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Tome 5 : La Mort Dans L'Ame
 

Le Tueur, tome 5 : La Mort Dans L'Ame

 
 

Résumé

Le Tueur, tome 5 : La Mort Dans L'AmeAfin d'acceder au résumé de Le Tueur, tome 5 : La Mort Dans L'Ame, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Le Tueur, tome 5 : La Mort Dans L'AmePour moi, un véritable OVNI dans l'univers de la bande dessinée !
Dans ce dernier tome, Jacamon et Matz nous gratifient une nouvelle fois d'une histoire brillante, à l'instar des épisodes précédents. Le personnage a évolué d'une manière très intéressante au fil du récit et les auteurs parviennent même à le rendre attachant (un comble pour un protagoniste aussi... sanguinaire).

Malgré un dessin que j'ai trouvé assez particulier (au départ), Jacamon a su créer une atmosphère et au final des planches bien plus détaillées que je ne l'aurai pensé. La colorisation est, elle aussi, remarquable.

Autre avantage, et il est de taille (!), les auteurs ne sont pas tombés dans le travers d'une exploitation commerciale outrancière. Cette clairvoyance fait que l’état de grâce du récit est parfaitement conservé.

Vous l'aurez compris : des séries comme celle-là, on en redemande !


Chronique rédigée par DR le 23/09/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 77 (96,25 %)
  • 3 (3,75 %)
  • Total : 80 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 10,93 10,93 10,93
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Octobre 2003

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Tueur, tome 5 : La Mort Dans L'Ame, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 10 2013
   

Oui, bah non, je n'accroche toujours pas. Et ce tome là encore moins que les autres.
Passons vite fait sur le dessin qui ne change pas, c'est toujours spécial mais ça colle bien avec la série, de ce côté là pas grand chose à dire, à part peut être des cadrages un peu plus classiques qu'avant...

Par contre sur le plan de l'histoire j'ai beaucoup de mal. Déjà le personnage principal m'enerve, ses problèmes m'indiffèrent, pour moi c'est un fou, rien de plus...En plus on nous dit tout et son contraire d'une page à l'autre, un coup il veut etre seul, un coup il veut avoir plein de copains. Je n'arrive pas à comprendre ce personnage qui n'a pas l'air tout seul dans sa tête.

Quant au scénario... des histoires de vengeance, de tueries, des tortures. Tout ça pour moi c'est de la violence gratuite et rien d'autre. J'ai eu l'impression qu'à plusieurs reprises les auteurs essayaient de faire prendre une direction différente au tueur, malheureusement ça ne fonctionne pas, car il a l'air de plus en plus en contradiction avec les deux premiers tomes.

Donc d'une part je ne cautionne pas et d'autre part je n'accroche pas, cette BD ne m'apporte rien: ça ne détend pas, ça ne m'amuse pas et ça ne m'apprend rien.

27 1 2010
   

Pour moi, ce tome présente toutes les qualités graphiques qui ont fait que j'ai adhéré à cette série, même si par moment je trouve les vignettes trop sombres, dans lesquelles on ne distingue plus grand chose. Dans ce dernier album du premier cycle, les auteurs nous livrent le dénouement de cette histoire, où notre tueur est impliqué dans une histoire de trafic de drogue. C'est assez propre et je n'ai pas grand chose à dire sur le scénario, sauf que je suis un peu déçu. En effet, ce qui faisait de notre héros un personnage unique disparaît au profit d’un classicisme, pas inintéressant, mais qui manque un peu de piquant. Notre tueur nous parle de solitude depuis quatre tomes, le voilà qui se constitue une bande de potes; notre tueur était désabusé par la vie et ne se posait pas de question sur les contrats qu'ils exécutaient, et le voilà en lutte contre le crime organisé; notre tueur ne tuait que pour l'argent en essayant de rester discret, le voilà qui se met à découvert, qui rend service à un copain flic... non vraiment, j'ai trouvé que le tueur avait trop changé, était trop en rupture avec le personnage intéressant qui nous était présenté jusque là, pour continuer de susciter le même engouement de ma part. C'est un peu dommage.

