans scénario bien long. Les histoires sont assez plaisantes, mais pas inoubliable. Jolly Jumper reste cantonné dans son rôle de monture. A noter d'ailleurs que celui-ci se fait souvent enlever dans les premiers albums (dans celui-ci, dans le 5 et dans le 7).
Le dessin commence à s'améliorer et on commence à reconnaitre un peu notre héros. La première histoire raconte une course de chevaux et notre héros apparaît presque transparent pendant un moment. Il en est presque de même pour son concurent: John Smith, car c'est plus un autre participant qui monopolise l'attention avec ses combines pour tricher; On se croirait dans les fous du volant.
la deuxième histoire n'est guère extraordinaire et l'action tarde à arriver.
La troisième aborde elle un sujet inédit dans laquelle notre héros se retrouve manager d'un boxeur (un peu comme Spirou dans Spirou et la Puce). Ces situations rares sont assez agréables à lire
En conclusion ce 4ème tome est plutôt moyen, mais je dirais pas mauvais. Il se lit avec plaisir

Cet album est constitué de deux histoires tournant autour du personnage de Pat Poker, ce qui fait que pour la première fois un thème sert de fil conducteur à tout un album. Mais attention, il n'est pas encore question d'histoire en 44 pages (Morris réalisera d'ailleurs entre les deux histoires de ce tome, celle mettant en scène les Dalton et que l'on retrouve dans le numéro 6).
Morris invente ici le personnage même du tricheur qui grâce à ses ruses réussit a contrôler une ville. Notre héros qui vient dans la ville, pour y faire respecter la loi, se trouve vite ridiculisé (on lui vole tout, même ses habits). Cela provoque donc des scènes inédites, comme celle de Lucky Luke chevauchant un cheval pour enfants. C'est donc très intéressant de voir notre héros en position de faiblesse.
un aspect m'a quand même dérangé, c'est la façon dont Lucky Luke tue un putois, ce même putois qui quelques pages avant l'a bien aidé.
Dans cet album l'histoire (ou les) s'améliore par rapport aux quatre premiers tomes, mais n'est pas encore à son meilleur niveau. Le dessin lui aussi s'améliore, mais il évoluera encore.
A noter que pat Poker réapparaîtra bien des années après dans Le pont sur le Mississippi, mais que son rôle semblera différent (il ressemblera plus au gentil tricheur comme Scat dans La diligence).

Premier album qui met en scène les Dalton, et album à part. Morris, qui signe encore à la fois le scénario et les dessins, utilise les vrais frères Dalton, à savoir Bob, Gratt, Bill et Emmett (et non les Joe, William, Jack et Averell qui seront inventés quelques années plus tard par Goscinny). Ces Daltons sont bien différents de ceux qu'on connaîtra ensuite, car si Bob (le plus petit) est le chef, Emmett n'a pas encore la personnalité du futur Averell. Ces daltons, là sont d'ailleurs bien plus cruel que leur cousins (voir le nombre de victimes).
Le scénario de Morris est donc très original, car les Daltons y sont très différents. Il regorge également de grandes vérités historiques comme la date de la mort des Daltons, le lieu de leur mort, et la présence d'un banquier qui prétend que le coffre ne s'ouvre qu'à une certaine heure. La seule liberté est ... l'intervention de Lucky Luke.
Un album que j'ai donc fortement apprécié par ses grandes vérités, et par l'image unique qu'il donne des Dalton.

Un tome plutôt moyen où notre héros passerait presque au second plan, tant la personnage du docteur Doxey semble dominer l'histoire (et son assistant dans la première partie).
L'histoire reste classique dans le sens qu'on a une nouvelle chasse à l'homme, mais Morris illustre un nouveau thème qu'est celui des charlatans (ici dans le dans le domaine de la médecine).
Il y'a certaines scènes amusantes, surtout dans la première histoire, comme les démonstrations de l'élixir de jeunesse ou comme le cheval Zig Zag, mais cela ne suffit pas a en faire un album inoubliable.
Le docteur Doxey et son assistant peuvent apparaître comme des précurseurs des futurs Denver et Colorado de l'album 25 (La ville fantôme) dans le sens que l'un joue le rôle du chef et l'autre de l'associé qui fait les choses de façon trop rapide (voir le coup de la mort aux rats).
L'album est quand même agréable à lire, mais n'est pas l'un des meilleurs.

Pour son dernier album avant sa rencontre avec Goscinny, et non son dernier album en solo (il fera encore le numéro 10 seul), Morris signe là un excellent scénario, mettant en scène un personnage qui peut apparaître comme un vrai ennemi pour Lucky Luke.
Certaines des situations de cet album seront réutilisées par la suite, comme la querelle entre deux saloons (dans l'album Le juge). Comme le docteur Doxey dans l'album précédent, Phil Defer donne beaucoup d'importance dans l'histoire. Il se remarque déjà par sa très grande taille (ce qui fait que tout est trop petit ou trop bas pour lui). Mais dans cette histoire, Lucky Luke est plus présent que dans la précédente
La deuxième histoire est elle plus une petite farce et n'apporte rien

C'est avec cet album que se met en place le duo Morris-Goscinny. Le premier abandonne alors le scénario des aventures de son cow boy pour se consacrer uniquement aux dessins. Pour son premier scénario, Goscinny utilise le thème du train et de sa construction. Il nous emmène dans son premier trajet à embûches (trajet qu'il réutilisera dans des albums comme En remontant le Mississippi, La caravane, La diligence, Le fil qui chante).
Personnellement, je trouve que pour une première, l'histoire est assez bonne. Goscinny entre très bien dans un monde qu'il n'a pas créer (à la différence d'Astérix), il y'a de nombreux gags, dont l'un fait référence à Tintin (le coup de la tête de bœuf fait penser aux Sept boules de cristal). Goscinny développe d'ailleurs ses premiers gags récurrents avec le passager mécontent.
Pour finir, il y'a trois détails à noter dans cet album. Tout d'abord c'est la première fois que l'histoire tient sur les 44pages. Deuxièmement, c'est aussi avec cet album que les aventures de Lucky Luke se termine avec le célèbre: I'm poor lonesome cowboy. Enfin il est a noter (chose rare pour les premiers albums) que le nom de Goscinny apparaît certes de façon déguisé) sur les planches (RG). Il faudra attendre l'album 19, pour que son nom s'impose vraiment.
Le premier album de Goscinny est donc très bon. Morris a trouvé son scénariste.

Le temps d'un album, Morris se retrouve de nouveau seul aux commandes de Lucky Luke. On peut quand même sentir l'impact de Goscinny dans le sens que Morris ne revient pas aux courtes histoires et en développe une qui tient pendant les 44pages.
L'histoire suit un fil conducteur qui est l'attaque d'une ville par des indiens aux pieds bleus, et la résistance de cette ville organisée par Lucky Luke. Le scénario n'est pourtant pas bien extraordinaire, mais peut-être est ce du au fait qu'il suit le premier de Goscinny. On pourrait d'ailleurs se demander si Morris ne tient pas à se démarquer de son scénariste car l'histoire ne se termine pas par un Lucky Luke chantant qu'il est un pauvre cow-boy solitaire (mais ce n'est pas évident de l'affirmer vu que cette fameuse chanson n'était qu'apparu une fois avant).
Morris développe des gags récurents lui aussi comme celui du shériff superstitieux, mais si certains fonctionnent, d'autres tombent à plat. Le dessin lui est très agréable.
Un tome donc plutôt moyen mais qui se laisse lire

Goscinny revient et signe là son deuxième scénario pour Lucky Luke. L'histoire bien qu'elle ressemble par moment à une succession de gags, notamment les différentes attaques contre Joss Jamon, a son fil conducteur. Goscinny invente un groupe de six malfaiteurs avec chacun une identité propre comme Pete l'Indécis (qui a d'ailleurs les traits de Goscinny), ou Bill le tricheur, ou encore Joe le peau rouge qui nous surprend même à la fin avec son monologue.
Goscinny développe dans cet albums des thèmes qui seront réexploité par la suite, comme celui du héros se dressant contre les malfaiteurs, ou celui de la lâcheté de la population (qui pour une rare fois, montre ici quand même un certain courage). On peut même apercevoir les futurs personnages que Goscinny voudra mettre en scène tel que Billy the Kid, Calamity Jane ou encore Jesse James (bien que aucun des trois n'a le physique qu'il aura dans l'album qui lui sera consacré). On y note même une petite apparition des cousins Dalton, qui seront à l'honneur dans l'album suivant ( d'ailleurs William s'appèle Bill dans ce tome là).
Le deuxième scénario de Goscinny est donc assez bon, bien que par moment il ressemble plus a une série de gags. Le dessin de Morris est lui très bon. Un duo vient de naître.

