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Tome 1 : Ambrosia
 

Le Régulateur, tome 1 : Ambrosia

 
 

Résumé

Le Régulateur, tome 1 : AmbrosiaAfin d'acceder au résumé de Le Régulateur, tome 1 : Ambrosia, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Régulateur, tome 1 : AmbrosiaAmbrosia, premier tome de cette nouvelle série qu'est Le Régulateur, rassemble un scénario innovant et des illustrations de qualité.

Le scénario de Corbeyran est très sombre et nous place dans un univers de crainte où les machinations sont la règle du jeu. De plus, il contient quelques éléments originaux tels qu'une arme biologique indétectable et foudroyante, un monde de vapeur nous rappelant le début du siècle mais qui est pourtant mêlé à des éléments assez futuristes (roquettes, écrans, motojets, ...).
Ce premier tome nous donne les bases d'une histoire qui promet d'être très enrichissante.

Quant aux illustrations de Moreno, elles sont de toute beauté. Néanmoins, on trouve parfois de grandes planches d'images qui sont dépourvues de texte, et qui, par leur détail perdent le lecteur.L'utilisation des couleurs est très bien pensée, car elle alterne des scènes très sombres et des illustrations très colorées comme lors des explosions par exemple.

Si les auteurs continuent sur leur lancée, on a de fortes chances de voir une série de grande qualité!!! Je suis impatiente de connaître la suite de cette étrange aventure.


Chronique rédigée par Audrey L. le 23/02/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 6 (100,00 %)
  • Total : 6 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Janvier 2002

Avis des lecteurs

21 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Régulateur, tome 1 : Ambrosia, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 6 2010
   

Le Régulateur, série de science-fiction rendue gracieuse par d'agréables dessins, a réussi à me conquérir grâce à une atmosphère indescriptible mais plaisante.
C'est avant tout le scénario qui est marquant, et la preuve est qu'après quatre ans, je me souviens encore de cet album comme si je l'avais lu hier.
Donc, pour récapituler : bons dessins, bon scénario... Que demander de plus ?

13 8 2006
   

Attention chef d'oeuvre, et oui le mot est laché,

cette Bd steam-punk mêle habilement la science-fiction et le passé

C'est à couper le souffle ! Pas un seul temps mort, enormément d'action, une intrigue vraiment bien.

Niveau dessin, j'ai carrément accroché tout est superbe, Moreno est en passe pour devenir un grand, meme un très grand.

A recommander vivement

Je trouve les personnages attachants notamment les deux héroïnes (Hestia et Ambrosia) qui sont étonnantes. Quant à la psychologie des personnages, ça reste assez classique, Nyx torturé mais vaillant, Hestia femme de caractère mais amoureuse du héros beau gosse. Mais "y'a bonne lecture" !
Ces deux tomes méritent clairement 5 étoiles, je n'en mets que 4 car j'ai pas envie d'en retrancher une si par je ne sais quelles raisons la suite ne me plait pas, ce dont je doute fortement.

Parfait, rien à dire.

m.blacksad :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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28 1 2006
   

Une ambiance glauque dans un décor futuriste empreint de révolution industrielle. Un personnage torturé par son passé. Les idées ne sont pas originales mais plaisantes. Par contre la narration se veut inutilement compliquée et les thèmes sont parfois mal abordés, en lisant on se dit qu'il aurait fallu faire autrement. Du coup on est frustré et on lit un peu avec indiffèrence.

