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Les mauvaises gens
 

Les Mauvaises Gens : Les mauvaises gens

 
 

Résumé

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Planche de Les Mauvaises Gens : Les mauvaises gensAdorant Davodeau, c’est sans la moindre hésitation que je me suis jeté sur Les Mauvaises Gens. J’ai directement retrouvé ce dessin simpliste mais efficace typique Davodeau, tout en étant agréablement surpris que dans ce récit il dessine aussi ses parents, mais également lui-même. C’est ainsi qu’on prend plaisir à voir le petit Davodeau un Astérix à la main ou sur une table de dessin avec en face de lui un plumier avec ACDC écrit dessus. Et petit à petit on découvre le petit Davodeau et ses origines.

Ce côté autobiographique de l’ouvrage m’a bien plus. La perception du petit Davodeau de la religion et de la politique est narrée et dessinée comme seule Davodeau est capable de le faire. Seulement, le sujet principal de cet ouvrage n’est pas la famille Davodeau, mais les gens qui militent au sein de cette région catholique et ouvrière et comme le dit honnêtement Davodeau à la fin de cet ouvrage : ce récit est pour eux ! Et donc : pas pour moi !

Le sujet ne m’a donc pas accroché du tout, car lire un récit sur les syndicats, la religion, la politique et ses militants, dans un pays qui n’est pas le mien et une période qui date d’avant ma naissance... désolé mais j’ai plus tendance à décrocher qu’à accrocher. Donc même si le côté autobiographique m’a intéressé, le côté plus historique et militant m’a plutôt ennuyé et je me vois donc dans l’obligation de donner ma toute première mauvaise note au grand dadais... ce qui lui rappellera peut-être l’école.


Chronique rédigée par yvan le 29/08/2005
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 2,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.55
Dépôt légal : Aout 2005

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les Mauvaises Gens : Les mauvaises gens, lui attribuant une note moyenne de 3,55/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 9 2017
   

Cet album de Davodeau est assez étrange parce que le sujet n’avait rien pour me passionner : une revue historique de l’émergence des mouvements syndicaux dans cette France rurale n’était pas forcément un sujet qui m’inspirait profondément. Mais il faut reconnaître que c’est avec une certaine surprise que j’ai appris bon nombre de choses, notamment sur le rôle de l’Eglise dans cette émergence, un rôle que je voyais assez peu compatible avec l’émergence de ces mouvements ouvriers, que j’imaginais d’origine également anti-cléricale. Mais Davodeau nous rappelle combien le rôle de l’Eglise était important dans les campagnes, et plus encore dans cette Vendée reculée… Cette mise en perspective permet au lecteur d’apprendre beaucoup de choses, sur les origines de ces mouvements ouvriers dans les années 50 et 60, et sur leur croissante influence dans les années 70. L’intérêt historique est certain, avec une transformation des mentalités qui a accompagné la transformation de la ruralité en zone industrialisée.

Mais même avec cela, l’intérêt de l’ouvrage reste limité pour moi, qui vit en 2015 dans un monde où les syndicats ne rassemblent plus autant…. Historiquement intéressant mais une appétance personnelle pour le sujet modéré ne fait pas un vrai grand album. Maisi ici, Davodeau introduit une dimension supplémentaire : la tendresse. Parce que l’histoire qu’il nous décrit, c’est celle de ses parents, et le récit devient plus intimiste, avec plus de sentiments. Même si on sent que Davodeau a dû par moment, réfréner quelques velléités critiques quant à l’action de ses parents, et ce par respect, cette dimension sensible rend plus personnelle la présentation des événements, et donc moins didactique.

C’est historiquement assez intéressant même si ma sensibilité est assez éloignée du sujet, mais celle que l’auteur introduit dans ces pages, elle, m’a attiré et m’a retenu.

15 6 2011
   

Dans la lignée de "Rural !" et de "Un homme est mort", Davodeau s'attache avec réussite aux reportages/témoignages en bande dessinée sur le milieu ouvrier et rural français. Ce fut pour moi une lecture intéressante et instructive. Je m'y suis d'autant plus intéressé que je passe régulièrement dans la région d'Angers dont les Mauges, décor de cet album, sont proches.

Par le biais de cette lecture, j'ai découvert un pan de l'Histoire de France que je connaissais mal, du moins pas de ce point de vue aussi authentique et spécifique. J'ai ainsi appris l'origine de certains syndicats et de leurs membres de l'époque. J'ai appris le parcours de certains de ceux qui y ont adhéré, leurs raisons, leurs motivations et leurs passions. J'en ai appris un peu plus sur les conditions de vie et de travail dans une région à la fois rurale et ouvrière. Et j'ai aussi découvert à quoi cela peut ressembler de vivre sa jeunesse dans une famille militante ce qui est très loin de ce qu'a pu être ma propre jeunesse.