Goscinny redonne vie aux Dalton en inventant leur cousins: Joe, William, Jack et Averell, et tout de suite on sent qu'ils seront différents de leur illustres parents. Le but de ces nouveaux Dalton est d'ailleurs de venger les anciens (une référence a cette vengeance sera encore faite dans L'évasion des Daltons, puis cela sera plus leur vengeance personnelle qui les motivera).
Ce tome est intéressant car il montre l'initiation des Dalton. Ils passent de simples fermiers (recherchés pour des sommes ridicules, Averell n'est même pas recherché) aux desperados qu'ils seront par la suite. Lucky Luke dans cet album ne les prend pas au sérieux au début (les ridiculisant même) mais il finira par se méfier d'eux.
Le scénario n'est pas encore le meilleur en ce qui concerne les frères Dalton (quand ses personnages seront bien en place, Goscinny les exploitera mieux, notamment avec le génial Tortillas pour les Dalton). Petite anecdote d'ailleurs, il semblerait que les rôles ne soient pas encore bien établit, car au début on a Joe, William, Jack, Averell (du plus petit au plus grand) et vers la moitié de l'album on a Joe, Jack, William, Averell.
Un bon album qui montre donc l'arrivée des Daltons, mais pas le meilleur avec les Dalton

Après quelques albums de rodage, Goscinny signe là son premier excellent scénario sur Lucky Luke. Son choix de mettre en scène le juge Roy Bean est très bon. Il représente la loi d’une façon originale. Regardez par exemple la scène du procès de Lucky Luke au début de l’album, avec notamment les témoins aveugles. Une autre touche comique vient du compagnon du juge, son ours.
L’histoire prend une autre tournure avec l’arrivée de Bad Ticket. Notre héros comprend vite que ce nouvel arrivant ne vaut guère mieux que le juge, mais il compte quand même s’en servir. Lucky Luke va alors se trouver tout à tour allié avec ce nouveau personnage, puis allié avec Roy Bean. Bad Ticket lui se fait comme allié le croque-mort du village. Celui-ci c’était déjà fort fait remarquer, au début, lors du procès de Lucky Luke (en criant : qu’on le pende). Il est encore plus amusant, quand on le voit se faire pourchasser par l’ours.
Quand le croque mort et Bad Ticket se font arrêter et juger, Goscciny nous signe une très belle scène de procès avec un Roy Bean en grande forme (« vous êtes accusé de Casus Belli »). Ce procès est excellent. A la fin, Lucky Luke peut lui repartir et finalement le juge nous apparaît comme un personnage fort sympathique.
A notre qu’à partir de l’album suivant Morris ne numérotera plus les pages des aventures en partant de l’album 1, mais en fonction de l’histoire (soit une numérotation de 1 à 44)

Un tome sur la colonisation d'un territoire qui ne m'a guère emballé (dans le même style Les collines noires aura nettement plus ma préférence).Il faut dire que son histoire ne m'a pas trop emballé. L'album bien que comique prend déjà du temps à démarrer. Ensuite la colonisation a proprement parler m'a paru longue aussi. Lucky Luke se retrouve dans un rôle inhabituel qui ne lui va guère (ou peut-être est ce parce que je n'ai pas l'habitude de le voir comme ça).
Cet album est cependant à voir pour l'excellent personnage de Dopey. celui-ci ayant l'air d'avoir la mentalité d'un enfant va cependant évoluer pendant l'histoire. Il l'est l'un des seuls personnages à passer du camp des mauvais à celui des gentils (la situation dans l'autre sens sera plus fréquente). Dans le même style, on retrouvera le même type de personnage dans l'album 18, à savoir un personnage méchant au départ et très naïf qui va se détourner de ses associés.
Ce 14ème tome ne m'a donc pas autant plu que l'excellent 13ème: Le juge.

Les Daltons sont de retour. Et quel retour. Leur volonté de vengeance est toujours aussi forte, mais en plus de vouloir venger leur cousins, ils veulent se venger eux mêmes. Goscinny plante le décor qui deviendra celui des Daltons à chaque début d'album les concernant, c'est à dire le pénitencier. Les daltons portent pour la première fois tenue rayée et boulet. On aperçoit aussi pour la première fois des scènes qui deviendront classiques, comme celle de la lime et des chaînes des boulets.
Goscinny dans cet album montre son énorme talent comique (le gag récurent avec le boulet de Joe est excellent). Il montre également la lâcheté des gens de l'Ouest (ils en viennent à craindre Lucky Luke). Des scènes sont excellentes, comme celle ou des gens d'une diligence jettent leur objets à Lucky Luke, ou le coup du barman et de sa multiple famille.
L'album est donc bon, mais il n'y a pas grand chose de plus par rapport au Cousins Dalton.

Un très bon album que ce numéro 16 ou Goscinny sait renouveler le thème de la traversée à embuches. On a effectivement droit à une jolie course marine le long du Mississipi. Cela donne donc deux originalités: une course qui ne se fait pas sur terre, et cela permet à Lucky Luke de sortir de son Texas. L'album est d'ailleurs très bon sur le point géographique avec une belle remontée du fleuve jusqu'à sa source.
Une jolie galerie de personnages anime cet album à commencer par les deux capitaines rivaux (leur bagarre dans le saloon est excellente), mais on a aussi le machiniste (qui fait sauter les chaudières) et le pilote mythomane du bateau Daisy Belle. Et j'en passe
De nombreuses scènes comiques s'ajoutent à ces personnages dont les confrontations entre Lucky Luke et les différents saboteurs (voir le coup de poker que fait notre héros avec la bombe).
Cet album renouvelle donc la course à obstacle, offre un beau dépaysement et est excellent.

Ca y’est tous les éléments qui constitueront le monde des Daltons est en place. Après le pénitencier et les tenues à rayure dans L’évasion des Daltons, Goscinny ajoute la dernière touche, et quelle touche, car il s’agit de Rantanplan. Personnage créé dans le but de montrer que la bêtise n’est pas le propre des méchants, l’auteur invente ce chien, parodie de Rintintin, … et tout de suite on l’adore. Il deviendra d’ailleurs tellement important que plus tard un album lui sera consacré (L’héritage de Rantanplan) et la consécration arrivera qu’on lui donnera sa propre série.
Rantanplan apporte donc une touche d’humour, et par la même occasion provoque les premières répliques de Jolly Jumper qui n’apprécies pas la venue de ce nouveau personnage. Le célèbre cheval développe donc lui aussi des défauts que sont la vantardise, alors que son cow-boy semble prendre en pitié ce brave chien.
Hormis l’arrivée de Rantanplan et les premières répliques savoureuses de Jolly Jumper, il n’y malheureusement rien de plus, même si quelques gags sont excellents. Un bon album donc, qui ressemble beaucoup à L’évasion des Daltons. Mais patience, les Daltons reviendront dans un tome fabuleux (Les Dalton dans le blizzard)

Loin d'être le meilleur album de Lucky Luke, cette aventure qui a pour thème le pétrole nous offre un beau depaysement. Lucky Luke se rend effectivement à l'Est pour devenir Shérif, dans une ville où les habitans abandonnent leur fonction pour se consacrer à leur mine de pétrole. Pour donner de l'authenticité à son histoire, Goscinny met en scène le colonnel Drake, l'inventeur des puits à pétrole.
L'histoire est très drôle. Il est amusant de voir les hommes abandonnés leur fonction quand on leur annonce qu'on a trouvé du pétole dans leur exploitation (voir le juge, où même le maire). Le personnage de Bingle est aussi très bon. Arrêté par Lucky Luke, il veut à tout pris sortir de prison, mais demandera a y retourner quand il découvrira du pétrole dans sa cellule. Personnage complexe, il est l'un des seuls avec Dopey a passer du camp des méchants à celui des gentils.
A propos des méchants, Lucky Luke trouve un vrai adversaire avec Barry Blunt. Vil, il manipule les gens, et se sert de la loi en sa faveur. Lucky Luke devra donc jouer le même jeu pour l'avoir. La scène du procès est d'ailleurs excellent ("il m'a frappé")
Un bon album.

Premier album ou apparaît enfin le nom de son scénariste: Goscinny. Celui-ci a déjà scénarisé 9 albums, et enfin la consécration arrive. On peut même dire qu'elle choisit bien son album.
L'histoire est simple. Elle raconte la guerre que se livre deux familles dans un petit village. Cependant, Goscinny sait renouveler le genre et grâce à de nombreuses trouvailles. La première vient des détails physiques (les grands nez des O'Timmins et les grandes oreilles des O'Hara). La deuxième est de faire de ses deux familles de très mauvais tireur, et la troisième est de les faire empoisonner la vie des habitants au travers de leur querelle.
Lucky Luke semble d'ailleurs, au départ, ne pas vouloir se mêler de cette histoire, mais il en fait vite une affaire personnelle (voyez plutôt pourquoi, c'est à mourir de rire). Les situations comiques se suivent alors, et le summum est atteint lors des concours (surtout le rodéo, représenté sur la couverture). Des gags récurent parcourent l'album, dont le plus drôle est sans doute celui du saloon constamment détruit et reconstruit.
Cet album est aussi à souligner par le rôle des femmes. Celle-ci tiennent un rôle positif. Elles sont plus raisonnable que leur maris et seront pour beaucoup dans les réconciliations entre les deux familles.
En conclusion, un excellent album qui marque enfin l'apparition du nom de Goscinny.

Morris et Goscinny mettent en scène Billy the kid, mais celui-ci apparaît comme un garnement colérique plus que comme un redoutable bandit. Toute la population de Fort Weakling a peur devant lui, et cela donne lieu à des scènes amusantes (notamment avec l'épicier et le malheureux qui lui lit des histoires sur un ... gentil roi). Billy fait la loi dans sa ville (il impose au tenancier du saloon de ne servir que du chocolat chaud). Personne n'ose se rebeller contre lui, sauf peut être un journaliste.
Ce dernier trouve un appui de taille avec l'arrivée de Lucky Luke qui n'a pas peur du garnement. Il se met en tête de l'arrêter, mais lors du procès aucun villageois ne veut témoigner contre le bandit, et Billy est relâché. Lucky Luke n'abandonne pas pour autant et change de stratégie. Il se fait passer pour un desperado et cela déroute la population qui se retourne vers ... Billy the Kid.
L'album est donc très drôle du début jusqu'à la fin. Billy pourrait même se poser comme un grand ennemi du cow-boy, au même titre que les Dalton. Dommage cependant qu'il n'apparaisse dans la suite que dans un unique album (L'escorte), un poil moins bon, mais excellent quand même. Un très bon album dans la continuité du précédent.