Concernant le découpage de scènes, je n'ai pas aimé : ces allers-retours entre l'interrogatoire que conduit le Tueur avec Biscay et le développement des actions rendent le tout extrêmement difficile à lire. J'ai été un peu perdu dans la chronologie des faits et l'ensemble paraît parfois brouillon. Ce que je lisais sans sourciller jusqu'au tome précédent me laisse ici une impression de lourdeur. Enfin, j'ai trouvé que les décors étaient moins travaillés, beaucoup de scènes se passent dans des intérieurs qui semblent dépourvus de toute décoration. La série garde son identité graphique, mais pour moi, il manque quelque chose.

C'est donc un tome un peu décevant mais qui reste tout de même d'un niveau honorable.

20 1 2009
   

Nous retrouvons la suite de "les liens du sang" avec un album qui m'est resté sur l'estomac...
Certes coté dessin rien a dire toujours appliqué et très propre avec toujours 2 méthodes de mise en couleurs que j'apprécie.

Mais coté scénario et mise en page, on s'écarte des 3 premiers albums. Le personnage principal qui est "Le Tueur" sort de l'intimité du lecteur. Cela devient plus une histoire banale que originale avec un règlement de compte de médecins, politiciens et gang.

Cet album m'a moins emballé que les autres et j'espère qu'au prochain album nous allons retrouver "notre tueur" avec ses méthodes originales...

17 5 2006
   

Suite des aventures d'un tueur à gages...
Le tueur ?... Un homme froid et méticuleux. Par un gugusse qui tue pour le plaisir. Non. Un pro. Un vrai. Un mec qui n'agit que sur commande et qui n'aime vraiment pas les imprévus.
Pourtant, depuis quelque temps, il se retrouve immergé dans un coup tordu. Un vrai complot qui l'a obligé à délaisser sa retraite dorée et le sable fin de son "paradis terrestre".
Les barons de la drogue colombiens -et notamment l'un des leurs, celui qui loue de temps à autres ses services- seraient sur le point de se faire doubler par une poudre venue de l'Est.
C'est gênant. Surtout quand les intermédiares ne jouent pas le jeu.
Scénario un peu convenu, certes, mais surtout un très bon polar fait d'action, mais aussi d'une bonne dose d'introspection.
A lire, mais à ne pas faire. Du bel ouvrage. Distrayant, solide et aussi bien documenté.

12 8 2005
   

Une crapule qui tue sans remords juste pour de l'argent et pourtant ... on finit presque par envier son métier tellement ce type est rendu excusable, voir même sympa par l'auteur.

S'il faut reprocher une chose à ce tome qui clôture cette série dont le T.1 est tout simplement fantastique, c'est une fin un peu facile, mais est-ce bien la fin de la série ou juste du cycle ...

15 6 2005
   

Well.
De passage sur CoinBD, je me souviens soudain à la vue de l'avis de Styx que j'en suis membre!

J'en profite pour donner le mien sur le dernier tome de la série "Le Tueur".
Beaucoup semblent ici regretter, du moins en ai-je l'impression, le ton froid, extérieur et passablement cynique du début de l'aventure.
Car c'est ainsi que le récit évolue : le tueur, d'abord anti héros est devenu un héros noir ; avec ce cinquième épisode, il semble même capable de devenir dans nos esprits un héros véritable - auquel il est plausible et valorisant de s'identifier.

On peut bien sur voir là une faiblesse du récit renouant avec une trame déjà tracée, celle de la fin heureuse dont parle Styx.

Je trouve pour ma part que ce dernier tome est de loin le plus choquant, le plus méchament sinistre de tous. On y perd justement l'enthousiasme de voir évoluer un personnage lui-même extérieur à l'action de son point de vue... dénonçant l'hypocrisie générale sans se tromper outre mesure sur son compte : il est un salaud certes, mais surtout un instrument.
Ce qui quelque part le déculpabilise.
Tout comme sa noire dénonciation qui n'est pas sans démagogie ; le lecteur épouse ses idées avec un malaise jouissif, car c'est par sa vision du monde sinistre mais finalement, d'autant plus pertinente qu'il séduit.

C'est un anti-héros au sens littéral : non pas un repoussoir épousant des valeurs immorales, mais un être qui ne semble pas diriger sa propre vie, qui ne fait pas évoluer l'action.

