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Les Folies Bergères
 

Les Folies Bergère : Les Folies Bergères

 
 

Résumé

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Planche de Les Folies Bergère : Les Folies BergèresAprès avoir fait couler beaucoup de sang, la Première Guerre mondiale n’en finit pas de faire couler de l’encre. Si l’on pensait que Tardi avait réussi à en faire le tour, d’excellents albums tels que "Notre mère la guerre" ou "La grande guerre de Charlie" viennent régulièrement nous démontrer le contraire. La dernière pépite en date est signée Zidrou et Porcel.

Après de très bons one-shots tels que "Lydie" et "La peau de l'ours", Zidrou s’attaque donc à la Der des Ders en nous invitant à suivre les déboires et la peur des soldats de la 17e compagnie d’infanterie. C’est dans un coin de tranchée boueuse, rebaptisée « Les Folies bergère » en référence à cet endroit parisien où ils ont juré de se retrouver après la guerre, que les soldats tentent d’échapper brièvement à l’horreur de leur quotidien. Mais qu’ils se réfugient dans l’alcool ou dans l’humour, qu’ils s’accrochent à leur foi, à l’espoir d’une permission ou à la correspondance avec leurs proches, aucun ne ressort indemne de cette descente aux enfers.

Usant d’un style réaliste saupoudré de fantastique et soulignant plus les ambiances que les détails, Francis Porcel restitue avec brio la folie qui s’empare de ces hommes qui se retrouvent transformés en chair à canon. De l’emploi des couleurs aux hallucinations des soldats, le jeune dessinateur plonge ce one-shot dans une atmosphère unique qui s’installe au diapason du scénario. La narration intelligente de Zidrou, qui entretient des passerelles entre le champ de bataille et l’arrière du front, est l’autre grande qualité de cet album. Des lettres du capitaine à sa femme enceinte aux carnets de croquis envoyés au jeune frère, en passant par la quiétude des paysages peints par Monet et par cette petite fille perdue au milieu des projectiles, l’auteur multiplie les passages entre les tranchées et l’arrière du front.

Un excellent one-shot !


Chronique rédigée par yvan le 06/10/2012
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.25
Dépôt légal : Septembre 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les Folies Bergère : Les Folies Bergères, lui attribuant une note moyenne de 4,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 4 2016
   

Quand la sensibilité de Zidrou se confronte à la Première Guerre Mondiale, forcément, ca fait beaucoup d’émotions. Et c’est tout l’objet de cet ouvrage : de l’émotion à chaque page. Et pourtant, Zidrou ne livre pas une intrigue construite : il se « contente » de parcourir les âmes, les corps et les états d’esprits de tous ces poilus confrontés à l’horreur de la guerre. En fil rouge, il nous propose le sort d’un homme, Rubinstein, dont le destin fantastique, à la fois irréel et tellement émouvant, vient bouleverser la vie de ce bout de tranchées.

Difficile d’être innovant lorsque l’on dédie un album à la vie des tranchées : on retrouve la camaraderie des poilus, exacerbée par une défiance de l’Etat-Major ; les conditions de vie difficiles ; la nourriture infecte ; la boue omniprésente (à tel point que l’on se demande si elle n’est pas cotée en bourse, pour la défendre si chèrement) ; l’espoir de revoir l’arrière des lignes ; et ce face-à-face avec les Allemands, qui ne permet aucune erreur. Des thèmes forcément abordés ici mais qui prennent une résonnance particulière : grâce notamment aux personnalités présentées, grâce à ce dessin à fleur de peau, de chair et de tripes, grâce aux instants d’émotions pures, et grâce aux délires fantastiques, voire religieux, de l’auteur.

Tout cela est mis en images avec réalisme et humanité, qui ne cherche en aucune manière à amoindrir l’horreur de la guerre, mais qui lui donne un visage humain, et surtout une âme humaine. Ainsi, sans développer d’intrigue particulière, si ce n’est présenter le destin d’humains dans un environnement inhumain, qui dépasse même la notion même d’humanité, Zidrou développe une trame parfaitement prenante.