36 478 Avis BD |15 524 Albums BD | 6 292 séries BD
Accueil
Avis BD de JAMES RED
 

Avis BD de JAMES RED sur Les Tuniques bleues


Note moyenne de Coin BD sur la série Les Tuniques bleues Moyenne Coin BD : 3,39/5
Note moyenne de JAMES RED sur la série Les Tuniques bleues Moyenne de JAMES RED : 3,31/5
 
Les Tuniques bleues, tome 4 : Outlaw
ajouté le 29/12/2006
Note de l'album : 3,50
Tome 4 : Outlaw

Les tuniques bleues avaient été lancées dans le journal Spirou pour pallier le départ de Lucky Luke chez Pilote. Les premiers albums proposent des histoires sur le principe de celles du cow-boy solitaire avec des Indiens et des bandits mexicains.
Cette histoire « Outlaw » choisit le même postulat. Le dessin de Salvé est assez étonnant, utilisant beaucoup les plans cinématographiques. Par contre, les personnages paraissent plus petits par rapport à ceux de Lambil. L’histoire est assez intéressante, on ne s’ennuie pas du tout. Le personnage de Mathias est assez amusant et la situation plutôt originale. Blutch et Chesterfield sont dégradés pour démasquer un groupe de bandits. Un bon album de la série.

Note de l'album : 3,50
Tome 6 : La prison de Robertsonville

Deuxième album de Lambil au dessin ; je dois dire que je le préfère nettement à celui de Salvérius. Cet album fonctionne une nouvelle fois sur le comique de répétition. Prisonniers des geôles sudistes, Blutch et Chesterfield multiplient les tentatives d’évasion.
Si les premières tentatives ne sont pas très originales et échouent lamentablement ; vers la fin, cela s’améliore nettement. J’ai bien aimé l’idée de la permutation d’identité, les Bleus se retrouvant Gris à la fin ; ils sont alors pourchassés par les deux camps, dans un quiproquo général.
D’ailleurs, la fin de l’album bénéficie d’une charge de cavalerie d’une grande virtuosité graphique. La fin de l’histoire est d’ailleurs très bonne, il y a une bonne dose d’ironie ; comme ce sera souvent le cas dans la série.

Note de l'album : 2,50
Tome 7 : Les bleus de la marine

A noter que les combats qui sont décrits dans cet album sont authentiques. A mon avis, c’est un des rares points positifs de cette piètre histoire.
Le scénario est vraiment mince. Il consiste surtout en une exploration des différents corps de l’armée nordiste : la cavalerie, l’infanterie, l’artillerie et la marine.
Chesterfield et Blutch sont à chaque fois chassés d’un corps par un de leurs supérieurs pour cause d'incompétence. On notera parmi ces gradés la deuxième apparition de l'infatigable capitaine Stark, toujours prêt pour une charge de cavalerie.
La deuxième partie de l’histoire qui se concentre sur le passage maritime des deux compères est très poussive et n’a rien d’original. Je me suis clairement ennuyé.

Note de l'album : 3,50
Tome 8 : Les Cavaliers du Ciel

Un album original et que je relis avec plaisir. L’utilisation du ballon apporte de la nouveauté à l’histoire. Des ballons ont bien été utilisés lors de la guerre de Sécession pour espionner les lignes ennemies.
Il y a quelques bons moments d’humour, notamment avec le personnage de Stark, prisonnier des Rebs et qui ne sait dire que « chargez », ou encore les premières tentatives d’utilisation du ballon qui se traduiront par un échec.
La dualité entre Blutch et Chesterfield s’accentue dans cet album. Le premier joue à fond la carte de la lâcheté et du dégoût de la guerre alors que le second se lance dans une frénésie de bravoure parfois injustement récompensée.
Comme souvent dans les albums, la fin joue à fond la carte de l’ironie. L’incompétence des officiers est aussi mise en avant dans cet album.

