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Un album qui cloture magistralement la quête d'Axle qui cherchait son père depuis 5 tomes, malgré quelques détours un peu hasardeux. Complètement dans la lignée du tome précédent, on retrouve la verve du scénario, les gags, et en conclusion un final assez dramatique, le tout pimenté des fameux aphorismes tout au long des dialogues, qui sont la marque de cette série...
Pour le lecteur, on découvrira aussi de nouvelles informations sur "l'autre coté", on saura un peu mieux qui est cet écrivain déjanté qui se fait appeler "Monsieur Ko", et on assistera a un dénouement bouleversant.
Et puis, chose extraordinaire, après ce vingtième tome, on ne sait pas du tout ce que va devenir Axle. Il n'y a pas d'élément en suspens, pas d'énigme irréolue, pas de quête future. De toute façon, Axle est désesperé. Il y a bien l'avenir de son fils, mais il n'est pas encore né, c'est pas demain la veille. Et pourtant, on aimera savoir la suite, et on se précipitera sur le tome suivant pour connaître les nouvelles perégrinations du Vagabond...
Pour le dessin, Ribera a changé de technique, on peut penser qu'il a reçu de l'aide, soit humaine, soit mécanique (ordinateur ?). Certains passages font immanquablement penser à Valérian (Métro chatelet, par exemple). La qualité de l'album est meilleure, les couleurs sont mieux maîtrisées, bref, il y a du changement, apprécié des uns mais pas forcément des autres.
En tous cas, un album indispensable pour clore la série.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Vagabond des Limbes, tome 20 : Un certain monsieur Ko, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Avec un tome comme celui-ci, avec ce titre qui ne peut faire penser qu'à KOrian, on se dit que le scénariste avait un boulevard. D'autant qu'avec ce début d'album, on a l'impression qu'il s'y engage, avec cet écrivain qui écrit sous nos yeux la vie d'Axle. On se dit que l'auteur joue sur la relation entre l'auteur et le héros qu'il a créé, initiant ainsi une vaste réflexion psychologique dont il a le secret. Le début est assez prenant, oscillant toujours entre récit très science fiction et récit intrigant autour d'un écrivain et son personnage. Mais bientôt, tout redevient normal et plus calme : l'explication de tout ceci est avant tout du registre de la science fiction, dont un élément explique l'inspiration de l'auteur. Je ne sais pas pourquoi, mais avec ce tome, qui semble marquer la fin de la quête du père pour Axle, j'ai l'impression que le scénariste est passé à côté de quelque chose et le fin mot de l'histoire se révèle finalement presque trop classique. Pour brouiller les cartes, les dialogues sont ici extrêmement compliqués à suivre, enchaînant les termes techniques qui m'ont un peu perdu. Dans l'ensemble, c'est pas mal, mais ca aurait pu être mieux.
Sur le dessin, je note un dynamisme accru par rapport aux tomes plus anciens, et un environnement plus clair et plus détaillé. Pour autant, il y a quand même des grands ratages, comme ce visage de M. KO qui semble peu stabilisé et dont les longs cheveux tentent de masquer en vain la difficulté du dessinateur pour lui donner un physique stable.