46 341 Avis BD |20 081 Albums BD | 7 869 séries BD
Accueil
La naissance des super-héros
 

Le projet Marvels : La naissance des super-héros

 
 

Résumé

Le projet Marvels : La naissance des super-hérosAfin d'acceder au résumé de Le projet Marvels : La naissance des super-héros, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

"À l’occasion de ses 70 ans, Marvel a décidé de redéfinir les origines de ses héros les plus anciens. Une mission confiée à Brubaker et Epting."

Habituellement je ne suis pas fan des projets qui célèbrent un anniversaire, ça s'avère souvent très commercial et de piètre qualité. Mais le duo qui signe ces 8 épisodes anniversaire ne sort pas de n'importe où: le grand Ed Brubaker, un des meilleurs scénaristes du moment et son acolyte Steve Epting qui l'accompagnait sur la série Captain America depuis 2005, couronnée aux Eisner Awards, mais malheureusement jamais parue chez nous. Donc du très lourd sur le papier mais également dans les faits!

L'intrigue a lieu dans les années 40 où l'auteur redéfinit l'apparition des super héros Marvel de l'âge d'or. On retrouve donc un certain nombre de personnages, pour la majorité passés de mode voir oubliés depuis longtemps et donc peu ou pas connus de la génération actuelle.

J'avais peur d'être perdu à la lecture de cette BD pour ne pas connaître la moitié des persos. Mais finalement il s'agit bien d'une redéfinition à partir de 0, pas besoin de les connaître puisqu'on les découvre.

Les auteurs nous invitent donc dans un contexte historique très fidèle à la réalité et à l'univers Marvel. Ils ne se sont pas contentés de produire une commande anniversaire, ils nous donnent là une vraie bonne BD de super héros sur fond de guerre mondiale. Il ne faut pas s'attendre à du super héros de base avec de l'action à tout va, on découvre vraiment les origines et l'arrivée du phénomène sur Terre. Chacun des héros traité est développé à fond, pas de petites apparitions anecdotiques pour le fun de l'action mais bien des personnages travaillés, tous autant les uns que les autres.

Le dessin est super agréable, du semi réaliste qui fonctionne hyper bien mais il faut bien noter la qualité des couleurs de Dave Stewart qui le met vraiment en valeur avec un ton juste et surtout pas flashy pour un sous. Je suis vraiment fan de la combinaison Epting-Stewart. Même si le style se prête beaucoup aux comics classiques, le duo apporte une touche plus recherchée, et sur un scénario de Brubaker c'est le top.

En tout cas c'est un vrai bonheur de pouvoir redécouvrir ces héros de l'âge d'or avec toute la puissance d'un Brubaker des temps modernes et un dessin propre et dynamique.

Je recommande fortement cet ouvrage à tous les amateurs de Marvel et de super héros en général.


Chronique rédigée par Fa le 26/11/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 65 (36,72 %)
  • 96 (54,24 %)
  • 16 (9,04 %)
  • Total : 177 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 16,63 16,63 16,63
Acheter d'occasion : 14,96
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.88
Dépôt légal : Novembre 2010

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Le projet Marvels : La naissance des super-héros, lui attribuant une note moyenne de 3,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

John Wayne :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de John WayneReflet de l'avatar de John Wayne
25 1 2012
   

"Le projet Marvels" est une très bonne saga qui aurait pu devenir la saga de la décennie si elle avait pris une direction différente, hors des sentiers battus.

En effet, je fus tout d'abord époustouflé par un début très prenant, par une reconstitution des 40's très soignée et bien retranscrite par Epting.
Ainsi, le tome débute par la mort de Two-Gun Kid qui transmet ses armes et son masque à son Docteur : Halloway. En effet ce dernier avait écouté avec étonnement mais respect son patient ex-Vengeur de son état, qui racontait qu'une ère des héros s'apprêtait à naitre. Ainsi, en parallèle aux origines de Human Torch (I) et de l'introduction d'un Namor candide qui découvre le génocide de sa race, on voit le cheminement des pensées de Halloway, qui finit par devenir The Angel (I). Nous avons donc une première partie qui présente des origines plutôt bien revisitées et bien modernisées pour le premier Angel. De plus, Brubaker fixe plutôt efficacement les origines désormais défrichées de Namor et Human Torch. Nous sommes alors dans la meilleure partie de la mini-série, la plus aboutie selon moi.

Hélas, malgré quelques allusions intéressantes aux futurs membres des "Twelve" (Electro, Fiery Mask ==> cf la mini-série "The Twelve" de Straczinsky) et d'autres personnages du Golden Age tombés dans l'oubli, la série prend une tournure plus conventionnelle. En effet, la série se tourne vers des origines maintes fois ressassées au lieu de se focaliser sur d'autres héros. On redécouvre alors celle de Fury (tirées par les cheveux), celle de Cap (bien que, force est d'avouer, l'idée de la présenter du point de vue des espions nazis soit une très bonne idée. D'impliquer Angel dans l'histoire ajoute aussi de l'épaisseur). Nous avons aussi la mise en avant d'un héros peu passionnant et très cliché : John Steele. Un gâchis que le choix de ce héros, qui est certes chronologiquement parlant le premier super-soldat, mais qui est aussi peu intéressant. Ce qui rejoint, ce que je disais : d'autres héros bien plus passionant mériteraient davantage un défrichage pour une (ré)intégration dans le Marvelverse.

A noter l'apparition agréable de The Destroyer, mais qui survient hélas trop tard.

