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Tome 3 : Stigmates
 

Le Réseau bombyce, tome 3 : Stigmates

 
 

Résumé

Le Réseau bombyce, tome 3 : StigmatesAfin d'acceder au résumé de Le Réseau bombyce, tome 3 : Stigmates, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Réseau bombyce, tome 3 : StigmatesVoila, enfin le tome 3 est là, enfin, après près de dix années d’attente et...c’est la déception.

Je regrette presque mon achat tant le scénario est pauvre, embrouillé, semblant avoir été écrit dans le seul but de faire un tome 3 mais pas du tout à la hauteur des deux précédents albums, qui avaient mis la barre haute. C’est le problème des séries qui commencent fort, avec un niveau d’écriture et de dessin quasi parfait, et qui s’arrêtent soudain, laissant le lecteur dans une attente difficile et une frustration insupportable. Alors évidemment , quand enfin une suite arrive, on est tous pressés de lire la fin de l’aventure, emportés par l’histoire superbe du début. Et là, c’est la claque, la déception, la tête dans le mur. La magie est tombée, parce qu’un des auteurs a abandonné, et que l’autre essaie seul de continuer. Mais être sublime au dessin ne veut pas dire être bon au scénario, même si certains y réussissent brillament. Mais ce n’est pas le cas ici.
Fini les beaux dessins des constructions de la belle époque, fini la magie des déplacements sur les toits, fini les beaux cadrages, on se retrouve ici avec une mise en page assez brouillon et une nuée de personnages, qui finissent par se mélanger, se confondre et mettre le lecteur dans une grande confusion. On finit par se demander qui est qui et par lacher l’histoire par manque de cohérence et d’intérêt. La fin est dure, sans doute celle que l’on attendait, mais l’histoire se termine trop brutalement, laissant le pauvre lecteur que je suis , amer et déçu.
Même si le dessin de Cecil reste correct, je regrette franchement mes 13 euros, et je regrette d’avoir été pris en otage en quelque sorte , par un ou des auteurs qui commencent une histoire puis abandonnent ,méprisant les lecteurs qui sont aussi des acheteurs. Ca m’apprendra à moins me précipiter et à réfléchir avant de faire l’achat d’une suite trop attendue.


Chronique rédigée par niavlys le 18/11/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 489 (99,39 %)
  • 2 (0,41 %)
  • 1 (0,20 %)
  • Total : 492 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 2,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,49 13,49 13,49
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Note moyenne de l'album : 3.17
Dépôt légal : Novembre 2010

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Réseau bombyce, tome 3 : Stigmates, lui attribuant une note moyenne de 3,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 3 2011
   

Il aura donc fallu attendre huit ans pour connaître la fin de l’histoire de ces deux cambrioleurs qui subtilisent une pellicule cinématographique compromettante chez un richissime Baron et décident de le faire chanter.

Le lecteur retrouve les deux gentlemen cambrioleurs là où il les avait abandonné : au bord du gouffre ! Les personnages principaux, Eustache (l’orphelin initié au banditisme dès son plus jeune âge) et Mouche (l’ancien équilibriste devenu acrobate voleur), se sont attaqués à un trop gros poisson et se retrouvent dos au mur. Usant de nombreux flashbacks, Cécil lève le voile sur la jeunesse d’Eustache et lie son passé à l’intrigue principale concernant le réseau de snuff movies. Alors, certes, l’absence de Corbeyran se fait ressentir au niveau des dialogues, du découpage de l’histoire et peut-être même au niveau de cette fin un peu trop brusque (même si Corbeyran est surtout un crac pour lancer des séries), mais Cécil a tout de même le mérite de conclure la série de manière cohérente et de respecter ses lecteurs.

Au niveau du graphisme, le travail de Cécil demeure toujours aussi impressionnant. Son dessin et sa maîtrise des couleurs et du jeu de lumière restent splendides. L’architecture Art Nouveau, les décors soignés et détaillés et le découpage mettant en valeur chaque case nous font pleinement profiter de cet univers Steampunk développé par l’auteur. Le fait de placer cette histoire dans un univers imaginaire mélangeant antiquités (voitures, cinéma) à des choses plus modernes comme ce métro/train surélevé, continue de faire mouche. Un univers qui sombre dans l’horreur en avançant dans le récit.

Bref, une série à lire et un grand merci à monsieur Cécil pour cette conclusion !

