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Sommet des dieux (Le), tome 2

 
 

Résumé

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Planche de Sommet des dieux (Le), tome 2Suite de l’enquête de Fukamachi dans ce second volume. Le premier tiers de l’album est consacré à l’échec d’Habu San quant à son ascension en solitaire des Grandes Jorasses. Dès le début de l’histoire, on en connaît la chute et on vit le périple d’Habu. Le reste de l’album est consacré aux recherches de Fukamachi, son enquête sur Habu San mais aussi à sa vie courante au Japon, ses motivations à lui, son intérêt pour la montagne, sa personnalité.

Cette histoire est vraiment passionnante, le scénario prenant et très bien construit. On suit les personnages dans leurs périples avec beaucoup d’intérêt, on vit l’enquête de Fukamachi et on attend avec hâte son dénouement. De plus, ses rencontres avec les personnes qui ont connu Habu sont vraiment intéressantes car on en apprend plus sur sa personnalité, ses envies et motivations, ses craintes… Face à Habu se dresse Hase qui est son opposé. Déjà bien présenté dans le premier tome, on en apprend un peu plus sur la rivalité entre ses deux grimpeurs de génie aux personnalités opposées. Ensuite, l’autre personnage principal, l’enquêteur Fukamachi est lui aussi mieux présenté dans ce tome. Alors qu’il n’était qu’un simple photographe faisant des recherches dans le premier tome, on en apprend ici un peu plus sur qui il est, sa vie et pourquoi il est obsédé par la montagne. Il prend plus de profondeur et devient plus intéressant.

Le dessin de Taniguchi est toujours aussi beau, je ne m’en lasse vraiment pas. Les traits qu’il a donné à ses deux personnages principaux sont très bien choisis et très plaisants. Face aux décors montagneux, leurs silhouettes sont fines et clairs, précises et assurées. On se plait alors à suivre leurs aventures. Le caractère volontaire d’Habu est dessiné sur son visage ferme quant à celui de Fukamachi, il est plus fin, moins dur comme le personnage qu’il représente. On vit donc avec lui cette aventure. Les roches et montagne, la neige et le vent sont tous magnifiquement dessiné et donnent envie de s’y rendre (sauf quand on lit qu’il fait -30°)

Comme le premier tome, j’ai dévoré celui ci et je l’ai refermé qu’avec une impression de déjà fini et de vivement la suite qu’on apprenne le fin mot de cette histoire, surtout qu’elle semble se préciser nettement et se promet toujours aussi passionnante. J’ai hâte.


Chronique rédigée par Cha le 01/07/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 236 (19,92 %)
  • 18 (1,52 %)
  • 931 (78,57 %)
  • Total : 1185 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.09
Dépôt légal : Juin 2004

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Sommet des dieux (Le), tome 2, lui attribuant une note moyenne de 4,09/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 5 2019
   

Amateurs de montagnes: bonjour. Ce deuxième tome est bien meilleur que le premier. Il est surtout basé sur deux récits, celui de Habu et celui d'Hase, son "adversaire". On y voit la montée mais surtout la déchéance des deux personnages.

Si ces deux arcs sont passionnants et prennent une bonne partie des nombreuses pages, je regrette aussi que la trame principale s'efface nettement et j'ai même peur que la recherche de l'appareil photo ne finissent par s'éclipser totalement tellement elle devient sans importance.

En attendant, je ne boude pas mon plaisir: ce tome est passionnant pour tout amateur de montagnes, d'escalade, d'ascension ou tout simplement de grands espaces.

16 12 2012
   

Encore une bel album que nous offre Baku et Taniguchi, dans exactement la même veine que le tome 1 (avec pas mal de passages intenses, lorsqu'on retrouve les héros blessés, face à leur sort ou à la montagne).

Le dessin de Taniguchi est toujours, sans surprise (puisque son style n'évolue pas au fil des années) fin et racé, avec beaucoup de recherches dans les cadrages pour varier dans toutes ces images de montagnes (néanmoins très belles)... Je suis depuis de nombreuses années sous le charme de ce style ultra-précis et travaillé quoique sans surprise.

Le scénario, sans être linéaire est sans surprise, mais remarquablement maitrisé... Pas un instant on ne s'ennuie au fil des pages, et on ne voit pas passer les 300 pages, pleines de suspens palpitants et d'"actions" à couper le souffle, quoique la BD reste relativement "zen".

Bref, encore un bon crû signé Taniguchi et Baku.

