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Tome 1 : Le signe de la lune
 

Le signe de la Lune, tome 1 : Le signe de la lune

 
 

Résumé

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Planche de Le signe de la Lune, tome 1 : Le signe de la luneAttention coup de cœur !

Il s’agit d’un compte qui se passe dans un village d’Espagne. Le récit n’est pas daté mais on peut imaginer que celui-ci se passe fin 19 début 20iéme siècle. L’histoire est composée en deux parties. La première, le temps de l’enfance/adolescence et la seconde celle de l’âge adulte. Un peux à la façon de l’excellent "Où le regard ne porte pas..." paru dans la même collection. E. Bonet travaille depuis de longue année sur ce projet (depuis 1995 exactement) et cela se ressent. Le récit, même s’il est relativement simple, est complètement maitrisé. Malgré le propos très dur de certain passage, il s’en dégage beaucoup de poésie.

Le dessin n’est pas en reste, C’est même le point fort de cette bande dessinée. J.L Munuera est ici au top de sa forme. Il nous livre assurément les plus belles planches qu’il n’est jamais réalisé. Nous sommes un ton au dessus de ce qu’il a pu faire sur "Merlin (Dargaud)" "Spirou et Fantasio" ou encore "Nävis". Cela est surement du au genre plus adulte du signe de la lune (contrairement au série cité précédemment toute orienté jeunesse) qui lui a donné plus de liberté. Le découpage est superbe. Il permet de rythmer le récit de façon à rendre la lecture très agréable. On passe de sublime double page qui marque une pose dans le récit à des planches très découpées qui viennent rythmer les scènes d’action.

L’éditeur à lui aussi fait son boulot avec une qualité d’impression et de papier bien au dessus de ce que l’on rencontre habituellement. A noté que du papier issu de forêts gérées durablement est utilisé dans ce livre. Le tout pour un prix très convenable compte tenu du nombre de page.

Cependant le titre n’est pas parfait. Certain trouveront l’intrigue trop simple et l’histoire un peu convenue. En effet elle ne présente rien de révolutionnaire, le scénario est plutôt classique même s’il est efficace. Pour ce qui est du dessin, j’aurais aimé que la couleur rouge du manteau de l’héroïne soit un peu plus qu’un simple clin d’œil au petit chaperon rouge. L’effet graphique reste tout de même du plus bel effet.

Cet album est donc sans conteste ma plus belle lecture de l’année 2009.


Chronique rédigée par Toque le 14/10/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 97 (81,51 %)
  • 19 (15,97 %)
  • 3 (2,52 %)
  • Total : 119 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.90
Dépôt légal : Octobre 2009

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le signe de la Lune, tome 1 : Le signe de la lune, lui attribuant une note moyenne de 3,90/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 4 2015
   

L’air de rien, « l’école » espagnole a quand même assez bien de talents.
Il est quand même un constat, Jose-Luis Munuera est quand même un incontournable… une sorte de « meneur de jeu ».
Et c’est ici qu’il nous livre une sorte d’histoire fantastique.
Un livre assez épais, un noir/blanc de grande beauté, nous plonge dans un monde où les mystères et les croyances forment un entrelacs bienvenu.
Avec le scénariste –espagnol aussi- je suis parti dans la forêt. J’y ai fait une sorte de voyage où beaucoup de choses s’offrent à mes yeux : amour contrarié, drame, méchant aimant le sang, etc…
C’est à un véritable contre auquel j’ai eu droit, histoire qui y reprend beaucoup d’ingrédients.
Mais cela prend le temps de s’y arrêter car l’ensemble est agréable de lecture et de compréhension.
Bien fait.

15 12 2009
   

C'est un très bel album, un peu dans l'ambiance "psychanalyse des contes de fée" sauf que c'est à vous de trouver quel écho personnel il faut y trouver. L'histoire n'est pas très compliquée mais très poétique. On y ressent le passage violent d'un symbolisme enfantin (la lune guide les pas de l'adolescente qui, encore dans l'enfance, lui attribue de façon mystique des intentions bénéfiques à son égard) à une conscience adulte empreinte de culpabilité générée par le deuil brutal et la prise de conscience des responsabilités que l'on a envers les autres. Le graphisme est magnifique. La chute est peut-être un peu trop attendue?

