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Tome 2 : Bonny and Pierrot
 

Les vieux fourneaux, tome 2 : Bonny and Pierrot

 
 

Résumé

Les vieux fourneaux, tome 2 : Bonny and PierrotAfin d'acceder au résumé de Les vieux fourneaux, tome 2 : Bonny and Pierrot, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Les vieux fourneaux, tome 2 : Bonny and PierrotVous avez aimé le premier ? Vous aimerez ce tome 2. Encore une fois je me suis régalé en suivant les aventures de nos papis. Lupano est décidément très fort, cet auteur a un don de conteur rare. Pour preuve tout ce qu’il fait est brillant et ce dans tous les domaines : du western spaghetti avec « l’homme qui n’aimait pas les armes à feu », du simple conte avec « Le singe de Hartlepool », en passant par le one shot contemporain avec « ma révérence », ou dernièrement avec une histoire sans parole « un océan d’amour ». Il avait déjà fait mouche dans l’humour avec le premier tome de cette série gériatrique, il récidive avec ce tome 2.

Ce qui me plait c’est d’ores et déjà le ton employé, tout sonne terriblement juste : les dialogues et les situations. Qui ne s’est jamais retrouvé démuni dans une boulangerie devant le nom des nouvelles baguettes ? C’est effectivement le fil rouge de tout le livre. Les dialogues coulent tout seul et les situations s’enchainent sans heurts. C’est d’une limpidité à toute épreuve, on en oublie qu’on lit une BD. Je ne vous parlerais pas de toutes les situations qui sont à mourir de rire, de peur de spoiler un livre qui se découvre, je pourrai citer sans trop en dire : le mouton, les attentats du vieux qui se lâche, la vieille hackeur… Tant de situations tellement bien vues et drôles, que j’en oublie volontairement.

Le dessin contribue aussi au bonheur de ma lecture, le trait de Cauuet est parfait, et je lui tire aussi mon chapeau.

Dans la catégorie humour, je crois que « les vieux fourneaux » est la série que j’attendais le plus, à la fois novateur par le sujet (une série sur des vieux qui l’eut cru ?), dans le ton à la fois réaliste et cartoon. Lupano aurait surement pu faire du cinéma mais pour le moment il fait de la BD alors profitez-en !


Chronique rédigée par Olivier73 le 21/11/2014
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Octobre 2014

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les vieux fourneaux, tome 2 : Bonny and Pierrot, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 8 2015
   

Avec cette série, Lupano nous a inventé des héros particuliers, mais plein de charme et d'humour. Il faut dire que prendre des petits vieux comme héros était un choix audacieux, mais le premier tome nous avait convaincu de l'intérêt de la chose. Ici, on reprend donc la formule, avec l'effet de surprise en moins, mais avec toujours le même humour, la même narration, et surtout le même plaisir. Lupano joue sur le décalage de l'âge et de la fonction : Pierrot en activiste révolutionnaire ou cette vieille nonagénaire en apprentie hackeuse, voilà qui n'est pas commun et qui force le sourire. Surtout lorsque l'on voit comment les actions de déstabilisation du pouvoir sont menées par ces petits vieux. En fil rouge, on retrouve ce sketch à répétition sur les baguettes de pains, qui sent le vécu et dans lequel je me retrouve. Cauuet assure une nouvelle fois au dessin, qui est à la fois expressif et tendre, d'une grande lisibilité.

En revanche, je trouve que la mise en situation est un peu moins bien trouvée que dans le tome précédent. Sophie qui, sans le vouloir, invente un nom qui n'est autre que celui de l'ancienne égérie de Pierrot, lançant ce dernier à la recherche de son amour perdu, sent quand même la facilité. Ca sent un peu le creux. Par ailleurs, je trouve que la tonalité de Lupano devient plus partisane dans cet album, comme si finalement, ce n'était plus vraiment les petits vieux qui rejetaient le système, mais Lupano lui-même. En nommant des partis politiques actuels, voire des personnalités (telles que Morano ou Hortefeux), Lupano prend le risque de donner l'impression d'un récit un peu démago, un peu facile. Ce qui faisait l'intérêt du premier tome, et son humour, c'était le décalage entre le mode de vie de ces petits vieux et notre monde contemporain, ainsi que les réflexions toujours percutantes face à ce monde. Ici, j'ai l'impression que c'est moins léger, plus engagé et ca me gêne. D'autant que du coup, ca devient également moins intemporel. Je ne voudrais pas que Lupano sacrifie son pouvoir comique au discours engagé (et franchement un peu écolo-démago-facile)... Je l'ai expérimenté avec Pothier dans "Revanche", et ce n'est pas une bonne expérience.

Mais Lupano me fait quand même rire, son idée reste originale, et le dessinateur qui l'accompagne est particulièrement doué. Je laisse pour l'instant le bénéfice du doute à l'auteur qui a peut-être voulu se mettre au diapason avec le personnage au centre de cette histoire : Pierrot qui, lui, est un anarchiste drôle.

11 12 2014
   

Ah, revoilà les p’tits vieux de Lupano et Cauuet !

Si le premier tome revenait sur le passé d’Antoine, c’est cette fois-ci celui de Pierrot qui est mis à l’honneur. En se concentrant sur l’activiste du groupe, l’auteur lève le voile sur la communauté anarchiste du troisième âge « Ni Yeux ni Maître » qui multiplie les attentats gériatriques sur Paris, tout en développant en toile de fond une vieille histoire d’amour qui refait surface.

Les ingrédients qui ont fait le grand succès du premier tome sont à nouveau présents : des dialogues finement ciselés et particulièrement truculents, un enchaînement de situations cocasses qui mettent en avant des seniors qui refusent d’abdiquer et des personnages hauts en couleurs et terriblement attachants. Outre Antoine, Mimile et Pierrot, le lecteur a droit à quelques « nouveaux » personnages… enfin, pas si nouveaux que ça car ils ont tout de même déjà quelques kilomètres au compteur. Je pense notamment à Fanfan, la nonagénaire qui héberge une cellule de contestataires dans sa somptueuse demeure, tout en suivant des cours d’informatique pour devenir hackeuse, mais également à Jean-Chi, l’arme de guerre secrète et malodorante de l’organisation.

Si les répliques des différents protagonistes sont souvent à mourir de rire, l’aspect légèrement caricatural du dessin semi-réaliste de Paul Cauuet contribue également à l’expressivité de ces personnages extrêmement attachants et foncièrement humains. Le dessinateur avait déjà travaillé sur "L'Honneur des Tzarom" avec Wilfrid Lupano et livre une nouvelle fois de l’excellent boulot.

Si le volet précédent était un énorme coup de cœur et que celui-ci reste excellent, il est cependant (inévitablement) un cran en-dessous du premier. La barre était évidemment placée très haute et l’effet de surprise n’est certes plus au rendez-vous, mais il y a également d’autres raisons. Tout d’abord l’impression que, dans l’obligation d’exploiter le filon du premier tome au plus vite, les auteurs n’ont pas autant travaillé l’histoire, se « contentant » de mêler une série de sketchs/gags, dont certains sont parfois un peu poussifs, voire surjoués. Il y a également la manière dont Lupano pointe du doigt les dérives du monde capitaliste et individualiste dans lequel nous vivons qui est moins efficace. Alors que la tirade de Sophie était aussi amusante que pertinente lors du tome précédent, son spectacle de marionnettes écolo-moralisateur manque cette fois totalement de subtilité.

Bref, moins bon que le tome précédent, mais tout de même excellent ! Vivement le tome suivant, qui devrait logiquement s’attaquer au passé de Mimile.