10 7 2012
   

Je trouve cet album meilleur que le précédent car, d'une manière générale, il révèle les failles, non plus des montagnes, mais des héros. Suite à un premier tome où tout semblait réussir à Habu et à Hase qui grâce à leur volonté, arrivaient à gravir tout et n'importe quoi, voilà que l'on découvre que la montagne aussi, peut gagner. Pour preuve toute cette première partie autour d'un Habu qui a chuté dans les grandes Jorasses et qui n'en sortira pas indemne : c'est un moment d'émotion où on se retrouve en tête à tête avec un mort en sursis... C'est assez poignant même si, à mon goût, c'est un peu long et ca manque de rythme : les dicussions avec un Kishi imaginaire ont toute leur place à ce moment du récit, mais la répétition de certaines situations, voire de certains dialogues (je ne parle pas des Haaa!) a tendance à alourdir le récit. De même, le passage, beaucoup plus loin, concernant Hase est également assez bien traité, voire mieux : plus percutant et plus surprenant, il est à mon sens plus efficace. Ces deux parties, l'une sur Habu, l'autre sur Hase, sont les plus intéressantes du récit selon moi et d'une belle intensité que la longueur des scènes vient parfois émousser. De plus, on continue cette idée développée en fin de tome précédent selon laquelle, si les alpinistes doivent d'abord se battre contre eux-mêmes, il y a aussi une certaines rivalité entre ces deux grands sportifs.

Mais le rythme a du mal à s'imposer sur l'ensemble de l'album et le retour à l'enquête de Fukumachi vient faire retomber toute cette tension : il faut dire que ce personnage est toujours assis, toujours en dicussion avec un personnage différent qui a connu l'un ou l'autre des alpinistes. Tout cela est selon moi assez statique et maladroit d'autant que d'un seul coup, venu un peu de nulle part, l'intérêt pour le fameux appareil photo du premier tome resurgit. J'ai eu du mal à apprécier ces différents changements de rythme entre les épisodes qui ponctuent cet album.

Le dessin de Taniguchi est assez fin. Mais on est sur une série qui parle de sommets enneigés et d'alpinisme. A la fin de cet album, on se rend compte que rien de ressemble plus à un sommet qu'un autre sommet. Il faut dire que le traitement noir et blanc qui requiert le manga ne permet pas d'introduire suffisamenent de nuances pour véritablement distinguer chacun de ces sommets. Il en ressort une petite impression de répétition, d'autant que l'on vient introduire une nouvelle ascencion de deux inconnus, qui n'a d'autre intérêt que révèler un aspect de la personnalité de Hase que l'on connaissait déjà.

Voici donc un album qui propose des moments plus intenses que dans le précédent mais qui a encore du mal à trouver son rythme et à gérer les enchaînements entre les différentes époques et les différentes intrigues. On comprend que ca y est, Fukamachi va repartir à Katmandou pour retrouver l'appareil photo, et du même coup Habu, un personnage qu'il cherche à rencontrer. A l'assaut du 3ème tome, donc !

9 1 2011
   

La suite de cette saga est vraiment convaincante. Fukamachi continue son enquête sur l'appareil photo de Mallory, qui pourrait changer le nom du premier homme sur le toit du monde. Son enquête le contraint à se plonger dans la vie d'un alpiniste Japonais Habu Joji. Le postulat de départ est donc simple, mais tous les aspects de cette histoire sont vraiment bien travaillés.

Le scénario est très simple, et pourtant très riche. Ce second volet est même haletant. J'ai vraiment ressenti beaucoup d'empathie pour les personnages, à tel point qu'une fois l'album commencé je n'ai pas réussi à le lâcher. Et pourtant, l'alpinisme n'est vraiment pas un domaine que je connais, et l'exploit de cet album c'est qu'il me donne envi d'en savoir plus sur ce sport. Le mode de narration est bien ficelé, avec beaucoup de parallèles entre les différents aspect de l'histoire et entre les personnages. A chaque saut d'une intrigue à l'autre, j'étais partagé entre la déception de quitter un protagoniste, et l'excitation d'en retrouver un autre. Et donc, l'ensemble est tellement captivant, que j'ai trouvé l'album trop court, malgré les 330 pages.

Graphiquement c'est également très réussi. Je met juste un petit bémol : la grosse ressemblance entre Fukamachi et Hase. Sinon, le vieillissement des personnages est maitrisé, les décors somptueux et on sent un vrai travail de documentation sur le matériel d'alpinisme. Beaucoup de finesse dans les traits, ce qui rend l'album très propre et la lecture très fluide.

Un album somptueux et captivant, que je recommande chaudement à tous les lecteurs, alpinistes ou non.

26 11 2008
   

Moins enthousiaste que les chroniqueurs qui m'ont précédé, je rejoins certains d'entre eux au moins sur un point : ce deuxième épisode est plus réussi que le premier.

Taniguchi axe en effet cette suite du récit sur les souffrances endurées par ces forcenés de l'alpinisme. Le lecteur oscille donc entre la fascination pour ces hommes qui vivent pleinement leur passion et la consternation pour ces attitudes extrémistes qui les amènent à prendre des risques inconsidérés et à mourir pour assouvir leur désir d'être le premier à avoir surmonté telle ou telle paroi. Le lecteur qui, comme moi, a eu vent dans son entourage de gens morts en montagne, trouvera là une analyse des motivations de ces passionnés qui perdent parfois le sens du danger. En se centrant sur leurs douleurs, l'album rend plus sympathiques des personnages auxquels il n'était pas forcément évident de s'identifier.