26 11 2009
   

Dans un petit village de la campagne espagnole, Brindille et Rufo se disputent les faveurs d’Artémis, une mystérieuse jeune fille fascinée par la lune. Une rivalité qui va conduire au drame lors d’une chasse au trésor au cœur de la forêt avoisinante. Les jeunes, bercées par de vieilles superstitions, savaient pourtant que traîner près de la Tour du Fou ou du Puits au monstre, surtout en pleine nuit, pouvait s’avérer funeste.

Inspiré d’anciennes légendes espagnoles et éclairé par cet astre qui est à la base de nombreux récits fantastiques, ce conte mélancolique joue la carte de la simplicité. Une accessibilité inhérente au genre, qu’Enrique Bonet Vera, illustrateur de livres pour enfants, entretient tout au long de cette histoire découpée en deux époques. La première, se déroulant au temps de l’enfance, donne naissance aux blessures qu’il faut panser lors de la seconde partie, celle de l’âge adulte.

"Le signe de la Lune" se déroule dans les années 1920, dans une petite bourgade isolée d'Espagne, imprégnée de croyances ancestrales, propices au développement d’une ambiance sombre et pesante. Une atmosphère envoûtante et des personnages hauts en couleur, victimes d’un événement traumatisant, qui renvoient aux peurs, aux rêves et aux souvenirs de l’enfance.

Dessinateur de "Nävis" (chez Delcourt), "Merlin (Dargaud)" (chez Dargaud), ainsi que de trois albums des aventures de "Spirou et Fantasio" (chez Dupuis), José Luis Munuera livre un graphisme de toute beauté et illustre une nouvelle fois tout le talent de cette école espagnole très en verve pour l’instant. Jouant sur les nuances de gris, ses lavis noir et blanc donnent beaucoup de profondeur aux dessins et se placent au diapason de cette ambiance brumeuse et obscure qui enveloppe ce superbe one-shot. A l’instar de la cape du super-ours dans "Herobear & the kid", le manteau rouge de l’héroïne principale vient briser cette bichromie séduisante, tout en livrant un léger clin d’œil au Petit Chaperon Rouge. Le découpage virtuose contribue quant à lui à rythmer l’ensemble, offrant de temps en temps des pleines pages qui offrent des moments de respiration et abandonnent le lecteur bouche bée.

Un scénario classique, sombre et humain, sublimé par une mise en images époustouflante.

27 10 2009
   

J'aime assez les gros bouquins comme ceux là, au moins on en a pour son argent avec 133 pages. Bon maintenant, j'avoue ne pas être un grand fan de Munuera, du moins j'aime assez son trait mais je n'étais pas emballé par les BD qu'il a faites notamment Merlin et Spirou. Ici on est dans un contexte carrément différent: il s'agit d'un conte pour adulte, le trait est plus mature, en niveaux de gris, donc c'est ce qui m'a attiré, tout est plus lâché, moins cloisonné que la BD jeunesse. J'ai découvert Munuera sous un autre jour et vraiment ça vaut la peine, on sent le travail derrière, c'est lâché mais en même temps très travaillé.

Le contexte de cette BD est très intéressant, le petit village à une époque passée, on ne sait trop où, bref on est bien dans un décor de conte. La narration est propre, d'autant que cette BD n'a pas été écrite en français donc la traduction est de qualité. On se laisse emporter par les (més)aventures des personnages mais, il manque quelque chose. Je suis resté un peu sur ma fin à la lecture de cet ouvrage. En effet, le fond est très bon mais il manquait un petit quelque chose, peut-être de plus réaliste, plus terre à terre qui aurait juste su parfaire le tout un poil trop symbolique.

Au final, j'ai quand même lu ce à quoi je m'attendais et je suis content d'être allé découvrir Munuera sous cette forme. Je n'ai été ni surpris ni déçu et j'ai vraiment apprécié le graphisme qui allait parfaitement avec le récit.