Le thème de la colonisation déjà abordé dans l'album 14, sert de nouveau de base à cet album 21. On se trouve cependant à un stade inférieur, car le Sénat vient juste de nommer un groupe d'expert pour étudier la possibilité de colonisation du nouveau territoire (dans l'album 14, cette enquête a déjà du être faite). C'est Lucky Luke qui est chargé d'escorter les quatre savants.
Ceux-ci sont de purs merveilles. Leur décalage avec le monde des cow-boys est excellent, notamment quand on leur apprend à jouer aux cartes (« Ce n'est pas normal que je n'ai que trois as ») ou à monter à cheval. Chacun de ces quatre savants à une personnalité propre, mais ils se complètent parfaitement.
Cet album fait revenir aussi les indiens, mais cette fois les auteurs leur donne un bon rôle (comme ils l'ont fait avec les femmes dans l'album 19).
L'histoire est au début un parcours à embûche (voir les scènes du train, ou du combat dans le saloon), mais dérive vers une dénonciation de l'oppression de certains hommes sur d'autres (ici en l'occurrence d'un sénateur sur les indiens).
Le dessin de Morris est lui toujours aussi bon. Goscinny nous livre de merveilleux scénarios depuis l'album 19, et cela va continuer avec le suivant.

Le premier chef d’œuvre avec les Daltons. Maintenant que tous les éléments sont en place, Goscinny peut se lâcher avec ses personnages. Il nous offre là une belle évasion en envoyant les Dalton au Canada. On retrouve aussi avec plaisir Rantanplan qui a toujours autant de flair (il est excellent de le voir tourner le dos à la piste car cela sent comme le haillon et Lucky Luke le comparer à une boussole qui indique … le sud).
Les daltons sont toujours aussi savoureux, surtout Joe et Averell (ou Imbécile Jones si vous préférez), surtout lors de la scène du combat de boxe qui les oppose. Les deux autres frères sont loin d’être absent (ils arbitrent le combat de boxe, et Jack se fait traiter d’imbécile lors de la scène de la chute d’eau, … ce à quoi Averell, réponds : j’ai rien dit).
Rantanplan apporte aussi beaucoup d’humour, et il est excellent de voir qu’il ne sait pas nager.
Petite présence sympathique aussi est celle du policier canadien qui accompagne notre héros. Il se fait remarquer par ses manières (je voudrait parler avec vous d’une affaire qui vous concerne)
Bref, le premier grand album avec Les cousins Dalton (après trois albums de rodage : Les cousins Dalton, L’évasion des Dalton, Sur la piste des Dalton). Il fut d’ailleurs l’un des trois épisodes qui furent sélectionnés (avec Ma Dalton et Les Dalton se rachètent) pour former le dessin animé : Les Daltons en cavale (un bien piètre dessin animé comparé à Daisy Town et La ballade des Dalton).

Album moyen qui met de nouveau en scène les frères Dalton. Il apparaît d'autant plus moyen qu'il fait suite à l'excellent Les dalton dans le blizzard.
Cette fois les auteurs nous livre deux histoire de longueur inégale (une de 10pages et une autre de 30pages). La première pré-figure l'excellent album que sera Les dalton se rachètent. Effectivement dans les deux cas, une mesure du sénat les remet en liberté, et encore dans les deux cas, les Dalton essayent de se faire passer pour des gens honnêtes. Ce court récit n'a cependant pas la saveur qu'aura le futur album 26. Cela est peut-être du à la taille réduite du récit. Un détail cependant amusant dans cette aventure est l'histoire des tunnels pour trouver la banque.
La deuxième histoire, plus longue, met en scène les indiens et marque le retour de Ran Tan Plan (absent de la première histoire et qui apparaîtra désormais toujours avec les Dalton (du moins pendant la période Goscinny). Histoire plus longue dit histoire plus développée, mais elle n'en demeure pas moins assez monotone. Elle est surtout sauvée par les exploits de Ran Tan Plan (quoi que Averell en sorcier faisant tomber la pluie est pas mal non plus).
On a donc un album avec deux histoires tournant autour des Dalton, mais étant entouré par Les Dalton dans le blizzard (album 22) et les Dalton se rachètent (album 26), il donne l'impression d'un retour en arrière.

Encore un excellent Lucky Luke sur le thème de traversée à embûches.
Les péripéties de cette caravane sont agréables à suivre, et les personnes qui la compose sont très bonne, que se soit le conducteur de mules Ugly Barrow (qui ne parle pas beaucoup), l'inventeur Zacharie Smith et ses inventions plus folles les unes que les autres, le coiffeur français (cocorico) Monsieur Pierre ou encore le petit Phinéas ("Ne nous abandonnez pas Lucky Luke! C'est un enfant qui vous le demande" "J'irai jusqu'au bout de mon rôle sinon je risque de ne pas avoir mes douze sucettes").
La Caravane rencontre des obstacles variés, et la façon de les vaincre est parfois amusante (voir la scène avec les indiens). Très vite Lucky Luke sent qu'il y'a un traite dans les membres de la caravane, mais Goscinny(avec son génie) nous le cache bien et la surprise n'en est que plus grande quand on le découvre.
Pour ma part, Goscinny et Morris ont trouvé un véritable rythme depuis l'album 19 (voir même avant avec de bons albums comme le 13 ou le 16)

Un album assez spécial. Déjà par sa couverture, inquiétante à souhait. Elle présente notre héros en position de faiblesse, le ton est assez sombre, et il y'a ces yeux en bas de la couverture.
Cet album est également spécial car ce sont plus les seconds rôles qui retiennent l'attention que le héros en lui même. Je mettrais même une mention spéciale aux bons fripouilles que sont Denver et Colorado. Goscinny montre d'ailleurs tout son talent comique avec d'une part les gag récurrents du coup de poing sur le chapeau ou encore de l’ « erreur judiciaire », et d'autre part avec toutes les tentatives des deux bandits pour faire accuser le vieux Powell.
Celui-ci est également un des seconds rôles qui se démarque de l'album. On a d'ailleurs du mal à cerner le personnage au départ. Est il bon ou mauvais? La réponse nous apparaît cependant assez vite et le personnage est vite sympathique.
Lucky Luke apparaît lui plus en retrait, mais il tient toujours le rôle du héros, jouant ici l'ange gardien du vieux Powell.
Le scénario de Goscinny est très bon et m'a fait rire plus d'une fois, comme notamment avec le coup du fantôme (« Le moment psychologique c'était à minuit! Pas quand commence la danse »), le coup des bâtons de dynamite (« mon pauvre ami victime du devoir. je propose que nous fassions une collecte »), et je pourrais multiplier encore les exemples.
Pour ma part, voici donc un album très drôle dont on retient plus les performances de ses seconds rôles que celle de notre héros.

Les Dalton protégeant la veuve et l'orphelin, Rantanplan intelligent (enfin presque), ... qui l'aurait cru. Et pourtant, c'est bien ce qui se passe dans l'excellent scénario que nous livre une fois de plus Goscinny. Une mesure du sénat voulant tester une mesure de rédemption demande à Lucky Luke de libérer les pires bandits pour les mettre à l'épreuve pendant un mois, ..., et évidemment, ce sont les Dalton. On sort donc le temps d'un album du cadre de la chasse à l'homme.
Les Dalton sont excellents (ils jouent très bien le rôle de faux gentil) et Averell est excellent (il se trompe de mois). Rantanplan est aussi excellent (pensant voir des fantômes, tout en essayant d'avoir des réflexions intelligentes) et les villageois toujours aussi peureux (ce qui donne de bons gags quand les Dalton veulent les aider, ou encore quand ils sont persuadés que Lucky Luke a formé un gang avec les Dalton). Goscinny joue d'ailleurs a fond avec les paradoxes que la nouvelle situation entraîne sur les Dalton et Rantanplan.
Un album qui brille donc par son scénario original. Le dessin de Morris est lui très bon.

Un très bon album que ce 20ème de cavalerie, avec une histoire très intéressante, même si l'on devine assez rapidement ce qui se cache derrière. L'histoire est d'ailleurs plus un prétexte pour décrire la vie quotidienne d'un régiment de cavalerie. On retrouve de nombreux gags récurrents comme celui du calumet de la paix, des chapeaux, on encore des punitions imposé par le père à son fils.
Jolly Jumper semble un peu moins présent, surtout à la fin, mais l'histoire le justifie assez bien, et le fait de voir notre héros se plier à la vie en régiment est assez bonne (voir la scène ou notre héros doit nettoyer ses bottes).
Quelques années plus tard, les deux auteurs exploiteront de nouveau ce double thème de la cavalerie et de la relation avec les indiens dans Canyon Apache, mais dans un sens plus adulte. A noter aussi dans cet album la présence d'un chinois comme blanchisseur, très symbolique de l'émigration et du rôle qu'on souvent tenu ces nationalités dans les nouveaux pays.

