46 508 Avis BD |20 168 Albums BD | 7 885 séries BD
 

Sommet des dieux (Le), tome 1

 
 

Résumé

Sommet des dieux (Le), tome 1Afin d'acceder au résumé de Sommet des dieux (Le), tome 1, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Sommet des dieux (Le), tome 1Taniguchi étrenne la nouvelle collection "Made in Japan" de Kana/Dargaud avec un album assez imposant (~325 pages, grand format) et qui fait son poids. La jaquette est plutôt belle.

Par contre, j'aimerais pousser un coup de gueule : Eh oh, les éditeurs, ça va bien, là ! Nous faire des mangas à 18 euros, vous commencez à tirer sur la corde ! D'accord, c'est du Taniguchi, d'accord, le bouquin fait plus de 300 pages. Et alors ?! "Akira" ou "Gunm" dans un format comparable, c'est 12 euros. Faudrait voir à pas pousser et à commencer à gonfler les prix sous prétexte de faire dans le "luxueux", non mais ! :(

En plus le texte de certaines cases a été retravaillé à la hache, on devine les idéogrammes mal gommés, et le texte est d'une taille hallucinante, complètement démesurée, on a l'impression que le narrateur hurle. Comme si ça ne suffisait pas, la police utilisée est franchement laide et le contour blanc (pour que le texte se détache bien du fond) est lui aussi énorme. C'est vraiment agaçant à lire. :(

Bon, par contre la correction des textes a bien été faite, pas de coquille ou de faute qui traîne, ça change de certains autres éditeurs.

Concernant l'histoire en elle-même, eh bien elle m'a laissé une impression étrange. Il est assez difficile de dire de quel genre l'album dépend. Il parle beaucoup d'alpinisme, bien sûr, mais commence comme une petite enquête policière tournant autour d'un appareil photo, et se poursuit ensuite sur la vie de Habu Joji en occultant tout le reste. Loin d'être désagréable, c'est assez prenant, mais en ce qui me concerne, l'alpinisme étant pour moi quelque chose de quasiment inconnu, je me suis retrouvé assez détaché du déroulement de l'histoire. En plus le personnage de Habu Joji, s'il a quelque chose de fascinant, est tout de même antipathique. L'identification est donc difficile, et la manière de lire l'album changée.

Malgré cela on est happé par cette histoire qui pourrait être vraie. L'aspect hétéroclite du scénario, l'étrangeté (au sens de être étranger) du sujet n'empêche pas cela, et il faut bien avouer que Taniguchi dessine des montagnes fascinantes...

Voilà. Un premier tome très différent des autres albums de Taniguchi, donc (pour ceux qui auraient encore un doute : inutile d'espérer y trouver quoi que ce soit de "Quartier Lointain"), au rythme assez atypique, mais vraiment plaisant à lire.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 05/04/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de CoeurDePatReflet de l'avatar de CoeurDePat
Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
  • 18 (5,26 %)
  • 67 (19,59 %)
  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 17,10 17,10 17,10
Acheter d'occasion : 6,01
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.82
Dépôt légal : Mars 2004

Avis des lecteurs

14 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Sommet des dieux (Le), tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,82/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 4 2019
   

J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Il faut dire que je suis une cible parfaite, la montagne et tout ce qui va autour me passionne. Ajouter une petite intrigue policière autour d'un vieil appareil photo retrouvé au fond d'un magasin, rajoute un peu d'intérêt à ma lecture, si tant est qu'il y en ait vraiment besoin.

J'aime beaucoup aussi les personnages développés dans ce tome, chacun y a sa personnalité et on sent qu'il y a des choses qui vont être dites dans le tomes suivants.

"Mais", parce qu'il y en a forcément un, il y a quand même quelques problème de rythme et de transition dans cet ouvrage. Le rythme d'abord qui est beaucoup trop lent, c'est souvent le cas dans les mangas, mais ici c'est particulier, on est parfois au delà de la contemplation, on sent les personnages trop taciturne, ça n'aide pas la lecture. Et les transitions sont assez mal faites, on passe d'un sujet à un autre, sans trop comprendre pourquoi, de manière trop abrupte.

