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Tome 8 : L'ordre naturel des choses
 

Le Tueur, tome 8 : L'ordre naturel des choses

 
 

Résumé

Le Tueur, tome 8 : L'ordre naturel des chosesAfin d'acceder au résumé de Le Tueur, tome 8 : L'ordre naturel des choses, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Le Tueur, tome 8 : L'ordre naturel des chosesLe personnage sans nom, né de la collaboration inspirée du tandem Jacamon/Matz, continue son périple américain sur fond d’enjeux financiers majeurs liés à la découverte d’un gisement pétrolifère d’importance. Dans ce deuxième cycle d’un des plus gros succès commerciaux parus chez Casterman, le scénariste semble vouloir faire évoluer son personnage afin de le sortir d’un schéma qui, à la longue, aurait pu s’avérer routinier. Depuis le début de ses aventures, le Tueur enchaîne les contrats et nous fait partager ses réflexions implacables sur l'Homme ou, plus globalement, sur la façon dont le monde tourne. Désormais, il s’interroge également sur le sens des missions qui lui sont confiées, ainsi que sur leurs implications politiques. Néanmoins, il ne faut pas conclure hâtivement que le personnage central a modifié en profondeur sa façon de voir les choses. Non, il reste un professionnel froid et ce qui l’intéresse en priorité, c’est de sauver sa peau. Toutefois, il y a quelques tomes, l’introduction d’une concubine et d’un enfant lui permet de gagner en profondeur et révèle ainsi une légère faille chez cet antihéros. Le tableau ne serait pas complet sans l’apparition de l’un des protagonistes récurrents de cette série : Mariano. Le temps d’un intermède canadien où le Tueur accompagne le vénézuélien, Matz éloigne le lecteur de l’intrigue principale avant de l’y ramener efficacement, lors d’une dernière scène au cours de laquelle tout laisse à penser que le personnage principal se dirige droit dans un piège.

Au niveau du dessin, le coup de crayon caractéristique de Luc Jacamon est reconnaissable au premier regard. Son trait semi-réaliste participe grandement au charme qui se dégage de cette série. L’auteur alterne habilement les effets afin d’esquiver une lassitude du lecteur. Ainsi, la trouvaille du miroir brisé très présente lors des précédentes réalisations – d’où l’impression de mouvement et d’accélération lors des quelques scènes d’action - est ici remplacée par des cases plus sobres qui n’en restent pas moins fort réussies. Sur le plan de la mise en page, on regrettera juste l’absence du cartouche final sur lequel il est écrit "À suivre". Du coup, l’Ordre naturel des choses pourrait passer pour une fin de cycle quelque peu abrupte.

Ce huitième tome d’une série largement plébiscitée se situe dans la droite ligne des opus précédents : les aficionados y trouveront leur compte, tandis que les nouveaux lecteurs devraient se jeter avidement sur les cycles déjà parus. Un thriller des plus captivants !


Chronique rédigée par DR le 04/08/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 77 (96,25 %)
  • 3 (3,75 %)
  • Total : 80 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Juin 2010

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Tueur, tome 8 : L'ordre naturel des choses, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 7 2015
   

Le 3ème tome de ce deuxième cycle me semble meilleur que les deux précédents. Si les réflexions un peu faciles et démagogiques font encore leur apparition, elles me semblent moins abondantes que précédemment et cette discrétion permet à l'intrigue de se développer davantage. Après deux tomes dans lesquels cette dernière avait du mal à émerger, perdues dans des discussions sans fonds et des personnages qui se croisaient sans se fixer, ca fait du bien. Enfin les rôles se précisent, enfin on comprend que la découverte de pétrole au large de cuba a aiguisé l'appétit des USA, ainsi que leur colère car l'embargo qui dure depuis plus d'un demi-siècle ne sert plus à grand'chose (trame scénaristique qui a moins de force au moment où les USA décident d'un assouplissement de ses relations avec Cuba, mais ca, le scénariste ne pouvait pas le savoir au moment où il a concocté son scénario). Des USA qui ont tenté, grâce au Tueur, de destabiliser le Venezuela qui disposait des ressources nécessaires permettant à Cuba d'extraire, et donc de profiter de l'Or Noir. Cet album pose enfin clairement l'intrigue, et sa clarté permet à ce cycle de trouver sa ligne directrice et une orientation. Du coup, notre tueur trouve enfin un vrai rôle.

Certains passages restent plus obscurs, comme ce voyage à Montréal dont on se demande l'intérêt, si ce n'est proposer un moment de violence propre à la série. Mais dans l'ensemble, après deux tomes où on avançait à tatons, le scénariste semble avoir finalement trouvé la voie, et/ou a enfin envie de la partager avec le lecteur.

27 4 2015
   

C’est encore bien bon !
Le tueur ?... on ne connaît toujours pas grand-chose. Suite à ses monologues, dans les albums qui précèdent, le lecteur apprend –un petit peu- à mieux le cerner.
Sa biographie, ce sont juste des fragments, de petits flash-back, alors qu’il soliloque dans une planque.
C’est assez original car le scénario est toujours très bon et nous tient en haleine. Bon, c’est vrai que, au fil de la série, ce tueur-à-gages perd un peu de son charme.
MAIS : il y a le dessin et la découpe des planches est un vrai régal ; sans oublier la colorisation utilisée. Cette belle palette de couleurs a un je ne sais quoi qui me fait carrément entrer dans cet univers.
Le scénario, quant à lui, est un brin plus complexe. Le « tueur » a des missions mortelles dans un contexte international et est comme « rattrapé » dans l’évènement auquel il est impliqué.
Mais : c’est un peu artificiel et la fluidité en prend un coup. La lisibilité, qui était l’apanage des premiers tomes, se perd un peu… tout comme moi d’ailleurs, dans ces méandres de la construction de l’opus.
Mais, bon, mon plaisir de lecture ne s’en trouve pas gâché pour autant et ce tome a une belle originalité.

5 6 2014
   

Je crois qu'il n'y vraiment rien à faire: je n'y arrive pas avec cette série.

Rien y fait, les auteurs ont beau changer de direction, on le voit nettement avec l'arrivée du fils du tueur, de la femme du tueur, ils essaient de le rendre surement plus humain.
Pour moi, c'est loupé: je n'accroche toujours pas, il m'est toujours aussi antipathique.
Du coup beaucoup de choses tombent à l'eau: les questions existentielles que le tueur se pose sans arrêt, ça m'agace, je n'y vois aucun intérêt. Les scènes d'action autour des attentats qu'il commet ne m'intéresse pas plus, puisque pris de sympathie ni pour les uns ni pour les autres, je m'en fiche pas mal... j'aimerais bien que l'étau se resserre autour du tueur, mais rien ne se passe, on sent bien qu'il a vaguement peur mais ça reste tellement vague et tellement plein de blabla...
Là où je me suis intéressé un peu plus, c'est la bande de hells angels canadien avec leur accent prononcés qui sont vaguement drôle et aussi le dialogue autour du nom qu'il faut donner aux habitants des Etats Unis: Américain ou Etats Uniens ?
Sinon c'est tout...
Même le dessin, qui sortait un peu de l'ordinaire, ne m'emballe pas plus que ça, les cases sont grosses et ça manque de détail.
En bref, je ne suis jamais rentré vraiment dans la série et j'ai peur que je sois en train de me lasser complétement.