Album qui marque le retour de Billy the Kid. Le garnement fait là sa deuxième, et malheureusement dernière apparition dans la série (si l’on excepte ses petites apparitions comme dans l’album Jesse James).
L’histoire est un nouveau parcours à embûches pour notre héros qui doit conduire son prisonnier jusque dans le Nouveau Mexique où il doit être jugé pour des crimes qu’il a commis. Le garnement fera tout pour s’évader, et va jusqu’à se trouver un complice dans la personne de Bert Malloy).
L’histoire montre la peur des habitants des nombreux villages devant Billy the Kid, ce qui donne lieu à des répliques savoureuses (« Je suis de retour banquier. Apporte moi l’argent ou je vais le chercher », « Apporte moi la caisse et plus vite que ça »), ce qui provoque des réponses de la part des habitants toutes aussi drôles (« Mais Mr Billy a dit », « Si Mr Billy veut des caramels, je lui en donne »).
Cependant cette peur s’efface dans le dernier quart de l’album, quand Billy se retrouve dans une ville qui n’a peur de lui. Comme il le dira lui même : « Il n’y a que les fous qui n’ont pas peur de Billy the Kid ». Cette dernière partie est donc assez drôle, car à la fois surprenant et assez contrastante avec les ¾ précédents de l’histoire. Billy fera alors tout pour montrer qu’il n’est pas un « petit homme ».
L’album ressemble malheureusement beaucoup à son prédécesseur, et finalement c’est sa dernière partie qui donne son originalité à cette histoire. Mais comme c’est la dernière aventure avec Billy the Kid, il ne faut pas bouder son plaisir et apprécier cet album à sa juste valeur : un très bon album.
A noter le parfait passage dans la ville de Bulbous Town, avec ses trois seules constructions : le saloon, la prison et les pompes funèbres qui est une pure merveille.

Lucky Luke joue une nouvelle fois les protecteurs dans cet album. Cette fois-ci, c’est un couple de fermiers dont il prend la défense face aux éleveurs représentés par Cass Casey. Lucky Luke choisit donc d’aider les plus faibles et non pas de suivre ceux de sa catégorie.
Cet album symbolise la lutte que se font les fermiers et les éleveurs pour le contrôle de la prairie. Pour protéger ses terres, le fermier Vernon décide d’entourer sa ferme de barbelés, et il est assez troublant de l’entendre dire « Enfin libres », une fois qu’il se retrouve derrière ces mêmes barbelés. Les éleveurs voient eux la présence de ces barbelés comme une insulte et c’est eux qui se sentent prisonniers (« il a osé nous enfermer derrière des barbelés »).
La tension monte dans cet album et semble se diriger vers une guerre à laquelle notre héros ne veut pas être associé. Il reviendra tout de même pour aider les fermiers à se défendre.
L’album regorge cependant de nombreuses touches d’humour et chaque personnage y apporte sa petite note, que se soit Lucky Luke en Aigle redoutable ou le même Lucky Luke se trompant de fenêtre dans le saloon au moment où il s’enfuit, les hommes de Cass Casey recouvert de goudrons et de plumes, les fermiers (surtout Vernon et sa femme qui a la manie du rangement, et le grand père), où encore Cass Casey lui même.
L’histoire de Goscinny est très bonne et très plaisante à lire. Ce sont des albums comme celui-ci qui vous font aimer Lucky Luke

Après des personnages comme les Dalton, le juge Roy Bean ou encore Billy the Kid, les auteurs mettent en scène une nouvelle figure du Far-West, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de Calamity Jane.
Goscinny donne d’elle l’image d’un garçon manqué. Elle crie souvent des injures, elle a fait toutes sortes de métiers dits masculins et va jusque tenir un saloon. Un des exemples frappant est la partie de bras de fer qu’elle fait dès le début (« Dites à ce mastodonte de ne plus dire d’âneries »). Elle tient cependant à bénéficier des formes de politesse du à son rang de femme (« Et quand une dame entre dans un saloon, on se découvre, bande de mal élevés »). Elle a cependant du mal dans ses tentatives pour être disons plus féminine (« Si jamais je rencontre cette tante Gwen », « Je ne boirais pas cette eau chaude. Si vous voulez que j’apprenne à tenir une tasse de thé, laissez moi la remplir de whisky »).
Les cours que reçoit Calamity pour être admise dans la société des dames sont excellents, mais à la fin, on peut avoir l’impression qu’il y’a eu un changement dans les rapports et que c’est Calamity qui a pris la place du professeur (le pauvre en verra de toutes les couleurs).
Avec la société des dames, Goscinny dresse d’ailleurs un tableau fort opposé des femmes en comparaison avec Calamity. Celles-ci sont raffinées et n’acceptent pas les lieux de débauche. Mais finalement, les deux visions se rejoindront face au courage de Calamity (« Calamity, s’il faut du courage pour être une dame, vous êtes la plus grande dames de toues », ce qui fait pleurer celle-ci).
Comme dans l’album 25, Lucky Luke semble même s’effacer devant ce personnage qu’est Calamity Jane. L’histoire est très bonne du début jusqu’à la fin. Dommage que Calamity ne soit revenu par la suite que dans un album moins bon que celui-la.

Dernier album parut chez les éditions Dupuis (mais pas le dernier pré-publié dans Spirou), Goscinny signe la un excellent scénario (peut être l’un des meilleurs avec les Daltons). Les Daltons dans cet album semblent vouloir ne plus s’évader, et c’est donc par accident qu’ils se retrouvent au Mexique (et non pas volontairement comme dans Les Daltons dans le blizzard, ou ceux-ci avaient fuis au Canada). Lucky Luke, qui ne veut d’abord pas les ramener, doit une nouvelle fois franchir la frontière.
Tout y’est dans cet album pour qu’il soit un succès. Les Daltons sont excellents, que se soit Averell qui essaye de dire « Quand est ce qu’on mange ? » en espagnol, le même Averell avec une guitare autour du cou, ou les quatre frères essayant de chanter. Le contact avec le grand bandit mexicain : Espuellas est d’ailleurs excellent (voir la scène ou Joe lui apprend comment cambrioler une banque et que le bandit met un foulard sur sa bouche avec son nom marqué dessus, Lucky Luk de Lucky Luk)
Rantanplan est aussi excellent, et il le montre dès le début (il chasse une grenouille alors que la diligence est volé, il manque de se noyer en traversant le Rio Grande). La confrontation avec son alter égo mexicain est aussi un grand moment (voir la scène ou Rantanplan essaye d’avaler un sucre pour limiter, ou qu’il interrompt un combat de coq).
Lucky Luke nous fait aussi sourire (quand il goutte à la Téquila)
Le dessin de Morris est lui toujours aussi bon. A noter, qu’avec le passage chez Dragaud), Goscinny pourra développer des scénarios plus adulte. Il n’en demeure que cet album est un de mes préférés.

Le premier tome publié chez Dargaud (mais avant dernier prépublié dans Spirou) reprend le thème de la chevauchée à obstacles. Goscinny évite les redites avec le très bon numéro 24 (La Caravane) Tout est bon dans cet album. Les personnages composant la diligence sont tous très bon, que se soit Scat le joueur de cartes (qui n'a pas de chance avec les cahots), le couple dominé par la femme, le révérend, le photographe ou encore le chercheur d'or (à savoir que Goscinny voulait inclure une prostituée, mais que la maison Spirou l'interdit). Le conducteur de la diligence: Hank est également très bon, et forme bizarrement un bon duo avec notre héros qui a tendance à être solitaire.
L'album a de nombreux rebondissements et se marque par des rôles à contre emploi. Il y'a de nombreux gags récurrents comme celui des patates et du lard, des noms de chevaux ou encore du goudron et des plumes sur Scat. L'album est très bon et on sent que le changement de maison va être bénéfique à la série.

Dans la lignée des Barbelés sur la prairie, Lucky Luke prend la défense d’une personne qui vient prendre ses terres. On a cette fois-ci affaire à un pied tendre (terme par lequel on désigne les étrangers venant dans l’Ouest). Lucky Luke vient donc au secours d’un nouveau personnage dont les terres sont convoitées, surtout par Jack Ready. Le pied tendre est pourtant différent de ce à quoi s’attendait les cow-boys. Lucky Luke est même impressionné par le caractère de ce nouveau venu (il dira lui même qu’il en vaut la peine).
L’album possède de nombreuses touches comiques. La confrontation entre les deux domestiques que sont Jasper et Sam est un grand moment, surtout quand ils échangent leur sang. Jasper est d’ailleurs un personnage hors norme. Il accepte quand entre en cheval dans la maison, mais pas qu’on crache sur le tapis. Il insiste à ce qu’on mettre des patins car il a ciré le sol.
La scène du procès est d’ailleurs un grand moment que se soit avec l’avocat de la défense ou le jury qui délibère (« nous avons choisi mercredi »).
Ce dernier album pré-publié chez Spirou est très bon.

Un tome particulier avec les Daltons, où ceux ci reprennent la direction d’une ville. Cet album est le premier pré-publié dans Pilote (La diligence et Le pied tendre l’ont été dans Spirou, mais les éditions Dupuis ne les ayant pas protégé, ce fut Dargaud qui les édita), et cela se sent tout de suite avec par exemple l’apparition des danseuses menée par Lulu Carabine.
Cet album est aussi particulier car pour la première (et certainement dernière) fois, Joe Dalton tombe amoureux (ici de la belle Lulu). Cela provoque une bataille entre lui et William (aussi attirée par la belle). A noter d’ailleurs que Goscinny ne semble pas encore tenir les deux Daltons intermédiaires (dans Tortilla pour les Dalton, William est plus petit que Jack, et dans Dalton City on a la situation inverse). L’ordre Joe-William-Jack-Averell ne s’imposera vraiment que dans Ma Dalton.
On a de nombreuses scène drôles et Lucky Luke, cette fois y est pour beaucoup, comme avec sa manie de vouloir des draps propres ou de suggérer une noce à Joe (Lucky Luke et Jolly Jumper sont morts de rire quand le premier provoque la jalousie de Joe).
Malgrès toutes ces qualités, cet album ne reste pas comme l’un de mes préférés, même avec les Dalton. La fin semble même un peu tiré par les cheveux (comment Lucky Luke pouvait-il penser arrêter tous ces bandits à lui tout seul). On passe cependant un bon moment avec les quatre frères, et pis surtout la série (avec son changement d’éditeur) va pouvoir devenir plus adulte.