N'empêche que j'ai beaucoup aimé.

15 4 2015
   

C’est un véritable « monument » qui porte le lecteur vers des sommets aux lois cruelles.
Cruelles ?... c’est que des aventuriers vouent une véritable passion pour ces sommets et se « déchirent », se déchaînent vraiment car ils sont véritablement dévorés par l’exploit ultime.
Alors ils gravissent, par tous les temps, ces pics avec passion.
Ne pratiquant pas ce sport, car c’en est un, je dois reconnaître que le graphisme utilisé est d’une grande justesse.
Une ou des précisions apportées enhardissent le sujet, le rendent beau, attractif et deviennent quasiment incontournables de l’ensemble.
Ces « téméraires » apportent une véritable passion dans cet océan blanc.
Et ça m’a, vraiment, fait du bien. Une grande œuvre, malgré le format réduit.

6 10 2012
   

Tiens, et si j'entamais une nouvelle série de Jirô Taniguchi ? Ça faisait longtemps, et il fait un peu parti de mes auteurs phares...

Sans surprise, voici une magnifique introduction à une série qui promet.
Très loin des "Quartier Lointain" et autres "Journal de mon père", cette fois-ci, Taniguchi (et son scénariste) abordent le thème de l'alpinisme.
L'histoire est vraiment plaisante à suivre. Ce n'est pas la plus passionnante que j'ai lu de l'auteur, mais on s’intéresse tout de suite aux passés croisés des différents protagonistes, à leurs vies, aux techniques d'escalade, etc...
Malgré l'épaisseur de ce volume, je ne me suis pas ennuyé pendant une seule page...

Et ceci peut, peut-être être expliqué grâce au dessin de Taniguchi, magnifique comme toujours. Bien que l'apparence des visages de ses personnages, d'une série à l'autre, ne se renouvelle pas, le trait de l'auteur, bien qu'assez académique, est d'une très grande précision et rigueur. De plus, les paysages des montagnes sont un régal pour les yeux, tellement les cases que l'on peut contempler dans l'album sont magnifiques.

En résumé, voici une série que je compte suivre avec attention.

9 7 2012
   

Ce premier album est un peu spécial. J'ai été, dès les premières pages, intrigué par cette découverte d'un appareil photo par un journaliste, l'intérêt a été relancé par la disparition dudit appareil, et tout cela s'annonçait comme une belle petite enquête historique sur ce qui est arrivée à la première expédition du l'Everest. Puis d'un seul coup, sans prévenir, cette partie s'arrête abruptement pour laisser place à la biographie d'un alpiniste hors du commun, Habu Joji, dont on découvre le parcours qui lui permettra d'être un alpiniste renommé. Courageux, un peu fou, taciturne, solitaire, obstiné, voire borné : ce personnage est surtout mû par cette incroyable envie de se dépasser, gagné par l'appel des falaises enneigées et des a-pics très dangereur. Le personnage d'Habu semble bien détaillé, et cet album est surtout l'occasion de faire le tour de ses aspirations, de ce caractère qui évolue depuis le jeune chien fou et obstiné vers celui qui devient conscient de ses responsabilités et, en fin d'ouvrage, qui découvre qu'il n'est peut être pas le meilleur. Même si le personnage est décrit de façon à ce que l'on ne le considère pas comme notre meilleur pote, il impose le respect par sa force de volonté, et par les choix qu'il entreprend. L'alpinisme passe presque au second plan dans cet album, ce qui est mis en avant, c'est la force de caractère de ce personnage qui ne fait pas dans la demi-mesure.

