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Le tome 54 de nos deux compères revient avec le personnage de Miss Walker mise en avant dans l'histoire. En effet, tout au long du tome, elle est clairement le personnage principal. On en apprend beaucoup sur sa vie, Cauvin a pris soin de nous donner de nombreux détails authentiques. On sait qu'elle est sortie d'une célèbre école médicale, qu'elle déteste l'alcool et le tabac, qu'elle est une féministe dans l'âme et j'en passe. Je trouve intéressant le fait que les auteurs nous présentent une histoire avec ce personnage, qui est pour le moins original, replacée dans le contexte de la guerre de sécession. J'ai trouvé l'album plus sérieux que les précédents, ici nous n'avons pas une suite de gags sans intérêts. On trouve un scénario certes simple mais efficace, avec bien évidemment les deux héros qui se retrouvent toujours dans des situations impossibles. Les auteurs profitent une nouvelle fois de leur tome pour dénoncer les horreurs que peuvent engendrer les guerres, mutilations et autres séquelles. Cette idée est à la base du scénario puisque c'est le docteur qui va diffuser cette idée à travers les deux camps.
Côté graphisme pas de changement radical, les graphismes, couleurs et dessins restent inchangés dans la droite ligne des précédents albums. J'ai trouvé ce tome assez austère à l'image de la Miss, les petites chamailleries de Blutch et Chesterfield n'y font rien : le tome est fouillé et profond au niveau du scénario.
4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les Tuniques bleues, tome 54 : Miss Walker, lui attribuant une note moyenne de 2,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J'avoue que je suis déçu par ce tome, où nos deux compères ont un simple rôle de faire-valoir. En effet, ils ne sont responsables de rien, ni de l'arrivée de la toubib, ni de son départ, ils sont tout au plus victimes des machinations de leurs supérieurs. Machination qui, soit dit en passant, est cousue de fil blanc : comment pouvait-on espérer que Miss Walker arrive en une seule journée à démoraliser toute la troupe Sudiste ? Et pourquoi y envoie t-on également Blutch et Chesterfield ? C'est tout de même curieux.
J'ai trouvé l'histoire insipide, et du coup d'autres défauts me paraissent autant de handicaps et raisons pour ne pas aimer cet album. Le titre me parait mal choisit. Mary Edward Walker étant féministe à tous crins, le bon titre était "Docteur Walker", et pas "Miss Walker". Ou alors "Des bleus et des bosses". Bref. Je trouve aussi l'intervention de cancrelat inutile, même si c'est toujours sympathique de retrouver un personnage récurent, mais ça n'apporte strictement rien à l'histoire, en fait.
Un album qui ne mérite pas vraiment ça place dans la série, tant la participation de nos deux héros est transparente. C'est un album sur Mary Edward Walker auquel participent Blutch et Chesterfield, mais pas l'inverse. C'est dommage.
Sorti en 2010, « Miss Walker » est le 54ème album de la série « Les tuniques bleues ».
L’intérêt principal de cet album réside par son côté historique avec l’introduction du personnage réel Mary Edwards Walker, célèbre chirurgienne américaine, féministe et prohibitionniste. Faire référence à des faits ou personnages historiques me convient pour étoffer ma culture générale mais l’album, dans son ensemble, est un peu décevant.
Le scénario ne m’a guère enthousiasmé. C’est plat, mou, sans saveur. L’action est totalement absente de cet album. C’est un parti pris des auteurs, je ne peux leur reprocher mais cela ne m’a pas convaincu.
Le dessin de Lambil se modernise. Les lignes sont moins arrondies ce qui donnent aux personnages des silhouettes plus élancées. Ainsi, Chesterfield perd son côté bien portant des débuts de la série. Est-ce un bien ou un mal ? Cela ne me choque pas forcément, il est logique que les traits évoluent à mesure de l’expérience emmagasinée par Lambil. Finalement, le plus gênant réside dans le fait que le dessin apparait plus régulier, plus formaté avec moins de personnalité et moins d’imperfections. Un peu comme si l’auteur dessinait de façon mécanique sans y donner de sa personne.
Au final, il s’agit d’un album moyen dans la lignée des albums post an 2000. Il est désormais clair que 40 ans après la reprise avec succès de la série par le duo Lambil-Cauvin, cette série notamment via cet album a un peu de mal à se renouveler.
J'avoue que cela commence a devenir petit à petit lassant, à chaque nouvel opus, de devoir constater que, un peu plus, la série s'enfonce dans un certain anonymat en raison de la faiblesse des nouvelles histoires proposées.
Coté dessins, malgré tout, cela reste du bon Lambil, puisque les illustrations sont je trouve assez détaillées, avec toutefois un léger bémol au niveau des personnages où il me semble déceler quelques approximations ci et là. Mais cela reste agréable dans l'ensemble.
Mais comme cela devient habituel depuis maintenant une dizaine d'album, c'est du côté du scénario, de l'histoire en elle-même que ça laisse totalement à désirer.
Bon, on ne peut nier que le coté historique de cet album relatif à Miss Walker est plutôt intéressant, mais on en a vite fait le tour… Car pour le reste, si l'on retire tous les bavardages redondants relatif au personnage consacré par cet album, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n'est quelques petites scènes successives sans grand intérêt.
Les moins avertis vous diront que les scénarios des tuniques bleues ont toujours respecté le même canevas et la même trame, que le niveau global reste le même. C'est peut-être vrai mais, pour un fin connaisseur de la série comme moi, si l'on compare ce nouvel opus à des albums qui ont fait la beauté de cette série, des lacunes criantes apparaissent :
- Une introduction trop longue : six planches entières pour planter le décor, où il n'en fallait que une ou deux auparavant… C''est énorme…
- De longs bavardages répétitifs qui n'apportent rien ou peu à la trame de l'histoire, alors qu'à coté de cela, les dialogues qui devraient donner du peps à l'album restent assez convenus, sans surprises, et même au final, prêtent peu à sourire;
- Une histoire qui se traîne, où l'action est totalement diluée, voire inexistante, où les scènes sont répétitives, prévisibles, déjà vues et revues, et où on a le sentiment que seules deux ou trois péripéties interviennent dans l'album, ce qui en fait une histoire plate et sans rebondissement…
- Peu d'humour ou de scènes qui décrochent un sourire, des gags peu percutants…
Bref, cet album, à nouveau, je pense, n'apporte rien à la série. Je sais que les auteurs sont tenus par des délais de leur maison d'édition, mais franchement, il est plus que temps que les auteurs pondent à nouveau des scénarios plus aboutis plutôt que de sortir un… navet chaque année !
La cote globale de 2,5 que j'accorde à l'album est bien généreuse, mais c'est dans un souci de ne pas enfoncer encore un peu plus la série dans la spirale négative dans laquelle elle s'enfonce depuis plusieurs années…