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Tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke
 

Lucky Luke vu par ..., tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke

 
 

Résumé

Lucky Luke vu par ..., tome 1 : L'homme qui tua Lucky LukeAfin d'acceder au résumé de Lucky Luke vu par ..., tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Lucky Luke vu par ..., tome 1 : L'homme qui tua Lucky LukeLucky Luke a 70 ans et pour l’occasion un album spécial sort et fera un peu penser aux albums de la série parallèle de Spirou et Fantasio (Une aventure par …).

En lisant l’album on voit clairement que l’auteur tient à rendre hommage aux premiers albums de la série quand Morris était encore seul aux commandes. Et cela se voit aussi bien au niveau des dessins que du scénario. Du coup, on a une histoire où l’humour est peu présent, le western est y représenté de façon plus sérieuse et les personnages semblent plus réalistes (d’ailleurs Jolly Jumper ne parle pas une seule fois).

L’histoire de l’album se parcourt avec un vrai plaisir, même si on peut noter que l’on devine assez facilement qui sont les vrais ennemis (mais est ce que l’auteur essaye vraiment de la cacher), et que la fin semble assez rapide. En fait un des vrais intérêts est de découvrir les vraies motivations des adversaires de notre héros. Et de ce point de vue l’auteur fait fort, car il nous présente des personnages pas si méchants que cela au final. Cela montre bien que dans la réalité tout n’est pas blanc ou tout n’est pas noir.

L’auteur nous offre donc une excellente histoire et son dessin s’accorde bien avec le scénario. Il nous offre des scènes assez fortes, comme la mort d’un personnage et nous donne des explications au fait que Lucky Luke arrête de fumer.


Chronique rédigée par difool le 09/04/2016
 
 
Statistiques posteur :
  • 895 (69,06 %)
  • 60 (4,63 %)
  • 341 (26,31 %)
  • Total : 1296 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.57
Dépôt légal : Avril 2016

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lucky Luke vu par ..., tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke, lui attribuant une note moyenne de 3,57/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

12 4 2017
   

J'avoue que j'ai eu du mal pour trouver cet album dans la base de données, je ne savais pas que ça faisait partie d'une collection "Lucky Luke vu par ...", tiens, pour moi c'était un one-shot classique qui aurait dû être enregistré à la lettre H, mais bon, si cette collection doit continuer, pourquoi pas ?

Lucky Luke est à son tour revisité comme l'ont été Bob Morane, Michel Vaillant, Ric Hochet et d'autres, sauf que là, ce n'est pas un album qui semble continuer la série, c'est plus perçu comme un hommage à Morris. L'auteur se plie avec brio à l'exercice de style en se fondant dans l'univers de Morris, et en se réappropriant les codes de la série, tout en gardant sa propre identité et sa touche personnelle. D'ailleurs, le ton n'est pas absolument comique comme un vrai "Lucky Luke", il y a un petit côté sombre, plus dur, plus adulte.
Je connaissais mal Matthieu Bonhomme, n'ayant lu que "Texas Cowboys" que je n'avais d'ailleurs pas aimé, aussi dès la première page, on ne peut y croire en voyant la silhouette bien connue qui git lamentablement dans la boue ; on se doute que ce n'est pas possible car je crois qu'aucun auteur moderne de BD n'aurait l'audace de flinguer un tel mythe comme "Lucky Luke" (ce serait même suicidaire pour sa carrière), lecture qui reste pour moi et pour plein de gens un souvenir d'enfance très ancré, et il m'arrive d'en relire encore parce que ça fait du bien et qu'on en a besoin. Le titre de cet album est quand même sacrément racoleur, car destiné à accrocher le lecteur potentiel, mais c'est bien trouvé.

On ne peut pas dire que le scénario présente une grande originalité, mais la façon dont c'est conté reste très séduisante, car les clins d'oeil abondent dans cette Bd, Bonhomme réutilise habilement tous les éléments qui ont fait la réputation de la Bd de Morris : bagarre de saloon, sheriff qui taille un bout de bois, gag de Jolly Jumper (qui crache de la flotte sur le vieux grigou), l'habileté au tir de Luke, le croque-mort, les plans qui imitent ceux de Morris... sans parler des allusions aux personnages, comme ceux de Laura Legs, Phil Defer ou les cousins Dalton qui sont évoqués, et à la fin le brin d'herbe remplaçant la cigarette, avant la traditionnelle image finale avec le sempiternel "I'm a poor lonesome cowboy and a long way from home"...