Goscinny utilise une nouvelle fois une figure du far west, à savoir Jesse James, mais aussi son frère Frack et leur cousin Cole Younger. Les trois personnages sont différents mais se complètent. Jesse, qui apparaît comme le chef de la bande, se voit comme un robin des bois modernes. Il vole les riches pour donner aux pauvres (qui sont lui même, son frère et son cousin). Franck, qui peut lui être le cerveau de la bande, multiplie sans cesse les citations à Shakespeare (n’oubliant pas de citer le nom de la pièce, son acte et sa scène). Cole Younger enfin est la touche comique du trio (voir la façon dont il fait dérailler un train).
Deux autres personnages sont très bien fais, il s’agit de Cosmo Smith et Fletcher Jones de l’agence Pinkerton. Ceux-ci ont des airs de ressemblance avec les deux célèbres détective de Hergé : les dupond-t. Ils se demandent d’ailleurs pourquoi Jesse James et sa bande arrivent à les reconnaître (c’est vrai que l’on peut se le demander aussi).
De nombreuses scènes comiques se trouvent dans cet album, comme du pauvre Clem, de la chorale ou du procès de Cole Younger. Goscinny montre d’ailleurs dans celle-ci la lâcheté des habitants. Mais contrairement aux autres albums où ce thème fut abordés, ils se rendent eux même compte de leur erreurs et décident de combattre les frères James.
L’album peut cependant laisser l’impression d’une fin ouverte, car les frères James sont expulsés par Lucky Luke au niveau de la frontière de l’Oklahoma, mais les policiers attendent devant celle de l’Arkansas.
un très bon album

Un album original qui se place dans le cadre du cirque. Une nouvelle fois, Lucky ne se range pas du côté des siens (comme par exemple dans Les barbelés sur la prairie) et prend la défense des organisateurs du cirque.
Ce cirque est d'ailleurs originale, que se soit ses animaux et en particulier l'éléphant Andy (qui rentre dans un saloon) ou le lion (très endormi). Le directeur est aussi très bon. Mais d'autres personnages apportent des toouches amusantes comme l'organisateur du rodéo (surnommé dent de diamant et qui perd souvent cette fameuse dent).
Lucky Luke va même organisé un numéro dans ce cirque. Domage cependant qu'il ne voit pas les talents de son compagnon (il écrit 6 sur le sol a la question deux fois trois, pas mal pour un cheval).
Un lucky Luke donc original et assez drôle. A noter une petite réapparition de Lulu Carabine (Dalton City) et de sa bande.

Un album qui se place dans le milieu de la cavalerie et qui aborde le thème des guerres indiennes. Alors que la paix règne, le conflit continue avec les indiens de Patronimo.
Le scénario de Goscciny comporte beaucoup de situation amusantes, comme les bagarres irlandais-écossais. Le personnage de Coyotito est très bien fait, de même que l'initiation de Lucky Luke aux arts indiens. Leur méthodes de torture avec le miel, ou d'attaques des convois (le lancer de pierre, modernisé grâce à Lucky Luke avec les cordes) est aussi excellentes.
Les personnalités des « deux chefs rivaux » est d’ailleurs très bien travaillé. Chacun des deux ayant une vengeance personnelle en tête.
Le scénario de Goscinny prépare aussi des surprises, même si l'on se doute de certaines. Le dessin de Morris est lui toujours aussi bon. C'est donc un album que j'ai eu du plaisir à lire.

Goscinny met en scène dans cet album la mère des célèbres Daltons (évoquée dans L’évasion des Daltons : c’est elle qui leur fournissait la lime pour s’évader). Certains pourraient penser qu’en faisant cela Goscinny brise un tabou, mais le personnage est si bien employée que cela fonctionne (cela sera nettement moins le cas avec les parents d’Astérix et d’Obélix dans Astérix et Latraviata).
Le nouveau personnage a un caractère assez fort (voir la façon dont elle amadoue Rantanplan, ou celle dont elle fait ses courses) et se pose vite comme le chef par rapport à ses propres fils. Les Daltons semblent d’ailleurs voir leur hiérarchie se renverser, car Averell (le chouchou de sa maman) peut alors les dominer. Les trois autres feront tout pour monter dans l’estime de leur mère (voir les hold-up qu’ils font en se déguisant comme leur mère).
L’album est très drôle, et les Daltons y sont pour beaucoup : les scènes ou ils doivent manger du savon, la scène de l’évasion de Ma (où Averell arrive avec un chariot remplit de poules), ou l’évasion finale quand les Daltons mettent le feu à la prison, alors que Joe vient les délivrer. Rantanplan aussi est très drôle (« couché) et Lucky Luke doit le porter pendant une bonne partie de l’histoire (« Malade ? » « Non stupide »). A noter que c’est dans cet album que pour la première fois Joe est enchaîné à Rantanplan.
Le dessin de Morris est de la même qualité que le scénario de Goscinny, c’est à dire excellent. On peut seulement regretter la mauvaise adaptation dont il fera preuve en dessin animé.

Un Lucky Luke particulier qui vaut surtout pour la personnalité de son chasseur de primes. l'album montre d'ailleurs une image peu glorieuse de ce genre d'individus, l'opposant à un Lucky Luke plus sage et plus réfléchi.
C'est l'enlèvement d'un cheval qui est à la base de cette histoire. Cela donne l'occasion à Jolly Jumper de nous livrer des répliques savoureuses. Lucky Luke reste lui maître de son destin. Face aux offres de Elliot Belt, il reste de marbre. Il est bien le héros qu'il nous faut.
L'intrigue offre d'ailleurs un dénouement assez surprise.
L'humour est très présent, et l'histoire est bonne du début à la fin
Le dessin de Morris reste égal à lui même: un pur bonheur
Un bon album donc du duo Morris-Goscinny.

Un Lucky Luke différent des autres dans le sens qu'il apporte de l'exotisme, mais surtout qu'il montre une traversée à embûches assez différentes de celles qu'on connaît (comme dans La caravane ou La diligence). Cette fois-ci, Lucky Luke va au devant des dangers pour les empêcher.
La première partie se marque plus par de l'aventure (attaque du train, explosion du pont, puis de la diligence). La seconde partie tourne plus vers une parodie. Les instants drôles ne manquent pas à ce moment.
L'album brille aussi par la personnalité de ces deux russes qui viennent visiter l'Ouest sauvage. Le traducteur du grand duc est d'ailleurs très bon (signer devient avec lui signaturer).
Le scénario est donc très original, ce qui en fait un bon album, mais pas le meilleur. A signaler qu’il est amusant de revoir la Wells Fargo.

Après toutes ces années, Ran Tan Plan (le chien le plus stupide de l’ouest), se voit enfin consacrer un album ( la série qui porte son nom arrivera plus tard). La reconnaissance arrive donc pour ce brave chien. Celui-ci se retrouve dans cette histoire être le chien le plus riche des Etats-Unis, mais en cas de mort, toute sa fortune ira à … Joe Dalton. Cette situation provoque un contexte très amusant ou le plus petit des frères Dalton cherchera par tous les moyens à tuer le pauvre chien qui lui voit en Joe … son maître.
Lucky Luke est donc là pour protéger Ran Tan Plan, mais cette fois-ci la personne protégée par le cow-boy solitaire ne s’en rend pas compte. Pire, Ran Tan Plan voit presque Lucky Luke comme un ennemi qui veut l’éloigner de son maître bien aimé.
Dans cet album les daltons sont en très grande forme, surtout Joe et Averell. Le second est excellent avec son coup du faux pistolet en savon fait à partir d’un vrai comme modèle (« Il me fallait un modèle pour faire un faux revolver qui ait l’air vrai… il en faut un vrai pour en faire un faux sinon le faux ne fait pas vrai, il fait faux, pas vrai ? », « C’est le vrai ! Le faux je l’ai mangé »). Ce gag du savon peut même paraître comme un clin d’œil aux deux précédents albums avec les Dalton (Dalton City et Ma Dalton). Averell est aussi excellent quand il pense que ses frères veulent manger Ran Tan Plan sans lui en laisser. Joe est mauvais à souhait, surtout quand il se déguise en chinois. Mais il est excellent quand il veut défendre son hôtel.
Les personnages secondaires sont aussi très drôle, comme William qui essaye de parler chinois, ou comme Jolly Jumper qui est jaloux de Ran Tan Plan.
Derrière tous ces aspects comiques, Goscinny cherche à faire passer un message en dénonçant la ségrégation dont font preuves certaines personnes (ici les chinois) qui sont cloisonnés dans certains quartiers. Si ceux-ci peuvent nous apparaître comme des méchants au départ, ils deviennent assez vite à nos yeux des victimes.
On a donc au final un album excellent mettant en scène les Dalton, et apportant enfin la consécration à Ran Tan Plan, avec en arrière plan un message à l’entente. Un chef d’œuvre.

Un très bon Lucky Luke qui se place dans le cadre du théâtre.
Cet album est particulier car notre héros se retrouve souvent dans des positions délicates, dont la pire est certainement sa montée sur scène pour jouer le cavalier blanc;
Tout est bon dans cet album. On peut commencer par les réactions des spectateurs qui sont prêts à monter sur scène pour pendre ce pauvre Mortimer (Lucky Luke doit même prendre sa défense). On a également les tentatives de notre héros pour prouver la culpabilité de Baltimore qui sont très amusantes. Ses accusations se retournent contre lui et notre héros doit fuir les villes les unes après les autres (lors d'une, Jolly Jumper fait même référence à Des barbelés sur la prairie, quand Lucky Luke s'était trompé de fenêtre).
L'histoire est très bien menée du début à la fin, avec peut-être une accélération dans sa dernière partie. Même sa chute est agréable (les prisonniers hurlant sur la cavalier blanc: « laisse faire Mortimer »)
Un très bon album.