Je finirais ma critique du scénario par deux grosses incohérences, la première c'est U-Man (un nazi atlante au service de l'Allemagne) qui "veut mettre [ses] ennemis en bouillie", qui qualifie les Américains comme ennemis du nazisme. Je suis désolé, sans défendre cette idéologie, mais la "race ennemie" à exterminer c'est les Slaves afin de pouvoir bâtir le grand espace vital allemand. C'est sûre, les Américains commençaient à s'impliquer indirectement dans le conflit en 1941 (installation d'une base en Islande, ventes d'armes aux Anglais, escorte des bateaux de commerce américains) mais de là parler d'ennemi mortel du Reich...
Ensuite, la seconde incohérence c'est le tsunami qui ravage New York. Comment se fait-il qu'il ne marque pas l'inconscient populaire ? Comment se fait-il que New York soit reconstruite à l'identique ?

Passons maintenant, aux dessins. Eh bien, Epting s'en sort plutôt bien, c'est un peu inexpressif à mon goût, mais l'ambiance est là et l'ensemble est tout à fait honorablement. Le comics est donc très attractif.

Si nous récapitulons, nous sommes face à un gigantesque soufflet qui promettait de révolutionner les origines du Marvelverse mais qui se dégonfle par manque de prise de risque. Mais aussi et surtout par la réécriture d'origines déjà maintes et maintes fois décrites. Néanmoins, nous ne pouvons pas dire que nous sommes face à un mauvais comics. Non en effet, Brubaker signe un récit cohérent très fluide aux dialogues soignés. Le vrai problème, c'est le potentiel inexploité.
En somme, un tome que je conseille vivement mais dont il ne faut pas s'attendre à des miracles. C'est juste une bonne histoire de super héros (nettement supérieur à la qualité générale actuelle de Marvel), point barre. Mais, au final n'est-ce pas cela qui compte ?

29 11 2010
   

À l’occasion de ses 70 ans, Marvel a décidé de redéfinir les origines de ses héros les plus anciens et a confié cette lourde tâche au duo qui osa assassiner Captain America en 2007. Cet album regroupe donc les 8 épisodes US «The Marvels Project», écrits par Ed Brubaker et dessinés par Steve Epting.

Se servant abondamment d’une narration en voix-off et présentant les événements en partant de la perspective d’un personnage costumé sans super-pouvoirs, Ed Brubaker s’attaque donc à l’origine de nombreux super-héros issus de l'âge d'or. Au programme de cette rétrospective, le lecteur retrouve donc Namor, la Torche humaine, Captain America, Crâne Rouge, Bucky, Nick Fury et bien d’autres. La force du récit est que Brubaker parvient à lier ces événements au sein d’une histoire d’espionnage cohérente, sur fond de deuxième guerre mondiale. On retrouve d’une part les modifications génétiques nazis et de l’autre les expériences américaines, dont l’homme synthétique qui s’enflamme ou le célébrissime projet « super soldat », le tout lié au sein d’un conflit géopolitique tendu, marqué par l’apparition des premiers super-héros. La principale faiblesse du récit est probablement qu’il n’offre pas grand-chose de nouveau à l’univers Marvel. Brubaker se «contente» donc de raconter les choses différemment et de livrer un récit d’espionnage cohérent qui délaisse l’action malgré la présence de nombreux super-héros.

Au niveau du graphisme, le dessin semi-réaliste de Steve Epting est très plaisant et la colorisation de Dave Stewart est une nouvelle fois irréprochable.

Un album qui plaira certainement à ceux qui ont aimé "The Twelve". Et pour ceux qui désirent savoir pourquoi les super-héros européens n’ont pas connu la même éclosion durant cette période, je conseille vivement la lecture de la saga en six tomes "La Brigade Chimérique".

28 11 2010
   

Le titre lui-même fait inévitablement penser à "Marvels", le chef d'oeuvre signé Busiek et Ross qui permettait de redécouvrir des moments-clés des séries Marvel à travers la vision d'un photographe. Ed Brubaker ne cache rien de cette filiation qu'on peut établir entre ces deux oeuvres : "Le projet Marvels" a bien des points communs avec "Marvels", mais c'est tellement bien fait qu'on ne va pas bouder son plaisir.

Plutôt que de choisir un homme ordinaire comme narrateur, Ed Brubaker opte pour un pont entre homme de la rue et super-héros. L'Ange est ainsi un personnage costumé, mais qui ne possède pas de superpouvoir et qui n'est plus sous les feux de la rampe depuis très longtemps (j'avoue que je ne le connaissais pas, malgré trente ans de lectures des productions Marvel). C'est un narrateur qui peut ainsi prendre une certaine distance par rapport à Namor ou à la Torche humaine, tout en pouvant mieux les approcher qu'un simple spectateur.

Avec beaucoup de voix off, Ed Brubaker revient sur la création de la Torche, de Captain America et sur les attaques de Namor avant son alliance avec les ennemis des Nazis. Le fameux Crâne Rouge, adversaire de Captain America, est évidemment présent puisque la Seconde Guerre mondiale sert de contexte à cette brillante rétrospective. Les lecteurs de "Marvels" vont retrouver certains épisodes, mais ils sont racontés différemment et l'intérêt ne s'émousse jamais lors de la lecture.

Comme pour le travail d'Alex Ross, il faut saluer la qualité des planches de Steve Epting pour "Le projet Marvels". C'est très bien dessiné, superbement mis en couleurs par Dave Stewart (les apparitions de la Torche notamment sont aussi saisissantes que dans "Marvels"), avec un découpage efficace et dynamique et des décors travaillés.

J'ai dévoré cet album que je ne peux que recommander à tous les amateurs de héros costumés !