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Tome 3 : Mam'zelle Esterel
 

Les Beaux Étés, tome 3 : Mam'zelle Esterel

 
 

Résumé

Les Beaux Étés, tome 3 : Mam'zelle EsterelAfin d'acceder au résumé de Les Beaux Étés, tome 3 : Mam'zelle Esterel, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Les Beaux Étés, tome 3 : Mam'zelle EsterelAvec ce troisième tome, Zidrou nous offre ce qu'il sait faire de mieux : des relations familiales qui sont authentiques et crédibles, pleines d'émotions sans pour autant être naïves. Ici, on boucle la boucle, car on commence l'ouvrage avec la vente de la fameuse voiture, pour ensuite revenir à son premier voyage en France, en 1962. Pierre, encore une fois, est en retard pour boucler l'encrage de sa dernière BD, et cette fois-ci, il a accepté de partir en vacances avec ses beaux-parents. Si Henri est assez jovial, il vient d'avoir une attaque cardiaque et sa femme Yvette sera là pour s'assurer que le grand père ne prenne pas trop de risques. Yvette, c'est cette belle-mère un peu intrusive, assez sèche, qui aime tout contrôler, avec des réflexions acerbes lorsque quelque chose ne lui convient pas, surtout lorsqu'il s'agit de l'éducation de ses petits enfants. C'est celle qui aime aussi tout contrôler, toujours, jusqu'à la destination des vacances. Ces vacances en famille sont remarquables puisqu'elles ressemblent à tant d'autres, Zidrou arrivant encore avec maîtrise à rendre exceptionnel ce qui est très commun en cette année 1962. L'agacement des uns et des autres était fort prévisible, certes, mais l'amour et la tendresse qui habite chaque membre de cette famille, y compris celui qui semble le plus inflexible, est amené avec douceur et naturel, et l'ensemble de cette épopée à Saint-Etienne se révèle bien plus intéressante que ce que l'on pouvait craindre de prime abord. Encore une fois, le voyage est intéressant, mais la destination importe peu, du moment que l'on est ensemble.

Encore un bel épisode familial, mis en dessins lumineux et ronds par un dessinateur qui sait rendre toute la tendresse d'une grand-mère à sa petite-fille dans une simplicité de traits et d'effets, qui est tout à son honneur.

Un beau voyage, de biens belles relations, et les premières apparitions de Julie... qui les a bien héritées de quelqu'un !!


Chronique rédigée par gdev le 10/01/2018
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2017

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Les Beaux Étés, tome 3 : Mam'zelle Esterel, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 2 2018
   

Après « Cap au sud ! » et « La Calanque », ce troisième volet débute en 1992, au moment où Pierre décide de vendre la fameuse 4L à un collectionneur. Ce début surprenant n’est cependant qu’une excuse pour se remémorer les premières vacances de la famille à bord de « Mam’Zelle Esterel », 30 ans plus tôt.

Tout comme lors des tomes précédents, ce récit estival invite donc le lecteur à prendre place à bord de la 4L rouge en compagnie de la famille Faldérault. Comme tous les étés, Mado, Pierre et leurs enfants disent adieu à la Belgique pour se rendre dans le sud de la France et comme d’habitude, le départ a pris du retard car le papa est de nouveau à la bourre pour terminer les planches de sa série BD.

La principale différence de ce troisième volet, qui se déroule sept ans avant le précédent et onze ans avant le premier, est qu’à cette époque, Pierre et Mado ne comptent que deux enfants et qu’ils décident de combler les places vacantes en emmenant les beaux-parents de Pierre avec eux. S’ils trouvaient logique d’emmener ceux qui leur ont offert la voiture lors de son premier voyage, ils vont vite découvrir que « beaux-parents » et « Beaux étés » ne sont pas forcément compatibles.

Grâce à Mamyvette, la belle-mère tyrannique, les vacances au Sud n’iront en effet pas plus loin que Saint-Étienne et le camping et les balades au petit bonheur la chance seront remplacés par un hôtel et des visites d’églises conseillés par le guide Michelin. De plus, il faudra également faire attention à manger sainement et à ne pas boire trop d’alcool car « Gros-papy » doit faire très attention depuis sa crise cardiaque l’an dernier. Heureusement que l’on danse sur « Let’s twist again » et que l’on chante Brel à cette époque…

Excepté cette belle-mère qui met un solide frein au sentiment de liberté, cette très belle chronique familiale remplie de personnages sympathiques et attachants s’inscrit dans la veine des précédentes. En relatant ces petits riens qui font tout le sel de notre quotidien, Zidrou offre en effet un joli portrait de famille et un récit débordant d’humanité, de justesse et de tendresse. En intégrant un petit secret de famille et en mettant en avant la relation entre grands-parents et petits-enfants, il livre à nouveau une petite perle que l’on dévore avec grand plaisir à l’entame de l’été.

« – Dis, Gros-Papy, pourquoi t’es crès crès gros ?
– C’est parce que je suis rempli de souvenirs, c’est pour ça. »

Visuellement, le dessin de Jordi Lafebre contribue à plonger le lecteur dans une ambiance délicieusement rétro en restituant avec brio l’ambiance pleine de nostalgie du début des années 60. Outre un travail remarquable au niveau du jeu de lumière de ces planches empreintes de douceur, il faut également souligner l’excellent travail au niveau de l’expressivité des personnages. De plus, au fil des tomes et des époques, le talentueux dessinateur ibérique s’amuse à rajeunir/vieillir des personnages dont on prend grand plaisir à suivre l’évolution.

Des vacances qui font à nouveau du bien… et vivement le prochain tome, qui se déroulera en 1980 !