Les bandits sont ils vraiment des bandits ou sont ils des malades? Un professeur venu d'Europe, le professeur Otto Von Himbergeest avance la théorie que les hommes devenus des desperados ont mal tourné car il y'a eu des incidences dans leur passé qui les a troublé. Pour le prouver, il part aux Etats Unis pour tester sa théorie sur les pires bandits, et bien sur se sont les Dalton.
Cet album change de ton par rapport aux autres, car il est très psychologique. Durant leur séance avec le « psy », les Daltons nous en apprenne plus sur leur passé (on apprend qu'ils ont un oncle Jim). Ran Tan Plan, aussi, se laisse aller à des confidences sur lui même.
L'album permet de voir les personnages sous un jour différent. Si Joe reste toujours aussi cruel, Ran Tan Plan apparaît lui intelligent (il va chercher la clé des menottes) et Averell avance dans le droit chemin. Même Lucky Luke apparaît en position de faiblesse par rapport au professeur Otto Von Himbergeest. Celui-ci est d'ailleurs le personnage le plus complexe, comme le montre son passage du camp des gentils à celui des méchants.
De nombreuses scènes comiques se trouvent dans l'album, comme deux gags récurrents, celui du sac d'or volé et du test dans l'obscurité (« J'ai craqué Joe. J'ai craqué comme toi »). A la fin, heureusement, tout redevient dans l'ordre.
Un album au ton donc différent, mais très bon et qui s'intègre bien dans la série. Un chef d'œuvre avec les Dalton.

Après l'excellent La guérison des Dalton, Goscinny poursuit dans la veine psychologique avec L'empereur Smith. Ce dernier se prend effectivement pour l'empereur des Etats Unis. On peut d'ailleurs hésiter à classer ce personnage dans les bons ou les méchants, mais au final il nous apparaît sympathique, ne se rendant pas compte du ridicule qu'il suscite (par exemple, il reçoit une lettre de son cousin le Tsar de Russie écrite en ... chinois).
Mais si on regarde bien, on se rend compte que les plus fous ne sont pas ceux qu'on pense. L'homme de main de l'empereur peut à se titre apparaître encore plus décalé que son maître. Les villageois, eux aussi, semblent aussi être en décalage. Voyant au départ l'empereur comme un fou, ils sont ensuite tous fiers des promotions qu'il leur accorde. Le seul qui semble être censé (en dehors de Lucky Luke), c'est le voleur de l'histoire.
De nombreuses scènes comiques se trouvent dans l'album, comme la phrase récurrente: nous sommes contents de vous (et le pincement de l'oreille).
Goscinny signe donc encore un excellent album, et le dessin de Morris est toujours aussi bon. A noter que Goscinny s'est inspiré d'un homme qui se croyait vraiment empereur des Etats Unis et qu'il croyait recevoir des lettres des familles royales d'Europe.

Dernier album signé Goscinny, si on excepte les albums réunissant ses histoires courtes (album 15 et 20) et la mise en bande dessinée de ses deux films (album 17 et 21).
Son scénario me fait un peu penser à celui de la caravane. On a effectivement un nouveau parcours à embûches avec dans les membres de l'équipage un traite qui fait tout pour faire échouer l'expédition. Goscinny sait cependant renouveler le genre et se base sur un fait historique: la mise en place du télégraphe. (on y voit d'ailleurs le président Lincoln).
L'avancée de ce fil qui chante est d'ailleurs très bonne, que se soit Gamble et ses tests (mange ta soupe) ou les différents moyens pour faire avancer le fil qui chante.
A la fin Lucky Luke et Gamble gagne la course, mais la carte du départ donnerai l'impression que l'adversaire de Gamble (loyal il faut le souligner) avait un trajet nettement plus long à parcourir.
Goscinny quitte (malheureusement) Lucky Luke avec des chefs d'œuvre (comme il le fait avec Astérix), que se soit en album avec celui-ci, ou en dessin animé avec la ballade des Dalton. Jusqu'au bout l'auteur a su signer de vrais merveilles, dont celui-ci.

un album assez moyen qui comporte 7 courtes histoires sur notre héros. Leur qualité est d'ailleurs assez inégale. par exemple la première: Le desperado à la dent de lait, m'a plus ennuyé que fait rire. D'autres sont elles plus drôles et je garde une petite affection pour Passage dangereux, avec la chère Edna (on ne discute pas avec elle).
Les deux histoires les plus aventureuses sont sans hésiter: Le Maverick et Le colporteur, où entrent en scène les indiens, mais malheureusement leur déroulement est presque identique.
Les trois autres histoires sont dans le même style. Courtes avec donc un scénario pas assez développé. Quoique celle intitulé L'hospitalité de lOuest est assez drôle, surtout par rapport à l'élection de la plus jolie fille.
Ce 15ème tome est donc en dessous de tous ses prédécesseurs et montre que Lucky Luke s'adapte mal au petit format. Il reste cependant agréable à lire, surout qu'il s'agit d'un des derniers signés Goscinny (les 17, 20 et 21 chez Lucky Comics ou 48, 51, 52, c'est à dire La ballade des Dalton, La corde du pendu et Daisy Town seront édités après sa mort).

Ce premier Lucky Luke de l'après Goscinny est assez agréable à lire. Le nouveau scénariste (ou devrais je dire l'un des nouveaux) met de nouveau en scène les Dalton. Ce qui d'emblée montre que Goscinny n'est plus là, c'est l'absence de Ran Tan Plan (depuis Sur la piste des Dalton et jusque La guérison des Dalton, Goscinny a toujours associé les Dalton et Ran Tan Plan).
L'histoire est très bonne (nos quatre bandits cherchant un trésor dans un pénitencier). L'auteur glisse de nombreux gags dont ceux récurrents des billets de trois dollars et du juge débonnaire (« petit polisson va »). L'évasion des Dalton est originale, et bien amené (c'est l'homme qui les a ramené en prison qui involontairement les en fait sortir). Averell y est d'ailleurs excellent (il est difficile de faire passer les bouts de lard par la paille).
Morris étant toujours au dessin, sur ce point, cela reste donc très bon.
On a donc un bon album de l'après Goscinny. dommage que tous les albums suivants n'ai pas suivi ce même sens.

Mise en album du meilleur des trois films de Lucky Luke. Celui-ci a tout pour être bon, ne serait ce que parce que c’est Goscinny qui en écrit le scénario (si vous achetez l’intégrale numéro 16 des albums de lucky Luke, vous aurez droit à une page du script tapé par Goscinny). Ce dernier prête d’ ailleurs sa voix dans le film à Jolly Jumper et à Ran Tan Plan.
L’histoire est simple, mais efficace. Les Dalton s’évadent une fois de plus. Ils doivent tuer tous les membres d’un jury et le juge qui a condamné leur oncle Henry pour pouvoir toucher l’héritage de celui-ci. Ils doivent cependant être associé à Lucky Luke qui doit assurer le notaire de la bonne marche des opérations. Et d'ailleurs notre héros semble accepter.
L'album est très drôle, et Goscinny déploie tout son génie comique. par où commencer? On a déjà le gag récurent du marchand ("marchand de dynamite et de pelles"), mais aussi les répliques savoureuses de Ran Tan Plan ("On a volé la prison"). Les Dalton aussi sont excellent, comme le pauvre Averell face a un farouche Cheval ("J'ai réfléchi. J'veux pas y'aller) ou ce même Averell qui affirme: "C'est exactement ce qu'il nous faut", quand le marchand (cette fois de revolver), leur dit qu'avec ses armes "personne ne peut rater sa cible, même pas un imbécile.
Goscinny et Morris montre aussi beaucoup de talent, notamment dans le rêve des Dalton en parodiant les comédies musicales américaines (voir Joe chanter sous la pluie est excellent)
Un film donc excellent qui donne un album excellent. le seul point négatif, c'est que le maître Goscinny nous a quitté avant d'en voir le résultat.

Deuxième album de l'après Goscinny, Bob de Groot (scénariste de Léonard, entre autre) est le deuxième réalisateur à prendre la succession du maître (à savoir que Morris ne voudra plus travailler avec un scénariste unique).
L'auteur met en scène dans son histoire, les frères Caille et leur fameuse machine à sou (ou bandit manchot). L'auteur part donc d'un fait historique et met en scène un nouveau trajet à embûches (thèmes plusieurs fois exploitée par Goscinny).
L'histoire est assez agréable à lire, et les différentes villes traversées par nos héros assez bien définies. Il y'a de nombreuses situations amusantes, même si certains gags se font un peu lourd (comme celle de la mère avec son rouleau à pâtisserie).
A notre la présence sympathique de Louis de Funes dans cet album.
Ce 18ème tome chez Dargaud, est au final assez bon. La succession de Goscinny est certes difficile, mais des albums comme ça sont très sympathiques. A noter d'ailleurs que Bob de Groot reviendra quelques années après pour deux albums (Marcel Dalton, L'artiste peintre) qui seront nettement moins bon que celui-ci.

50ème album, et 1er signé par Fauche et Léturgie. Celui-ci n'est pas leur meilleur, mais il regorge de bonne idées comme celle d'utiliser le personnage de Sarah Bernhardt. Certaines ne sont malheureusement pas assez exploitée: comme les attaques de ceux qui voit en l'actrice un spectacle dégradant.
Pour cette histoire on repart encore dans un parcours à embuches (qui a fait la force de bons nombres d'albums de Goscinny). Fauche et Léturgie évitent les répétitions, même si certaines scènes ont un gout de déjà vu. Il y'a quand même de bonnes trouvailles comme le concours entre Sarah et une chanteuse de saloon.
Il y'a cependant des assez moins bons, comme la femme du président dont on ne sait pas trop pourquoi elle vient saboter le voyage.
Le dessin de Morris est lui toujours aussi bon

Un album inégal. La première histoire qui donne son nom à l'album ne m'a guère emballé. L'histoire n'est guère attirante, et n'est pas de goscinny (seul son nom apparaît sur la couverture). La seconde, elle de Goscinny, m'a bien plu et permet à l'auteur une petite évasion avec ses personnages. L'histoire me fait même penser à un remake comique de l'attaque du train dans l'album hors la loi. Les autres histoires sont elles aussi moyennes. Un album donc pas dispensable.

