46 602 Avis BD |20 218 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Le feu sacré
 

Le Mercenaire, tome 1 : Le feu sacré

 
 

Résumé

Le Mercenaire, tome 1 : Le feu sacréAfin d'acceder au résumé de Le Mercenaire, tome 1 : Le feu sacré, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Mercenaire, tome 1 : Le feu sacréBon...
Mon résumé est pas super génial mais relativement fidèle au contenu de ce premier tome au scénario loin d'être mauvais mais un petit peu rachitique. Qu'on se le dise, le monde du mercenaire est avant tout un univers fait de poésie visuelle : des dragons volants, des châteaux perchés sur des pics perdus dans les nuages, des vallées sans fonds, une ville flottante, de plantureuses héroïnes enfermées dans des cages suspendues dans le vide...

Bon, y'a bien quelques gros clichés : le héros fort et musclé, les nanas qui font rien qu'à perdre leurs petits vêtements ou à se les faire arracher par un dragon ou l'autre... Mais moi…ben… ça me fait rêver... Tout y est mystérieux, on a face à l'aventure à l'état brut. C'est un peu la quintessence d'un genre que nous offre le maître ibérique. Segrelles fait peut-être plus de la peinture que de la bd, mais qu'est-ce que c'est beau! Un peu ringard mais beau... Y'a dans son dessin une espèce de profondeur photographique qui me fascine. C'est bizarre, on dirait que je cherche des excuses pour justifier le fait que j'aime cette bd...

En fait, je ne suis pas en train de vous dire : « c'est nul mais j'aime bien »...Non, c’est autre chose. Ce serait plutôt : « C’est un peu ringard mais fascinant, c’est un tout, une alchimie étrange… » A découvrir si ce n’est déjà fait.


Chronique rédigée par ArzaK le 01/09/2003
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de ArzaKReflet de l'avatar de ArzaK
Statistiques posteur :
  • 100 (93,46 %)
  • 2 (1,87 %)
  • 5 (4,67 %)
  • Total : 107 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 11,64 11,64 11,64
Acheter d'occasion : 1,98
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 2.88
Dépôt légal : Mars 1982

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Mercenaire, tome 1 : Le feu sacré, lui attribuant une note moyenne de 2,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 5 2010
   

Comme bon nombre d'adolescents, j'ai cédé aux charmes de l'Héroïc-Fantasy. Mes préférences allaient aux romans de Moorcock (Le cycle d'Elric) et en matière de BD, à la série "Slaine", scénarisée par Pat Mills et dessinée à ses débuts par Simon Bisley.

Même si "Le Mercenaire" est aux antipodes de ces œuvres, son dessin qui le ramène en apparence à une filiation de "Conan" avait immédiatement emporté ma conviction.
Je ferai mieux de parler de peintures, tant le style de Segrelles se rapproche des illustrations. Quand on sait qu'il a commencé sa carrière comme dessinateur industriel, puis qu'il a réalisé des dizaines de couvertures, on n'est pas étonné de la froideur de ses compositions, même si les couleurs choisies sont souvent vives ou chaleureuses.
Par ailleurs, il se dégage souvent une impression d'absence de mouvement. Si cela se prête bien aux décors et vastes étendues, c'est kitschissime pour ce qui est des personnages, figés à souhait.

Pour ce qui est de l'histoire, ce mercenaire à l'âme chevaleresque est donc (par définition) au service de ces dames, décidément fort peu enclines à se couvrir (ou promptes à dévoiler leurs charmes, comme vous le souhaitez, ici, cela revient au même). Elles jouent, dans ce premier album, un rôle central. Tantôt alliées, tantôt traîtresses, on a le sentiment qu'il n'existe que pour elles.
Pour le reste, il faut accepter de suivre ses aventures et de découvrir le monde dans lequel il évolue au fur et à mesure.
La narration s'avère assez décousue ; on passe d'une scène à une autre au moyen de transition assez hachées, mais avec un peu d'indulgence, la lecture n'est pas pour autant désagréable, parce qu'on retrouve précisément les poncifs du genre : un guerrier valeureux, des femmes aussi belles qu'aventureuses, un monde où les civilisations sont bâties sur des technologies différentes et où les croyances s'opposent, créant ainsi une ambiance assez mystérieuse. Ce n'est pas très crédible, mais ça reste plaisant.

