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Tome 1 : La vraie vie
 

Le Retour à la terre, tome 1 : La vraie vie

 
 

Résumé

Le Retour à la terre, tome 1 : La vraie vieAfin d'acceder au résumé de Le Retour à la terre, tome 1 : La vraie vie, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Retour à la terre, tome 1 : La vraie vieAh là là ! Qu c'est bon de l'humour de la sorte. Après une phase de dépression avec Cauvin et bien d'autres nous revoilà dans du grand humour, comme on l'aimait auparavant avec "Gaston Lagaffe". La bande à Larcenet me fait redécouvrir l'humour toujours avec beaucoup de surprise. Mais ici ce n'est pas le brillant Larcenet qui est au scénario mais Ferri, que je découvre par la même occasion.

Bon, ok ! ça manque un peu d'originalité mais c'est tout de même bien agréable à lire, enfin quand je dis "ça manque d'originalité" c'est que l'on a déjà vu ça avec d'autres auteurs comme par exemple Trondheim, avec l'ordinateur par exemple.

Mais Ferri, qui caricature la vie de Larcenet, sort de cela en y ajoutant une touche de convivialité, ainsi on plonge dans le petit village. Les gags répétitifs comme ceux du concierge et sa bouteille de tord-boyaux dont il cherche à s'en débarasser. En fait nous avons toujours cette force dans les dialogues, en une demi-page il arrive à nous faire rire, comme le faisait Franquin. Selon moi c'est du grand art, un exercice de style. La campagne vécue par un citadin c'est tout de même toujours aussi drôle !

Les dessins de Larcenet, et bien...bah c'est du Larcenet : soit on aime, soit on aime pas. Pour ma part j'adore vraiment son style qui n'a pas la prétention de se définir comme étant "beau", plutôt simpliste ! Moins bon que "les aventures rocambolesques de Sigmund Freud" mais tout de même très bon et à lire !


Chronique rédigée par Charly le 30/10/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 357 (94,44 %)
  • 5 (1,32 %)
  • 16 (4,23 %)
  • Total : 378 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Octobre 2002

Avis des lecteurs

24 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Retour à la terre, tome 1 : La vraie vie, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 3 2013
   

Un citadin qui part vivre a la campagne...dur dur quand on n'est pas habitué.
coupé du monde, le portable qui ne capte pas, des bruits insolite la nuit, pas de lampadaire, prévoir du pain dans le congélateur etc...
vivre dans le monde rural ça se prépare moralement...

Ce livre nous offre plusieurs bons gags d'un couple juste installé au "vert".
J'ai bien apprécié le gag des amis qui viennent a l'apéro par contre certains ne sont pas assez explicites et les passages du maire assez ridicules.

Le graphisme est trop simpliste a mon gout.
Une bd sympthique mais sans plus a emprunter seulement

9 3 2013
   

Je ne suis a priori pas trop client de ce type de graphisme minimaliste et d'aspect "pas appliqué" mais je reconnais que c'est un style comme un autre et que ça donne une ambiance bien particulière.
Moi j'ai lu l'édition "poisson pilote" et la couverture est beaucoup plus représentative du dessin dépouillé qu'on trouve à l'intérieur que celle de Dargaud.
En tout cas ces 90 gags en 1/2 pages sont vraiment amusants. C'est frais, ça sent l'autobiographie ou plutôt l'autodérision d'un citadin qui se fait violence pour s'adapter à ce monde étrange qu'est la campagne.
Le découpage systématique en 1/2 pages est parfois un drôle de choix car certains gags s'enchainent clairement en une mini histoire qui aurait pu donner lieu à une page complète ou plus sans coupure.
Voilà, c'est donc une lecture agréable et sympathique qui se moque gentiement des citadins purs et durs.

12 10 2012
   

Des petites tranches de vie bourrées d'humour centrées autour de l'installation de purs citadins en campagne profonde qui semble autobiographique...
C'est drôle, très frais et bien souvent très juste dans le propos, et les personnages sont vraiment attachants.
Les dessins sont dignes de leur auteur, à savoir d'une simplicité désarmante et pourtant si expressifs... On adhère ou pas.