7 12 2010
   

Cet album présente un immense atout : il propose enfin une fin à une série qui jusqu'alors, retenait l'intérêt. Suffisamment de séries sont commencées sans être terminées, les lecteurs criant alors au scandale, à l'arnaque et au manque de respect du lectorat, pour que l'on se réjouisse lorsque les auteurs décident de terminer ce qui est commencé, surtout lorsqu'un tome conclusif, arrive 8 ans après le précédent. Surtout, également, lorsque les deux premiers tomes ont été appréciés et qu’il faut dépasser la peur le décevoir. Pour moi, de ce point de vue, cet album a une véritable valeur intrinsèque, il permet de mettre un point final à une attente insoutenable (mais j’y reviendrai ci-dessous).

Une attente de 8 ans donc, pendant laquelle les lecteurs ont pu développer les fantasmes les plus fous sur une fin à l’image de la série, à savoir d’une qualité exceptionnelle. Et sur ce plan, justement, on attendait certainement plus de ce tome que l’on n’attendait plus, suscitant une petite déception. Cecil reprend le scénario là où Corbeyran l’avait laissé, et ce changement de scénariste a un impact non négligeable sur la série. De nouveaux personnages apparaissent, nombreux qui plus est, ce qui rend assez confuse cette partie conclusive. Cecil tente par là de trouver un nouveau souffle à la série, et le lecteur s’essouffle à essayer de recoller les morceaux. Le passé d’Eustache tel que présenté dans le premier tome est effacé pour nous en présenter une nouvelle version, qui serait la cause de toute cette histoire : malheureusement, cette tentative de réorienter l’histoire prend mal, tombe un petit peu à plat, et participe au sentiment de confusion de ce troisième album. Donc, oui, au niveau du scénario, des fautes sont commises, fautes d’autant plus lourdes et difficiles à accepter qu’elles étaient à peine imaginables après la lecture des deux premiers tomes.

Et pourtant, j’ai apprécié. Car finalement, à la fin du 2ème tome, tout était dit, le baron avait récupéré papiers et bobine compromettants, et le réseau Bombyce était à la recherche du trésor de Gustav. A partir de là, n’aurait-on pas été déçu si ce dernier tome nous avait donné pour conclusion la découverte du fameux trésor, composé d’or, d’argent, et de bijoux par le Réseau Bombyce ? N’aurait-on pas jugé cela trop facile de faire en sorte que ce fameux trésor mette définitivement fin aux tourments de Mouche et d’Eustache ? Pour ma part, si le parti pris de Cecil peut se révéler hasardeux et parfois maladroit, il a le mérite de proposer de la surprise. J’ai été surpris par les deux premiers tomes, et je l’ai encore été, un peu différemment, par ce troisième. Et plutôt agréablement, vu que ces nouveaux développements ne trahissent en rien l’esprit très noir de cette série.
Ainsi, Cecil, en l’absence de Corbeyran, a fait, je trouve, un travail plus qu’honnête pour répondre aux besoins des lecteurs, tout en essayant de respecter ce qui a été proposé avant (avec plus ou moins de succès), mais également en proposant quelque chose de son cru et d'assez imaginatif. Et puis, finalement, cette fin est-elle vraiment un point final à cette série ? En effet, Cecil introduit énormément d’éléments nouveaux dans ce tome, éléments qui souffrent parfois d’un manque d’explications (d’où le caractère un peu confus de ce troisième tome)… A cela s’ajoute la dernière page de l’album qui peut se révéler prometteuse… Pour ma part, tous les ingrédients sont réunis pour que Cecil, à un moment ou à un autre, rebondisse sur ce tome soit-disant conclusif pour continuer autre chose.

Côtés dessins, le trait reste exceptionnel, et pour cause. Malheureusement, énormément de scènes se passent en intérieur et/ou de nuit, et la majesté des dessins des deux premiers tomes en prend un coup. Par ailleurs, les couleurs sont parfois plus appuyées, plus plates, ce qui ne rend pas toujours hommage aux personnages. Le Monocle et le Baron perdent ainsi un petit peu en personnalité et les décors en profondeur. Malgré tout, l’atmosphère est toujours là, étonnante, dérangeante, percutante…envoûtante.

Je n’ai pu m’empêcher de ressentir un peu de déception à la lecture de ce tome, notamment à cause de la confusion d’ensemble, de réactions qui me semblent un peu grosses, et de la tentative bien maladroite de nous réexpliquer le début de l’histoire ( c’est un peu vasouilleux). Mais finalement, l’effet de surprise a joué à plein, ce que j’ai apprécié. Et qui dit que Cecil ne nous en prépare pas d’autres?

Au final, malgré une petite déception, cet album reste, pour moi, d’une qualité définitivement supérieure à la moyenne.