Le rythme de l'album est difficile à appréhender : outre cette transition foirée entre l'histoire autour de l'appareil photo et celle de la vie d'Habu, il y a cette lenteur dans le déroulé du scénario. Lenteur autour de la vie d'Habu tout d'abord, où tout semble aller au ralenti. Comme il est dit quelque part dans l'album, le secret de l'alpinisme, c'est le rythme. Ce tome dévisse un petit peu de ce côté-là. Lenteur autour de l'enquête menée par le journaliste ensuite, qui nous présente un gars peu charismatique qui rencontre successivement plusieurs personnes qui lui racontent la vie d'Habu. On se demande vraiment si ce journaliste est vraiment important dans l'histoire et si le scénariste n'aurait pas mieux fait de faire un tome sur la biographie d'Habu uniquement, le reste ne servant pas à grand chose au final.

Mais laissons le temps au temps (s'il en reste un peu après avoir lu ce pavé) et espérons que tout cela s'anime un petit peu. Côté dessins, je me serais attendu, de la part d'un album sur l'alpinisme, à découvrir des paysages grandioses et ce ne fut malheureusement pas le cas : je n'ai pas ressenti cette impression d'immensité à laquelle je m'attendais d'une histoire qui désire me faire voyager sur le toit du monde.
De même, je n'ai que moyennement apprécié tous ces effets : les bruitages qui ornent toutes les vignettes ont parfois un côté ridicule et voir un personnage dire "aaah" pendant 5 ou 6 vignettes a tendance à lasser.

Il n'en reste pas moins que l'antipathique Habu a su me séduire, et si c'est un peu long, je ne peux que me demander, à ce stade, s'il va défier le jeune et talentueux Hase pour sauvegarder sa place d'alpiniste que retiendront les livres d'histoire.

25 12 2010
   

Contrairement aux autres posteurs, je ne dirais rien sur le prix, pour plusieurs raison : i) je n'ai pas payé (merci papa noël), ii) c'est mon premier manga, je ne connais pas les tarifs habituels, iii) tous les prix de BD m'effraient. Pour une première dans ma découverte du manga, j'ai vraiment pris mon pied. Et pourtant, je n'y connais strictement rien en alpinisme.

Pour commencer : le dessin est vraiment exceptionnel. L'aspect crayonné sublime vraiment les cases et convient admirablement avec l'ambiance de l'album. Il donne en effet un mélange de calme donné par le noir et blanc, et de dynamisme créé par les coups de crayon. Le découpage très simple permet encore plus de "bercer" le lecteur du début à la fin. Les personnages, et notamment leurs attitudes sont très réalistes et les décors assez grandioses.

Comme je l'évoquais un peu plus haut, il existe un paradoxe dans le scénario : a la fois mou et dynamique. Mou car il ne se passe rien de palpitant - la plupart du temps nous découvrons des scènes anodines et longues. Dynamique car malgré tout il se passe plein de choses différentes, sur plusieurs époques. La longueur du tome permet de retranscrire des scènes longues (et donc riches), mais qui s'arrêtent toujours avant de créer l'ennui. Difficile de dire où l'on va, car après une première partie qui s'intéresse à une histoire d'appareil photo, le scénario glisse vers la biographie d'un certain Habu Joji. Mais ceci ne m'a pas dérangé, car ce Habu Joji est un personnage fascinant.

Et il n'est pas le seule personnage intéressant. C'est peut-être la plus grande force de ce livre, tous les personnages sont extrêmement intéressants. Tous ont leurs propres traits, sans jamais tomber dans la caricature. Les pages consacrées à Hase Tsuneo, Kishi, ou encore Inoue s'intègrent bien à la lecture, même si elles cassent la trame.

Détendante et prenante, il est difficile de stopper cette lecture une fois qu'elle est entamée.

4 11 2008
   

Pour l'internaute qui n'a pas le temps d'en lire plus : "Le sommet des dieux" ne me paraît pas atteindre les hauteurs que son titre laissait espérer, sauf peut-être si on appartient au cercle restreint des passionnés de montagne, et encore.

Pour ceux qui ont le temps d'en lire davantage, je développe un peu mon impression.

