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Le manoir des murmures, tome 1 : Sarah

 
 

Résumé

Le manoir des murmures, tome 1 : SarahAfin d'acceder au résumé de Le manoir des murmures, tome 1 : Sarah, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le manoir des murmures, tome 1 : SarahPour la petite histoire, David Munoz, n'en est pas à son coup d'essai en bande dessinée et il a même travaillé avec Guillermo Del Toro sur le scénario du film "l'échine du diable".
Sa dernière création que je viens de lire comme toute BD a du bon et du moins bon.

Ce qui m'a plu immédiatement dans le graphisme de cette BD ce sont les ambiances teintées de doute et d'angoisse digne d'un bon "Alone in the dark", avec la neige, la nuit et le brouillard qui va bien. Les couleurs rendent parfaitement et nous plongeons facilement dans ce milieu hostile et inconnu où se cachent les bêtes. Et ça me coute de le dire puisque les couleurs sont 100% informatisée et qu'en générale j'ai plutôt tendance à être 100% négatif sur l'emploi de cette technique quand elle me saute aux yeux comme ce fut le cas ici…La mise en page, le découpage sentent le travaille cinématographique apporté par Munoz. Ce travail parfaitement maitrisé marie avec bonheur les deux mondes du cinéma et de la BD.
En revanche, le trait en lui-même est moins convaincant. D'inspiration manga là aussi croisée entre le manga et la BD plus classique le travail applique avec réussite les effets de mouvement rendant le dessin très dynamique. Là où je trouve que le bas blesse se situe au niveau de la restitution des visages qui m'a rebuté maintes fois notamment dans les expressions souvent trop froides et figées renforcées par une mise en couleur à ce niveau moins réussie du fait des plaquages informatiques manquants de grains et de vivants.

Pour le scénario, rien de nouveau. Les auteurs utilisent de nombreux filons dès utilisé en les revisitant pourtant avec intelligence. La transformation des humains en ''lycanthropes'' suite à une expérience des nazis a déjà été vu dans "Mens Magna" et le mythe des vampires a déjà été usé jusqu'à la corde par de nombreux auteurs. Réussir à reprendre et faire revivre le mythe n'est donc pas chose aisé, mais ce premier tome dynamique est construit intelligemment.
Et c'est là sans doute que l'expérience cinématographique et scénaristique de Munoz prend le relai et propose une histoire rondement ficelée.
La vitesse à laquelle les évènements basculent et s'enchainent m'a même laissé par moment me poser la question si je n'avais pas One-Shot entre les mains… Enormément d'informations sont lâchées maintenant notre intérêt du début à la fin. Arrivé à la dernière page, je me suis alors rendu compte que malgré cette avalanche d'informations, bien des points restaient à éclaircir et que ma patience allait être mise à l'épreuve en attendant le second volet !

Un très bon premier album qui demande cependant à confirmer pour ne pas tomber dans les facilités et classicismes du style et des éléments invoqués et évoqués.

PS : je viens de modifier ma note suite à la lecture du tome 2 (10/10/09).


Chronique rédigée par Chalybs le 30/11/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 1026 (91,94 %)
  • 52 (4,66 %)
  • 38 (3,41 %)
  • Total : 1116 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.67
Dépôt légal : Novembre 2007

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le manoir des murmures, tome 1 : Sarah, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 7 2015
   

Un virus aurait été créé par les nazis dans le but de transformer les hommes en soldats invincibles.
On a vu « Universal Soldier », là… mmhhh !?!...
Et c’est une fillette de 10 ans qui va mettre en lumière les secrets des vieux murs de cet orphelinat d’Europe centrale. Ben, voyons !...
J’ai eu –quand même- la vision d’un récit qui tient d’une sorte de rêve éveillé. Mais ce rêve présente quand même quelques désavantages d’une lecture « normale » : la lisibilité est assez aléatoire, l’épouvante décrite est plutôt risible, l’ambiance générale est assez sombre.
Et l’ensemble est aussi mêlé à diverses allusions dont le contexte –dit « historique »- n’a pas de rapport avec l’état dans lequel est plongé cette sorte de manoir.
Mention « pas mal » pour le dessin d’ensemble MAIS la colorisation aurait pu être un peu moins « foncée ».
Déçu je suis.