Note de l'album : 3,50
Tome 11 : Des bleus en noir et blanc

Matthew Brady a été un vrai photographe de guerre et il a notamment officié lors de la guerre civile américaine.
C’est d’ailleurs le personnage de Brady qui fait l’essentiel de l’originalité de cet album. Cette histoire est plutôt bonne et bénéficie de bons traits humoristiques. C’est notamment le cas, lors de la charge héroïque de Chesterfield sur les lignes ennemies. Celui-ci sera très mal récompensé par ses supérieurs, tout le mérite de la charge revenant à Stark. Mais, contre toute attente, c’est Blutch qui va permettre au sergent de retrouver les honneurs. Blutch, dont les auteurs commencent à particulièrement peaufiner sa personnalité d’antimilitariste patenté, trouvant sa situation de photographe bien plus enviable que celle de soldat.
On notera à la fin de l’album un passage plutôt amusant avec le Président Lincoln. Celui-ci a d’ailleurs des idées bien arrêtées sur les militaires et certaines répliques font mouche. La fin, comme souvent dans les Tuniques Bleues, est vraiment bien sentie et particulièrement ironique.

Note de l'album : 2,50
Tome 12 : Les bleus tournent cosaques

Voilà le prototype de l’album des Tuniques bleues que je n’aime pas. On attend désespérément qu’il se passe quelques choses dans cette histoire et on est vite déçu. L’originalité devait venir de la présence de Cosaques dans l’armée nordiste, or les auteurs n’arrivent pas dû tout à exploiter la situation de façon convenable.
On a, donc, une impression de gags répétitifs ; Chesterfield servant d’instructeur de cette équipe de Cosaques, Blutch s’amusant de la situation. Cet album est l’archétype du mauvais côté de la série, c’est-à-dire le manque d‘imagination. On sent que les auteurs sont tenus de sortir un album par an et cela se fait, parfois, au détriment de scénarios solides.
Dans cette histoire, les auteurs s’amusent à partir d’une situation inusitée : la présence de Cosaques chez les Tuniques Bleues. Mais, c’est mince pour faire une bonne histoire…

Note de l'album : 3,00
Tome 13 : Les bleus dans la gadoue

Un album pas très original, mais qui se lit assez bien. Les auteurs choisissent d’incorporer une femme dans la garnison des Tuniques Bleues. Celle-ci est en fait l’élément perturbateur de l’histoire car c’est une espionne sudiste.
Les réactions de Blutch et Chesterfield sont diamétralement opposées. Le sergent fait une nouvelle fois preuve de naïveté alors que Blutch se montre plus lucide.
Les combats dans la boue sont assez bien rendus graphiquement et amène à des méprises assez drôles.
Sans être un des meilleurs albums de la série, cette histoire est donc plutôt d’honnête facture.

Note de l'album : 4,00
Tome 15 : Rumberley

Rumberley est un très bon album de la série : la situation de départ est particulièrement intelligente. Sur ordre de l’état-major, Blutch et Chesterfield sont chargés de ramener des blessés nordistes dans la petite ville de Rumberley.
Le seul problème, c’est que les habitants de cette ville sont dévoués corps et âmes aux Sudistes. Cela donne lieu à d’excellentes situations, Blutch étant particulièrement en forme. Une nouvelle fois, les auteurs jouent sur la critique de l’état-major dénonçant son cynisme ; Alexander sait parfaitement que la ville de Rumberley est un « nid » de Sudistes, pourtant il n'hésite pas à y envoyer ses blessés.
La fin de l’album est d’ailleurs très réussie. Pour la première fois, les auteurs donnent à Stark un côté humain. Celui-ci participe aux manœuvres destinées à éteindre l’incendie qui touche la ville. La fin est, comme souvent dans la série très réussie, la charge sur le général Alexander menée par les éclopés de l’armée nordiste, Stark en tête, étant très drôle.