On ne présente plus Taniguchi. C'est le mangaka le plus reconnu en Europe dans le grand public, puisque des lecteurs allergiques à la bande dessinée nippone (tous les auteurs sont mis dans le même sac d'une BD pour les bas-du-front... vous avez forcément déjà entendu ce genre de réflexion, non ?) sont prêts à s'enthousiasmer pour l'auteur de "Quartier Lointain". Le ton de "Le sommet des Dieux" est différent de pas mal des oeuvres du Japonais, mais on retrouve la fascination pour la nature et ses paysages de "L'Homme qui marche" et les personnages ont une psychologie fouillée comme les aime Taniguchi.

Le scénario est assez bien ficelé ; les talents de conteur de l'auteur font même merveille puisqu'on ne s'ennuie jamais. Mais aussi bien raconté soit-il, ce premier tome se heurte à la limite de l'intérêt du lecteur pour la montagne. J'y ai pourtant fait un certain nombre de randonnées, mais je ne me retrouve pas dans ces personnages extrêmes, prêts à mourir pour la montagne et qui se désintéressent du genre humain. En choisissant comme personnage principal un asocial antipathique, Taniguchi ne sombre pas dans la facilité mais il rend difficile toute identification. On lit donc ces événements avec une distance qui empêche l'immersion réelle dans l'histoire. Une action plus soutenue et plus variée aurait sans doute été profitable à l'ensemble.

La lecture n'est pas désagréable mais je ne suis pas parvenu à me passionner pour tout cela. La note globale de l'album montre que d'autres lecteurs ont davantage accroché ; je lirai la suite tout de même, mais on est loin à mon avis du niveau de "Quartier Lointain" ou du "Journal de mon père".

1 9 2007
   

Jamais une bande dessinée ne m'avait donné une telle sensation de verticalité. Je fais de la grimpette de montagne depuis peu et ce livre est mon livre de chevet. Car il fait vivre ou revivre la montagne et donne envie à chaque humain d'aller au bout de ses rêves et de se dépasser sans cesse. La montagne et ses dangers n'ont jamais été aussi bien rendus, les personnages sont épiques et attachants, le scénario vous met en haleine du début à la fin. Un authentique chef d'oeuvre ! Merci Taniguchi, si vous n'existiez pas, il faudrait vous inventer !

11 10 2005
   

Un ouvrage imposant mais au prix tout de même prohibitif ...
L'histoire commence tout doucement par la découverte d'un appareil photo ancien et glisse doucement sur la vie de celui qui l'a découvert par des flash backs bien amenés et prenants ...
L'histoire m'a immédiatement accroché à la paroi (ho ho ho) et on suit les exploits de Habu avec anxiété .... je me suis imaginé à sa place sur des parois rocheuses ou de glace, puis j'ai vite arrêté d'imaginer (je n'ai pas le mental et le physique qu'il faut !!!!!) ... je connais rien à ce monde de l'alpinisme et à ses "fous", mais ça m'a pris au ventre ... vertige et mal des montagnes étaient là !!!!
Ce personnage de Habu est très charismatique car à la fois antipathique, noble, hautain, solitaire, égoiste aussi ... mais il est assez fascinant !
Du côté des dessins, rien à redire ... c'est du tout bon !
J'attends de lire la suite avec impatience ...

3 9 2005
   

Un récit sur l’alpinisme. Voilà un sujet qui à la base me passionne autant que le bilboquet ! Et pourtant une fois l’album refermé … heureusement que j’habite en Belgique et qu’il n’y a pas de montagnes dans les parages sinon, ce n’est pas l’envie d’en escalader une qui me manque.

A travers l’histoire d’Habu, Taniguchi nous fait découvrir l’alpinisme et à travers un dessin manga au sommet de son art il nous fait grimper sur le toit du monde. A cet extraordinaire combat de l’homme sur la montagne il mêle une histoire de détective via le photographe Fukamachi qui est bien décidé à élucider un des premiers mystères de l’Himalaya.

