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Michel Falardeau est un jeune auteur québécois, né en 1979, auquel on doit déjà "Mertownville". Dargaud publie ici un one-shot qui sent bon la fin d'adolescence et qui se destine plus particulièrement à un public sorti depuis peu de cette période qui retrouvera avec plaisir des sensations encore fraîches.
En commençant par préciser que "Luck" s'adresse plutôt aux jeunes, je ne veux pas faire de sectarisme mais plutôt mettre en avant la première réflexion que je me suis faite en fin de lecture. J'ai pensé à des BD comme "L'Année du dragon", même si Falardeau a un sens de l'humour moins affirmé que Duprat et Vanyda. Le personnage principal se cherche, tant sentimentalement que dans ses activités, et l'ensemble du récit tourne autour ce ces errances.
Il y a un certain contenu, puisque Falardeau déploie son histoire sur 128 pages, mais on n'a pas l'impression de quelque chose de dense, loin de là. "Luck" ressemble davantage à une succession de petites scènes de la vie quotidienne qu'à un roman graphique d'ampleur sur le passage à l'âge adulte. C'est sympathique à lire mais l'ambiance est nettement moins touchante que dans un "Blankets" ou moins fun que dans "L'Année du dragon".
Le graphisme de Falardeau, qu'on sent à la fois inspiré par le manga et par les comics, renforce le côté "jeune", avec un dessin très ancré dans son temps (et qui pourrait mal vieillir, à vérifier dans dix ans ! :) ). C'est plaisant à regarder mais cela manque un peu de personnalité et d'âme à mon avis.
Une lecture qui peine à se démarquer de pas mal d'autres albums du même genre.