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Tome 4 : Guyanacapac
 

Long John Silver, tome 4 : Guyanacapac

 
 

Résumé

Long John Silver, tome 4 : GuyanacapacAfin d'acceder au résumé de Long John Silver, tome 4 : Guyanacapac, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Long John Silver, tome 4 : GuyanacapacCe quatrième et dernier épisode de la série "Long John Silver" fait partie de ces albums très attendus par les amateurs de bande dessinée. On ne présentera donc pas cette série exceptionnelle, donc les trois premiers épisodes ont envoûté un large public séduit par une histoire captivante et un dessin très soigné. Il n'est jamais facile de conclure une histoire, en particulier quand elle a si bien commencé : chapeau donc aux auteurs qui ne font pas de faux pas final.

"Long John Silver", c'est l'Aventure avec un grand A, un récit de pirates dans la lignée de la référence du genre, "L'Ile au trésor" de Stevenson. Xavier Dorison a beau se montrer très humble par rapport à l'écrivain qui l'inspire, il n'en est que plus impressionnant par la qualité de son travail déjà observée dans plusieurs séries (citons "Le Troisième testament" et "Sanctuaire" parmi les plus remarquables). Les dialogues, les situations, les personnages : tout est crédible et dynamique, saisissant le lecteur dès les premières cases pour ne plus le lâcher. Dorison a même l'élégance d'éloigner ce dernier épisode de l'ambiance si réussie des trois premiers, avec un élément marin qui s'estompe et une intrigue qui s'adapte à la terre ferme. Atmosphère fantastique, action beaucoup plus présente, on pense à la fois à "Indiana Jones et le temple maudit" pour le cinéma et à "Sanctuaire" pour la BD (auto-référence pour le scénariste, donc !). C'est toujours aussi réussi et on sait gré à Dorison d'avoir su nous surprendre pour achever son intrigue qui fait date.

On est tout aussi reconnaissant à Mathieu Lauffray d'avoir si bien mis en images cette formidable aventure. La couverture est somptueuse, mais ce n'est pas la première fois pour la série. Plusieurs doubles pages sont magnifiques, en couleur directe ou pas ; l'aboutissement de la quête des pirates trouve un graphisme à la hauteur de l'enjeu pour les personnages. L'ambiance est sublimement rendue par les décors, ainsi que par les cadrages et les attitudes des personnages. Lauffray parvient à rendre très inquiétantes les scènes, par des rictus, par une contre-plongée, par des onomatopées assourdissantes ou enveloppantes comme un linceul. Il met sa technique au service de son art. L'ensemble est remarquable.

On avait adoré les trois premiers albums. Inimaginable donc de ne pas lire cette conclusion qui rend définitivement "Long John Silver" incontournable : c'est sans doute la meilleure bande dessinée de pirates à ce jour. Bravo messieurs, et merci.


Chronique rédigée par Jean Loup le 30/04/2013
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.63
Dépôt légal : Avril 2013

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Long John Silver, tome 4 : Guyanacapac, lui attribuant une note moyenne de 4,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 7 2013
   

Avec cette conclusion, les auteurs confirment ce que l'on supposait depuis le tome précédent. Le scénario va chercher plus loin que la simple chasse aux trésors et dans ce temple aztèque, il y aura bien de l'or forcément, mais il y aura également d'autres surprises. C'est avant tout une grande aventure qui se conclue ici, avec des personnalités fortes qui l'on aura vu évoluer tout au long de ces 4 tomes. Si Long John Silver reste bourru, les personnalité de Lady Vivian ou du docteur se sont durcies et se sont enrichies au fil des péripéties et n'ont plus grand chose à voir avec leur présentation dans le premier tome.

Ce dernier tome nous emmène dans un univers à la limite du fantastique : les auteurs jouent sur ce que l'on connaît des peuples d'Amérique du Sud du temps des conquistador : des sacrifices humains, de l'or, et cette théologie centrée sur les éléments. On reprend tout cela pour construire un nouvel environnement, parfois un peu confus. Ca bouge dans tous les sens, on retient son souffle sans pouvoir véritablement libérer le ouf de soulagement. C'est dans une tension constante que le scénariste maintient le lecteur, tension qui l'hypnotise jusqu'à la dernière page de l'ouvrage.