Bref, le seul véritable défaut de ce premier tome c'est qu'il se lit beaucoup trop vite. Mais c'est plutôt bon signe...

7 5 2011
   

Voici un album rafraîchissant, sympathique et proposant parfois quelques moments amusants. Ce que j'apprécie certainement le plus dans cet album, c'est certainement la légèreté du ton employé, et la linéarité et la continuité que propose cet ensemble de petit strips. Ca se lit bien, le ton est sympathique, et l'humour désabusé fait parfois mouche, tout simplement parce qu'il semble tellement proche du tout à chacun : le citadin qui veux se convaincre qu'il apprécie la vie rurale, et qui veux par là-même convaincre ses amis de l'apprécier également ; la coupe du bois comme vecteur d'intégration sociale; le froid hivernal comme exercice de survie...

Il n'en reste pas moins que cet album propose la mise en scène de la vie d'un archétype de citadin dans un milieu rural tout autant stéréotypé et finalement, on a vite compris le principe. Les situations, sur ce tome, sont suffisamment variées pour tromper l'ennui, mais je me demande comment une telle série va pouvoir durer. Déjà, en fin de tome, j'avais l'impression que l'auteur avait fait le tour de l'exercice et que la confrontation des clichés sur les uns et les autres, mise en situation de façon plutôt légère atteignait ses limites. Enfin, et c'est un goût purement personnel, ce dessin aux accents de blog ne m'attire pas particulièrement.

Un entrée en matière divertissante, mais dont le style trop caricatural aura certainement du mal à se renouveler.

19 2 2010
   

J'ai découvert cette bande dessinée vraiment par hasard. Je l'ai lu pour m'occuper. Je ne pensais pas que j'allais adorer. Le dessin, un peu simpliste peut rebuter certains lecteurs. Cependant, il est largement compensé par le scénario qui me fait beaucoup rire. Les auteurs arrivent à retranscrire avec humour la vie de deux citadins (Manu et Mariette) venus s'installer à la campagne. Certains passages sont très drôles mais en même temps très réalistes. On peut penser que les situations, les personnages, les gags ne sont que des clichés mais j'ai vécu de plus ou moins loin la quasi totalité de ces situations. Je partage totalement le point de vue des auteurs, je ressens les émotions qu'ils font passer. Les gags, bien qu'ils soient très courts (1/2 page) se suivent tout au long de l'album. L'effet est très réussi, on a l'impression de lire une véritable histoire.

17 2 2010
   

Ouais...

Ça m'a un peu moins plu que les productions Larcenet habituelles, mais ça m'a quand même bien plus. J'ai passé un agréable moment de lecture. Fait rare pour être souligné, plusieurs gags m'ont fait rire. Je suis assez indulgent avec les BD d'humour, mais là c'est déjà un bon point.
Seulement, moi qui adore en générale le dessin de Larssinet, là, je l'ai trouvé trop simpliste (encore plus que d'habitude). Dommage. Enfin je vais pas m'arrêter de lire cette série pour si peu et je vais continuer à la lire ; cette sympathique série assez fraîche et poétique.

7 3 2006
   

Une autobiographie qui nous narre les péripéties qui ont jalonné un des grands bouleversements de la vie de l'auteur : son déménagement à la campagne.
Pour exorciser ce traumatisme, il s'est caricaturé et, par gags d'une demi-planche, nous relate la chronologie de l'événement.
Manu, citadin 100% bitume, ne peut se passer de son ordinateur, de son GSM, et ce même en pleine nature. Mais face à cet espace et à ce calme, il doit parfois s'isoler dans un grand carton, pour y apaiser ses angoisses ou téléphoner à un pote.
Même le chat, habitué à la sieste sur canapé et aux croquettes servies à heures régulières, ne se sent pas plus stimulé par ce nouvel environnement.
La découverte des autochtones et de leurs habitudes déconcerte beaucoup notre ami qui ira de surprises en frayeurs. La visite de son frère, encore plus inadapté au monde rural, vaut son pesant d'anecdotes. Lui seul peut confondre un silo à grains avec un Virgin Megastore !
Un album très drôle qui ravira les amateurs de week-end au grand air, dont le meilleur moment est le retour à la "Civilisation".