On le voit d'abord observateur cynique, mais aussi se torturant, sans relation avec le monde exterieur... un pur esprit.
Le retour sur son passé montre un homme dont on ne sait trop ce qui l'a poussé à devenir un assassin... le hasard, les contacts...
D'ailleurs son passé est laissé dans le flou : lui-même s'en rappelle à peine.
Cet anti-héros sans consistance humaine, et qui plait justement par son exteriorité, l'est jusqu'au bout: ce n'est pas lui qui provoquera le début de l'action, mais son associé qui tente de le doubler.


De là une nouvelle évolution, celle du héros de roman noir, le tueur sale.
Celui qui agit dans son intérêt, dont on voit le présent, qui vit de sang et de sexe (on découvre son apetissante petite-amie, la petite situation de repli qu'il s'est construit au loin, sans parler de son meurtre dans les marécages ou son assimilation à l'aligator sur la couverture...).
Il ne voit plus son passé, il agit. On est loin de l'esprit glacé qui sévit au cours du premier tome, du tueur exterieur au récit.

Evidemment, dans les faits, les deux passages, anti-héros et héros noir se télescopent ; sans doute serait-il pesant de rester sur le premier état, qui par définition ne se prête guère qu'avec moults détournements à toute évolution. On le cantonne donc au premier récit, préparant le lecteur au deuxième état avant même qu'il y ait un motif de vengeance.
Au niveau esthétique, j'aurai tendance à dire que le premier albulm est bien plus dans des tons bleu-gris effacés que le reste de la série, mais peut-être mon esprit retord cherche-t-il à étayer ma théorie à tour de bras !


Pour l'évolution vers un statut de héros (enfin, un certain statut de héros plutôt), je pense qu'il faut la lier à la création de relations au tueur.
D'abord son amie vénézuelienne, puis Mariano. Dans le même temps, il tue celui qui fut son seul vrai contact humain, son unique mentor et ami dit-il (sic), celui qui en fit un assassin.
D'un certain point de vue, cette relation, par son statut unique justement, était symbolique du fait que le tueur ne se mélangeait pas vraiment à la société: il vivait en son sein, nuance.

Ses relations, lorsqu'elles deviennent plus intimes (Mariano est un ami, pas juste l'alinéa d'un contrat, il se noue une vraie complicité avec son amie un temps cantonnée au rôle de plante de plage...), le font basculer vers l'héroïsme.
C'est un pourri, ok, mais il a quelque chose à défendre, sentiment humain le plus primaire.


J'aimerai ici revenir sur ce type d'évolution, cette rédemption vers l'humanité.
Elle marque nettement la série, et je ne peux m'empêcher de lui trouver nombres de parents dans l'esprit : principalement du côté du cinéma, notament avec Eastwood et son "José Wales hors la loi" (ou aussi, par amour et très esthetisée, le "Crying Freeman" scénarisé par Kazuo Koike -l'auteur de Lone Wolf & Cub ou Golgo13).

Il s'agit de l'accession à l'humanité d'un tueur implacable, mécanique, qui se crée une nouvelle communeauté au sein de laquelle vivre: le titre "Les liens du sang", et plus encore sa tirade finale rappelle ce film et son thème.
On y retrouve notament l'aspect déséquilibré de la communeauté créée (un dealer colombien, un flic...) qui est une donnée clef. On est humain car imparfait (donc l'opposé du premier tome pour ceux qui suivent encore mon hypothèse un brin exotique, j'avoue).

Le groupe de branques est le contraire de la dream-team, qui est le fantasme du super-héroïsme (X-Men, Justice league, ec...).


Mais, et je finis mon avis là-dessus, ce qui est choquant pour le lecteur, c'est qu'on s'est joué de lui.
On lui a fait apprécier un tueur par sa froideur et son cynise brillant, et on finit par en faire un vulgaire héros !
Mais plus encore, un héros dont le fonctionnement profond n'a pas changé.
Le malaise est souvent assez perceptible, l'on perd ses marques.
Car le tueur n'est devenu héroïque non pas en devenant un modèle, mais en restant lui-même... c'est son insertion sociale qui fait de lui un être qu'on peut apprécier (sauf en de rares occasion, un autre forumer [Jean-Loup?] ayant par exemple montré les phases de rire...) et non pas son action.