23 6 2005
   

Je l'attendais avec impatience ce tome. Ces villes infinies aux traits fins et attirés vers le haut, ces architectures, ces cadrages cinématographiques (plongée, travelling final, contre plongée, plans larges) c'est beau.
Mais, c'est un peu trop futuriste pour moi, sombre.
Ca repose sur l'idée principale des jumeaux et sur Ambrosia, avec plus de mystère. C'est trop embrouillé. Certes, ça prépare la suite, mais le contenu est léger, trop. Je trouve qu'il y a beaucoup de broderie autour des idées principales.
Au final, je suis déçu. Il ressort une impression de "Déjà-vu" (en particulier pour l'environnement) et en mieux.
Je ne peux m'empêcher de penser au "Réseau Bombyce" et ce dernier ouvrage est plus stylisé, plus original, plus créatif.
Ici, l'attente est longue avant le dénouement final, plus endiablé.
Certes, les dessins sont travaillés et ciselés, les cadrages soignés, mais le tout reste essentiellement technique, avec trop peu de sensation pour moi.
Parfois quand même, le découpage est original (demi page avec grande image) mais cela ne construit guère plus.
Ce tome 1 du Régulateur possède, c'est certain, un certain côté esthétique mais ça reste froid sans assez de sentiment. C'est sans doute voulu, ça me refroidit quand même.

10 4 2005
   

Bon j'annonce la couleur tout de suite : j'adore le genre steampunk donc mon opinion risque de ne pas être objective. De plus je ne suis pas un fin connaisseur en matière de technique graphique alors les commentaires très pointus ne me concernent pas pour l'instant. Je fonctionne beaucoup au feeling et je demande à une BD de me faire voyager même si elle n'est pas irréprochable.

Question feeling, j'ai été tout de suite été immergé dans l'univers de cette BD et c'est ce que je préfère : une ambiance forte qui te permet de vivre le scénario. L'atmosphère des dessins est vraiment représentative du genre et de ce point de vue, c'est une grande réussite à mes yeux. Le mélange entre un esthétisme très révolution industrielle et les technologies futuristes est savemment dosé. J'apprécie le style de Moreno que je trouve sobre et efficace.

Les personnages sont assez originaux et l'enfance de Nyx risque fort de nous en faire un personnage très complexe et torturé pour les tomes à venir. Du moins je l'espère.
Le scénario nous plonge dans un monde où les machinations de tous genres gouvernent la vie politique. Les flashbacks desservent l'histoire principale à ravir et l'intrigue laisse présager d'une suite très intéressante.

J'ai apprécié également les petit clins d'oeil pour TF1, petrol han, le Robert... Et quelques panneaux m'ont fait sourir : "le suicide est passible de peine de mort", "interdit aux chiens et régulateurs".

Un album très très agréable à lire qui combine assez bien action et présentation de l'intrigue.
J'ai hésité à mettre plus mais on verra par la suite.

13 9 2004
   

Depuis le temps que je voulais lire cette Bd, ayé, c'est enfin fait !
Et franchement, ce premier tome est non seulement excellent en lui-même, mais aussi annonciateur d'une bonne série, dans sa globalité.
Le dessin crève les yeux littéralement ! Ca fourmille de détails, c'est dynamique, maîtrisé, chaque case est superbe ! Ajoutez là dessus des couleurs assez sombres, et vous obtiendrez une atmosphère vraiment spéciale et qui colle parfaitement au scénar (heureusement).

Le scénario qui, justement, est très original et bien prenant ! Le début est un peu long selon moi, mais après, on est dedans jusqu'à la fin. L'histoire est bien torturée, intéressante, bref que du positif !
Une très bonne bd qui sort de l'ordinaire !

25 8 2004
   

L'univers Steampunk est très (trop ?) en vogue actuellement mais ici je trouve que cela passe très bien dans un monde très sombre et industrialisé à outrance. Les personnages et l'intrigue sont bien mis en place, les graphismes sont soignés, bref un excellent volume d'introduction pour une série en devenir.

28 5 2004
   

Ce premier tome nous plonge très rapidement dans son univers et l’action qui s’y découle. Entre passé et présent, Corbeyran introduit Aristide Nyx, son enfance difficile avec son frère et un sérieux manque d’affection et de reconnaissance de ses parents. Son enfance qui explique pourquoi aujourd’hui, il est devenu un régulateur, sans passion, sans doutes et sans âme ? Il exécute les contrats qu’on lui transmet sans se poser de question… enfin, jusqu’à maintenant.