27 2 2006
   

Karoutcho ! Voilà un tome qui fera certainement sourire les citadins invétérés qui décideront de prendre un bol d’air campagnard en lisant cette bande dessinée.

A l’aide d’histoires courtes très attachantes d’une demie planche Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri vont décrire chronologiquement le déménagement Manu et Mariette de la banlieue parisienne vers un petit village campagnard.

On retrouve les angoisses de Manu face au silence de la campagne, les voisins typiques campagnards et un humour frais, fin et décalé. Des miches de la boulangère, en passant par Francis Cabrel, l’humour est omniprésent.

J’adore le style de Larcenet, mais personnellement je le préfère dans un style plus mature comme "Combat Ordinaire" ou plus intimiste style "Dallas cowboy". Néanmoins ce premier tome de "Retour à la terre" nous balade avec drôlerie et dérision autobiographique au milieu de la nature rurale et de la nature humaine.

3 1 2006
   

J'ai acheté le tome 1 du Retour à la Terre parce qu'à lire les 2 premières planches, je me suis dit : "c'est exactement moi, ça !".
Et effectivement, tout le long de l'album, je me suis reconnu et j'ai rigolé sur la plupart des gags. C'est frais, c'est sympa, c'est... jeune.
Difficile de décrire ce qu'on aime dans un style d'humour si ce n'est qu'on s'y sent bien quand on le lit et qu'on en rigole.
Très sympa, donc.

5 12 2005
   

Optant pour des gags très courts et une suite logique et chronologique, Ferri et Larcenet nous font découvrir le monde rural, avec un brin de caricature.

À la première lecture, je n’ai pas ri aux éclats mais j’ai énormément souri. Les gags font mouche aussi bien au travers des dialogues que des expressions des personnages. Aah ces yeux écarquillés et blancs comme neige ! Mais cet album a ceci de particulier que plus je le lis, plus je ris. Pour moi, c’est la marque des séries qui sortent du lot. Une fois qu’on est familiarisé avec tout le petit monde des Ravenelles, la force comique s’intensifie (en ce qui me concerne, bien sûr).

En tout cas, si ces gags sont d’inspiration autobiographique, on peut dire que Larcenet (et son camarade Ferri) n’hésite pas à nous livrer toutes ses angoisses et ses petites manies. Ça contribue à rendre son personnage, et l’univers dans lequel il évolue, si attachants.

15 6 2005
   

J'ai longtemps hésité à acheter cet album. La raison est simple : le système des planches découpées en 2 petits gags me rebutait un peu. En fait, cela faisait depuis Boule et Bill et Gaston Lagaffe (c'est à dire des lustres) que je n'avais pas lu une BD décomposée de la sorte.

Tout compte fait, les gags (très souvent bons) s'enchaînent très bien, sont tous liés les uns avec les autres. En gros, mon appréhension s'est vite effacée, la succession de gags formant une histoire cohérente. Puisqu'on en parle, l'histoire du retour à la terre (un couple de banlieusards s'installant à la campagne) est quelque peu autobiographique. C'est l'occasion de découvrir un peu le monde de Larcenet tout en découvrant des personnages haut en couleurs peut être plus imaginaires (Mme Mortemonde, Monsieur Henri, l'ermite, etc.).

Côté dessin, c'est peut être le style le plus épuré de Larcenet. A croire qu'en fin de carrière, Larcenet ne dessinera plus que des yeux et on trouvera ça toujours super beau. Du grand art !!!

NB : Je ne mets que 3,5/5 car j'ai un peu plus de mal à juger les BD purement humoristique. En fait, ce genre provoque chez moi un bonheur certain mais trop éphémère pour qu’un album devienne culte.