On remarque aussi que le nom de Morris apparait sur une tombe du cimetière, et que le personnage de Doc Wednesday est directement inspiré par celui de Doc Holliday. L'auteur se livre donc à un joli florilège de figures du western (un sheriff incapable, des villageois vindicatifs, des mineurs, des frères soudés, des Indiens boucs émissaires, des conducteurs de diligence, une jolie femme arrivant dans ce monde de brute...).

Et pour couronner le tout, le dessin est vraiment superbe, très agréable à l'oeil, ne cherchant pas à copier le trait caricatural de Morris, c'est un très joli style semi-réaliste, une pureté de ligne proche de la Ligne Claire et de belles images de nuit et de décors naturels ; c'est plus appliqué que sur "Texas Cowboys", et j'ajoute que le visage de Luke est plutôt conforme à ce que j'avais imaginé sur un dessin moins caricatural.
Un bel hommage à une Bd éternelle qui nous a tous enchanté et réjoui, et aussi un bel hommage au western.

18 3 2017
   

Forcément, avec un titre pareil, je m’attendais à ce que cet album vienne véritablement « tuer » Lucky Luke. Et si ce n’est pas tuer le personnage, je me serais attendu à ce qu’on vienne tuer ce qu’il représente, ou du moins, le malmener. Et du coup, dès que l’on comprend que l’auteur nous proposera finalement une histoire de Lucky Luke bien classique, avec les méchants voleurs d’or, on serait presque déçu, recherchant ce qui fait l’originalité de cet album.

Mais finalement, on se prend au jeu. L’originalité, c’est le dessin de Bonhomme, qui apporte une maturité différente au personnage et donc à la série. L’originalité, c’est également ces running gags autour du tabac ou encore de ces pierres tombales dans le cimetière. L’originalité, c’est enfin la personnalité de ces trois méchants, peut-être plus nuancées que ce à quoi on aurait pu s’attendre dans une production plus classique. Même si cette originalité souffre d’un manque de crédibilité, notamment lorsqu’Anton bâillonne son père (pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ?), la fin de l’ouvrage permet d’apprécier différent ces trois frères, autrement que dans le goudron et les plumes.

On est tout de même sur une bien belle atmosphère, Bonhomme capitalisant sur son "Texas Cowboys" pour renouer avec cette ambiance de far west qu’il réussit si bien. Le scénario n’est pas désagréable, l’ensemble est un peu classique, mais le fait de donner ces traits à Lucky Luke et à Jolly Jumper vient apporter ce renouvellement que l’on attend de ce type d’hommage, même si on peut regretter que la rupture ne soit pas plus nette avec le héros historique.

15 7 2016
   

Lucky Luke vu par…Ou comment faire vivre un héros quand les auteurs d’origine ne sont plus et que les remplaçants manquent d’imagination ?
Je ne sais pas que penser de cette nouvelle mode des séries par d’autres auteurs. Nous avions déjà Spirou et maintenant Lucky Luke. Personnellement ça me fait un peu peur. Je suis parfois un peu trop traditionnel et j’ai du mal à accepter certains changements. Retrouver mes héros d‘enfance (mal)traités par tout un chacun est un postulat qui ne m’attire pas.
Cet album m’est tombé entre les mains grâce à un ami. Et sinon, surement ne l’aurais jamais lu.
Alors, en bref, je ne suis pas contre, sans être pour non plus. Je n’ai pas trouvé que cela apportait ou retirait quelque chose à la série d’origine.
Enfin si, et plutôt que cela retire à la série d’origine.
J’ai trouvé que le fait que Lucky Luke tire plus vite que son ombre n’est pas assez mis en avant, j’ai trouvé que l’humour propre à la série d’origine était absent, ou pas suffisamment présent.
Mathieu Bonhomme livre une version plus mature, plus adulte de Lucky Luke, mais sans oser finalement aller assez loin de ce point de vue.
Pour autant, Matthieu Bonhomme a gardé beaucoup de choses de la série d’origine. Une ville du Farwest perdue, isolée, des cowboys, des indiens, des mineurs, un Sheriff…Hum…Oui, en fait, c’est un western. Et finalement, n’importe quel cowboy aurait pu remplacer Lucky Luke dans cet album.
OK, et si j’oublie qu’il s’agit d’un Lucky Luke, que vaut cet album ? Il est plutôt plaisant ma foi. Sans être délurément original, le scénario se base sur une enquête policière. Une diligence a été attaquée, son conducteur tué, le Sheriff local est dépassé et la population demande au héros de retrouver le coupable.
Le scénario est plutôt linéaire, sans vraie rebondissement ni surprise. Pour autant il est bien conduit, logique, fluide.
Le petit plus ? Le gag récurrent sur le tabac et pourquoi Lucky Luke a abandonné la cigarette.