On est donc assez loin du chef d'œuvre, mais le côté esthétique qui épouse les stéréotypes du genre fait justement l'intérêt de cet album, au charme particulier.

11 4 2007
   

Voici une BD qui ne date pas d'hier.
Publiée pour la première fois en 1982, cette BD s'inscrit dans la pure lignée d'un style scénaristique bien connu de l'époque et disposant d'un charismatique leader en la personne de Conan Le barbare (le film Conan le Barbare est sorti lui aussi en 1982…).
Le personnage et l'univers du mercenaire sont en effet très proches de celui du célèbre Cimmérien.
Du médiéval fantastique aux décors fabuleux, des monstres et des dragons, des rois et des souverains implacables et cruels, de très belles jeunes femmes courtes vêtues.
Et le mercenaire, tout de muscle et de cervelle, le héro parfait, beau comme un cœur, intelligent comme un polytechnicien (attention, je ne dis pas qu'un polytechnicien ne peut pas être beau…).
Le dessin de Vicente Segrelles est de toute beauté, un régal pour les yeux. Très réaliste, il est impressionnant de précision. Trop peut être ? Qu'importe, pris dans le contexte de l'époque, je suis fan. On dirait un film justement.

Coté scénario, il ne faut en revanche pas trop en demander dans ce premier tome. Le mystère reste entier autour du héro. Qui est il, d'où vient il, où il va ? nul ne le sait à la fin de cet opus.
Pourtant, on sait au moins une chose, le mercenaire travaille pour l'argent et adore sauver de belles femmes en détresse.
Le scénario néanmoins est porté par le dessin et jamais on ne s'ennuie dans la lecture qui est franchement plaisante par sa simplicité.
J'ai pris cette BD sans attente particulière, j'en ressort avec une bonne image, d'une BD pas prise de tête qui nous emmène dans des univers lointains, dans des terres inconnus dans lesquelles, je verrai bien Bilbo croiser Conan…
Certes, l'ensemble comparé aux productions actuelles souffre d'un aspect un peu vieillot, mais, moi je n'ai pas honte de dire que j'ai apprécié.

21 3 2006
   

Dans la catégorie « (re)découvrons les bandes dessinées des années 1980 », voici le Mercenaire. Aux commandes de ce premier album : Vicente Segrelles, qui se charge à la fois du scénario et du dessin – nous parlons d’une époque où c’était monnaie courante, bien plus qu’aujourd’hui où le métier de scénariste s’est vraiment imposé comme une tâche à part entière.

Segrelles donne davantage le sentiment d’être un illustrateur qu’un dessinateur. Les premières planches sont particulièrement révélatrices : le texte est souvent séparé du dessin, comme si l’auteur n’était pas à l’aise avec les phylactères et que l’art de la bande dessinée, avec son enchaînement de cases, ne lui était pas familier. L’impression s’estompe au fil de l’album – Segrelles a sans doute su trouver ses marques. N’empêche : « Le Mercenaire » a des allures de livre d’illustration.

Il faut dire que le dessin est particulièrement soigné, et c’est évidemment le point fort de la série. Il a tout de même vieilli : les jolies filles dénudées et aux formes généreuses fleurent bon leur XXe siècle et il y a un côté figé que pas mal de lecteurs n’apprécieront guère. Le dessin est tout de même très léché et fort plaisant à l’œil – la présence appuyée de la gent féminine ne gâchant rien. ;)

Côté scénario, c’est plus faible. Il y a de bonnes idées dans cet album (les femmes dans leur forteresse volante, le monde par-delà les nuages…) mais Segrelles n’a pas toujours le sens du récit. Dès les premières pages, on entre dans l’action sans bien comprendre ce qui se passe et il y aura peu d’explications ensuite – un peu comme dans ces BD de collégiens qui veulent directement raconter la scène qui les intéresse sans prendre le temps de mettre en place le récit. Ce genre de scénario a donc vieilli, lui aussi, et aurait du mal à se faire publier actuellement.

En bref, c’est un album à peine moyen, assez dépassé pour un lecteur qui le découvre aujourd’hui. Si vous le trouvez en médiathèque, vous pouvez y jeter un œil pour les dessins.