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Les garde-fous
 

Les garde-fous

 
 

Résumé

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Planche de Les garde-fousLe point fort de ce one-shot de Bézian est incontestablement l’ambiance. La demeure luxueuse aux grandes baies vitrées illustrée sur la couverture est l’endroit où se déroule se huis-clos. Aidé de son frère architecte Olivier pour la création de cet espace moderne à la décoration dès plus sobres, Frédéric Bézian y développe son intrigue dans une ambiance prenante.

Dans cette maison aux grands espaces froids, chaque mouvement résonne, chaque parole interrompt un silence presque morbide, chaque mot vient peser sur le lecteur et les protagonistes. Entourée d’une forêt et d’un lac, toute fuite et rendue impossible de cette cage luxurieuse pour millionnaire. Au sein de ce décor claustrophobe, les protagonistes de ce thriller sont parfaitement développés.

Tout est donc propice au développement d’un polar hitchcockien et l’intrigue menée autour d’un tueur en série en mal de médiatisation surnommé «Boone» crée une certaine attente auprès du lecteur. Malheureusement, je trouve que le dénouement de l’intrigue n’est pas à la hauteur de l’attente créée par l’enquête du flic et par l’atmosphère glaciale de ce polar.

Un bon petit thriller dans une ambiance digne des plus grands maîtres en la matière !


Chronique rédigée par yvan le 30/09/2007
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.30
Dépôt légal : Aout 2007

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les garde-fous, lui attribuant une note moyenne de 3,30/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

31 3 2013
   

Drôle d'album ! La lecture des posts précédents recoupe bien des points que j'ai ressentis à sa lecture.

Tout d'abord, chapeau l'artiste pour le graphisme, une sorte de ligne claire redéfinie : tout est limpide pour ce qui est des décors et si Bézian a l'art de tracer les silhouettes, il a conservé aussi celui de dresser des portraits troublants. Il se dégage de l'ensemble un sentiment de grande pureté.
Alors, on est immédiatement aspiré par cette histoire et son début magistral : un huis-clos, une réunion mondaine avec le gratin artistico-intello, et une victime toute désignée par un flic assez odieux.
On se dit qu'on tient là une perle, et j'ai vraiment été impressionné par le premier tiers de l'album. Mieux : subjugué.

Puis, au moment où les clés de l'énigme sont livrés, j'ai eu l'impression que le soufflet se dégonflait, que toute la tension s'éteignait avec un dénouement tellement peu cohérent. Le coup du flic qui tire sans sommation, bref, qui assassine froidement alors qu'il est sensé être un fin limier, ça ne passe pas du tout. Il y a bien une tentative d'ultime rebondissement, mais elle non plus ne m'a convaincue, loin de là.

Conclusion en ce qui me concerne : avec son début fracassant, je pensais tenir là un pur chef d’œuvre, or j'ai du me contenter d'une bonne Bd. C'est déjà pas mal et comme je suis du genre à voir la bouteille à moitié pleine qu'à moitié vide, le plaisir prend le largement le pas sur la déception!!!

22 3 2011
   

Curieuse. Très curieuse BD.
Moi qui suis plutôt un adepte des « trente glorieuses », j’avoue avoir été quelque peu décontenancé. Positivement, je tiens à préciser.
C’est d’abord une écriture « nouvelle », celle d’un polar où la prochaine victime –Alice- d’un tueur en série est connue.

Cette histoire, c’est d’abord le graphisme. Il est d’une sorte de « nouveau » style mais me fait furieusement penser au dessin de certains comics qui –traduits- paraissaient en France et Belgique dans les hebdos des années 30 à début 60 (Robinson, Aventures, l’Aventureux, Hurrah, etc.). Ces comics racontaient nombre d’aventures sentimentales et le style qraphique était travaillé dans un superbe jeu d’ombres et lumières en noir et blanc. C’est ce que j’ai ressenti ici et cela m’a bien plu.

L’écriture ensuite. Nouvelle dans le sens où j’ai parfois eu du mal à comprendre le sens des dialogues. Non pas qu’une « nouvelle langue française » soit utilisée, mais la façon de les présenter, de les utiliser dans ce qui est un grand huis clos n’en donne que plus de relief.
Parlons-en du relief. J’ai parfois eu l’impression que des personnages se « dégageaient » de leurs cases et/ou planches tant ils sont modelés graphiquement, et n’en montrent ainsi que plus de force. Surtout que les expressions sont bien valorisées par le trait expressif de Bezian.

Un récit fort, bien structuré, distillant les comportements, avis et/ou doutes de personnages crédibles et un graphisme pour moi innovant font de cet album quelque chose de rare, d’imaginatif, de très belle composition.
Très attractif. Dommage que méconnu.

12 4 2008
   

Ce livre recèle une part d'esthétisme incontournable.
J'ai beaucoup aimé ces décors géométriques, l'omniprésence de l'architecture.
Les formes sont droites, lisses, directes, modernes.
Et le récit est à l'avenant, acerbe comme ses angles, trop bien fini.

L'auteur nous parachute une atmosphère, mais celle-ci n'est nullement rassurante dans un monde où les rapports humains s'avèrent bien compliqués, voire pervertis.
Le récit emporte et rend mal à l'aise.

Et, la fin venue, j'ai conservé une espèce de manque, de regret, d'arguments inexploités, de pistes inexplorées.
Comme si, après être parti sur de bonnes bases, le scénario se perdait et finissait par devenir sinon ordinaire, du moins inachevé.
Alors certes, du dessin dépouillé aux couleurs franches, en passant par les noirs, les décors minimaux, tout renforce l'idée d'instabilité.

De déstabilisation en déconstruction, Bézian joue avec nous, et nous égare.
Il nous emmène, nous guide, et nous oublie.
J'ai bien aimé, mais je n'ai pas retrouvé mon chemin seul sans pertes.
J'aurais apprécié plus d'encadrement. Et de guidage.
Ah, ces constructions modernes !

16 12 2007
   

Sincèrement, je suis déçu car je m'attendais à beaucoup plus original au niveau du scénario.

La couverture est superbe et le dessin très intéressant. J'aime le style de Bezian, je ne partais donc pas à l'inconnu. L'ambiance graphique est excellente, et j'aime surtout les premières pages avec l'arrivée par le lac. Puis j'aime ensuite le contraste permanent entre lignes droites de la villa et courbes touffues de la forêt et du bord du lac. Je trouve juste certaines perspectives un peu étranges (est-ce voulu ?). Et les lignes rectilignes dans presque toute les vues de l'intérieur de la maison m'ont parfois empêché d'éprouver la véritable profondeur de certaines scènes.

Quant au scénario... Il est bon par l'ambiance oppressante qu'il réussit à instaurer et pour le reste il est bien mené et fluide.
Mais franchement, je m'attendais à quelque chose de plus novateur, de plus surprenant. Constamment, j'espérais que le récit prenne un nouveau tournant mais l'intrigue reste classique, celle d'un thriller un peu spécial autour d'un serial-killer hélas pas tellement spécial en ce qui le concerne. Et la fin, notamment, m'a déçu par ce que je considère presque comme de la platitude.

Tout est bien fait, bien construit, élégamment raconté et superbement mis en image. Mais le scénario, duquel j'attendais beaucoup, ne m'a pas suffisamment marqué et intéressé, j'en suis navré.