17 3 2005
   

Manu larcenet qui s’autoportraitise, qui s’autodérisionne, qui s’autocritique, c’est du pur plaisir ! Attention vos zygomatiques vont en prendre un coup…
Dans ce premier opus, on assiste à l’emménagement de Manu Larssinet et de Mariette dans une maison de campagne, dans un bled appelé Ravenelles, loin de sa banlieux parisienne, Juvisy.
Un bled où chaques habitants ont des attitudes très curieuses et profondes… c’est à dire des personnes côsant le patois («karoutcho !»), curieuses (un M. Henri toujours devant une fenêtre), une vieille dame loin d’être rassurante tant dans son physique que dans ses paroles et ses questions, des paysans gros et généreux qui font leur propre alcool…et aussi une belle boulangère !
Une maison en pleine campagne où les cartons font offices de decors et d’ammeublement… et de chambre d’isolement quand rien ne va dans le couple !
Cet album est un petit bijou incontournable… il vous servira si vous désirez vous «désurbaniser» avec autodérision ; et pour ceux qui ont vécu ça, ils se reconnaitront facilement d’autant plus que les gags sont frais et sans concession : un mélange des plus hillarant je dois dire…
Avec un Ferri, qui scénarise et qui imagine ce bouleversement avec brio, et un Larcenet, qui dessine à merveille, qui a su transmettre dans ses vignettes ses angoisses (ses amis, ses amours, ses emmerdes… quasiment), ses délires et qui chante du Cabrel…, nous obtenons cet album incontournable et novateur. Perso, je trouve le concept intéressant et hillarant de raconter les changements d’une vie à travers une bd dont le personnage principal est proche de l’auteur (limite son clone en bd, avec les mêmes attitudes…). Une Bd qui nous permet de suivre quasiment jour après jour l’évolution, l’intégration du dessinateur dans le monde des paysans. Je finirais en vous disant que la facture de Larcenet me plait beaucoup, ses perso ont vraiment la classe : j’aime beaucoup le coté sorcière de Mme Mortemonde, le coté naïf de M. Henri, le petit nœud de Mariette, bref un trait simple mais rempli de sens, d’émotions, de caractères…

Bref, c’est à lire absolument. Moi c’est simple, juste après avoir dévoré ce tome, j’ai voulu entamé le second tellement cet album m’a passionné (heureusement ma copine a les 3 !)… bravo

3 3 2005
   

On aime, ou pas.

J'aime, et je rigole ou ricanne, surtout ne pas reveiller ma compagne qui dors a coté.
Naïveté, comique de répétition, on se reconnait tous un peu dans les personnages... un grand bol de franche rigolade, ça fait du bien !

A consommer sans modération.

15 2 2005
   

Cet album change un peu (voire beaucoup) des "Aventures Rocambolesques..." ou encore de "Robin des Bois", qui sont vraiment des gros délires de Larcenet.

On découvre Manu, dénommé ici "Larssinet", qui décide de quitter son statut de citadin pour celui de rural pur et dur. Et la campagne c'est pas facile tous les jours, surtout quand les voisins espionnent sans arrêt aux fenêtres, que l'hiver est drôlement rude... et qu'il n'y pas de Virgin Megastore (ça c'est surtout pour TifTof, le frère de Manu).

Manu relate cette épopée en réalisant des strips de six cases (2 par pages) qui portent chacun un intitulé... un peu comme les bd d'humour, sauf qu'ici, les histoires se suivent pour n'en former qu'une.
Au fil du temps et des rencontres, Manu apprend à se faire à son nouvel environnement, et finit même par avoir des projets pour lui et Mariette... oui oui, un potager !

P.S. : C'est domage que la bd sonore n'existe pas (qui sait... peut-être un jour... menfin), parce-que, Manu qui joue du Cabrel, je pense que ça doit être pô mal !!

31 1 2005
   

Un couple de banlieusards quitte son Juvisy natal pour aller s'installer aux Ravenelles, un petit bled au fin fond de la campagne.

Créé à partir de quelques anecdotes arrivées à Manu Larcenet, Ferri a imaginés un album de strips racontant la vie de Manu et Mariette, leur arrivée aux Ravenelles, les déboires de Manu, l'adaptation à la vie à la campagne, le patois des villageois... Et bien, c'est génial. Entre la vision très banlieusarde de Manu Larssinet des gens de la campagne et toute cette galerie de personnage, le chat, la boulangère, Madame Mortemont, Monsieur le Maire, Monsieur Henry... on obtient un mélange drôle et vraiment très agréable à lire. On peut par contre reprocher à cet album d'un peu trop rentrer dans les clichés de la vision des "paysans" par les citadins mais bon, c'est tellement bien fait. Toute l'histoire des cartons est excellente. Est-elle vraiment réelle ?

