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Tome 5 : Ennemi
 

Le Maître de Jeu, tome 5 : Ennemi

 
 

Résumé

Le Maître de Jeu, tome 5 : EnnemiAfin d'acceder au résumé de Le Maître de Jeu, tome 5 : Ennemi, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Maître de Jeu, tome 5 : EnnemiAprès tant de mois d'attente (11/2004 => 03/2007 !!!) j'étais en droit d'attendre un album qui satisfasse ma soif.
Hélas, mille fois hélas, cet album là n'est que frustration.

Pour revenir à la raison des 28 mois d'attente, Corbeyran a du changer de dessinateur. Je ne m'attendais pas à ce que retrouver un dessinateur fut aussi difficile, il y a sûrement moult talents qui ne demandent qu'une chance pour commencer.

Horne de toute évidence fait parti de ceux ci, car même sur le site des éditions Delcourt, sa biographie est toujours vierge.

Et finalement, le choix de Corbeyran semble malgré tout précipité ! Je ne veux pas être méchant avec Horne, mais son trait, ça se voit est encore très jeune. Souvent, gras, le jeu d'ombre et de lumière qu'il essaie d'instaurer tient souvent plus du paté sans forme que du dessin inspiré. Le trait a encore beaucoup de défauts et d'un dessin à l'autre, la finesse et la précision varie énormément. Un album d'une inégalité dérangeante. Encore une chance que le dessin ressemble quand même à celui de l'ancien dessinateur ("Charlet")

Mais le pire reste peut être encore à venir avec une mise en couleur qui ne flatte pas du tout l'œil. Réalisée à l'aide de l'informatique, voici un exemple de ce qu'il ne faut pas faire…Des couleurs plates, sans grain, sans vie, sans relief. Des dégradés pas assez marqués, trop timides. Les dessins finalement n'ont majoritairement aucune profondeur de champ et l'ensemble ressort désespérément plat.

Alors, peut-on se raccrocher à l'histoire afin de palier à cette première déception visuelle ? Et bien non…

J'ai refermé le livre en ayant l'impression de ne rien avoir appris. Il n'y a pas d'action, pas de nouvelle démoniaque, pas de rebondissements qui nous tiennent véritablement en haleine. Finalement, le scénario m'a paru aussi plat que le dessin.

Seul intérêt, le lien entre les trois séries majeures de l'univers des stryges se renforce donnant un peu plus de crédibilité à l'ensemble. Mais cela est loin de sauver cet album.

Je referme cet ouvrage en me disant que Corbeyran comme les lecteurs devait en avoir un peu marre de tant de mois d'attente et désirait contre vent et marée sortir un album afin de calmer l'impatience du public.
Corbeyran a donc accouché dans la douleur afin de combler un vide et éviter que l'on ne lui donne le nickname de ''Crisse'', le roi des séries qui n'avancent pas.

Bref, je vais prendre mon mal en patience et attendre encore 28 mois que le dessinateur et le scénariste s'accordent et apprennent à se connaitre afin de nous livrer une suite digne de ce nom.


Chronique rédigée par Chalybs le 13/03/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 1026 (91,94 %)
  • 52 (4,66 %)
  • 38 (3,41 %)
  • Total : 1116 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 2,50 Dessin
 
Acheter neuf : 10,40 10,40 10,40
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Note moyenne de l'album : 2.20
Dépôt légal : Mars 2007

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Maître de Jeu, tome 5 : Ennemi, lui attribuant une note moyenne de 2,20/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 7 2019
   

Bon, ben, moi aussi, je suis déçu. Toutefois, pour moi, le changement de dessinateur n’est pas vraiment un problème : j’avais déjà l’impression qu’il avait changé plusieurs fois au cours des quatre premiers ouvrages, je ne suis donc pas plus perturbé que cela par un nouveau changement de style. Même s’il faut bien reconnaître qu’Andreas semble vieillir de 30 ans et que Quentin ne semble plus avoir aucune personnalité.

Sur le reste, tout a déjà été dit : rien n’est dit dans le scénario, si ce n’est que l’on précise un petit peu certaines forces en présence, ce qui permet de renforcer le lien avec l’univers du chant des Stryges. La seule bonne nouvelle, c’est que nos héros du début, qui s’étaient trouvés désœuvrés dans le tome précédent, semblent trouver une nouvelle légitimité en fin d’ouvrage.