Un album à part. Là ou l'adaptation du film La ballade des Daltons dans la collection classique s'intégrait assez bien, celle de Daisy Town passe un peu moins. Peut-être est ce due au fait que Goscinny voulait faire dès le départ de La ballade des Daltons un album de la collection.
Premier film réalisé par Goscinny, on peut sentir dans son histoire une volonté de rupture avec la série, car Lucky Luke rencontre dans Daisy Town, pour la première fois, les Dalton (qu'il connaît en Bd depuis les Cousins Dalton).
Pour en revenir à l'histoire, le scénario de Goscinny est assez bon (il a quand même inspiré Terence Hill pour le film Lucky Luke), et il y'a de bonne idées. Mais c'est vrai que les "ouaip" de Lucky Luke passe mieux en film qu'en Bd.
Le dessin de Morris est toujours bon. Et comme c'est le dernier album à porter le nom de Goscinny, il est à lire. Des albums suivront, fais par d'autres auteurs, et qui seront bien plus mauvais.

Un album sympathique, qui met en scène un magicien. Il y'a de bonnes idées, comme le fait que notre héros soit par moment un peu déboussollé. Comme pas mal d'albums avant, c'est le personnage titre qui retient l'attention.
Dans cet album les meilleures scènes sont surtout au début, avec la petite participation des Dalton (d'ailleurs est ce un geste commercial de les mettre sur la couveture?). La suite, même si elle est agréable est moins bonne. Elle contient quelques clichés, comme l'aveuglement des femmes devant le charme de Fingers. Des élèments du scénario ne sont pas assez développés. On ne sait pas pourquoi le sorcier indien force le chef, ami de Lucky Luke, à vouloir sacrifier celui-ci (jalousie du sorcier?)
Cet album marque cependant un tournant dans la série, et ceux sur trois points. Premièrement, c'est le premier dans lequel notre héros ne fume pas. Deuxièment, c'est le premier ou les Dalton sont utilisés pour quelques pages (ils apparaîtront à la fin de La fiancée de Lucky Luke). Et troisièment, c'est à partir de cet album que Goscinny ne sera plus associé à la série (son nom a été associé aux albums 15,17,20 et 21 chez Lucky Comics ou aux albums 46, 48, 51 et 52, soit 7 Histoires de Lucky Luke, La ballade des Dalton, La corde du pendu et Daisy Town ).
Lo Hartog Von Banda reviendra assez vite, avec un album meilleur mettant en scène les Dalton (Nitroglycérine), mais celui-ci reste très agréable, surtout pour un début.

Fauche et Léturgie reviennent pour un second album, et celui-ci est nettement mieux réussit que leur précédent. Le thème de la presse et de son indépendance est très bien choisit, et cela fait plaisir de voir Lucky Luke et Jolly Jumper s'initier a un nouveau métier (Jolly Jumper est très bon comme rédacteur).
L'histoire est très bonne et les adversaires de notre héros assez variés. L'épicier a plein d'idées et ses amis (croque mort, tenancier du saloon) sont pas très malin (expliquez vous). Fauche et léturgie développe des gags récurents dont celui déjà cité ou celui avec Horace voulant être mis au courant de tout (allant même jusqu'a faire échouer l'attaque surprise de Lucky Luke).
L'histoire avance au bon rythme et en vient même à aborder le thème de la concurence, avec la mise en place d'un nouveau journal.
Le dessin de Morris est toujours très bon et s'adapte très bien au scénario. un très bon tome de l'après Goscinny.

Encore un très bon tome de l'après Goscinny, qui exploite de nouveaux le parcours à embûches. La seule nouveauté, est la nature du convoi. Ici point de migrants allant vers l'Ouest (La caravane) ou d'ingénieurs montant un télégraphe (Le fil qui chante), mais un convoi de femmes, allant chercher l'amour dans l'Ouest. Cela donne donc des situations inédites, et notre héros semble déboussoler par ce convoi.
Certaines femmes se remarquent plus que d'autres comme Fanny Cric, et surtout Miss jenny et son fameux Irish Stew.
Par contre, il faut arrêter de crier au scandale et de voir en cet album, un album anti-mariage. Il ne faut d'ailleurs pas sortir des phrases de leur contexte pour appuyer cet argument. Certes Lucky Luke dit que "Le mariage est une loterie", mais regardez un peu comment sont organisés ces mariages . C'est un peu "Tu me plais" Toi aussi tu me plais. marions nous"
Certes Lucky Luke dit aussi: " Le mariage n'est qu'une charmante erreur que deux être humains commettent ensemble", mais a ce moment regardez la tête de notre héros et vous verrez que c'est une tentative (fort maladroite) de consoler Miss Jenny. Et je pourrais multiplier les exemples.
je suis cependant d'accord avec d'autres critiques pour dire que la présence des Dalton à la fin de l'album est de trop. Le seul personnage que j'ai pris plaisir a revoir dans cet album, c'est Hank.
On a donc là un bon album avec un scénario original et qui met notre héros dans une situation délicate, qui pourrait peut-être supposé qu'il serait temps que notre héros trouve sa moitié (Jolly Jumper le dit lui même: " Il aurait vraiment besoin qu'une femme s'occupe de lui")

Un très bon album avec les Dalton, où on sort du cadre classique de la chasse à l'homme car Lucky Luke ne leur court pas après car il est occupé dans une autre mission: veiller à bien au cheminement d'un coffre contenant de la nitroglycérine. Nos quatre bandits veulent d'ailleurs s'en emparer, car ils sont persuadés que ce coffre contient de l'or à destination de Nitro; Lucky Luke se comporte d'ailleurs comme une sorte d'ange gardien en les empêchant de commettre le pire.
Sur cette histoire se greffe des élèments historiques, comme la construction d'une ligne de chemin de fer. L'album regorge de nombreux seconds rôles sympathiques comme le capitaine du bateau (qui ressemble à celui du Daisy Bell, dans En remontant le Mississippi), son perroquet, et le chef de la petite gare abandonnée.
L'histoire est très bonne et ne manque pas de rythme. Un très bon Lucky Luke

Non, non et non. Lucky Luke n'est pas fait pour les courts récits, et cet album en est la parfaite illustration. Les histoires sont trop courtes pour développer un bon scénario, et sont quasiment toutes mauvaises (à mon goût du moins).
La seule qui m'a plu, c'est l'histoire titre. j'ai bien aimé cette aventure avec son ranch maudit, mais le dénouement va trop vite. Dommage, d'autant plus que Fauche et Léturgie (les scénaristes), ont écrit de bons scénarios pour Lucky Luke.
Les trois autres histoires sont elles mauvaises, et ce n'est pas la présence des Dalton dans une qui va la sauver. celle-ci est trop courte pour qu'il montre leur talent.
Un album donc très moyen, voir presque mauvais. Un album sauvé par son histoire-titre (attention c'est quand même pas un chef d'œuvre). Une question demeure. Que fait Ran Tan Plan sur la couverture alors qu'il n'apparaît que sur une case?

Du même niveau que le précédent, cet album donne l'impression que la série piétine.
L'histoire titre est une sorte de traversée à embûches avec une petite innovation, mais ne brille guère que par le personnage de la belle-fille, sinon il n'y a rien. Les trois autres histoires sont dans le même style. On sent d'ailleurs qu'il y'a la volonté de sauver cet album en mettant les Dalton sur la couverture alors qu'ils n'apparaissent pas dans l'histoire titre, mais dans Olé daltonitos. il est cependant vrai que les Dalton ont un vrai pouvoir d'attraction.
Ce tome comme le précédent est donc loin d'avoir ma préférence et je le jugerai même dispensable.

3ème album scénarisé par Fauche et Léturgie, et celui-ci est aussi bon que le Daily Star. L'histoire ressemble certes a celle d'autres albums comme Des rails sur la prairie ou Le fil qui chante, mais les deux auteurs savent renouveler le genre. Ils rendent même hommage à Goscinny en fin d'album avec une allusion au fil qui chante.
Dans cet album on a un parfait mariage entre l'humour et l'aventure. Les gags sont très autant que les exploits de notre héros. Les auteurs attribuent même de nouvelles capacités à Jolly Jumper (il est le cheval qui court plus vite que son ombre).
On peut également apercevoir les Dalton (le temps d'une page), sans que cela fasse de trop dans l'histoire et on pourrait se demander si à ce moment les deux auteurs ne songeaient pas déjà à les mettre en scène dans une aventure (ce qui sera fait dans l'album suivant avec L'amnésie des Dalton).
Morris a conservé son dessin, celui qu'on aime. Fauche et Léturgie se montrent, quand à eux, de bons continuateur de l'esprit de Goscinny.

Un nouvel épisode qui met en scène les Dalton, cette fois signé Fauche et Léturgie. L'idée de départ est assez bonne, et donne lieu à des situations assez sympathique. Les meilleurs prestations sont tenus par Averell et Ran Tan Plan, les deux seuls vraiment amnésique et donc dans rôles différents de ceux auxquels ils nous ont habitués. Quoique Joe aussi peut surprendre pendant les 3-4 pages où il est lui aussi amnésique. Les deux autres frères: William et Jack sont presque transparents.
Un gag de répétition est celui du tapis rouge, et il fonctionne. Cependant l'histoire n'est si extra-ordinaire que cela. Goscinny nous a donné mieux avec les Dalton. Dans le même style (les Dalton veulent se faire passer pour des gens honnêtes), on a l'excellent: Les dalton se rachètent.
L'album est quand même assez bon, et cela fait plaisir de revoir les Dalton, et même Ma Dalton. Il manque cependant un petit plus.

