46 492 Avis BD |20 156 Albums BD | 7 883 séries BD
Accueil
Tome 1 : les moissons d'acier
 

Les sentinelles, tome 1 : les moissons d'acier

 
 

Résumé

Les sentinelles, tome 1 : les moissons d'acierAfin d'acceder au résumé de Les sentinelles, tome 1 : les moissons d'acier, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Les sentinelles, tome 1 : les moissons d'acierAprès "Le Troisième testament", où comment un ancien inquisiteur parcours l'Europe à la recherche de la parole divine, Dorison s'attaque à un volet plus récent de notre histoire, la " Grande Guerre ", la " der des der ", à la Première Guerre Mondiale.
"Les sentinelles" est un récit habillement construit, autour de la guerre de 14-18, mettant en scène des hommes ordinaires, des soldats, confrontés aux atrocités d'une boucherie programmée.
Partis fleur au fusil et mèche au vent, les poilus de 14, pantalon rouge en point de mire, vont vite crouler sous la mitraille allemande et l'armée française subir de trop lourdes pertes pour espérer venir à bout d'un ennemi mieux préparé, mieux armé et surtout moins fanfaron.

Un colonel de l'armée françasie décide alors de relancer un ancien projet militaire, avorté pour cause de matériel défaillant, contre l'avis de sa hierarchie et dans un but purement patriotique.Ce projet s'appelle Sentinelle, et consiste à équiper des hommes, des soldats, de membres mécaniques, et d'envoyer ces militaires de métal, en première ligne pour combattre et détruire l'assaillant au casque à pointe.
Le projet Sentinelle est relancé grâce à l'invention d'un jeune savant, Gabriel Feraud qui met au point une pile au radium, et dont la puissance permettrait d'alimenter sur du long terme ces bêtes de guerre de l'armée française.Seulement voilà, il y a un hic !
Le savant ne souhaite pas céder son invention à l'armée, mais son incorporation au sein de l'armée et son envoie au front auront raison de lui.Surtout qu'il deviendra la première sentinelle "nouvelle génération", le nouveau Taillefer, objet de sa propre invention, bien malgré lui.

Comme pour "Le Troisième testament", le scénario de l'oeuvre est solide et entrainant.L'action est constante, les scènes de guerre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ne sont pas la dominante de l'oeuvre, et Dorison préfère insister sur le côté plus psychologique de ce conflit mondial et sur ses répercutions et ses conséquences sur le moral des hommes.
Taillefer serait-il le premier super-héros franchouillard ?
Par contre et malheureusement, comme pour le " Troisième Testament ", et c'est récurent chez Dorison, c'est cette manie de s'attacher les services d'un dessinateur qui gâche un peu le tout.C'est vrai que le dessin est plutôt moyen, mais le pire demeure encore une fois la colorisation, très médiocre.

Malgré ces graphismes bas de gamme, le prochain tome des Sentinelles devrait être passionant et nous en apprendre un peu plus sur l'avenir de cet audacieux projet militaire et sur le devenir du tout premier cobaye humain.


Chronique rédigée par lololetoulousain le 17/02/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de lololetoulousainReflet de l'avatar de lololetoulousain
Statistiques posteur :
  • 19 (41,30 %)
  • 27 (58,70 %)
  • Total : 46 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 2,50 Dessin
 
Acheter neuf : 14,20 14,20 14,20
Acheter d'occasion : 3,99
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.38
Dépôt légal : Janvier 2008

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les sentinelles, tome 1 : les moissons d'acier, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

24 8 2015
   

L'idée présentée ici est originale et assez agréable à découvrir dans ces années où on se rappelle le centenaire de la grande guerre. Le colonel Mirreau est à la tête d'un projet scientifique, les Sentinelles, qui a pour finalité de créer des super-combattants mi-hommes, mi-machines. Le jeune Ferraut a quant à lui inventé une source d'énergie permettant la réalisation de ce projet. Même s'il est hautement réfractaire à l'idée de faire bénéficier l'armée de cette invention, les circonstances le pousseront à accepter un pacte avec le Diable, pour assurer sa propre survie. Un espèce de Robocop avant l'heure voit le jour au fil des pages, qui se révèlent denses. On ne perd pas de temps et chaque vignette fait avancer l'histoire, tout en fouillant un contexte politico-historico-militaire qui se veut crédible, avec un Mitrreau en paria qui aura fort à faire pour imposer son invention à sa hiérarchie. L'ensemble est bien fouillé, bien trouvé, et je ne me suis pas ennuyé à la lecture de cet ouvrage, où les ingrédients sont patiemment et rigoureusement apportés.

La déception viendrait selon moi de l'aspect graphique de l'ouvrage, qui semble sentir la naphtaline. C'est un trait "à l'ancienne" que l'on découvre dans ces pages : si la référence à la première guerre mondiale peut expliquer ce choix qui permet de coller davantage à l'époque décrite, on aurait pu imaginer un trait plus moderne qui fasse honneur à la modernité de l'idée. Par ailleurs, les couleurs vieillottes donnent déjà un coup de vieux à ce premier album.

Ce premier tome est dense et remplit bien son office, en nous présentant le premier Sentinelle produit. Il a son lot de surprises, d'explications (tant techniques qu'historisques), et de sentiments (assurés notamment par la femme de Ferraut) pour qu'il apparaisse très complet. L'originalité du propos fait le reste, même si l'esthétique a du mal à me convaincre de m'abandonner totalement dans cet univers.

16 6 2008
   

Dorison situe ce récit historico-fantastique pendant la première guerre mondiale. Un contexte de guerre qui est propice aux recherches et inventions scientifiques et c’est donc de manière plausible que le lecteur se retrouve au milieu de savants fous et de militaires sans scrupules cherchant à créer l’arme parfaite.

L’idée de créer un super-soldat, mi-homme/mi-machine, n’a rien d’innovant en soi, mais le fait d’insérer cet élément fantastique dans le contexte historique de la guerre 1914-18 est assez original. Cette revisite du mythe du super-héros au sein de la première guerre mondiale est assez réussie, même si personnellement j’aurais plutôt vu les Etats-Unis ou l’Allemagne à l’origine de cette arme absolue.

Au niveau du dessin, l’artiste uruguayen Enrique Breccia livre un travail également assez surprenant. Son dessin colle cependant très bien au chaos de la guerre et au côté «savant fou» du récit. La mise en page de ce premier volet de plus de 60 pages est également excellente, par contre je ne raffole pas trop de cette colorisation datant d’une autre époque.

Un début de série prometteur publié par les éditions Robert Laffont.

10 4 2008
   

La bonne idée de scénario que voilà : un jeune soldat va se trouver « modifié », transformé en une sorte de super-soldat métallique pour ensuite être balancé sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.

Bien bon postulat ; qui plus est « agrémenté » de par la personnalité du personnage : un jeune scientifique antimilitariste. Et ce soldat, qui plus est, va être plongé dans un des conflits les plus déjantés de l’Histoire.
Un bien bon tome dont la lecture m’a fait penser à certains moments à ces bons vieux comics que je peux toujours lire dans mes hebdos des années 30 et 40. Nonobstant le narratif, c’est aussi grâce au graphisme de Dorison que l’histoire prend une sorte de vraie valeur : un trait réaliste dense mélangé à des couleurs souvent agressives (un peu comme Mc Coy de Palacios).
L’histoire de ce « Taillefer » (c’est son surnom) est vraiment bien construite et procure un excellent divertissement tant visuel que narratif. Bien bon. J’attends la suite.