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Après avoir jusque là oscillé entre l'aventure spatiale et le ratiocinage plus ou moins philosophique, Godard et Ribera nous entraînent vers une nouvelle facette des aventures du Vagabond des Limbes : l'humour. Dans cet album, tout y est pretexte. Parfois cabotin, parfois grinçant, il touche quand même assez souvent sa cible. Le thème du racisme et de l'extrême droite est évoqué avec bonne humeur, mêm si une ou deux planches sont là pour nous rappeler à la réalité. Intolérance, que de crimes sont commis en ton nom !
Ribera a trouvé la mesure de ses dessins et va dorénavant tranquilement affiner son style. Il y a un certain jeu de la mise en page, une alternace des tailles des vignettes, parfois superposées, très agréables à l'oeil en général. La mise en couleur s'adapte bien au dessin, même si le style est révélateur du tout début des années 80. Les amateurs apprécieront.
Le scénario est donc très drôle, et même si vous arrivez à deviner la chute en cours de route, la fin vous reserve une ou deux surprises, je n'en dis pas plus. Contrairement à d'habitude, la dernière planche ne nous livre pas de nouveau secret sur l'histoire en parallèle vécue par Axle et Musky, sauf pour ceux qui savent lire entre les lignes.
Un très bon album de cette série, à prendre au deuxième degré, qui vous fera passer un très bon moment.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Vagabond des Limbes, tome 6 : Quelle réalité, papa ?, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Cet album nous invite dans un immense délire. C'est tout un studio de cinéma qui est pris dans une grande folie, folie qui se traduit notamment par le fait que les acteurs sont persuadés d'être la personne dont ils interprête le rôle. Dans cette grande tirade, il n'y a plus véritablement de frontière entre le jeu et la réalité, et les assassins tuent effectivement leur victimes, et on arrive à des situations ubuesque dans lesquelles Saint Louis mène une guerre contre Hitler pour conquérir le monde. Dans l'ensemble des scénarios qui deviennent réalité et qui s'entremêlent pour donner un grand n'importe quoi historique, il en est un qui est assez particulier puisqu'un scénariste a inventé l'histoire d'amour impossible entre Axle et Chimeer. L'actrice qui assure son rôle est ainsi convaincue d'être ce personnage, ce qui forcément, va conduire Axle à aller à sa rencontre. C'est vraiment un grand délire qui est ici présenté et j'ai eu du mal à être embarqué dans cette histoire un peu folle et un peu lourde. Il y a certainement toute une réflexion pseudo philosophique derrière tout cela pour dénoncer la folie humaine, celle qui fait que ce qui semble ne relever que de l'imagination soit effectivement devenue réalité. Mais la forme de ce récit, son rythme déjanté, les anachronismes et absurdités auquels on assiste sont parfois très difficiles à suivre...d'autant qu'encore une fois, tout cela n'aura servi à rien pour Axle.
L'histoire veut nous emmener dans des situations grotesques et parmi elles, il y en a une qui est tellement terrifiante qu'elle s'est en effet réalisée. L'ambition est certes louable mais la lecture de ce récit chaotique se révèle avant tout un peu pénible.