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Lorna
 

Lorna

 
 

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Planche de LornaSuperbe tour de force que ce one-shot de Brüno, superbe hommage aux séries Z, cinéma bis, nanards assumés !

Le risque était grand, et voir Brüno oeuvrer en tant que scénariste est une réelle bonne surprise.

Son dessin, on le connait maintenant : son style réaliste/minimaliste très expressif, aussi à l'aise dans les phases descriptives que dans les phases d'action, est mis à profit ici avec succès pour embarquer dès les premières pages le lecteur dans cette histoire déjantée. La bichromie utilisée (alternance noir et blanc / orange vif) donne un véritable pep's à tout l'album, qui pour le coup dégage une énergie assez géniale.

Le côté érotico-porno, associé à une vulgarité certaine sur quelques scènes, est complètement assumé et classe cet ovni dans une tranche clairement adulte, même si le sujet n'est pas aussi basique. L'histoire se tient, l'univers est très prenant, et la lecture de ce tome est une véritable bouffée d'air frais !

Et pour couronner le tout, cette sensation de bordel ambiant est en réalité bien factice, tant l'auteur tient son récit. La fin termine ce délire narratif et graphique avec brio, prouvant, pour qui en douterait encore, que Brüno est un auteur à suivre. Excellent !


Chronique rédigée par Piehr le 25/05/2012
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Avril 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Lorna, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 7 2012
   

Si vous avez aimé l’hommage délirant au cinéma Grindhouse de Run dans les deux premiers tomes de la série "Doggybags", ne lisez pas la suite de cet avis et courez acheter ce one-shot chez votre libraire.

Si vous n’avez pas lu "Doggybags", courez chez votre libraire pour acheter le premier tome de cette saga complètement déjantée. Vous allez adorer !

Quant à Lorna, dès les premières pages, on accroche aux personnages hauts en couleur. Il y a tout d’abord Ivan, tombé en panne dans le désert, qui jure comme un charretier sur cette Treblinka de m**** dont il a hérité et qui m’a fait pouffer de rire. Mais il n’y a pas que lui car Brüno fait très fort au niveau du casting. Jugez plutôt : Henri Luxe-Butol, fils d’un puissant industriel pharmaceutique et amoureux fou d’une actrice porno aux gros nichons, Tamara Teets, la star du X qui fait la une du Financial World entre deux scènes de cul, William Machin, un scientifique rancunier qui n’apprécie pas trop le fait qu’on lui pique son invention du siècle (une pilule capable d’augmenter considérablement le volume du sexe masculin), Max Busenmeister, producteur de films X, et finalement, last but not least, Werner, un extra-terrestre venu visiter la Terre à bord d’un robot géant aux formes plantureuses.

Vous l’aurez compris, Brüno se fait actuellement soigner en toute discrétion pour ce gros brin de folie intitulé “Lorna”, mais entre-temps, le mal et fait et cet album est donc disponible (pour un public averti) dans toutes les bonnes librairies. L’auteur y livre une histoire abracadabrantesque mêlant SF, horreur, porno, humour décalé et road-movie, mais également un hommage particulièrement réussi aux films de série B/Z. Brüno se lâche complètement et propose une intrigue mêlant un pingouin extra-terrestre, une femme géante qui se balade à poil et avale les hommes qu’elle rencontre, des militaires à la recherche de l’arme absolue, un monstre arachnéen et pleins d’autres absurdités. Et bizarrement, aidé par une narration exemplaire et des dialogues savoureux, il parvient à lier l’ensemble en un tout qui happe le lecteur de la première à la dernière page. Yep, ce type est fou !

Visuellement, on retrouve son style minimaliste, assez épuré, particulièrement expressif et extrêmement efficace. Si le tout est dynamisé par un découpage ingénieux, on ne retrouve pas la colorisation habituelle, mais une bichromie jaunâtre des plus réussies, qui accentue encore l’ambiance surréaliste de l’ouvrage. Une ambiance qui est d’ailleurs soignée jusque dans les moindres détails, de la maquette du livre au style rétro, en passant par les fausses publicités et sans oublier cette couverture faisant office de poster.

Une excellente surprise !

5 6 2012
   

Lorna est une lecture atypique. Hommage aux séries Z, cette bd réjouissante nous emmène dans un univers déjanté, inclassable. L’auteur mélange les genres, science-fiction, thriller, policier, pornographie il y’a de tout dans cet album pas comme les autres. L’influence de Tarantino est nette, Brüno c’est vraisemblablement ment fait plaisir ce sur projet.
L’histoire est très dense, pas simple de la résumé. Luxe-Butol junior est un jeune scientifique qui vie dans l’ombre de son père président du groupe LB pharma. Afin de se faire une place et un nom dans l’entreprise familial il vole le projet de son collaborateur, machin, le priaps. Ce médicament donne aux hommes des capacités sexuelles hors norme, c’est un carton commercial immédiat. Machin remplit de rancœur va alors transformer Luxe-Butol junior en immonde mutant condamné à erré sans but dans le désert américain. Dans le même temps les extra-terrestres essaie d’envahir la planète à travers un robot en forme de femme géante nue. Le scénario donne envie non ?
Pour servir cette histoire abracadabrantesque, Brüno use d’un style épurée. Son trait est simple, nette, complétement fluide. La ligne claire poussée à l’extrême en quelques sortes. Et c’est assez réussi. La mise en couleur tout en nuance de jaune renforce l’ambiance série Z.
Un album hors norme, idéal pour tous les lecteurs qui aime sortir des chemins battu.
Attention, l’ouvrage n’est pas à mettre en toutes les mains. Les quelques passages pornographiques justifie la mention « pour public averti » en couverture.