Le dessin est de toute beauté. Outre les personnages, les visages, les postures, on ne pourra qu'admirer les costumes, les masques, et les décors : ce sont par ces éléments, plus que par le scénario, que le récit prend une teinte presque fantastique. C'est peut-être parfois un peu sombre, le dessinateur en fait parfois un peu beaucoup, avec ses varans notamment, mais dans l'ensemble, le trait donne à cette histoire toute son irréalité, tout son dynamisme, toute sa magie. C'est un véritable bonheur que de se perdre dans ces pages.

Long Jonh Silver renfore ici sa propre légende, gage d'immortalité qui est certainement le plus beau des trésors. Quant au lecteur, son trésor, c'est certainement ce dernier tome ainsi que les trois qui le précédent.

27 6 2013
   

Il aura donc fallu attendre quatre ans pour connaître la conclusion de cette reprise du personnage de L’île au trésor, petit chef-d’œuvre de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, par Xavier Dorison et Mathieu Lauffray.

Le lecteur prend donc grand plaisir à retrouver les membres d’équipage du Neptune, coincés dans la forêt amazonienne et trahis par Moxtechica, l’indien qui leur sert de guide depuis le début de cette chasse au trésor. Les pirates découvrent d’ailleurs enfin la mystérieuse et tant convoitée cité de Guyanacapac…

L’ambiance de ce récit qui fourmille de caractères forts, dont la plupart sont empruntés à l’œuvre mythique de Stevenson, se modifie au fil des pages de cette conclusion. En retrouvant la terre ferme, le scénario prend en effet une orientation plus fantastique. Les auteurs découpent l’histoire en plusieurs parties et passent régulièrement d’une trame à l’autre tout en faisant progressivement monter la tension. Il y a d’une part les retrouvailles entre Vivian et son mari Lord Byron Hastings, d’autre part le sort réservé aux membres d’équipage, mais surtout le parcours d’un Long John Silver qui continue d’alimenter sa propre légende.

Le suspense monte donc crescendo jusqu’à cet affrontement final merveilleusement mis en images par Mathieu Lauffray. Après avoir affronté les tempêtes en mer et la jungle amazonienne, le talentueux dessinateur livre des décors aztèques saupoudrés de fantastique absolument merveilleux. Son dessin continue de dégager une puissance incroyable, qui sied parfaitement à cette conclusion riche en action. Au fil de cette saga il aura indéniablement contribué à donner vie aux différents personnages et à glorifier la légende du pirate charismatique créé par Robert Louis Stevenson.

Une saga incontournable !

6 5 2013
   

Ayant adoré les 3 premiers volumes de la série, je ne pouvais pas passer à côté de ce 4ème et dernier tome, le seul problème étant comment le lire sans l'acheter, je me voyais mal le lire entre deux rayons de ma librairie. ça tombe vraiment super bien puisque ma bibliothèque a eu la bonne idée de se le procurer très rapidement.

J'ai donc pu me mettre dans les meilleures conditions pour le lire, enfin "lire" c'est un bien grand mot, "dévorer" correspondrait plus tellement je n'ai pas lâché le morceau d'un bout à l'autre. C'est du grand art, l'histoire est parfaitement maitrisée, tous les personnages et situations sont crédibles. Je n'avais pas lu une telle histoire de pirates depuis...je ne sais même pas si j'en ai déjà lu ou vu une aussi bien. Donc je tire un grand coup de chapeau à Dorison pour son scénario qui le fait rentrer au Panthéon des scénaristes BD (si, si, je le pense !).

Graphiquement, c'est aussi niquel, d'une grande beauté, des paysages à couper le souffle, des doubles-pages iréelles. Les personnages prennent vie devant nous, j'en tremble encore. Donc je tire aussi un grand coup de chapeau à Lauffray pour son dessin qui le fait rentrer dans la catégorie des géants de la BD (je le pense aussi).

Bon, j'aimerais bien dire un peu de mal parce que sinon on va croire que je suis envoyé par les auteurs, mais je ne vois pas et comme j'ai plus de superlatif pour qualifier cette série je vais m'arrêter là.

En tout cas si vous aimez l'Aventure, les pirates ou la vraie BD, "Long John Silver" est a lire, a posséder, d'ailleurs je m'en vais la mettre sur ma liste d'achat.