Vu la passion que Taniguchi parvient à libérer en moi pour l’alpinisme avec ce premier des cinq tomes, j’en viens presque à redouter qu’il écrive un jour un récit sur le tricot, de peur de me retrouver avec des caleçons en laine, faits maison ! Passionnant !

11 4 2005
   

Bon, on va commencer par les quelques défauts qui me sautent particulièrement aux yeux :

1/ Le prix ! Comme le dit CoeurDePat, c'est franchement scandaleux. 18 € pour un album comme ca, c'est presque le double de ce que l'on trouve sur le marché (Les versions noir et blanc de Akira et Gunnm sont un bon exemple, de même format). Mais avec l'arrivée de la collection écritures, tout le monde s'engouffre dans la brêche lucrative du format particulier : et je t'ajoute une liseuse par-ci, et je te glace une couverture par-là. Certes, c'est confortable, mais on retrouve dans ce tome le même papier jauni qui compose la majorité des mangas. Bien évidemment, celà n'influence pas du tout ma note pour cet album : c'est bien la valeur artistique de l'ouvrage sur laquelle je donne mon avis.

2/ La police ridicule (décidemment, CoeurdePat et moi... ;)) qui compose les moments clés de l'album. c'est bien simple, on croirait lire du Sentai en manga, à certains moment. Vous vous rappelez de vos meilleures parties de Street Fighters 2 ? "Here comes a new challenger !". Voilà le topo.

3/ Le héro : je ne l'aime pas, c'est vicéral. Je n'aime pas son charisme, je n'aime pas son attitude, je n'aime pas son visage. Je parle bien sûr du photographe, l'enquêteur, et non du mystérieux Habu.

Maintenant, parlons de tout ce qui fait que cet album vous sera indispensable ;)
La trame narrative est géniale : sans temps mort, storyboardée avec génie, elle porte bien évidemment la "patte" Taniguchi, du début à la fin.
On se plait à suivre les périples en haute montagne de Habu et des autres personnages - un passage m'a littéralement terrifié : l'accident dont est victime Habu et son second de cordée. Et rare sont les ouvrages qui me scotchent à ce point.

Le dessin est, à mon sens, le plus beau de Taniguchi. L'auteur prend de gros risques, en tentant des prises de vues audacieuses, nous faisant ressentir le vertige des hauteurs. C'est beau, détaillé, et très fin. j'aime beaucoup, malgré un petit manque de dynamisme de l'ensemble (ce qui n'a jamais été le fort de l'auteur, remarquez).

En bref, ce premier album est très prometteur ! Et se priver de la narration de Taniguchi serait une belle erreur, que vous ne ferez pas ;)

29 10 2004
   

Moi je vais proposer une critique du Sommet des dieux plutôt différente de celles des précédentes : celle de l'amateur de montagne et de grimpe. Je fais un peu mon malin, mais je suis plus ou moins mono d'escalade et j'aime beaucoup la montagne :p

Alors pour commencer parlons un peu du scénario. La base de l'histoire (l'adaptation du roman de Baku) est solide, il s'ancre sur un livre qui semble vraiment très bien documenté, autant je ne connais pas du tout les montagnes japonaises autant les sommet alpin et himalayen cités font tilt et les noms des grands grimpeurs ainsi que leurs palmarès semblent exacte mais les héros de la série et leurs aventures sont inventées. Pour les techniques d'escalade présentées, pas d'incohérences, il dépeint très bien l'état d'esprit montagnard ainsi que la relative folie de ses pratiquants à outrance.
L'aventure est vraiment bien construite, un peu romancée certes, mais des passages de pur frisson sont géniaux, je ne reste pas de marbre devant cette violence des éléments. Le fils conducteur de l'appareil photo est une trouvaille intéressante puisque, se faisant souvent oublié, il permet de joindre les deux bouts de l'histoire et de jongler entre les flash back.
C'est très prenant, aux tripes même!