Cela reste toutefois assez peu et on ne peut que se dire que le scénario de cette série est à l’image de son dessin depuis le début : très inégal.

22 6 2013
   

Comme prévu, ce n'est vraiment pas la joie ce 5ème album...

Parlons vite fait de l'histoire: eh bien, il ne se passe quasiment rien, ils font des réunions, le grand chef se fait embarquer par la police mais il s'évade, on découvre à quoi sert le médaillon... bref, rien...

Parlons vite fait du dessin qui est... différent des tomes précédents c'est le moins qu'on puisse dire, on dirait du négatif photo, on arrive à peine à différencier les personnages et on a vaguement l'impression que tout se passe dans la pénombre.

Je ne comprends pas bien pourquoi quand nous sommes dans un moment censé être dramatique, on nous met des expressions de visages à la manga qui ne collent avec rien...

J'aimerais bien finir par un avis positif, mais déjà que les premiers tomes ne m'ont guère emballé, bah celui-là non plus... en plus ça ne relance rien du tout.

Vraiment un épisode qui ne sert à rien...

3 4 2007
   

Revoilà donc "Le Maître de Jeu" après plus de deux ans d'attente. Si le Maître (Corbeyran) n'a pas changé, c'est désormais l'illustrateur Horne Perreard qui devient l'exécutant.
D'entrée, le petit nouveau dans l'univers des Stryges se démarque de son prédécesseur. Un trait moins marqué par le manga, un graphisme sans encrage, mais aussi des cadrages assez audacieux (même si pas justifiés) par moments. Mis à part sur certains points (comme le look de Kyle), la démarque est donc réelle.
Mais est-ce une bonne chose ? Je serais tenté de dire non, puisque les traits de la plupart des personnages sont quand même un peu caricaturaux, ils manquent d'authenticité, là où Charlet arrivait, justement malgré son trait semi-réaliste, à faire passer la pilule. C'est d'ailleurs surprenant à quel point les jeunes (les moins de 40 ans, quoi) ont l'air d'adolescents, alors qu'un seul d'entre eux en est réellement un. Quant aux ambiances, elles sont la plupart du temps ratées ; A user du style sans encrage, les personnages en arrivent à se fondre dans le décor, qui se réduit souvent à un aplat sans imagination.

Côté scénario, Corbeyran a clairement fait un album pour rallonger la sauce. D'aucuns diront un album de transition, ce qui est probablement le cas, mais ce n'est pas un cadeau pour le débutant Horne, qui en est réduit à dessiner des dialogues sans réel intérêt. Bon j'exagère, il y a quand même deux scènes d'action, dont un rêve, mais c'est bien maigre...

Pour résumer, c'est un album bien décevant, autant du point de vue de la forme que de celle du fond. "Le Maître de Jeu" risque de lasser bien des lecteurs avec ce tome 5...

2 4 2007
   

Etant donné la qualité médiocre de ce cinquième tome après 28 mois d’attente, je ne vais pas faire trop d’efforts pour élaborer cet avis.

Tout d’abord le duo Horne (dessin) et Juliette Nardin (colorisation) reprend le relais de Grégory Charlet de manière plutôt hésitante et inégale, tout en essayant tout de même de conserver une certaine continuité graphique. Si la tâche du nouveau venu Horne n’était certainement pas évidente et qu’il parvient à montrer des choses très prometteuses (et dans un style ‘Charlet’) sur certaines cases, d’autres cases sont carrément ratées. On se retrouve donc avec un graphisme d’une qualité très irrégulière, et avec quelques personnages ratés (la grand-tante de Quentin et son chat par exemple).

Au niveau du scénario, Eric Corbeyran, le maître des Stryges continue de tisser les liens entre ses différentes séries ("Le Chant des Stryges", "Le Clan des chimères", "Le Maître de Jeu"), mais oublie de faire avancer l’histoire de cette série-ci. Heureusement, s’il n’avance pas, il continue au moins de le faire avec humour et en conservant une partie de l’ambiance d’épouvante installée par cette série.

Bref, plus de deux ans d’attente pour du vilain (graphisme) combiné à du light (scénario) : le cauchemar du lecteur qui s’est fait prendre au jeu du maître !