Davodeau raconte cela avec une certaine maestria narrative. Son dessin ne me charme pas plus que cela, mais il sait vraiment bien l'utiliser pour raconter ses histoires. C'est fluide, parlant et efficace.

Je n'ai cependant pas été totalement convaincu.
Premièrement parce que cette lecture m'a paru un peu longue, je me suis essoufflé avant la fin et j'ai dû lire l'album en deux fois, sans réellement accrocher à la reprise.
Ensuite, le message n'est pas toujours très bien passé pour moi, certains passages m'ayant laissé circonspect. Comme dans "Rural !", sous la forme d'un témoignage impartial, Davodeau choisit en fait son camp sans ambigüité et se fait lui aussi militant, voire franchement manichéen.
Je l'ai ressenti fortement au moment où il rapporte l'interview de trois ouvriers qui viennent manifester pour aider la société qui vient tout juste de les mettre au chômage : il rapporte les déclarations de ces derniers qui expliquent faire cela dans l'espoir d'être réembauchés et laisse entendre juste après que ces comportements sont tellement "édifiants" qu'il ne ferait pas de commentaire. Dommage car j'aurais bien aimé comprendre en quoi c'était tellement édifiant : on peut les comprendre, ces trois personnes, et même si leurs maigres espoirs ont peu de chance d'aboutir et font le jeu de l'entreprise, Davodeau les présente implicitement trop en "social-traitres" à mon goût sans nuancer son propos.
Dans la même veine, j'ai tiqué sur la citation du père de Davodeau qui dit qu'il a "toujours combattu ses patrons" quels qu'ils soient, déclarant du coup de manière implacable une vision caricaturale de lutte des classes, de gentils ouvriers contre salauds de patrons riches et exploiteurs. Pas de nuance de nouveau et aucun placement possible de "l'autre côté de cette barrière" ainsi érigée comme fondamentale. Ca ne donne pas envie d'être employeur, mieux vaut rester du côté des employés et laisser les méchants créer leurs sociétés pour ensuite les combattre, ces salauds. Je caricature également, évidemment.

Bref, même si certaines parties manichéennes du message de cet album m'ont laissé circonspect, j'ai lu ce reportage et ces témoignages avec intérêt et j'y ai appris pas mal de choses. Une bonne et instructive lecture.

15 6 2011
   

Après "Les amis de Saltiel" et "L'Atelier", j'entame une part importante de l'œuvre de Davodeau ; les témoignages et autres documentaires.

A priori, le thème de la BD (l'installation des syndicats dans les Mauges, aidée par l'Église) ne m'intéressait pas plus que ça. Et pourtant, j'ai trouvé la lecture très instructive, et intéressante, même si je n'ai aucune envie de relire cet album où d'en lire un autre sur le même sujet.
Ce que j'ai aimé dans ce "reportage", c'est la partie auto-biographique de Davodeau et biographique de ses proches, et la partie politique.
J'ai aimé comment la vue de la politique et de la religion sont traitées. Davodeau n'essaye pas de nous exposé son point de vue (il ne fait pas une espèce de "propagande", il est neutre et impartial dans sa B.D.), même si on sent, à la lecture, ses penchants politiques. Non, il relate juste, et nous montre la politique comme une partie de l'Histoire de la région des Mauges (région assez proche de chez moi).

Et puis, j'ai vraiment apprécié le travail de Davodeau au dessin : même si son trait semi-réaliste n'est pas original, j'aime beaucoup le côté "décors fait au lavis".

Une lecture dense et instructive dont je conseille au moins l'emprunt.

clarinette :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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8 10 2009
   

Ayant beaucoup aimé d'autres ouvrages de Davodeau, j'ai été un peu déçue par cet opus. J'y ai trouvé un certain intérêt historique mais le milieu intimiste et familial ne cadre pas avec le détachement apparent des personnages croqués. L'affect est lissé par une narration lente (trop lente?) et contenue. Voulant peut-être rester très sérieux et d'apparence impartiale pour raconter un sujet qui lui tient manifestement à coeur, il s'emble s'être interdit la touche de chaleur qui aurait pu tout changer. Politiquement très engagé, le parti pris social de l'album tourne à la caricature par manque de spontanéité.