En revanche, point fort de cet album j’ai beaucoup apprécié le dessin et les couleurs utilisées.
Le trait fin, racé et personnel de Matthieu Bonhomme. Les décors épurés, mais efficaces.
Avant cet album, je ne connaissais pas le travail Matthieu Bonhomme. Ni en tant que scénariste ni dessinateur, ni même coloriste.
De toute évidence, c’est un artiste complet et l’aspect visuel de cet album m’a conquis.
L’alternance de cases aux couleurs chaudes et froides, l’ajout d’aplats rouges sur certains détails des cases donnent une ambiance visuelle très personnelle et très appréciable.
Surtout que les grandes lignes du style Lucky Luke sont respectées. Lucky Luke est parfaitement identifiable, les personnages légèrement caricaturaux…
Matthieu Bonhomme a su s’approprier le dessin avec brio.

4 5 2016
   

C'est un album auquel je n'ai pas pu résister, dès que j'ai vu la couverture, et encore plus en feuilletant quelques pages pour m'assurer que le dessin tenait la route. Et comment ! Par contre, je n'ai pas pu tester le scénario avant, et là, je dois dire que je suis mitigé. Très très beaucoup. Mais commençons par le meilleur, le dessin.

Même quand on connaît déjà le trait de Matthieu Bonhomme, on ne peut qu'applaudir à ce mélange réussi entre le trait de Morris et la touche personnelle de l'auteur. Tout en gardant un trait extrêmement lisible, on est dans un univers plus sombre, plus noir, tout le début de l'album se passe de nuit et sous la pluie, ambiance que l'on retrouve sur la couverture. C'est une façon directe d'annoncer un scénario sans concession, comme le titre nous l'affirme : il va y avoir des morts. On se souvient que Morris avait été obligé de retravailler la fin de l'album "Hors-la-loi", jugée trop violente par les emmerdeurs habituels.

Il y a aussi quelques gags visuels, comme le vieux qui crache sur les sabots de Jolly Jumper qui lui rend la pareille avec les intérêts, ou la tombe de Morris avec une épitaphe que je vous laisse découvrir. Et aussi une vraie bonne idée pour expliquer comment et pourquoi Lucky Luke remplace sa cigarette par un brin de paille. Bon, voilà, que du plaisir, quoi.

Malheureusement le scénario me fait trop, beaucoup trop penser à du Blueberry. Dès l'apparition de Doc Wednesday, ça saute aux yeux : les trois frères qui assument le poste de shériff, la fausse attaque de diligence avec un faux indien, la chanteuse de saloon qui débarque en diligence, la ville où le port d'armes est interdit, sans oublier la mort du héros flingué dans le dos, comme dans "Mister Blueberry". Du coup, le scénario a été pour moi cousu de fil blanc du début à la fin, et je le regrette, même si j'avoue avoir lu globalement l'album avec plaisir.

Donc un résultat mitigé pour moi, parce que je trouve que l'auteur ne s'est pas beaucoup casé la tête pour le scénario en allant piquer les idées du voisin tout aussi célèbre que notre cow-boy solitaire. Qui s'en va quand même sur l'inévitable "I'm a poor lonesone cow-boy" ...

