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Ce tome n'a d'intêret que pour les fanas de la série qui veulent enfin savoir qui est exactement Musky, et est-ce qu'Axle va enfin céder à l'appel de la chair. Sinon c'est une aventure classique d'Axle qui accepte une mission impossible, qui ne trouvera sa chute que dans le prochain tome.
Pour le scénario, Godard reste maître des intrigues, et cet album est indissosciable du précédent sous peine de ne rien comprendre. C'est l'attrait et l'inconvénient des grandes séries qu'il est absurde de vouloir commencer par le milieu. Le scénario mèle toujours les jeux de mots faciles et la philosophie de quatre sous, mais elle est toujours truculente, et ce genre ne peut laisser indifférent.
Ribera est égal àlui même, vignettes décalées, vision d'espaces grandioses, décors futuristes et bestioles E.T. en tout genre, comme le scénario, on aime ou on n'aime pas. Le dessin est clair, agréable à lire, c'est de la bonne BD de la fin des années 80 (1988 pour le dépot légal)
On retrouve au passage Reemihc, qui fait pour l'instant une courte apparition, comme pour un clin d'oeil des auteurs qui avaient sans doute prévu des les premiers tomes une rivalité dans le coeur d'Axle (Reemihc = Chimeer à l'envers) qu'ils ont abandonné par la suite ...
Bref, c'est comme le enieme épisode d'une série TV, profitez-en si vous aimez, sinon achetez vous autre chose .....
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Vagabond des Limbes, tome 11 : Le masque de Kohm, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J'ai beaucoup aimé le fait que, pour la deuxième fois consécutive, le récit quitte un peu le ton psychédélique employé précédemment pour se tourner vers une narration plus linéaire et plus compréhensible. Ici, on retrouve un Axle mercenaire qui pour gagner quelques minutes avec sa dulcinée, accepte une mission particulièrement difficile. La folie s'exprime dans le champ permis par l'environnement de science fiction de la série, présentée avec un certain humour : tout un système planétaire ou les habitants de Khom, les Khomédiens, portent des masques vivants qui leur confèrent leur rôle dans la société. Je trouve cela assez intelligent et décliner toute cette idée autour de la comédie, de la dissimulation derrière des masques, et du jeu d'acteur est assez marrant. L'idée de base est assez bien trouvée, même si cela part un peu en vrille lorsque l'on aborde les failles spatio-temporelles et le vieil ermite porté sur les plaisirs de la chair... Mais dans l'ensemble, la trame est nettement plus tournée vers l'aventure que vers le delire de parcours initiatique... même si la révélation du tome précédent donne une teinte assez bizarre à tout cela. Mais cela devient un peu la marque de fabrique de cette série : une aventure de science fiction teintée d'un empreinte de folie pseudo-psychologique. Par ailleurs, c'est la première fois dans cette série que l'on nous propose autre chose qu'un one shot, ce qui permet au scénariste de développer davantage son univers et donc de remporter plus facilement l'adhésion du lecteur. Le caractère très étrange de la fin de l'ouvrage nous encourage à lire la suite. Enfin, j'ai bien apprécié le fait qu'un doute plane sur le destin du père d'Axle, qui donne une nouvelle dynamique à la trame de fonds.
Voici donc le premier tome d'une histoire en plusieurs volumes : le procédé est suffisamment rare dans cette série pour être apprécié.