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Le manoir des murmures, tome 2 : Demian

 
 
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Résumé

Le manoir des murmures, tome 2 : DemianAfin d'acceder au résumé de Le manoir des murmures, tome 2 : Demian, merci d'activer Javascript.

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"Demian", le deuxième volet de cette trilogie, confirme tout le bien de l'excellente mise en place du tome précédent.

Au niveau du scénario, David Muñoz livre à nouveau de l'excellent boulot. Il y a d'abord la petite Sarah qui, au fil des pages, va percer les secrets de cette demeure que ses jeunes camarades surnomment "Le manoir des murmures" et ainsi fournir de nombreuses réponses aux questions soulevées lors du premier volet. Il y a ensuite cette évasion qui permet de quitter le huis clos installé par cet ancien associé de Guillermo del Toro sur "L’échine du diable", tout en conservant une ambiance oppressante. Il faut dire que l'’environnement glacial de l'Europe de l'Est, et la ville de Prague en particulier, se prêtent parfaitement au développement de ce récit bercé par le mythe du vampire. Et finalement, il y a cette intrigue imprégnée d'étrange et de fantastique, bercée par des conflits par-delà les siècles et centrée autour de transformation d’humains en lycanthropes. Des thèmes usés jusqu’à la corde par les séries d’épouvante, mais revisités à travers le regard d'enfants. Le fait de choisir des enfants pour héros permet ainsi de combiner la férocité des monstres à l'innocence des enfants. Dans ce second volet, la jeune héroïne va d'ailleurs être confrontée à un dilemme cornélien et se retrouver au centre d'une guerre que se livrent vampires, monstres et humains depuis la nuit des temps.

Si au niveau du graphisme, c'était surtout le mélange entre l’aspect horrifique du sujet et le côté enfantin des héros qui caractérisait le tome précédent, c'est maintenant au niveau du bestiaire impressionnant que Tirso (Marshall, L’œil du diable) parvient à étaler tout son talent. Le style dynamique et vif du dessinateur espagnol est d'ailleurs mis en valeur lors des nombreux affrontements mêlant homme-lézard, vampires, loups et autres monstres. Ajouter à cela la colorisation sombre et en parfaite adéquation avec ce milieu hostile de Javi Montes, ainsi qu'un découpage cinématographique brillant, qui repose probablement également sur l'expérience cinématographique de David Muñoz, et vous obtenez une œuvre 100% ibérique de grande qualité.

A lire !


Chronique rédigée par yvan le 26/12/2008
 
 
Statistiques posteur :
  • 1835 (61,72 %)
  • 657 (22,10 %)
  • 481 (16,18 %)
  • Total : 2973 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
13,25 13,25 13,25 4,99
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Novembre 2008

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le manoir des murmures, tome 2 : Demian, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 9 2009
   

Après un premier tome qui m’avait laissé relativement indifférent, j’avoue à l’aune de ce second tome être conquis.
Passé l’effet couleur genre informatique qui se voit parfois un peu trop, j’ai tout fait pour profiter de l’ambiance, du jeu des couleurs, des décors, des personnages, du bestiaire de ce deuxième tome.
Et là, il faut avouer que lorsqu’on ne se concentre que sur ces aspects, on prend un sérieux coup de qualité dans l’arrière-train.
Les couleurs sombres sont lumineuses : malgré l’action qui se déroule fréquemment de nuit, jamais on ne plisse les yeux pour essayer de déchiffrer un détail des dessins, jamais on ne se demande ce que les dessinateurs ont tenté de représenter. La lecture est d’une belle facilité et surtout, l’ambiance lugubre et surnaturelle du scénario est magnifiquement rendue.

Ensuite, le scénario prend une nouvelle tournure. Nombre de questions trouve sa réponse dans cet album. Les parties jusque là assez simples, les gentils contre les méchants, apparaissent nettement moins manichéennes. Chacun a son passé trouble et ses sombres secrets, chacun a ses raisons pour avoir raison et convaincre le lecteur ou au contraire, comme moi, le laisser perplexe et ne pas savoir quel camp choisir.
Le scénario est parfaitement mené, même si on a intérêt à garder en tête tous les noms et tous les personnages, car la trame est loin d’être facile à suivre. Entre trahison, traitre, traitrise, et ce qui pourrait en être mais n’en est pas, j’ai eu, surtout sur les dernières pages (où justement on nous explique une grosse partie de l’histoire) du mal à faire coller tous les morceaux. J’ai du revenir quelques pages en arrière afin de remettre tous les protagonistes à leur place…

Malgré cela, je ne peux que conseiller au final la lecture de cette série qui, si elle garde cette qualité, pourrait bien rapidement rejoindre mes étagères avec la mention culte.