Cette histoire est bien menée, bien introduite. Il reste quelques zones d’ombres à approfondir mais en 46 pages, il aurait été difficile d’assouvir plus notre soif d’information. Le dessin quant à lui donne une impression très réaliste. Entre les portraits photos, les scènes d’actions et les décors, nous sommes comblés. Un peu trop peut être ? Dans tous ces détails, on se perd un petit peu. Je pense que Moreno a voulu trop bien faire :)

Cette BD reste très agréable à lire. J’attends la suite…

30 9 2003
   

Je suis vraiment très mitigé à la lecture de ce premier tome. Et je ne lirai peut-être jamais le deuxième tome, qui sort pourtant très bientôt. En fait, mon avis est clairement dichotomique : d’un côté, j’aime le scénario, il n’a rien de génial mais présage du bon pour la suite. C’est en tout cas un bon scénario de premier tome : c'est-à-dire qu’il en dit assez sans en dire trop et qu’il se termine sur un suspense insoutenable. Pas moyen de savoir encore si ce sera une bonne histoire ou une grande histoire, mais ça met l’eau à la bouche.

Le dessin, en revanche, je ne l’aime pas du tout. C’est une opinion toute personnelle, (remarquez que la plupart des autres lecteurs l’ont grandement apprécié) mais moi, je le trouve laid et repoussant. Je dois admettre que ce Moreno a une certaine patte, très personnelle et originale. Mais je trouve l’usage des couleurs tape à l’œil, les perspectives souvent fausses et le découpage trop approximatif.

Quand à la mise en page, elle est trop irrégulière, accordant une place énorme à des cases qui ne le méritent pas et une place ridicule à d’autres cases sans que cela se justifie narrativement. Je le dis en toute honnêteté, c’est le dessin qui me fait descendre ma cote à deux et ne me donne pas envie de lire la suite. Je n’avais jamais imaginé qu’un dessin me déplairait au point de faire l’impasse sur une bd au scénario pourtant plaisant… C’est ce qui m’arrive ici…A vous de voir, donc…

19 9 2003
   

Le Régulateur
Trouvé par hasard en occasion. Je me laisse séduire par le dessin et par l'envie de changer d'univers graphique...

Pas mal du tout, bonne BD.
Le dessin est effectivement très plaisant, l’ambiance graphique rétro-futuriste très réussie.
Le scénario est à mon goût classique mais très efficace.
Ce premier tome vaut un bon 3,5/5 pour son efficacité et sa lecture plaisante.

3 2 2003
   

Ah, voilà une belle surprise.
J'ai bien accroché au dessin et surtout à l'environnement décrit, j'ai un petit faible pour les décors qui mélangent les influences (les bagnoles et les intérieurs rétro à côté de technologie pas vraiment cyberpunk mais façon destroy dans un futur pas si éloigné que ça...)
Les couleurs sont belles, elles secondent très efficacement le trait de Moreno qui là aussi sait se montrer à l'aise pour mélanger des influences.

Les personnages : Pour ne parler que des principaux: le régulateur manque un peu de profondeur, je lui préfère Ambrosia, qui apporte un peu plus de mystère.
Le scénario : Globalement ça va. Y'a un ou deux trucs qui m'ont paru bizarre, j'ai eu l'impression d'avoir sauté des planches avant que les héros ne se retrouvent au match: y'a un raccourci un peu gros là à mon avis. J'aurai aimé voir le Régulateur enquêter pour retrouver la piste du politicien. Mais bon... Les auteurs font ce qu'ils veulent hein ... :o)
Par contre la fin est très bien fichue, on n'a qu'une hâte : retrouver les persos dans les tomes suivants.

Voilà, j'ai hésite à mettre 4/5 grâce au dessin qui est vraiment superbe, mais en attendant la suite, je reste sur 3/5 à cause de ces aspects de l'ensemble scénar/persos que je trouve parfois un peu gros...

22 12 2002
   

Et voila encore une histoire de tueur a gages ressemblant étrangement a un personnages de Léon ou de la BD l tueur… Mais bien qu’il brille par sa précision et par son efficacité, il possède un grand secret et une malformation qui lui rend la vie pas trop agréable. Une sombre histoire de problème génétique et de mutations bizarres. Une introduction bien sombre pour cette aventure puisque notre héros se voit envoyé a la chasse a une jeune femme qui était elle aussi atteinte par une malformations dont elle a fait son arme. Mais la belle était aussi la seule personne qui semblait s’intéresser a lui pendant leur internement forcé, donc pendant toute leur enfance.

