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Dixième volume déjà, qui permet de boucler l'année 1980 avec les épisodes de "The savage sword of Conan". Noir et blanc à l'honneur, évidemment, puisque c'est la série "Conan the barbarian" qui offrait aux lecteurs des aventures en couleurs, globalement moins réussies d'ailleurs.
Le volume "1980 (I)" doit impérativement être lu avant celui-là. Les aventures du Cimmérien sont souvent indépendantes, mais ici on repart sur le cycle de l'Oeil d'Erlik et il serait franchement dommage de prendre l'aventure en cours. Il s'agit en effet d'une épopée marquante, notamment grâce au personnage d'Isparana qui sait compter dans la galerie impressionnante des jolies femmes ayant croisé la route de Conan. Roy Thomas, comme toujours, signe un scénario impeccable, au style littéraire affirmé dont le lecteur a désormais l'habitude. La constance de la qualité de la série doit beaucoup à Roy Thomas qui a définitivement marqué de son empreinte le monde créé par R. E. Howard.
Plus de 140 pages sont occupées par l'Oeil d'Erlik. Les récits suivants, nettement plus courts, sont moins bons tout en restant honnêtes. Mais l'impression générale reste très favorable, le géant John Buscema irradiant de son talent les planches offertes à la vue du lecteur. Thomas et Buscema restent sans doute aujourd'hui chez les fans de Conan le tandem idéal pour mettre en scène le Cimmérien (même si Barry Smith a lui aussi ses fans) : ils sont réunis ici pour le plus grand plaisir des lecteurs. Merci à Panini de permettre aux Français de redécouvrir dans cette belle édition les heures mémorables des sagas cimmériennes !