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Bon, Axle est mort, il va ressusciter, non ? ça ne se peut pas, un héros qui meurt au tome 26 ? Les auteurs ont prévu quelque chose, hein ? Hein ? Il n'y a qu'une seule manière de le savoir ....
Ce tome est l'un des plus inclassable de la série : Iconoclaste, dérangeant, génial et puéril à la fois, je l'ai relu une dizaine de fois sans pouvoir me faire une réelle opinion. Et puis, ce n'est pas vraiment honête de ma part, j'ai lu la suite.
On peut dire que le scénario est original : faire mourrir le héros dans les premières pages, hein, c'est pas tous les jours. Mais en fait si, il faut voir comment les auteurs vont le récuperer. Oui mais là, il y a un androïde bidon qui ressemble à tout sauf à Axle, c'est drôle. Oui et même c'est ridicule, Oui mais ... On pourrait écrire des heures sur les bons et les mauvais côtés du scénario, en fait.
Le dessin a quelque chose de changé, lui aussi.Les traits sont plus secs, les visages plus expressifs, mais les décors sont moins travaillés, les arrières plans moins fouillés. Les couleurs sont très sombres, certaines cases sont à la limite du compréhensible, on ne sait pas si c'est voulu, et d'un autre côté ça ajoute à l'ambiance génerale. En fait on devine très bien ce qui se passe, alors c'est sans doute voulu. Oui mais ... Là encore on peut débattre des heures sur les bons et les mauvais côtés du dessin dans cet album.
Une chose est sure, ce tome est indispensable à ceux qui ont lu les vingt-cinq premiers, mais risque de n'interresser qu'eux, ce qui est le destin habituel des séries à rallonge, sans doute ....
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Vagabond des Limbes, tome 26 : Le point de non-retour, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J'ai vraiment bien apprécié cet album qui nous propose de faire mourir Axle en tout début d'ouvrage. C'est un choix assez osé et intrigant, qui de fait retient l'intérêt. C'est également un choix dangereux puisque ce qu'il reste de notre héros étant enfermé dans un caisson de verre, ce sont d'autres personnages qui devront porter l'histoire, et ces derniers devront être à la hauteur. Et sur ce point, ce sont les auteurs qui le sont parce que Matt Gammone, le grand Médiat, et Muskie se mettent en quatre pour trouver une solution au destin d'Axle. Et c'est un certain Aimos, sorti de nulle part, qui nous présentera le moyen de sauver Axle, en l'envoyant dans un monde où le temps s'écoule à l'envers dans lequel les gens ne naissent pas, vieillissent puis meurent, mais dans lequel ils sont vieux, ils rajeunissent et dont la naissance marquerait la fin. Cette idée d'un temps qui s'écoule à l'envers est largement développée dans cet album, qui ne sert qu'à préparer le voyage d'Axle vers ce monde inconnu. Malgré la loufoquerie apparente de l'idée, celle-ci arrive toutefois à s'imposer dans cette science fiction et au final paraît convaincant. L'histoire du tome suivant est bien lancée, et on est entretenu malgré soi dans une espèce de suspense sur la solution à développer pour sauver Axle. On ne s'ennuie donc pas et le tout se révèle plutôt bien imaginé.
En plus, les compagnons androïdes d'Axle décident, pour consoler Muskie, de lui construire un nouvel Axle qui ne ressemblera en rien à l'original. Il est grotesque, il est ridicule, on se demande pourquoi il est introduit dans cette histoire qui s'en serait bien passée, mais il se révèle au final touchant et qui sait, il aura peut-être un rôle à jouer dans l'aventure qui s'annonce dans le tome suivant.
C'est une bien belle introduction à une nouvelle histoire d'Axle, qui prend un risque certain en début d'ouvrage, et qui s'en sort avec les honneurs en présentant des éléments convaincants et plutôt intelligemment agencés.