3 6 2013
   

Ambiance. C'est certainement le mot qui me vient à l'esprit lorsque je pense à cet ouvrage à l'environnement envoûtant, mystérieux, et également parfois touchant. Il faut dire que le sort de ces enfants dans cet orphelinat ne peut pas laisser insensible. Il faut dire également que le fantastique qui fait son apparition dans cette histoire pose un atmosphère mystérieuse. Personnellement, et peut-être est-ce du à mon inculture en la matière, la trame générale m'a semblé originale, et assez prenante. Cette histoire de monstres en devenir qui ne le deviennent pas grâce à une série de médicaments est, pour un récit fantastique qui se révèle en cours de lecture, assez intéressante, d'autant lorsque l'un des pensionnaires ne prend pas ses fameux médocs. D'autant d'ailleurs lorsque l'on découvre la nature des transformations de Sarah... Des transformations parfaitement appuyées, parfaitement rendues, par un dessin qui se met en adéquation avec l'action. C'est l'un des grands points forts de cette série : la qualité graphique. Une qualité dans les prises de vues, une qualité dans les expressions des visages, une qualité dans les mouvements et toutes les scènes à fort dynamisme.

Je serai en revanche un petit peu plus mesuré en ce qui concerne les scènes très sombres, trop sombres, où il faut rapprocher l'ouvrage d'une source lumineuse pour distinguer quoi que ce soit. C'est dommage : la qualité du dessin semble écrasée par ces couleurs sans nuances, qui font presque disparaître les traits. Mais dans le même temps, c'est également cette obscurité, présente plus qu'à son tour dans cet album, qui concourre à cette ambiance si particulière à laquelle j'ai succombé.

C'est pour moi une bien bonne entrée en matière, dans un registre fantastique assumé et maîtrisé, même si rien ne le laissait supposer dans les premières pages de l'ouvrage...

2 8 2010
   

Après la lecture de l'interview de Cons Tirso par Chalybs sur le site, j'étais intéressé par la lecture de ces œuvres. Les humanoïdes associés ayant mis en ligne le premier tome sur leur site, même si je ne suis pas fan de la lecture sur ordinateur, j'ai lu le premier tome du manoir des murmures ave entrain.

Je trouve le scénario pas vraiment originale. Il y a énormément d'éléments déjà vus, pratiquement tous même, mais, ils sont traités d'une manière qui nous fait passer un bon moment à la lecture de l'album et qui nous fait oublier ces détails qui nous paraissent inutiles. Le tout s'enchaîne bien. Les personnages, un peu clichés et pas très profonds sont sympathiques et on arrive à s'identifier à eux. Bref j'ai bien aimé l'histoire.

Par contre, j'ai pris une grosse claque en voyant le graphisme de l’album. Tirso Cons est un virtuose du dessin, et il arrive, avec un trait plutôt épuré à faire passer des émotions dans ses cases. Les décors, les cadrages, les expressions du visages, les monstres : tout est bien foutu (les dessinateurs espagnols qui percent en France ont énormément de talent). Les couleurs sont aussi très bien dosées pour rendre une bonne ambiance.

Bref, un tome d'introduction vraiment sympathique et plaisant à lire. J'espère pouvoir continuer ma bonne lecture !

1 3 2008
   

Transformation d’humains en lycanthropes, immense bâtisse perdue au fond des bois, conflits par-delà les siècles, expériences nazis et douves secrètes : le trio d'auteurs espagnols s’appuie sur des thèmes usés jusqu’à la corde par les séries d’épouvante. Et pourtant, cette histoire de David Muñoz (à ne pas confondre avec l’Argentin José Antonio Muñoz, Grand Prix du Festival d’Angoulême 2007) parvient à sortir des sentiers battus. L'expérience cinématographique de cet ancien associé de Guillermo del Toro sur "L'échine du diable" se fait d’ailleurs sentir tout au long de cette mise en place intelligente et dynamique.

Une fois le décor planté, l’intrigue aux sources d’inspiration multiples s’étoffe rapidement, plaçant le lecteur au sein d’un huis clos prenant et efficace. L’environnement glacial de l'Europe de l'Est se prête parfaitement au développement de ce récit bercé par le mythe du vampire, tandis qu’une séquence se déroulant au Moyen-âge dévoile des racines bien plus anciennes à cette énigme imbibée d'étrange et de fantastique. Le fait de choisir des enfants pour héros n’est pas sans rappeler "La confrérie du crabe" et contribue à l’originalité de cet album, permettant ainsi une revisite de poncifs du genre sous un regard plus jeune. Au milieu de monstres et autres personnages très réussis, le comportement de cette petite héroïne que rien ne semble perturber ou effrayer intrigue et surprend.