Le dessin est aussi ici pour agrémenter ce récit mouvementé et haletant. Le style de Taniguchi y est un peu plus piquant que dans les autres séries que j'ai lu (celles parues chez Casterman), plus d'action, de mouvement et de douleur sur les visages des héros. Je le préfère presque au reste de ses créations. On sent toujours ce dessinateur à l'aise dans des décors naturels de montagnes et de neige. Bref du bonheur sur beaucoup de page!!!

Ce que j'ai vraiment apprécié, c'est que la ou le lecteur novice en alpinisme peut se faire un peu chier dans les grandes description d'ascensions, autant moi j'ai pris mon pied! C'est la première fois que je lis une BD sur la montagne aussi prenante et aussi bien renseignée. Je jubile d'avance de lire la suite qui se promet étonnante (on finit vraiment sur notre faim ces 300 et quelques pages).

3 9 2004
   

Un album qui se mets en place doucement. Je trouve même que c'est un peu long au dèbut. L'instant où il achète l'appareil photo jusqu'à ce qu'il découvre à qui il appartenait est assez long, j'ai eu des difficultés à me mettre vraiment dans l'histoire.
Par contre dès que l'on rentre dans le récit de la vie de Habû Joji, l'histoire devient passionnante.

Le dessin de Jirô Taniguchi est vraiment superbe une fois de plus. La façon dont il dessine les montagnes, les scènes, on a vraiment l'impression d'y être. C'est beau.

30 6 2004
   

Taniguchi nous emmène dans cette oeuvre vers les plus hauts sommets du Japon puis du monde entier. Fukamachi est au Népal à la suite de l'échec de l'expédition à laquelle il participait. En se promenant dans les rues de Katmandou, ses pas le mènent dans une petite boutique de revente d'articles de montagnes, souvent dérobés aux grimpeurs. Il y trouve un vieil appareil photo... Intrigué, il l'achète pour essayer d'en percer les mystères. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance d'Habu Jôji (appelé également Habu San). Fasciné par cet homme et voulant en savoir plus sur le secret de cet appareil photo, il se lance dans une grande recherche sur la vie d'Habu San. Petit à petit, il rencontre les personnes qui l'ont côtoyé et qui lui raconte leurs souvenirs.

Le roman de Yumemakura Baku sur lequel est basé cette histoire doit être vraiment très intéressant. Le scénario de ce premier tome (sur 5 prévus je crois) est captivant. On est envoûté par les recherches de Fukamachi et on ne sent pas du tout passer le temps. Cet album qui a pourtant plus de 300 pages se lit assez vite, presque trop car une fois que l'on a fini, on regrette d'avoir à refermer ce livre. Petit à petit, on découvre Habu San, sa personnalité, sa vie. On comprend alors aisément l'engouement de Fukamachi et le temps qu'il consacre à cette recherche, cette quête. Toute cette aventure est palpitante et on se demande où elle va nous mener.

Le dessin de Taniguchi... un vrai bonheur. On comprend aisément que l'auteur du roman ait eut envie que ce soit Taniguchi qui adapte en manga son roman. Certaines doubles pages donnent l'impression d'être face à une véritable photo noir et blanc. Les paysages montagneux sont vraiment splendides et donnent envie d'y être. Quant aux personnages, il arrive à faire passez tout leur caractère, leur détermination dans leur visage en quelques traits. Toute l'émotion est bien rendue, la narration est fluide et magnifiquement bien mise en valeur par le dessin. On s'évade avec nos personnages dans ces montagnes.

Une seule petite ombre à ce tableau : beaucoup de noms japonais difficile à retenir et pour un(e) novice de la montagne et de l'escalade, je regrette qu'il n'y ait pas une carte du Japon voir du Monde avec tous les sommets dont ils parlent.

Touchante et émouvante, cette histoire se dévore et nous entraîne sur les plus belles mais aussi les plus difficiles parois à grimper qu'offrent les montagnes sur Terre. Vivement la suite.