Au niveau du dessin, c'est clair, fin et sympa. D'un style épuré, Larcenet mets en scène en 6 cases le gag imaginé par Ferri. Le design des personnages est vraiment très bon. Madame Mortemont et Monsieur Henry sont géniaux et l'attitude de Manu face à eux tout autant. Mariette est rigolote avec son petit noeud orange dans les cheveux, elle a un style qui la rend vraiment très sympathique (et puis, elle a l'air d'avoir tellement plus les pieds sur terre que Manu ;) )

Une très bonne histoire, très agréable à lire tant au niveau de la fluidité du scénario que du dessin. A se procurer de toute urgence :)

31 8 2004
   

J'en avais pas mal entendu parler, et je dois reconnaître que ce premier tome narrant les aventures du gars Larcenet et de sa compagne à la campagne sont très agréables à lire.

Le scénariste, Jean-Yves Ferri, opte pour des gags en demi-planche (une planche compte donc... deux gags, bravo !), format qui n'est pas très courant dans la bande dessinée humoristique - le strip et le gag en une page ayant presque le monopole.
Cela n'empêche pas cependant les gags de se suivre, au fil d'un récit qui part de l'arrivée à la campagne de Manu et de Mariette pour s'achever sur une fête où l'on reconnaît plusieurs auteurs du neuvième art (Trondheim, Raynal, Ferri, etc.).

Il y a bien sûr quelques clichés sur la vision de la campagne par les citadins, mais l'ensemble est vraiment bien senti et les personnages sont hyper attachants. On sourit beaucoup, on éclate de rire plusieurs fois, ce qui est la marque des albums mémorables.

Graphiquement, ce n'est sans doute pas extraordinaire, mais on n'attend pas forcément d'une bande dessinée d'humour qu'elle soit extraordinairement dessinée. Certes, Franquin serait un contre-exemple ! Il me semble malgré tout que le trait de Larcenet sait être percutant tout en étant simple, et c'est très bien comme ça.

"Le Combat ordinaire" a été très bien accueilli. Ce "retour à la terre", par sa qualité, semble prouver qu'il va falloir compter avec Manu Larcenet pour le XXIe siècle bédéphile.

28 8 2003
   

"La vraie vie" nous propose de narrer les aventures d'un banlieusard de Juvisy bon teint qui décide de plaquer la puanteur de la ville pour la verdure de la campagne. Vaste sujet qui a déclenché d'aussi grandes discussions mais admirablement ponctuée par les bons mots désormais célèbres d'Alphonse Allais.

Bref, sujet très intéressant donc, et pour une fois traité dans le sens inverse de ce qu'on peut avoir l'habitude de lire/voir/écouter (rayer la mention inutile en fonction de votre média favori) c'est à dire le citadin qui part à la campagne. Le format de l'album est simple : découpage en gags d'une demi page, avec une continuité dans le propos, une sorte de progression chronologique qui donne un rythme fort et constant.
Le ton adopté par Larcenet se situe quelque part entre l'autobiographie et la fiction, de même qu'il en va pour les personnages, à chacun de faire son propre tri (si ça l'intéresse parce qu'après tout sur un pur plan plaisir de lecture, on veut une bonne histoire, le côté fictif ou non ça passe au deuxième plan…)
Le graphisme est toujours aussi inspiré, avec un trait caractéristique concernant l'expression et les attitudes que Larcenet sait donner à ses personnages. En économisant les traits et en délaissant la fioriture du dessin, il parvient à créer des individus vivants. Quand on ajoute à cela un ton mesuré et adéquat, on obtient donc forcément des personnages attachants.

