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Tome 3 : La Tour
 

Les Cités obscures, tome 3 : La Tour

 
 

Résumé

Les Cités obscures, tome 3 : La TourAfin d'acceder au résumé de Les Cités obscures, tome 3 : La Tour, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Les Cités obscures, tome 3 : La TourLa Tour est le premier tome des Cités obscures que je me suis offert, il s'en est suivi une longue passion qui ne s'est toujours pas éteinte pour cette série hors du commun.

Le scénario est merveilleusement bien ficelé, on vit les aventures de Giovanni à son rythme et on découvre La Tour, ce symbole de l'immobilisme, en même temps que lui.

Quant au graphisme, si au premier abord, il parait très classique, pris dans l'ensemble de la BD il est tout ce qu'il y a de plus original (je vous laisse découvrir pourquoi).

Je crois que ce tome est le meilleur pour aborder la série dans son entier, pour moi il m'a donné le ton et depuis, je suis un accro.


Chronique rédigée par Touts le 20/08/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 49 (79,03 %)
  • 13 (20,97 %)
  • Total : 62 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.50
Dépôt légal : Avril 1987

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les Cités obscures, tome 3 : La Tour, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

12 9 2012
   

Tout commence par ma part par le prêt de cette BD par un collègue avec cette demande : Tu me diras ce que tu as compris. Il m'a aussi prévenu que c'était pour lui dans sa liste de ses top BD.

Je me lance dans la lecture et tout de suite j'accroche plutôt bien au dessin dont j'aime bien le trait fin. L'histoire de cette tour de Babel est en plus somme toute originale avec une fin que ne l'est pas moins.

In fine, j'ai rediscuté avec mon collègue et nous avons tiré la conclusion que l'on peut interpréter la fin de plusieurs manières sans qu'aucune ne soit fausse...

Donc bonne lecture.

18 12 2007
   

Voici un album qui ne laisse décidemment pas indifférent.
Je l'ai choisi par complet hasard dans les rayons de la bibliothèque. Et quelle surprise !
Il s'agit ici d'un véritable chef d'œuvre de la bande dessinée. C'est sans hésitation que je classe ce tome parmi ce qui devrait être les grands classiques de la bande dessinée. Sorti en 1987, c'est un véritable travail d'artiste tant sur la qualité graphique abasourdissante que du point de vu scénaristique étonnant ironique et utopique.
Le dessin donc est magnifique. Une précision et une finesse d'une justesse incroyable. De plus, les perspectives et le jeu architectural est magnifiquement maitrisé les plongées et contre plongées sont vertigineuses et les sujets sensibles au vertige devront s'accrocher pour ne pas tomber dans la BD !
Schuiten joue à merveille de ce pur noir et blanc afin de nous livrer une belle originalité en fin d'album et des tableaux surprenants !
Ce noir et blanc contrinue à nous montrer le bandeau qui masque les yeux et la réflexion des habitants de la tour. La fin de l'album et de nouveaux horizons ouvrent alors de nouvelles perspectives.
Nous enchainons donc sur le scénario qui s'appuie comme évoqué très très bien sur le type de graphisme et de choix des ''couleurs''.
Le scénario nous fait découvrir le monde perdu de la tour où un mainteneur en charge de maintenir la structure intermédiaire de la tour se trouve seul et attend désespérément le passage d'un inspecteur. Mais cela fait bien longtemps qu'il ne croise plus personne et que ces collègues semblent ne plus effectuer leur travail correctement.
Il décide alors de partir à l'aventure et de quitter son poste pour aller se plaindre directement à la base. Cela mènera notre homme dans une aventure qui va lui faire découvrir la tour, son histoire et son utopie.
L'une des forces de la BD et de réussir à parfaitement nous faire identifier à Giovanni. Nous comprenons ces doutes et ces envies. Nous découvrons avec les secrets incroyables de cette tour livrée à son destin. Les légendes, les mystères qui englobe sa construction dès le début de l'histoire seront-ils de taille face à la réalité du lieu ?
Entre réalisme et onirisme, nous ne savons jamais vraiment sur quel pied danser tellement la manière de conter est parfaite. Le monde parait tellement crédible et en même temps, la folie des hommes apparait progressivement tellement plus grande que cette tour…
A lire pour tous les amoureux de BD à caractère.

13 6 2007
   

Un album qui, pour moi aussi, sort du lot, par rapport au reste de la série, et ce, à plus d’un titre.

