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Voilà à mon avis, un des meilleurs, sinon le meilleur album de cette courte série.
D’abord je trouve le dessin plus aboutit que dans « la balade des Krostons ».
Pareil pour le scénario qui est parfaitement ficelé et plein de péripéties, avec des scènes d’anthologie comme l’apparition de l’homme en noir dans le parc. Comme dans le tome 1, c’est basé sur la séparation d’un des Krostons du groupe. Sauf qu’ici on suit le Kroston isolé et c’est plus trépidant.
L’humour est permanent. Discret mais de qualité.
Le dosage du suspens est parfaitement maitrisé. Croissant jusqu’à mi-album avec la révélation des habitants de la maison.
Les nouveaux personnages sont très réussis : le robot Oscar, comme les inquiétants rats, (pour ce type de BD).
A côté de ces rongeurs, les Krostons semblent des gentils, ce qui n’est pas du tout leur personnalité première. Heureusement la dernière case réaffirme leurs diaboliques projets. On en apprend au passage (pour ceux qui ne connaitraient que les albums individuels) sur leur origine car ils parlent de leur créateur : l’enlumineur.
Deliège travaillait particulièrement lentement on dirait : les 1eres planches sont datées de 1974, les dernières de 1977 ! Ca ne l’empêche pas de très bien maitriser la narration BD par son art du découpage et des cadrages. Malgré ça j’aurai quand même noté une maladresse à la planche 8 : le Krostons semble prendre la direction opposée à celle du robot alors qu’il est sensé le suivre.
C’est un excellent album jeunesse. Original avec ces petits êtres capables de passer en 2 dimensions à volonté. Dommage qu’on ne puisse pas les distinguer les uns des autres.