Note de l'album : 3,50
Tome 16 : Bronco Benny

Album qui tient entièrement sur la personnalité de Bronco Benny, dresseur de chevaux de son état et qui ne prononce pas une parole de tout l’album. Le personnage est particulièrement bien trouvé.
Le scénario est assez bon, mais souffre de quelques faiblesses, il y a un côté un peu trop répétitif dans certaines situations. On notera la présence de Traveller, véritable cheval du général Lee, qui, dans l’album est dressé par Bronco Benny.
Encore une fois, les auteurs évoquent le cynisme de l’état-major. Stilman, proposant d’utiliser la solde des troupes pour acheter des chevaux. Il décide de ne verser la solde que le lendemain d’une charge de cavalerie, espérant faire des économies à cause du nombre de morts. Blutch et Chesterfield vont être encore victimes d’une terrible désillusion quand ils se rendent compte que les chevaux qu’ils ont pris sont tous des éclopés.

Note de l'album : 4,00
Tome 17 : El Padre

L’incursion au Mexique apporte un petit côté exotique et dépaysant à cet album. Pour une fois, on quitte les charges de cavalerie et les champs de bataille de l’Est américain. C’est, d’ailleurs, l’album que je préfère de la série.
Le début de l’histoire est très intéressant et les auteurs vont parfaitement jouer de la situation. L’album est très dynamique jusqu’à la fin et on ne s’ennuie à aucun moment. Le fait de trouver Chesterfield déguisé en padre et Blutch en peone est une trouvaille géniale. Cela les amène dans des situations totalement burlesques. Ainsi, la scène de la messe est particulièrement drôle. On y voit Chesterfield obligé d’officier pendant une messe, sous la pression du bandit local Diaz.
J’émettrais, cependant, un petit bémol, j’ai trouvé la découverte d’Amélie Appeltown dans le chariot un peu tirée par les cheveux.

Note de l'album : 3,00
Tome 18 : Blue Retro

La grande originalité de cet album vient du retour en arrière qui est fait sur la vie de nos deux compères. Les auteurs choisissent de montrer Blutch et Chesterfield juste avant leur incorporation dans l’armée du Nord.
L’album se compose de deux parties de qualité très inégale. La première partie est la plus intéressante des deux. Elle se situe juste avant leur intégration dans l’armée. On peut y voir les parents de Chesterfield : une mère castratrice qui rêve de voir le futur sergent marié avec la fille du boucher ; un père en fauteuil roulant qui se dit ancien combattant d’Alamo. Quant à Blutch, on le voit en train de tenir son bar, là où il rencontrera Chesterfield pour la première fois. Dans cet album, Les auteurs donnent les raisons de l’incorporation forcée dans l’armée yankee des deux hommes ; cela pouvant expliquer le ressentiment que Blutch éprouve pour Chesterfield.
La deuxième partie m’a moins plus, on y évoque les premiers pas des deux acolytes dans l’armée du Nord. Hormis un détail amusant : on y apprend le prénom de Blutch ; cette partie manque réellement de rythme. Elle ne sert qu’à montrer une suite de situations plus ou moins drôles.

Note de l'album : 4,00
Tome 19 : Le David

Un des meilleurs albums de la série, sans aucun doute. Le début est magnifique, avec un Blutch au meilleur de sa forme. Celui-ci risque la peine capitale et il s'en prend avec arrogance à l'état-major.
La mission est aussi très intéressante à suivre, puisque par la suite, le sergent et le caporal sont chargés d’enquêter sur le David un mystérieux sous-marin qui fait des dégâts dans la flotte nordiste. Cela donne lieu à d’excellents gags, où l’on voit Blutch et Chesterfield en mutilés de guerre et en costume sudiste. Ceux-ci, ayant été découverts vont être pourchassés par les Rebs dans une course-poursuite haletante.
Enfin, le fin de l’album est très bonne ; comme souvent, les auteurs jouent la carte de la situation ironique.