Entre flash back et action pure, on découvre une histoire sinueuse et captivante dans un monde fururo-médiéval, rappelant étrangement le monde du Réseau Bombyce, un monde de déchéance et de violence permanente. L’ambiance est vraiment glauque et le dessin renforce vraiment ce phénomène, les couleurs rouilles, métallisées et violettes sont très bien employées. Ensuite on peut s’intéresser aux personnages, ils sont complexes et bien développés. Les décors sont grandioses et vraiment travaillés.

En somme cette BD est vraiment prometteuse mais il y a un petit quelque chose qui gâche un peu cette qualité, peut être le manque maturité et d’originalité du scénario, ou bien le trait parfois un peu hésitant du dessin mais bon rien qui n’altère vraiment la qualité générale de l’album. Une BD conseillée pour les amateurs d’aventures policières et fantastiques dans des univers vraiment étranges mais aussi une intrigue vraiment abordable et très bien ficelée

31 10 2002
   

Il est vrai que le parti-pris des auteurs est audacieux, sur les deux plans créatifs : dessin et scénario. Mais j'ai un peu de mal avec le dessin de Moreno, que je trouve un peu tourmenté, pas vraiment fixé. J'attends la suite pour donner un avis plus posé.

19 9 2002
   

J'aime bien le régulateur !
Au debut de ma lecture, je n'etais pas trop emballé... le scenario met du temps à ce mettre en place, on arrive pas a cerner les perso... Mais ca se met en place au fil de l'album et à la fin, on reste completement scotché sur la derniere page en essayant vainement de trouvé la suite dans la page de garde... Donc pour la mise en bouche, c'est réussit !

Sinon le dessin m'a assez gêné au debut...sombre...très sombre...des couleurs "space"...etc... Mais pareil que pour le scenario, au bout de quelques pages, on apprecit vraiment le dessin, on rentre vraiment dans l'esprit de la bd !

Dans en bref, un tres bonne bd et j'attends la suite avec impatience !

17 9 2002
   

On savait déjà que Corbeyran avait un grand talent scénaristique, et cette bd le démontre avec brio. Voici venu l'histoire du régulateur, personnage torturé s'il en est, sorte de tueur à gages dans un univers steam-punk que ne renireaient sans doute pas les auteurs de science-fiction du début du siècle.

Le scénario, glauque à souhait, fourmille de clins d'oeil à la mythologie et nous plonge dans une machination mystérieuse dont le héros va être l'un des pions. Un héros solitaire, dont le passé est hanté par le fantôme de son frère siamois.

Niveau graphisme, cet album est également de toute beauté. Un trait incisif et fin, des ombrages de très grandes classes qui posent d'emblée l'atmosphère oppressante et sombre de ce premier tome, bref Moreno offre icic au lecteur un vrai régal pour les yeux.

Tout simplement splendide

11 8 2002
   

Bon, bon, bon…

Nous sommes donc dans un monde post apocalyptique, façon steam punk.

Notre héros, Aristide Nyx, est un régulateur, un tueur à gages officiel dirons-nous… et c’est pas l’archétype du type très sociable : « J’aime dissoudre les foules anonymes… exécuter en masse… disloquer les troupeaux »… ce n’est pas ce que j’appellerais de l’amour pour son prochain. C’est tellement plus facile d’oublier ses crimes quand les victimes sont anonymes, un bel exemple de couardise !

