Afin d'acceder au résumé de Le Maître de peinture, tome 2, merci d'activer Javascript.
Cet album est un peu mieux que le précédent car repositionne, au centre du récit, le désespoir d'Adam face à son manque d'inspiration, et le talent de Frédéric qui émerge à mesure qu'il revient à la vie. Le discours sous-jacent sur la vie et la mort, et leur lien avec la peinture ; la présentation de cet artiste reconnu en mal d'inspiration qui se sent surpassé par le génie de Frédéric, et forcément la petite relation amoureuse qui se noue entre Frédéric et Elisa, sont autant d'éléments qui prennent place de façon plutôt cohérente dans ce récit. Pour autant, le ton est très calme, et l'ensemble prend une tournure plutôt intimiste sur les relations et les réflexions des uns et des autres. Il manque un pincée de rythme et une bonne poignée de tension dramatique pour permettre au récit de sortir de cette indolence qui, pour un peu, m'aurait presque endormi. Pour exciter un petit peu ce récit, le scénariste développe son idée autour du groupuscule gauchiste qui en veut au pouvoir en place, et les événements autour de Nikolas amènent un petit peu de cette tension. Malheureusement, tout cela n'a pas grand chose à voir avec la peinture et ce deuxième album semble, tout comme le premier, déséquilibré. Le dessin reste terne, sans passion, sans émotion, et il n'y aura pas non plus, cette fois, de représentation picturale pour pimenter ce graphisme insipide.
Le scénariste commence à introduire une nouvelle idée : après nous avoir proposé tout une réflexion sur l'art et le génie, après nous avoir montré la détresse d'un maître de peinture en manque d'inspiration qui semble subjugué par le talent de Frédéric, après nous avoir fait suivre les cours de maître Adam permettant aux élèves de faire table rase de leurs émotions pour que ces dernières s'expriment, il introduit cette idée qu'Adam ne peut plus produire ce que la galerie d'art lui a commandé deux ans auparavant. De là à ce qu'il se serve des tableaux de Frédéric pour retrouver son aura en passe d'être perdue, il n'y a qu'un pas, même si cette idée semble contraire à ce qui nous a été présenté de ce personnage auparavant : un maître qui ne vit que pour son art.
Cet album semble aller un peu plus en profondeur sur le thème de la relation entre l'artiste, son état d'esprit, et son art. Mais ce type de considérations n'est pas des plus haletantes et on s'ennuie quand même un petit peu. D'autant que, comble pour cette série, il ne fait pas s'attendre à ce que le graphisme vienne pimenter tout cela.
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Le Maître de peinture, tome 1 : Elisa | 3 | 2.83 |
| Le Maître de peinture, tome 2 | 1 | 3.00 |
| Le Maître de peinture, tome 3 : Premier concert | 1 | 2.00 |