Rien n'a changé.
Le monde est toujours aussi pourri, mais le tueur s'en "préoccupait" du moins auparavant malgré ses dires.
Ce qui lui importe désormais, c'est sa petite famille quoi qu'il arrive aux autres.

De simple esprit extérieur, il est devenu un homme.
"La Mort dans l'âme", c'est un peu "La vie dans la peau" (où il est tard, mais taaard....).

Et le sale batard n'est plus visible uniquement depuis sa fenêtre, ce n'est plus le riche, le puissant. Il est visible dans le miroir, et dans les oeillères de chacun.
Et on l'admire pour ça.

Alors oui, le cinquième tome du "Tueur !" baigne dans le malaise.
Et le dessin est toujours aussi superbe ; ce qui venant de ma part de fervent du noir et blanc est un compliment rare.

13 6 2005
   

Un dernier album qui nous livre les tenants et aboutissants de cette histoire qui a su me surprendre, surtout dans les deux premiers tomes.

Une intrigue qui nous plonge dans des règlements de comptes sur fond de trafic de drogues. Comme toujours ce sont des personnalités des hautes sphères politiques et mafieuses (les 2 étant généralement liées...) qui tirent les ficelles et notre tueur s'aperçoit qu'il a été manipulé. Dans ce 5ème tome, il élimine toutes les têtes pensantes de cette machination et son ami Mariano s'occupe des seconds couteaux.
Et oui ! Notre antihéro froid et cynique se fait des amis, a une vie de couple et se présente comme presque quelqu'un qui agit pour la bonne cause ! C'est ce renversement de situation qui m'a un peu déplu puisqu'il apparaît maintenant avec les caractéristiques d'un héro classique ou presque. A la fin, il aspire à une vie rangée... Ce n'est pas sans rappeler le célèbre adage : "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"...

Le dessin m'a régalé tout le long et il faut avouer que Jacamon maîtrise la représentation de corps féminins à merveille.

Une série efficace mais qui vire au conventionnel vers la moitié.

22 12 2004
   

Il semble bien que ce soit le dernier. En tout cas, cet album achève l'intrigue initiée dans les volumes précédents, et à moins de vouloir rallonger la série, on peut supposer (et souhaiter !) que Jacamon et Matz en ont fini avec leur personnage atypique.

A l'heure des bilans, donc, les deux premiers albums se détachent par leur qualité. Les trois suivants, y compris celui-ci, sont des lectures agréables mais qui sont moins percutantes, lorgnant davantage du côté du polar traditionnel que du ton résolument nouveau et audacieux qui caractérisait les deux épisodes initiaux.

Le personnage du tueur, il faut dire, supporte sans doute mal d'être abordé sur cinq albums. L'assassin froid et inhumain a laissé la place à un type sans scrupules, certes, mais qui liquide des mafieux et des corrompus, n'hésitant pas à tuer gratuitement quand c'est pour dépanner un ami. Chose qui était à cent lieues des remarques du tueur dans le premier volet. Et son entourage, constitué d'une jolie et douce compagne, d'un flic un peu paumé et d'un acolyte, attire plutôt la sympathie.

Evolution du personnage, peut-être, mais aussi sentiment de sympathie du lecteur pour ce type qui, finalement, n'a pas un mauvais fond, et qui a bien raison de dessouder les encore plus méchants que lui qui l'empêchent de goûter un bonheur amplement mérité après tant de tracas. Oui mais... ce gars a plus de sang sur les mains qu'il n'en pourra laver, et reste un salaud de la pire espèce. Sauf que le lecteur doit se raisonner pour s'en rappeler, car le scénario rend le tueur très humain, comme dans ces cases où il éclate de rire avec ses amis.

Je suis donc embarrassé par l'évolution que Matz a suivie, et si l'album est plaisant, je regrette qu'il n'ait pas été plus noir et plus moral à la fois. Ce type de personnage central aurait sans doute mérité un traitement différent, plus extrême pour être en phase avec la personnalité du tueur.
Série à lire, oui, mais pas nécessairement à acheter. Votre médiathèque saura vous contenter.