Par son graphisme extraordinaire, déjà. Le trait de Schuiten est magistral de précision, de finesse, d’élégance ; ses perspectives architecturales sont vertigineuses dans tous les sens du terme et certaines cases ne sont pas sans évoquer le Piranèse de la série d’eaux-fortes Les prisons, et, par ricochet, et dans une moindre mesure, certaines créations de M.C. Escher. Est-ce voulu ? J’ai la faiblesse de le croire. On croise aussi des représentations de la tour de Babel, sensée être le projet final des créateurs de la Tour. Donc, déjà à ce niveau, la lecture de cet album est riche de sens, et peut à l’instar de cette construction qui semble sans limite, inviter le lecteur à interpréter et méditer, à perte de vue.
Ce dessin prodigieux est indissociable d’un scénario, dont une première lecture n’épuise pas, à mon avis, toute la richesse.
Je reste par contre plus que perplexe par la fin, qui pour moi aurait pu se situer à la fin du chapitre V. Peut-être est-ce de la part de l’auteur une autre façon de nous montrer l’absurdité et la vanité des actions humaines, de l’homme, tout simplement ?
Toujours est-il que je conseille vivement l’achat et de nombreuses lectures de cet album.

19 8 2004
   

Toujours cet univers des cités obscures. Cette poursuite de la quête de vie, de subsistance, dans ce monde parallèle et difficile, sans joie.
Dans le genre "sans but", le mainteneur de La Tour (le héros de l'histoire) n'est pas mal dans le genre. Il décide sans décider, se révolte sans se révolter.
Il est à sa place.
L'atmosphère de ces livres est toujours aussi forte, je ressens toujours le même écrasement, ce mal être d'une société qui pourrait être la nôtre, qui y ressemble, mais qui est décalée. Notre monde est-il préférable ? La Tour ne laisse pas d'espoir, et la fin, même en couleurs, n'arrange rien.
Un livre fort, très fort, mais qui plonge dans le désarroi.
C'est mon seul reproche (que les dessins sont beaux, que les personnages sont bien étudiés !).

5 1 2003
   

Au même titre que la fièvre d’Urbicande, le graphisme de cette BD est fabuleux. Encore meilleur que celui du tome ci-dessus mais avec en plus quelques planches en couleurs elles aussi de toutes beauté. Ici encore le trait est d’une finesse extrême qui s’affine encore plus ; on dirait des gravures historiques alors que ce tome date de 1987. C’est encore plus grandiose et époustouflant de réalisme. Tout est gigantesque et beau. Oui c’est vraiment beau, voire magnifique. J’en reste coi.

Reste aussi à découvrir le thème de cette histoire. Une allégorie de la tour de Babel avec tout son passé et ses légendes. Mais de savoir que des bâtisseurs travaillent au maintient de cet édifice amène a ce préoccuper de la portée philosophique de cette histoire. C’est vraiment génial, les degrés de lecture sont multiples. A chaque lecture on peut découvrir de nouveaux détails qui a chaque fois relance l’intérêt et la profondeur de cette intrigue.

La tour est selon moi l’album phare de la série des « Cités obscures » qui a été cette année reconnue comme une référence avec une distinction à Angoulême. Pour moi cet album a été un véritable choc ; un éclair de réussite dans un monde de la BD en pleine évolution et avec directions toutes aussi diverses et variées. Reste à savoir si quelqu’un arrivera à poursuivre sur une voie telle que celle-ci tellement leur travail est une réussite. Espérons donc que leurs futurs ouvrages ne trahissent à leur réputation et restent tout comme celui-ci un ouvrage d’exception !!!

8 12 2002
   

"La tour" est le premier ouvrage des cités obscures que j'ai lu... que j'ai dévoré, devrais-je plutot dire !

Vraiment, la grande puissance de ce tome réside dans l'ambiance instaurée depuis les toutes premieres pages, hors du temps (futur ? passé ? un autre monde, en tout cas, assurément !).
On découvre nous même la tour au fur et à mesure du périple de Giovanni, allant de désillusions en désillusions, découvrant son véritable visage tout en ne percevant jamais l'intégralité du batiment.

Le scénario est bien conçu, le suspens bien entretenu (ou plutot que le suspense, l'envie d'en savoir toujours plus), et on s'identifie assez facilement au personnage principal de cette histoire vraiment hors du commun.

Le dessin de Schuiten, bien que très classique, est vraiment très technique et impressionnant. Imitant la gravure, son noir et blanc nous intrigue et instaure une ambiance toute particulière, véritable signature de l'album...

Vraiment, la tour est un très bon tome !

21 8 2002
   

Quel bonheur que de voir ce chef d'oeuvre ici !
"La tour" est le premier album des Cités Obscures que j'ai lu, et comme le dit Touts, il en est une excellente introduction, avec peut-être "La fièvre d'Urbicande".
L'histoire m'a captivé dès les premières pages : un homme se trouve seul dans une immense tour, à devoir s'occuper de réparer son secteur qui commence à sérieusement tomber en ruine. Cet univers clos, cet unique personnage créent une ambiance très intime, propice à l'l'identification.
Lorsque Giovanni décide de partir, nous découvrons peu à peu le monde mystérieux de la tour d'une façon véritablement savoureuse, ainsi que les peuples et personnages qui l'habitent. Véritable parcours initiatique, son aboutissement est pour le moins surprenant.
Etrange, élaboré et cohérent, l'univers de la tour se laisse relire et redécouvrir avec un plaisir renouvelé.