Cependant, la lecture a beau avoir cet aspect fascinant, le récit lui-même tire parfois en longueur et manque de rythme. Le dessin est réussi (on reconnaît aisément la patte de l'auteur nippon) mais il ne parvient pas à hisser le scénario vers les hauteurs espérées. Il se passe finalement assez peu de choses en plus de 300 planches ! On sait que Taniguchi est volontiers contemplatif, mais l'ensemble manque ici d'un certain dynamisme.

Je lirai la suite, mais "Le sommet des dieux" ne me paraît pas justifier les excellentes notes qu'il a récoltées sur coinbd. Ce n'est évidemment que mon avis ! A vous de vous faire le vôtre et de nous le confier ici-même.

28 2 2006
   

Taniguchi nous entraîne dans une grande fresque humaine, sur les traces de Habu -un véritable dieu de l'alpinisme nippon-.
Du Japon à l'Europe, nous partons à l'assaut des plus hautes cîmes réputées imprenables. Le récit est épique, intime, émouvant et angoissant.
Le livre s'ouvre sur l'épisode des Grandes Jorasses. L'auteur parvient à nous plonger dans l'action mieux que ne le ferait un réalisateur très doué du cinéma. Le lecteur passe par une grande palette d'émotions, jusqu'à ressentir le froid qui l'envahit quand Habu doit passer la nuit sur une étroite terrasse rocheuse. Cet épisode se déroule sur une centaine de pages et tient le lecteur en haleine de manière implacable.
Taniguchi ne consent aucune économie de moyens pour aller jusqu'au bout de son oeuvre, lui donner le temps de s'imposer dans toute son ampleur.
Du grand art. 338 pages de bonheur. J'apprécie. Vraiment.

1 2 2006
   

J'avais bien aimé le premier tome, j'ai eu encore plus de plaisir à lire celui-ci.

Bon c'est vrai que l'histoire me plait bien parceque j'ai toujours adoré l'escalade et la montagne. Mais l'auteur réussit ici à nous fair partager chaque souffrance de Habu, on vit cette histoire avec lui. Au niveau des dessins, on n'a rien à leur reprocher et les montagnes et autres paysages ont été très bien dessinés.

J'ai lu cet opus en une heure et pendant cette heure il aurait pu se passer n'importe quoi, je n'aurais pas pu réagir. Et lorsque l'on sort de la bd, on a qu'une envie, c'est de lire la suite que je n'ai toujours pas pu me procurer mais que j'attends avec impatience.

En un mot : lisez le.

31 10 2005
   

Ouah ! On peut pas être plus imprégné que ça ... l'auteur m'a emmené là où il voulait et le voyage est réussi !

Les exploits de Habu (que ce soit pour vaincre la montagne ou pour lui survivre) m'ont procuré un plaisir et une angoisse assez indescriptibles ...

La narration est faite de telle manière qu'on est forcément imprégné, voire absorbé par la montagne, le froid, le vent, etc ... j'ai senti tout ça et j'avais qu'une envie, c'était de retourner au camp de base !!!!

Le dessin est toujours aussi bon ... vivement la suite !

5 9 2005
   

Afin de retrouver l'appareil photo de l'alpiniste Mallory disparu sur l'Everest dans les années 20, Fukamashi va d’abord tenter de retracer la vie de celui qui a retrouvé cet appareil : le mystérieux alpiniste japonais Habu Jôji !

Interrogeant tous ceux qui auraient été en contact avec Habu, il découvrira vite la parallèle qui le lie à un autre alpiniste japonais légendaire : Hase Tsuneo.

A l’aide de paysages de montagne impressionnant Taniguchi parvient à décrire avec suspens le combat de ces deux héros face aux sommets du monde et dissipe tout doucement la brume qui entoure le passé de Habu Jôji. Fabuleux !

25 4 2005
   

Un seconde tome particulièrement convaincant : bien plus que le premier opus.
En effet, dans cet album, nous grimpons avec Habu, nous souffrons à ses côtés, nous survivons avec lui...
La narration est en effet particulièrement prenante, et permet une introspection très réaliste. De plus, elle nous fait prendre conscience de cette folie qui habite les grimpeurs, qui les poussent à vouloir grimper toujours plus haut, toujours en première position...

Mais ce second tome est aussi porté sur la vie de Haze, un homme qui, à l'image de Jôji, est un titan au coeur de pierre. On comprend la relation qui unie ces deux hommes d'exception, relation qui les motive et les pousse à se dépasser au jour le jour.

Hélas, les moments de la vie de Fukamachi sont par contre particulièrement chiants. Incroyable. Couper l'action haletante des périples de Habu Jôji pour avoir droit aux lamentations sentimentales d'un pseudo-héros tourmenté, voilà qui me freine net dans ma joie. Et c'est bien le défaut général de cette série, et la raison pour laquelle ce tome ne méritera qu'un bon 4/5, et non le sacro-saint 5/5 qu'il frôle... :)

Le dessin de Taniguchi est très minutieux, très propre, très classe ; on en attendait pas moins de cet auteur hors du commun.

Un second tome meilleur que le premier à mes yeux... j'ai hâte de découvrir la suite de cette belle histoire.