Ce mélange entre l’aspect horrifique du sujet et le côté enfantin des héros se retrouve également au niveau du dessin de Tirso ("Marshall", "L'oeil du diable"). Le graphisme de cet ancien directeur artistique d’une société publicitaire combine un environnement ténébreux à un style d’inspiration manga aux mouvements dynamiques et pourvu de protagonistes aux grands yeux et aux allures plus cartoonesques. Les couleurs informatisées et très sombres de Javi Montes viennent parachever le travail osé de cette équipe entièrement ibérique. Une colorisation en parfaite adéquation avec ce milieu hostile, mais qui pèse sur le trait de Tirso et sur la lisibilité de l’ensemble, principalement lors de scènes de nuit beaucoup trop obscures. Les jeux d'ombres et de lumières, ainsi que la mise en page, sont très cinématographiques et variés.

Pourvu d’un portfolio avec des illustrations signées Munuera, Arenas, Acuna, Tim Sale, Von Kummant et Fernandez, ce début de série accrocheur mériterait de faire plus de bruit que ne laisse présager son titre.

4 12 2007
   

Quelle série intéressante que nous ont concocté là Munoz et Tirso... J'ai entendu dire ou lu sur un site spécialisé BD, voir plus bas l'avis de Chalybs, que David Munoz avait collaboré auprès de Guillermo Del Toro, le très talentueux réalisateur d'œuvres cinématographiques excellentes (Hellboy ou le Labyrinthe de Pan), pour le scénario de "l'Echine du Diable" film espagnol de 2001. Quand on connait les films de Del Toro, l'ambiance, l'intrigue, la noirceur et l'atmosphère envoutante, on s'attend à vivre la même aventure à la lecture du "Manoir des murmures"...je vous le dis, on plonge de plein pied dans ce monde gargouillesque et loup-garien.

"Le manoir des murmures" est un récit captivant mettant en scène une toute jeune fille, Sarah, évoluant dans un château lugubre au fin fond de l'Europe de l'Est, captive ou patiente, en proie à un mal étrange. Officiellement Sarah est atteinte d'un virus, mis au point par les nazis, transformant les hommes en monstres avides de sang et prêt au combat. Sarah est alors hospitalisée dans un château retiré de tout et renfermant des enfants atteints des mêmes syndromes. Elle y entend des voix, des murmures. Elle y voit des enfants morts. Elle y découvre des êtres difformes enfermés dans des douves. Elle s'y retrouve confrontée à des monstres surgis de nulle part. Elle doit surtout faire face à ses souvenirs, à l'assassinat sous ses yeux de ses parents et de sa sœur par un monstre au domicile familial.

Ce premier tome regorge de bonnes choses pour la suite de l'aventure et la suite promet d'être palpitante.

L'atmosphère, sombre et angoissante, remarquablement mise en valeur par les graphismes admirables de Tirso, vous prend aux tripes et vous laisse présager le meilleur pour l'avenir.

Le scénario est particulièrement bien ficelé, l'action subtilement amenée et le déroulement du récit est fluide et efficace. Certes le scénario est de tout premier ordre, mais c'est aussi grâce au formidable trait de Tirso, qui retranscrit parfaitement l'ambiance, l'époque et le style de l'œuvre.

"Le manoir des murmures" vous plonge dans un récit emprunt d'étrange, de fantastique, d'aventure, de monstres, d'enfants, de sorcellerie, de complot, d'histoire médiévale, d'histoire contemporaine, de naïveté enfantine.

Deux points assombrissent légèrement le tableau:

-Le premier concerne la colorisation, que je trouve bien trop sombre sur bien trop de planches, et qui oblige le lecteur à une concentration visuelle forcée gâchant à plusieurs reprises la beauté des graphismes. Cette colorisation, bien qu'en parfaite harmonie avec le récit, est informatisée, réussie, mais beaucoup trop prononcée concernant les scènes de nuit. Sachant que les 3/4 du récit se déroulent de nuit...c'est un chouilla gênant.

-Le second, moins handicapant pour le lecteur, mais tout aussi surprenant, c'est la réaction de la jeune Sarah aux évènements qui surgissent et à son environnement. Rien ne semble perturber cette très jeune fille, ni l'effrayer ou même la contrarier. Découvrir qu'un enfant est tué au château et voir son corps ne la choque que trop peu. La découverte, dans une douve, d'êtres difformes captifs, ne lui provoque aucune montée d'adrénaline. L'irruption d'un être style Loup-garou dans les salons du château, semble être assimilée par la jeune Sarah à la venue du facteur un dimanche matin, un recommandé et une tartine de Nutella à la main. C'est surprenant. Pas choquant, ni primordial, mais surprenant.

Pour le reste j'ai été conquis...

Je ne sais pas en combien de tome est prévu cette BD, mais vivement la suite...