6 1 2007
   

Ayant lu Rural ! que je n'avais pas beaucoup apprécié (je ne suis pas un fan du journalisme en BD et ce reportage sur le monde agricole m'avait un peu ennuyé), je suis allé vers ce livre à reculons. Or, cette histoire des Mauges m'a beaucoup plu. Davodeau a un vrai talent pour croquer des gens comme tout le monde. On s'attache à ce couple de syndicalistes chrétiens (qui sont d'ailleurs les vrais parents de l’auteur).
La chronique couvre cette période qui va de l'après-guerre jusqu'à l'élection de Mitterrand. On y voit l'influence de la religion dans cette région, les rapports de force entre le patronat et le monde ouvrier, l'émergence d'un courant syndicaliste chrétien (au sein de la JOC, puis de la gauche de la CFTC qui donnera naissance à la CFDT), les débuts des restructurations des entreprises, l'engagement politique du père de Davodeau militant de gauche, à la fin des années 70.
Un très bon reportage sur une France qui n'existe plus.

13 8 2006
   

Bon, Davodeau, à priori je suis plutôt fan. J'ai adoré Quelques jours avec un menteur et Chute de Vélo, et presque autant Le réflexe de survie. Mais cette fois, j'ai eu une petite appréhension, et j'ai commencé ma lecture un peu à reculons.

Comme j'avais tort !

En fait, c'est passionnant dès le début. On découvre l'histoire sociale récente, le développement des mouvements syndicaux, le quotidien des ouvriers issus du milieu rural, de la Libération à l'élection de Mitterrand aux présidentielles de 1981, à travers le parcours de deux militants qui nous sont très vite sympathiques. En contre-point du récit, des repères historiques, permettent de le situer dans son contexte national et international.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le parents de l'auteur ont eu un parcours pas ordinaire, qui méritait bien que leur fils y consacre un album. A ce sujet, les conversations entre Davodeau junior et ses parents sont vraiment savoureuses. C'est l'une des forces de cet album : l'intense chaleur humaine qui se dégage des personnages, le naturel des dialogues, renforcé par le dessin. Et ça, c'est la grande force de Davodeau : des personnages rendus très vite attachants par la simplicité du texte et un trait qui restitue toutes les nuances des sentiments humains. C'est magique.

Bon, il faut dire que ses personnages, réels, ont aussi parfois bien du talent, ce qui donne lieu à des passages vraiment excellents, comme lorsque cet ex-prêtre conclue sa réflexion en disant "Dieu est une hypothèse".

De plus, comme on peut s'y attendre, à partir d'un certain moment du récit, Davodeau lui-même fait son apparition, ce qui nous vaut d'autres scènes assez sympas et nous permet ainsi de mieux le connaître.

Vous l'aurez compris, Davodeau étant un conteur et un dessinateur extrêmement talentueux, c'est à la fois instructif, sans jamais être rébarbatif, et souvent plein d'humour. J'ai donc pris un immense plaisir à lire cet album, j'ai découvert une page de l'histoire sociale récente de la France, mieux saisi le sens qu'à pu revêtir, pour tous ces gens, l'accession de François Mitterrand au pouvoir, et c'est avec enthousiasme que je lui donne 4/5 :)

19 5 2006
   

Bien sympa cet album, et ce à différents niveaux. Tout d'abord au niveau de la longueur, parce que c'est toujours agréable de lire des bande dessinées aussi longues. Au niveau des dessins, c'est vrai que j'ai bien accroché, car même si ces derniers restent plutôt simples d'apparence, c'est un véritable plaisir de les regarder, et ces derniers dégagent une telle force, ....

Au niveau du scénario, qui est sans doute le plus grand point fort de cette bande dessinée. Parce que même si le sujet m'intéressait déjà un peu au début (le syndicalisme et le catholiscisme dans une petiite région à l'ouest de la France), la manière dont il a été traité, la trame narrative, évite toute simplicité et surtout ce lit très agréablement.

J'ai vaiment apprécié de découvir ce monde que je connaissais déja un peu , mais sous d'autres angles, mais de découvirir aussi la lutte syndicale, au moment où les syndcats se battaient pour obtenir une vie meilleur....Bref, un album bien réalisé au niveau scénaristique ainsi qu'au niveau des dessins...

A signaler que la bd a reçu le prix du public au festival d'angoulème 2006, le prix du scénario d'Angoulème 2006, le prix de france Info 2005 et enfin le grand prix de la Critique 2006.... Bref un album bien récompensé, et il le mérite!

27 2 2006
   

Avouons-le : la couverture et le sujet (le récit des luttes ouvrières dans les Mauges) peuvent en rebuter plus d'un... Mais voilà, comme pour Rural !, Davodeau fait encore mouche avec ce nouvel album documentaire. Car l'originalité de Davodeau est là : un style peu commun (faire du documentaire en BD), un récit précis (l'auteur fait un vrai travail de recherche historique) avec une vraie proximité et tendresse pour les destins qu'il évoque.