Le retour de Clamity Jane est le seul bon point de ce 30ème album édité chez Lucky Comics (à noter le petit parallèle amusant, c'est dans le 30ème chez Dupuis que le personnage est apparu la première fois) qui aborde une nouvelle chevauchée à embûches.
Le nouvel auteur ne sait pas utiliser Calamity Jane aussi bien que l'a fait Goscinny (vous me direz c'est difficile). Il joue trop sur les insultes qu'elle prononce et sur son penchant sur l'alcool. On n'a presque l'impression d'avoir un autre personnage.
Celui qui apporte une note comique est le sénateur qui ... est très fort. Il est amusant de le voir être idolâtré (bien que cela tourne vite en rond). La jeune fille est aussi amusante.
L'histoire n'est cependant guère originale et le retour de Calamity Jane n'est pas aussi bon qu'on pouvait le souhaiter.

Fauche et Léturgie réutilise les Dalton dans cet album. Après l’amnésie des Dalton, force est de constater qu’il ne nous livre pas un album meilleur (j’oserais même dire qu’il est pire).
Les Dalton s’évadent quand ils apprennent que le shérif qui les a arrêté va se marier. De nombreuses touches qui ont un air de déjà vu marquent cet album comme le coup de la lime ou du shérif trop sur de lui. De plus, il n’y a pas autant d’action que dans un bon Goscinny. Les Dalton peinent à vraiment intervenir dans l’histoire et ils ne font pas grand chose.
Cet album est sans surprise. La couverture montre pourtant notre héros dans une situation rare (il se fait descendre par Joe), mais l’histoire fait qu’on y croit pas une seule seconde. l’album donne même par instant des impressions de lenteur (voir la fuite de Joe).
La seule touche vraiment drôle, c’est le croque mort ; en cette circonstance, c’est lui qui organise le mariage. Il nous interprète d’ailleurs une jolie marche funèbre.
Un album donc moyen avec les Dalton.

Fauche et Léturgie signe là un bon album (leur dernier ensemble, en ce qui concerne Lucky Luke). Il regorge de bonnes idées, comme celui du maire des deux villes. Il marque aussi le retour d'anciens personnages comme Pat Poker, mais surtout celui de Ned, pilote du Daisy Bell (En remontant le Mississippi)
Lucky Luke montre ici un certain humour quand il rend la monnaie de leur pièces aux frères Cayman (voir le coup du crocodile ou des termites). Comme dans les bons Goscinny, cette histoire prend comme base un fait historique et ajoute du charme à l'ouvrage. Fauche et Léturgie décide de se concentrer sur la construction du pont, ce qui fait que l'on ne voit pas Lucky Luke arrêter Billy the Kid, les Daltons et les autres évadés, ce qui constitue un bon choix de leur part (quoique si ils avaient choisir de le montrer, l'album aurai dépassé 44 pages).
Il y'a beaucoup de rebondissements et de bonne idée, que Morris illustre avec son dessin toujours aussi impeccable.
Un bon album en définitif.

Un album que j'ai trouvé moyen. Certes il y'a pas mal d'anciens personnages qui font leur retour, comme Billy the Kid ou Jesse James (vu le nombre d'albums qui leur sont consacrés, les Dalton ne m'ont pas donné cette même impression). Le personnage de Belle Star semble bien trouver. Elle a du caractère et sait imposer sa loi. Enfin des personnages historiques sont mis en scène.
Mais derrière tous ces bons points, je trouve d'une part que les anciens personnages font un peu figuration et que leur rôle ne sert pas à grand chose. De plus Belle Star tombe assez rapidement. J'aurai préféré qu'elle donne autant de fil à retordre à notre héros qu'elle ne lui en donne au départ
Le scénario est quand même assez sympa, mais aurait gagné à être plus approfondi. A noter quand même une petite allusion au tout premier album de Lucky Luke et au seul meurtre (non censuré plutôt) commis par notre héros.

Un album moyen (comme c'est malheureusement le cas depuis L'amnésie des Dalton) qui a pourtant de bonnes idées. Après Fauche, c'est au tour de Léturgie de signer seul un scénario pour Lucky Luke (il a quand même signé celui de Kid Lucky).
La principale bonne idée est de placer l'histoire au klondike, dans le contexte de conquête de l'or. Mais les bonnes idées sont peu nombreuses. Le mountie n'apparaît pas sympathique (en tout cas nettement moins que celui de Les dalton dans le blizard), et on est content d'en être débarassé.
Le retour de Jasper, et surtout de Waldo (Jasper est absent pendant presque tout l'histoire) ne suffit pas à sauver l'album.
Un album avec quelques bonnes idées donc, mais assez moyen.

Un album plutôt moyen que cet OK Corral. Il y'a certes de bonne idées dans cet album, comme par exemple les trois frères Eart ou encore les personnages du croque mort et du dentiste, mais beaucoup de situations sentent le déjà vu. Le thème des élections à déjà été abordé (Lucky Luke contre Joss Jamon), la prétendue mort d'un personnage aussi (Jesse James). Il y'a également pas mal de situations grotesques dont les démonstrations de tir de Lucky Luke. Personnelement, je trouve qu'elles passent moins bien qu'avant, et l'affrontement final est peut-être le pire que j'ai vu (trois pistolets lancés à différents moments (et encore, on en voit que deux être lancés) qui se retrouve excatement au même endroit en vol).
Le dessin de Morris est lui toujours aussi bon.

Un album assez moyen que ce Marcel Dalton.
L'histoire raconte l'arrivée d'un nouveau membre de la famille Dalton (encore un). Celui-ci est suisse, et on peut dire que les auteurs s'en donnent à coeur joie avec les clichés (couteau suisse, horloge, fondue) et j'en passe, mais celà n'a pas la même saveur que dans l'excellent Astérix en Hélvétie.
Marcel veut que ses neveux reprennent une banque qu'il a acheté aux Etats-Unis, mais avant, il faut les former. On peut donc dire que l'histoire ne respecte pas la chronolgie de la série, car les Dalton savent très bien tenir une banque (relisez l'excellent: Les Daltons se rachètent, de Goscinny et vous verrez). Les Daltons semblent même absents de l'histoire.
L'homme qui doit faire échouer Marcel Dalton embauche un tueur qui ressemble beaucoup dans sa façon d'agir à Ratelnek Joe (de Western Circus), en plus pitoyable. beaucoup de gags sont soit du déjà vu (le coup de la valise dans En remontant le Mississippi) ou trop utilisé (les bandits ayant des noms de serpent.
La dernière partie de l'histoire semble presque indépendante du reste.
le dessin de Morris est toujours aussi bon, mais l'histoire est vraiment moyenne.

Un tome dont j'avais des souvenirs négatifs et que je viens de relire, ... et finalement mes souvenirs n'étaient pas si juste. Ce tome est assez sympathique et possède de bonnes idées, comme de faire de Averell un disciple de Dunkle. Les deux autres frères Dalton (William et Jack) semblent plus présents, et Joe est cruel à souhait.
Cependant notre héros semble en retrait, Jolly Jumper ne participe pas, et finalement Ran Tan Plan leur vole un peu la vedette. On a même parfois du mal a le reconnaître (il vole au secours de Lucky Luke qu'il considère comme son maître), et finalement l'idée après cette scène pour montrer qu'il est toujours le chien idiot tombe a plat.
Un album qui a donc de bonnes idées, mais qui n'est pas le meilleur.

3ème histoire scénarisée Bob de Groot (le bandit manchot, marcel dalton) qui est du même niveau que sa précédente. Dans cette histoire, il ne se passe pas grand chose, et la facilité avec laquelle les 3 personnages affrontent les obstacles donne l'impression qu'ils sont des mises en scènes comme dans Le grand duc, le charme en moins.
Bob de Groot montre d'ailleurs qu'il aime les personnages grotesques, car le méchant qui veut se venger (dieu sait combien de fois il le dit dans l'album) est aussi pitoyable que le mauvais dans Marcel Dalton. On a presque de la pitié pour Curly.
En ce qui concerne l'artiste peintre, si a la fin on n'avait pas des informations nous apprenant que l'homme a réellement existé, on pourrait penser que l'auteur s'est inspiré d'Obélix de Goscinny et d'Uderzo.
Certaines situations nous font penser à des albums de Goscinny, comme le renversement d'autorité dans un couple (voir l'album La diligence)
Le dessin de Morris est toujours aussi beau pour ce 71ème album (si on compte les deux Kid Lucky), nous donnant même de beaux tableaux.
Un album donc assez moyen

Un album assez moyen que ce dernier album dessiné par Morris. Il ne se passe pas grand chose dans cet album, dont notre héros, Jolly Jumper et Ran Tan Plan semble presque absents. Ce sont les Dalton qui font l'histoire et celle-ci peine à avancer. On n'a d'ailleurs pas l'impression de retrouver nos chers Dalton (Joe pique peu de colère et Averell n'est plus aussi drôle qu'avant).
Tenter de fâcher les frères peut paraître être une bonne idée, mais elle est mal exploitée (en à peine 5 pages). L'histoire peine d'ailleurs à avancer, et finalement on en vient à souhaiter que notre héros arrête les Daltons.
Un album surtout à lire car il est le dernier de Morris, le papa de Lucky Luke.