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Dix-huitième volet des aventures d'Axle Munshine, cet album est une charnière importante. Coicidence ou non, on constate beaucoup de changements.
Dans les graphismes, tout d'abord. Ribera nous avait habitué a un style assez plat, une ligne sobre, des couleurs standardisées. Dans cet album, une nouvelle technique est à l'oeuvre, le papier est plus brillant, les couleurs ressortent mieux. La qualité du papier est peut-être meilleure, bref, d'une manière ou d'une autre l'album est plus percutant que d'habitude.
Pour le dessin proprement dit, Ribera prends ses aises et alterne les plans serrés ou larges, les vignettes en long ou en large (les vues de la tour effeil sont un vrai délire) sans jamais fatiguer le lecteur.
Le scénario est construit en deux temps : la planète de ravitaillement avec son langage qui fait parfois sourire, et Munshineworld, un délire de monuments historiques sauce Disneyland. Malgrè la faiblaisse apparente de l'intrigue finale, l'ensemble se tient et ne nous ennuie pas un seul instant.
Et puis surtout, on découvre deux choses dans la grande tragédie d'Axle :
- Il ne fait pas confiance à Musky, c'est peut-être un tour de passe passe de la Guilde dont elle n'est même pas consciente. Comment savoir ?
- Celui qui sait, celui qui s'est autrefois dressé contre la Guilde, c'est son père Korian. Où est-il ? Pourquoi se cache-t-il ? La quête de Chimeer devient la quête de Korian.
Au final, les auteurs nous livrent un nouvel opus qui apporte des réponses et génère de nouvelles questions, ce qui ne manque pas de ravir tous les fans.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Vagabond des Limbes, tome 18 : Les contrebandiers du futur, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Ce nouvel album se distingue par son environnement et par quelques petits éléments de scénario, mais la trame générale se révèle un peu pauvre. J'ai beaucoup aimé cette introduction dans laquelle le Dauphin d'Argent est assailli par des monstres de toutes sortes, qui auraient pu se présenter au casting de Ghostbusters. J'ai goûté cette idée d'une planète sur laquelle se retrouveraient tous les chefs d'oeuvre de l'humanité, parmi lesquels on retrouve bon nombre d'éléments en provenance de notre planète. Et surtout, j'ai particulièrement apprécié les doutes qui assaillent notre Axle intersidéral au sujet de Musky. Ce doute est bien présenté, bien géré, et relance efficacement le jeu de relations entre Axle et Musky.
Mais finalement, sur la trame générale, il faut bien avouer que j'ai été moins séduit. On sent bien que cette planète musée n'est qu'un prétexte, ingénieux, pour mettre en scène ces relations entre Axle et Musky mais ne participe pas vraiment à un quelconque développement. On introduit le nom de Korian là-dedans mais c'est juste pour dire que l'on ne l'oublie pas. En effet, à la fin de cet album, Axle ne s'est pas beaucoup rapproché de son père, mais apprend au moins la date de sa mort. Et puis, je commence à avoir une hernie au cerveau : on nous dit que les oeuvres d'art sont volées juste avant la destruction de la planète de laquelle elles sont issues. Ca veut donc dire que la Terre n'existe plus. Ca veut donc dire que l'"autre monde" dont on nous rabat les oreilles depuis tant de tome n'est pas un ailleurs mais un avant, et ca veut donc dire que le rêve est un moyen de voyager dans le temps... je ne suis pas sûr que tout cela soit vraiment cohérent lorsque l'on regarde la série dans son intégralité : Axle s'est bien rendu sur la terre dans "quelle réalité, papa" sans voyager dans le temps, et pour rencontrer la première fois Chimeer, la guilde lui avait permis d'aller dans le futur... Bref, je me fais des noeuds au cerveau mais c'est certainement voulu. Là où c'est frustrant, c'est qu'au bout du 18ème tome, on devrait commencer à deviner une orientation à ce récit dont la trame générale n'avance pas beaucoup de tome en tome.
Mais l'univers est là, et la relation entre Axle et celle que l'on croit être Musky donne du ressort à tout cela. Continuons donc pour voir où tout cela va nous conduire.