Note de l'album : 4,00
Tome 20 : Black Face

Cauvin et Lambil traitent, dans cet album, des motifs présumés de la guerre de sécession, c'est-à-dire la suppression de l'esclavage dans le Sud des Etats-Unis. Black Face (titre de l'album) représente le leader de la cause noire-sorte de Malcolm X avant l'heure- en s'imposant comme un des personnages les plus forts de la série.
Celui-ci démontre vite que le sort des Noirs n'est pas plus enviable au Nord -où ils sont réduits aux travaux avilissants- qu'au Sud-où l'esclavage perdure- et que la présummée abolition de l'esclavage n'a été qu'un prétexte des Nordistes pour prendre les richesses des Confédérés.
Les auteurs déversent leur charge antimilitariste aussi bien contre le Nord que le Sud. Le cynisme est la règle une nouvelle fois de la conclusion de l'album.
Quant à Blutch et Chesterfield, me direz-vous ? Ils sont fidèles à eux-mêmes : Chesterfield toujours aussi borné et un brin idéaliste ne comprenant pas que les Noirs fassent la guerre au Nord qui se bat pour eux et Blutch se montrant toujours un peu plus au-dessus de la mêlée. Mais ceux-ci s'effacent véritablement par rapport à Black Face le vrai héros de cet épisode.

Note de l'album : 3,50
Tome 21 : Les cinq salopards

Voilà un bon album de la série. Même si à partir du titre, on pouvait s’attendre à une autre histoire d’engagement de mercenaires. L’histoire se décompose en trois parties.
La première concerne la recherche de nouvelles recrues. Après de sanglantes batailles, l’armée nordiste a été décimée. Blutch et Chesterfield partent en quête de nouveaux soldats. Si l’histoire reprend inévitablement certaines séquences déjà vues, le sujet est plutôt bien traité, empreint d’une certaine ironie.
La deuxième partie évoque la rencontre avec les 5 nouvelles recrues, des bandits totalement stupides. Là, intervient un problème : comme souvent chez Cauvin, celui-ci n’exploite pas complètement toute la puissance comique de ces pieds nickelés enrôlés.
Enfin, la dernière partie évoque la présentation de ces bras cassés au général Alexander.
On passe un agréable moment, plus souriant que réellement drôle. Mais la fin est très réussie, même si elle propose une variation sur un thème déjà usité. Les tuniques bleues sont une très bonne série classique qui mériterait une plus grande analyse de l’ensemble de l’œuvre.

Note de l'album : 3,00
Tome 22 : Des bleus et des dentelles

Ce n’est pas un des albums que je préfère. Pourtant, il y a une bonne situation de départ. Blutch, victime d’un obus doit être soigné par les infirmières du camp. Les femmes sont ici l’élément perturbateur du récit. Les hommes font tout pour les rejoindre à l’infirmerie. Hormis ce bon départ, j’ai trouvé que l’album manquait par la suite de rythme.
On s’ennuie par moment. L'humour n'est pas très efficace. Seul Stark, amoureux de Miss Bertha, infirmière travestie, m'a fait sourire.
Au final, un album correct, mais qui n’exploite pas assez une situation au départ pourtant originale.

Note de l'album : 3,00
Tome 23 : Les cousins d'en face

J’aime beaucoup les décors de cet album. L’ambiance enneigée est particulièrement bien rendue et amène un peu d’exotisme à la série.
Concernant le scénario, je suis plus sceptique. Le fait que Chesterfield ait des cousins dans l’autre camp était une bonne idée. Elle est cependant assez mal exploitée et ne donne lieu qu’à des situations un peu convenues. On aurait aimé un peu plus de folie. Le personnage de Ransack qui est une représentation du chef de guerre pillard, sans foi ni loi, est un peu trop caricatural.
Concernant l’humour, là aussi, c’est "petite forme". J’ai trouvé le gag sur le kilt des Ecossais complètement désuet. Peut-être que l’" inusable " Cauvin était en panne d’inspiration. Le scénario " patine " dans tous les sens du terme sur la construction d’une ligne de chemin de fer, ça n’avance pas et on s’ennuie, même, fermement.
Heureusement, la fin de l’album est assez originale et comme souvent très ironique ; ce qui sauve cet album de la médiocrité.