Mais c’est qu’il a eu une enfance difficile, le Nyx, avec son siamois de frère. Il n’a eu l’affection de personne, pas même de ses parents… et il n’a dû connaître qu’un furtif moment de bonheur, quand Ambrosia l’a traité comme un humain… pour mieux l’humilier par la suite. On lui accordera donc des circonstances atténuantes quant à sa misanthropie.
Et c’est bien des années plus tard, qu’il doit « s’occuper » de cette même fille.
Et la tâche est rude, tous ses souvenirs remontant du fin fond de sa mémoire, chargés d’émotions. Et il semble petit à petit se mettre à douter…

C’est pas extrêmement original, un type traumatisé enfant, devenu assassin, vivant dans un monde corrompu, violent, et qui fait sa petite crise existentielle quand il apprend qu’il doit se débarrasser de quelqu’un qui lui a été cher. Mais c’est bien mené quand même : action, violence, érotisme, amour, mensonge, manipulation, trahison, rancœur, vengeance, haine, une réflexion sur le libre-arbitre... la totale, on dirait du Zola .

Bon, d’accord, le héros n’est pas vraiment sympathique, voire pas attachant ; sur les quatre personnages principaux, un se fait dégommer et un autre… et ben, on sait pas trop en fait . Parmi eux, il y a Hestia, une autre régulatrice, qui fait plus de la figuration qu’autre chose (elle nous gratifie d’un passage légèrement dénudé qui ne tombe pas très à propos… *mode candide on* enfin, c’est surtout que j’en n’ai pas trop saisi l’intérêt *mode candide off*)… mais on devrait la retrouver plus souvent par la suite.

Et y a des petits trucs sympas, comme l’auto promotion pour le Chant des Stryges, un clin d’œil à TF1 (tsf1), qui sponsorise une équipe de gros bourrins passablement sanguinaires, ou bien cette petite phrase :« Le suicide est passible de la peine de mort », version cynique et revisitée de « Le suicide est un pêcher mortel ».
Finalement, le Régulateur, c’est un livre drôle !

J’aime bien le coup de patte de Moreno, il dessine pas trop mal . Mais je trouve que le trait manque de beaucoup de souplesse, donnant un aspect figé, accentué peut-être par le fait de faire porter aux personnages des vêtements très longs, dissimulant les silhouettes, leurs courbes. Et pourtant, Moreno est capable d’avoir un rendu du mouvement qui vaut le détour… allez comprendre ! En dehors de ça, ça manque de constance, surtout pour Ambrosia dont les traits du visage changent souvent….

Les perspectives ne sont parfois pas très bien réussies, les premiers plans ne se détachant pas toujours très bien des autres, malgré un travail certain (rendu flou des arrière-plans, moindre soucis du détail et teintes uniformes pour les seconds plans). Je mets ça sur le compte de la palette couleur.

Attention, je n’ai pas dit que j’aimais pas sa technique de mise en couleurs, c’est juste que ça fait trop froid, trop lisse, métallique… certes, un tel choix semble délibéré, apparemment pour accentuer le manque d’humanité de la ville et de ses habitants, mais reconnaissons que le violet grisâtre, c’est pas ce qu’il y a de plus beau. Et ça rend aussi plus difficile de distinguer correctement les personnages, certains se confondent dans les décors . Ces derniers sont d’ailleurs parfois trop chargés à mon goût, certes beaux, mais limite fouillis, c’est sûrement pour rendre l’atmosphère plus oppressante, cependant ça gène un peu la lecture… Peut-être que tout cela est dû au fait que Moreno a dû faire la couleur en seulement quatre mois, poussé qu’il était pour la prépublication dans Pavillon Rouge ?

Pour les scènes de foules, dans la rue, c’est pas mal du tout. Et en général, j’aime bien ses contre-plongées, celle de l’explosion de fameux dirigeable ou l’entrée d’Ambrosia chez l’apothicaire, par exemple.

Bon, j’arrête de chipoter sur les détails, causons de quelques scènes :

Planches 7 à 10 : pas un dialogue, pas un commentaire (on voit là l’utilité d’un bon séquençage)… on suit le Régulateur d’un bout à l’autre de la scène, on est le témoin privilégié de son forfait, l’attentat contre un dirigeable… On voit tout ce qu’il se passe, ses moindres gestes, sans pouvoir intervenir, jusqu’au bouquet final, implacable ! La scène commence et finit par le dirigeable, la boucle est bouclée, scène suivante... Efficace, non ? Et en plus, les cases avec la baudruche volante sont chouettes !