Alors voici donc Davodeau enquêtant sur la culture militante des habitants de la région des Mauges (sud du Maine et Loire) de 1945 à 1981 à travers deux personnes communes mais aussi un peu spéciales : ses parents.
On va y découvrir les conditions particulières de travail dans des usines de production où le taylorisme fait encore des siennes ainsi que les mouvements militants qui vont petit à petit s'intensifier pour lutter efficacement pour les droits des travailleurs.
Alors bien sûr, le récit ne fait pas beaucoup d'éloges pour le patronat, ce qui pourra déplaire à certains. Cependant, il faut bien situer le récit dans son contexte historique et puis l'auteur donne la parole à ses parents sans pour autant donner son avis personnel (à chacun de se faire son opinion en toute connaissance de causes).

Ne soyez donc pas rebuté par le sujet, l'histoire des Mauges peut paraître trop locale, mais elle est à l'image de ce qui s'est passé dans bon nombre de régions françaises avec une particularité : le rôle important de la religion dans cette région ultra-catholique dans la défense des ouvriers (une nouveauté à l'époque alors que l'église était plus proche de la noblesse qu'autre chose). Là encore, Davodeau ne tombe pas dans le piège de la propagande gratuite pour l'église catholique : il décrit purement et simplement les faits.

Un dernier mot sur les dessins noir et blanc de l'auteur : il sont sublimes. Ce n'est pas que Davodeau va révolutionner le monde de la BD par son coup de crayon, mais le dessinateur maîtrise parfaitement l'exercice difficile du documentaire-BD, avec des allers-retours dans le passé. Là encore, les "Mauvaises gens" est une réussite.

Bref, tout comme Rural !, c'est un album incontournable par sa qualité et son originalité.

5 1 2006
   

Davodeau est vraiment un auteur à part dans la bande dessinée actuelle. A l'aise dans l'action, le thriller, il décide de s'intéresser aux vrais problèmes de fond, à l'évolution de notre société.
Ici, il raconte l'histoire militante de ses parents (eh oui), nés et vivant encore dans les Mauges, une petite région dans le sud-ouest du Maine-et-Loire (à l'est de Nantes, pour ceux qui ont la flemme de regarder une carte). Une région un peu tranquille, engoncée dans l'après-guerre dans sa tradition catholique, mais aussi remarquable par la grande concentration d'usines (fabrication de chaussures, en particulier).
Mais peu à peu, par le biais de l'action des J.O.C. (jeunesse Ouvrières Chrétiennes) et J.O.C.F (le pendant féminin), les ouvriers vont s'organiser, se syndiquer (imaginez ça dans une région profondément catholique !!) pour améliorer leurs conditions de travail. Les parents de Davodeau, sans être des têtes de proue, traverseront cette époque en prenant part à beaucoup d'actions militantes (naissance de la CFDT, associations de consommateurs, puis naissance du PS...). Ils donneront à leurs enfants une éducation classique, où la religion tient une grande part, même si pour eux cela ne signifiait plus grand-chose.
Alors, encore une fois, la justesse et l'exactitude avec lesquelles Davodeau raconte force le respect, on reste admiratifs devant les bons sentiments et l'honnêteté avec lesquelles ses parents ont agi. L'auteur en profite pour brosser un -rapide-portrait de la France sociale de ces années. On remarque que le livre s'arrête à l'élection de François Mitterrand à la présidence en 1981. Cet arrêt pourrait soulever pas mal de questions, car on imagine que ses parents ont continué à militer après cet événement majeur...
Je ne dirai rien sur le plan politique, mais j'aimerais bien savoir, par exemple, ce qu'il se passe dans les Mauges après 1981... Davodeau n'évoque qu'un ou deux événements, certes symboliques et forts, mais c'est un peu léger.
Moi j'aime bien Davodeau. Parce que c'est un homme qui s'intéresse à son époque, à la façon dont elle est née, et même s'il a un regard un poil bienveillant sur les personnages (réels) qu'il évoque, il effectue un travail impressionnant d'investigation, de compilation et de synthèse.

3 9 2005
   

Pour le dessin, rien de vraiment nouveau : le style Davodeau type "Rural !" ou "Quelques Jours Avec Un Menteur". C'est noir, gris et blanc, habituellement pour cette collection au petit format, agréable d'ailleurs.
Le livre est complet, bien séquencé par chapitre numéroté, et ça correspond bien au récit.
L'histoire, celle des parents d'Etienne, est riche et forte en symboles et même si on sent le narrateur décalé par rapport au côté religieux, il rend avec respect l'atmosphère de ce lieu et de cette époque.
Je trouve quand même que le tout manque de folie et d'élan. C'est bien fait (depuis "Rural !" c'est sûr Davodeau maîtrise la procédure de ce type d'album), fidèle sans doute, mais j'ai eu du mal à pénétrer les habitudes et les vies de ce rude pays des Mauges.
Quelque chose d'historique, un beau documentaire, une époque, mais un léger manque d'envolées portantes.
Pas mal quand même...