Note de l'album : 4,00
Tome 30 : La rose de bantry

J’aime beaucoup cet album qui fait preuve d’une grande originalité. On quitte les champs de bataille de l’Est pour la haute mer et cela donne lieu à d’excellents moments.
L’histoire démarre sur les chapeaux de roue avec ce procès où Blutch s’en donne à cœur joie. Ensuite, la mission qui les mène au bateau la Rose de Bantry est passionnante. Les auteurs jouent sur le comique de répétition avec la méprise de Blutch qui prend un passager du nom de Kavanagh pour l’homme qu’il recherche Hogan. Celui-ci était chargé de sceller une alliance entre Napoléon III, la Reine Victoria et les confédérés. Le capitaine du navire est un personnage secondaire très intéressant, sorte de tyran, que seul l’argent attire.
Enfin, la fin est excellente comme souvent dans la série et est un hommage non voilé à l’album Les cavaliers du ciel.

Note de l'album : 4,00
Tome 34 : Vertes Années

Vraiment un excellent album qui n’a qu’un point faible, à mon avis (voir plus bas). Les auteurs s’étaient déjà amusés au retour en arrière sur Blue Retro. Ils rééditent l’expérience ici, mais avec plus de réussite. L’intérêt de cet album est de nous montrer l’enfance de Blutch par le regard d’une sorte de père adoptif Doc, un ivrogne notoire. On se rend compte que son enfance n’a pas été facile. Même Chesterfield éprouve de la compassion pour son comparse. La narration adoptée par les auteurs est très intéressante car elle laisse planer un doute, le Blutch dont Doc parle est-il bien le Caporal Blutch que nous connaissons tous ?
Seule la fin m’a un peu déçue car on ne comprend pas pourquoi Blutch qui avait l’occasion de déserter une bonne fois pour toute l’armée revient au camp. Enfin, hormis ce petit point négatif, cette histoire fait preuve d’une grande maturité. Il est bien dommage que les auteurs n’aient pas gardé la qualité scénaristique de cet épisode pour les albums suivants.

Note de l'album : 3,00
Tome 36 : Quantrill

Les auteurs ont-ils été en panne d’inspiration sur cet album ? C’est à se demander. L’histoire est un peu trop lente à mon goût. Le scénario s’attarde sur le personnage de Quantrill, véritable chef de guerre sudiste, véritable pillard, toujours accompagné des frères James. Il est à noter que J.M. Charlier avait déjà évoqué le personnage dans deux albums de la Jeunesse de Blueberry : les démons du Missouri et terreur sur le Kansas.
J’ai trouvé que les auteurs avaient beaucoup de mal à donner du charisme à ce personnage. J’ai regretté les apparitions de Blutch qui m’ont souvent paru un peu grosses. Le scénario manque de surprise et de trouvaille. Heureusement, la fin de l’album est d’excellente qualité et relève un peu la note.

Note de l'album : 2,50
Tome 37 : Duel dans la Manche

C’est avec cet album que j’ai commencé à me lasser franchement des tuniques bleues. L’histoire aurait pu être originale puisque les combats se déroulaient en Europe au large des Pays-Bas ou de la France, ce qui aurait pu amener de l’inédit. Mais, je trouve que les situations sont vues et revues, l’humour lourd, les gags téléphonés.
On a l’impression de voir toujours la même chose : Blutch et Chesterfield sont condamnés injustement par l’état-major et sont alors obligés d’accomplir une mission pour se racheter. Les auteurs ne se renouvellent pas et c’est bien triste.
Depuis cet album, j’ai l’impression que le scénariste de la série se contente de broder autour d’un fait historique, en apportant quelques micro-variations. On reconnaîtra néanmoins l’excellente documentation des auteurs sur ce combat naval au large de la Manche. Mais, est-ce suffisant pour faire un bon scénario ?

Note de l'album : 2,00
Tome 44 : L'oreille de Lincoln

En lisant cet album on se rend compte à quel point la série est devenue redondante et insipide. L'histoire ne repose que sur un seul fil narratif : l'alcoolisme de Grant et sa surveillance par un envoyé de Lincoln. C'est peu...
Nos deux amis sont quelque peu effacés dans cette histoire qui sent un peu trop le manque d'inspiration. On lit l'album et on l'oublie aussi vite. La fin de l'album rattrape un peu la note globale de l'histoire grâce à cette petite dose d'ironie si caractéristique de la série.
A oublier...