Là où Larcenet fait fort surtout c'est dans le ton qu'il adopte avec dans la voix des trémolos quand il évoque Juvisy et plus généralement Paname, et le regard circonspect qu'il porte sur les villageois de sa nouvelle demeure. D'une part il parvient à distiller un ton qui fera écho autant chez les citadins que chez les campagnards. Et d'autre part au delà de ce "simple" clivage il va beaucoup plus loin en effleurant une parabole plus vaste sur les différences culturelles. Cette barrière entre les deux mondes est vraiment présente tout au long de l'album, à travers des non dits, des répliques de potes musiciens, des villageois etc…

S'appuyant sur une mise en couleur toujours aussi percutante et sur un Ferri en verve, Larcenet signe là un album très sympathique, une parenthèse de verdure revigorante qui fait du bien.

vladkergan :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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25 7 2003
   

Ah lalalalalala la bande à Larcenet à encore frappé fort avec cet album.

Le scénario sans doute un chouilla autobiographique nous plonge dans les basques de Larssinet, informaticien de son état, qui démenage un jour à la campagne avec sa copine. Le thème du citadin à la campagne a certes déjà été abordé, mais il faut dire que Ferri s'en tire haut la main au scénario. C'est souvent drôle, les scènes et situations sont rocambolesques et amusantes à souhait (ah la fameuse boulangère et ses miches... de pain). Bref encore un bon moment de fraîcheur dans l'univers sympathique et rock n roll de la bande à Manu.

Niveau dessin, c'est une pure démonstration du style Larcenet, tel qu'il apparaît notamment dans Bill Baroud et depuis dans Le Combat Ordinaire. Le trait est on ne peut plus simple, sans pour autant être du Fluide Glacial de base, mais ça fonctionne décidemment toujours aussi bien. Les couleurs sont vraiment sympa, dans le même genre que celles du Combat Ordinaire, et mettent donc en lumière le trait caractéristique de Larcenet.

Mon avis ? Encore un album de Manu Larcenet qu'il serait dommage d'ignorer.

17 6 2003
   

Voici encore un album sympa, sans prétention, qui permet de passer un bon moment. Après tout c'est l'essence de la BD (du moins à l'origine).
Le style de Larcenet peut rebuter certains, moi j'adore: comme faire passer des émotions dans un regard réduit à sa plus simple expression, un cercle blanc.
Le thème n'est peu être pas original, mais quand on est soi même un ancien campagnard, on ne peut qu'apprécier la "vision citadine" du monde rural. Le tord boyau, la voisine curieuse le propriétaire envahissant, ce n'est pas de la caricature.
Ferri n'est certe pas Franquin,mais l'album comporte quand même de bon gags.
A lire donc, peut être pas forcément à acheter, plutôt à emprunter à la bibliothèque.

10 5 2003
   

Est-ce vraiment un récit autobiographique ?
Le héros s’appelle Lassinet, il à un chat (mais il ne s’appelle pas Adolf) et une compagne officielle. Mais c’est moins torturé que « le combat ordinaire » malgré tout ça s’en approche largement avec ce style graphique très campagnard et nature ; mais le choix d’une BD en petits strips d’environ 6 cases donne un autre ton plus humour à cette BD. Comme le dit CœurDePat, il vaut mieux les lire dans l’ordre sinon ça perd beaucoup de son impact. Je ne vais pas m’éterniser sur le graphisme ni sur l’histoire très simple.

Non je préfère insister sur cette envie des auteurs de présenter leur vie, leurs amis, leur famille dans une BD. Ici on découvre la sphère de potes qui traînent avec notre héros et on reconnaîtras Lewis Trondheim et sa petite famille mais aussi un petit explication de la cause de cette album avec la page 46 ou Jean-Yves Ferry (le scénariste) est mis en scène en train de prendre des notes pour son futur album… C’est toujours assez marrant de connaître un peu plus les auteurs, leurs réactions, leur vie et de voir qu’il s’inspire de vie pas si différentes des notre pour créer leurs albums.

De plus, l’humour orienté ordinateur et info ne peut que nous ravir, nous autres internautes. Et moi, en tant que campagnard maintenant citadin, je comprends tout à fait cette peur de la nature et du calme de la campagne. C’est très joliment mis en image ; dialogues et les personnages, peut être un peu exagérés, donne tout de même un vrai atout à ce tome.

