Afin d'acceder au résumé de Les Justiciers du Futur, merci d'activer Javascript.
Tout commence par un pitch de SF ultra-classique mais prenant. Nous sommes dans un futur très éloigné où deux civilisations se font la guerre. Rien n'a évolué. Le seul problème, c'est que la Terre, c'est un peu devenu une fournaise, alors on va aller faire des conquêtes et écraser ses ennemis... dans le passé. Et précisément à la fin de la première moitié du XXe siècle.
Personnellement, j'ai une grande attirance pour ces récits de SF "à papa" où tout semble possible et où aucune explication scientifique ne vient alourdir le propos en expliquant "comment se fait-il que ?". Les gars veulent retourner dans le passé. Hop, un coup de rayon diabolique, et c'est partir.
Mais l'autre camp ne va pas se laisser faire et va envoyer dans le passé des germes de super-héroisme qui, une fois accrochés à un être humain lambda, vont le transformer en super-héros. Et voilà comment apparaissent les super-héros sur Terre. J'aime bien ce postulat.
Bref, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette partie SF. Après, je dois reconnaitre que la partie lutte des super-héros contre l'armée du futur m'a moins enthousiasmée. Pourtant, les personnages créés par Cockrum sont plutôt réussis. Et malgré le fait qu'il n'y aura jamais de suite, les personnages ont des relations les uns avec les autres plutôt bien développées. Et parfois drôles même.
Là aussi, je rappelle que cette lecture est à prendre au second degré aujourd'hui. La narration est un peu lourde et l'ensemble est kitch au possible.
Pourtant, le dessin de Cockrum dégage à mon sens, tout en gardant ce côté old school, une puissance et un dynamisme phénoménaux. Les cadrages sont audacieux et le trait très plaisant. Toute proportion gardée, j'ai pensé à du Kirby.
Un bon moment de lecture old school.