Il y a aussi les deux dernières scènes, l’attaque d’Ambrosia contre Typhoeus avec l’échange de tirs, suivie de sa fuite vers les couloirs de maintenance du stade… ça bouge bien, c’est pas brouillon, ça cause pas trop quand ça flingue, comme si on retenait son souffle… c’est bien, quoi (et en plus, on voit la ch’tite culotte d’Ambrosia … une rose aux épines acérées ?).

Bref, un bouquin sympa, le trait manque peut-être de maturité (enfin, ce que j’en dis…), mais je pense que cette série peut nous réserver quelques bonnes surprises sur les trois à quatre tomes à venir.

4 7 2002
   

Assurément une très bonne bd.
Le régulateur nous plonge au coeur d'un univers steam-punk à couper le souffle!
Très belle réussite graphique se doublant d'un scénario hors du commun;on aime.
La mise en couleur est,quant à elle ,tout bonnement merveilleuse;elle contribue largement à l'intéret de la bd.
L'atmosphère de cette bd me fait penser à blade runner...va -t-on savoir pourquoi?

7 5 2002
   

Le Régulateur est selon moi une très bonne BD, surtout un très bon début...
Corbeyran nous prouve encore une fois ce qu'il est capable de faire et nous montre son talent grandissant, il fonde un monde développé qui au même temps utilise une technologie quelque peu ancienne si je puis dire, comme par exemple l'ampoule ou la machine à vapeur. Il invente un monde où les Régulateurs font la loi en tuant, la dernière solution de ce siècle est de tué celui qui gêne, un monde qui aurait plutôt régressé ! Une BD avec un ryhme d'enfer qui rend la BD passionnante à lire !
Les dessins sont vraiment très beaux, bien que quelques fois les têtes sont un peu écrasées...Les couleurs de Moréno, sombres à souhait donne un atmosphère à cette série plus que angoissante...
Vivement la suite !!!

11 4 2002
   

quelle peche cette BD !
j'adore carrement ! des couleurs biens sombres, un monde qui l'est au moins autant, et un scenar à vous couper les couilles.
j'ai toujours aimé le steam punk, mais là, c'est un must. On sent comme une symbiose entre le fond de l'histoire et le style grapique utilisé. Moreno a superbement mis en images l'histoire tortueuse et tortuée de Corbeyran, je suis admiratif.
pour aller vite, je dirais que le dessin est à la hauteur du scenar : splendide.

24 2 2002
   

Voici ma foi une bien bonne surprise !!! Je ne m'attendais pas à une bande dessinée de cette qualité, et ai donc préféré l'emprunter plutot que de sortir la monnaie. Mais je n'ai pas été déçu !!!

Mon dieu, quel univers sombre et angoissant ! L'atmosphère, emprunté en grande partie aux classiques de Jules Verne, nous fait découvrir un monde où l'énergie principale reste la vapeur (de la "steam fantasy ?") et où l'humanité semble emprise à une violence continuelle, dans un monde où les riches, toujours plus riches, contrôlent les pauvres, toujours plus pauvres...

Corbeyran, égal à lui même, nous pond un scénario digne de ses dernières réalisations (comme le Réseau Bombyce ou le chant des stryges), nous entrainant dans ce monde si particulier et si propice aux énigmes diverses et variées.

Le trait de Moreno, quant à lui, convient assez bien à l'histoire. Assez fin, extrèmement détaillé, il décrit un monde technologique d'une façon vraiment impressionnante. Bon, techniquement, c'est pas parfait, et on trouve régulièrement des pains dans les proportions, par exemple. De plus, si la mise en couleur donne beaucoup de relief au dessin, elle est parfois beaucoup trop terne... question d'ambiance ? peut etre... mais elle ajoute beaucoup à l'ambiance générale qui baigne le scénario. Mais n'oublions pas que nous avons ici affaire à la première BD de Moreno !

En bref, j'attends le second tome avec impatience !!!!