Je reste sous le charme de ce petit bonhomme en survet qui part accompagner les gars du village pour couper les gros arbres et qui fantasme sur la boulangère et ses miches…

28 12 2002
   

Bien sympathique, cette petite BD ! Bon, rien de révolutionnaire tout de même, mais un coté "frais" qui change de ce que l'on trouve habituellement dans le petit monde de la BD européenne.

Le retour à la terre nous propose donc de suivre le déménagement et l'installation de Larssinet, le citadin pur et dur, à la campagne. Non sans mal !

Organisé sous la forme de petits gags d'une demi-page, l'ensemble est assez efficace, sans être non plus extraordinairement drôle. On sourit souvent, on rit parfois, mais jamais aux éclats. Comme le note CoeurDePat, une lecture dans l'ordre est nécessaire pour pleinement profiter de l'humour de Larcenet et Ferri, les auteurs ayant organisé leurs blagues par thème.

Bon, les premières pages ne sont pas les plus drôles, bien au contraire : on s'ennuie même presque durant les 10 premieres. Mais on découvre petit à petit les différents personnages du nouveau monde de Larssinet, (comme la mère Mortemont, par exemple), et on accroche vite à cet humour assez fin, et parfois vraiment poilant.

Le dessin de Larcenet, on l'aime ou on l'aime pas, c'est clair ! Personnellement, j'aime beaucoup, car il sait rendre à partir de traits simples des visages très expressifs, à l'instar de ses potes Trondheim ou encore Sfar. Et puis, Mariette est franchement mimi, nan ? :)

La mise en couleur est sympa elle aussi, et participe activement à l'instauration d'une ambiance vraiment particulière...

Bon, une bd bien sympa, quoi ! Mais pas le meilleur de Larcenet, vraiment pas...

CoeurDePat :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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19 11 2002
   

Grand fan (mais pas inconditionnel !) de Larcenet, j'avais feuilleté cet album en librairie, et franchement il m'avait paru plus (enfin moins...) que moyen : strips pas géniaux, dessin sans plus, idée peu intéressante, mise en oeuvre hasardeuse, bref, tous les défauts.
L'ayant lu en entier, je dois un peu réviser cette opinion hâtive. Déjà, le tout est à lire dans l'ordre, sinon c'est pas terrible. Ensuite, eh bien si les premières pages m'ont laissé plutôt indifférent, j'avoue qu'on se retrouve assez vite plongé dans ce petit microcosme. Le thème abordé (déménagement à la campagne -- univers éminement hostile -- tendance autobiographique à la Trondheim) est peu attractif et la manière de le traiter utilise beaucoup le comique de répétition, les clichés, une pointe d'absurde et de situations incongrues, et enfin mise en abyme (Larcenet raconte la genèse de son livre). Rien de transcendant a priori, et il faut bien le dire, "Carnet de bord" de Trondheim fait beaucoup mieux dans un genre voisin, il faut donc peut-être éviter de comparer...
Bon, malgré ces "défauts", cet album est sympa. Il faudrait savoir quelle était l'intention de l'auteur, mais je crois qu'il ne voulait pas faire du "100% comique", auquel cas c'est réussi (ceci étant bien évidemment à double tranchant...).
A voir donc, à rajouter sur votre liste de prévisions peut-être, mais pas en tête sûrement.

18 11 2002
   

N'ayant jamais lu un album de l'illustre Larcenet, j'ai commencé par celui-ci.
Il s'agit là d'un sujet un peu original dans la paysage de la BD francophone d'humour : le citadin qui part s'installer à la campagne. On en rêve tous un peu, non ?
l'album se montre très plaisant à lire, le dessin de Larcenet, bien qu'enfantin en apparence, se révèle hyper-expressif. Dans cet environnement où les choses et les gens sont simples (dans le sens où ils ne s'embarrassent pas de fioritures et de complexités), cela colle parfaitement. Comment ne pas s'esclaffer devant ces apparitions incongrues (Mme Mortemont et ses questions gênantes, le propriétaire et son eau de vie de la mort qui tue, l'ermite philosophe à deux balles...) ?
On jurerait que Ferri a vécu tout ce que vit Larssinet...