3 5 2016
   

70 ans c’est encore un peu jeune pour mourir, même pour un cow-boy qui doit constamment faire face aux nombreux dangers du Wild West. Pourtant, Matthieu Bonhomme, qui s’est vu confier le premier one-shot de cette nouvelle collection « Lucky Luke vu par… », intitule son album « L’homme qui tua Lucky Luke ». En voilà une drôle de manière de fêter l’anniversaire du héros de Morris !

Cette collection ne propose donc pas la suite des aventures du célèbre cow-boy qui tire plus vite que son ombre, mais invite plusieurs artistes à venir donner leur propre vision du personnage, le temps d’un album. Après son excellent "Texas Cowboys", l’auteur d’ "Esteban" renoue donc avec le western en s’attaquant au mythe du célèbre cow-boy solitaire.

Force est de constater que Matthieu Bonhomme rend un hommage particulièrement respectueux au personnage, notamment en utilisant d’autres protagonistes créés par Morris, tel que Laura Legs, mais également en plaçant la renommée du célèbre pistolero au centre du récit. Il ajoute néanmoins sa touche personnelle au personnage, notamment en dépeignant un héros légèrement plus sombre et moins solitaire que d’habitude, puisqu’il est aidé par un certain Doc Wednesday, dont le nom fait inévitablement penser à Doc Holliday, l’as de la gâchette célèbre pour sa participation à la fusillade d’O.K. Corral en compagnie de Wyatt Earp.

Si ce récit, qui se déroule dans une ville minière, est forcément riche en pépites (quoi que…), Matthieu Bonhomme livre une intrigue très classique et sans véritables surprises. Même le subterfuge qui se cache derrière cette scène où notre héros mord la poussière est finalement assez prévisible. De plus, les adversaires de Lucky Luke manquent quelque peu de charisme et ne laisseront donc pas un souvenir impérissable.

Et pourtant, malgré un scénario un peu trop convenu, cet hommage au personnage vaut assurément le détour. Déjà, rien qu’au niveau du graphisme, cet album est un véritable délice. De la couverture à la dégaine de Lucky Luke, le dessin est une totale réussite. De plus, Matthieu Bonhomme parvient à insuffler une certaine modernité à l’univers imaginé par Morris.

Un premier one-shot convainquant et je suis curieux de découvrir ce que Guillaume Bouzard réserve au personnage, dans un second one-shot prévu pour le mois de juin.

14 4 2016
   

Je lorgnais sur cette BD depuis que je savais qu’elle allait sortir. Un Lucky Luke dessiné par le talentueux Matthieu Bonhomme, ça attise la curiosité.

Le dessin ressemble à du Lucky Luke sans en être réellement, l’auteur n’a pas totalement dénaturé son trait , à la manière de Achdé pour la série mère, pour coller avec du Morris. On est dans du Lucky Luke « à la manière de Matthieu Bonhomme ». On reconnait facilement le héros et son cheval, quant aux autres ils auraient pu être inventer par le créateur du cow boys solitaire. Même les cadrages ne sont pas complétements pompés sur le style Morris, on n’est ni dans le western spaghetti pur, ni dans le western à l’ancienne style John Ford. Pour moi on se situe entre les deux, même si le titre est un copiage total de « l’Homme qui tua Liberty Valance » de John Ford avec John Wayne.
Rien que pour cela, l’hommage (puisque c’est de cela qu’il s’agit, est réussi.

Pour l’histoire, ça reste très classique, pas de très grande surprise, et c’est à mon avis le point faible de la BD. Une simple opposition entre LL et une famille de truands qui dirige la ville de frog town. Heureusement, Matthieu Bonhomme introduit le running gag du tabac et de la cigarette, qui trouve une merveilleuse conclusion dans la dernière page de cet album. Quelle bonne idée, c’est un gag qui marche bien et qui aurait certainement plu a Goscinny. Pour autant ce n’est pas aussi drôle qu’un LL classique, il manque un brin d’originalité aux bandits, un brin de folie à un Jolly Jumper qui reste désespérément muet toute l’histoire.

Au final je ne suis pas déçu, l’auteur réussi de fort belle manière cet hommage, faisant rentrer Lucky Luke dans un vrai western et pas qu’une parodie. Il manque surement un peu d’originalité pour qu’il devienne mémorable.