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Le journal d'un remplaçant
 

Le journal d'un remplaçant

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Le journal d'un remplaçantEncore un blog passant de l'écran au papier.
Ici, le passage au format album passe très bien et n'est pas forcément superflu.
En effet, l'histoire est structuré et nous ne sommes pas dans le cas -une page, une pensée- (à la Trondheim).

L'album n'est ni naïf ni larmoyant, ça n'est pas Les Choristes, peut-être plus proche du documentaire Etre et Avoir ou du film Ca Commence aujourd'hui.
Des espoirs déçus, des petits succès, des rires et des drames...

On s'attache aux Monsieurs Patate qu'utilise Vidberg pour faire passer son histoire (même si de ce fait il nous est parfois difficile de reconnaitre les protagonistes)

Une BD à lire par tous les profs qui pensent que leurs élèves sont les pires.
Ce n'est rien par rapport à ceux de Martin dans son I.R.


Chronique rédigée par PY le 12/04/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 25 (89,29 %)
  • 3 (10,71 %)
  • Total : 28 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 12,83 12,83 12,83
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Note moyenne de l'album : 3.94
Dépôt légal : Janvier 2007

Avis des lecteurs

8 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le journal d'un remplaçant, lui attribuant une note moyenne de 3,94/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 6 2008
   

La collection Shampooing de Delcourt continue de publier sous la forme d'albums des blogs à succès. Le Journal d'un remplaçant est issu du blog d'Everland, blog assez célèbre dans la blogosphère BD.

Il raconte l'expérience de Martin Vidberg lui-même quand, jeune instituteur à peine débutant, il se voit proposer quelques remplacements très temporaires avant d'être nommé (volontaire désigné) comme titulaire dans un institut de redressement pour élèves ultra-violents. C'est donc pour lui une vraie découverte et un vrai chemin de croix car il se retrouve quasiment seul face à un classe de 6 élèves, seulement oui mais quels élèves. A peine plus de 10 ans, ils sont rebelles, violents, à peine capables de se contrôler pour certains. Autant dire que c'est une gageure insurmontable pour un jeune instit' sans expérience. Mais bien sûr, ils ont aussi leurs côtés attachants, leurs moments de douceur et de gentillesse.
Peines, colères, déceptions, consolations, joies, désabusements, ahurissements, résignation, amusement, attachement, nostalgie, les émotions vont se succéder pour ce jeune titulaire.
Et l'histoire nous est racontée en se résumant aux faits, à l'émotion simple, sans jugement. C'est bien raconté, intéressant, touchant.

Le dessin a quelque chose d'enfantin au premier abord. Celui qui le voit pour la première fois le trouvera sans doute trop simple, avec ses petits bonshommes patatoïdes. Mais il est très clair, très fluide, mis en page de manière agréable et esthétique. En outre, son style s'accorde parfaitement avec son sujet scolaire.

Bref, un témoignage de qualité, plein de sentiments et de simplicité tout en abordant un sujet difficile.

30 6 2008
   

Dans cet album de la collection Shampooing, Martin Vidberg nous raconte son quotidien en tant que remplaçant durant une année scolaire. Une année passée au sein d’une maison de redressement et durant laquelle il va tenter d’éduquer six jeunes écartés du système traditionnel.

Sous forme d’un journal, l’auteur nous fait partager son quotidien d’instituteur. En marge des idées reçues sur cette profession, Vidberg livre son point de vue sur le travail de terrain et partage les nombreux sentiments qui l’ont traversé durant cette période. En toile de fond, l’instituteur va inévitablement aborder les dysfonctionnements de l’Education Nationale, mais sans verser dans la caricature. De ce fait, le résultat est un récit honnête et crédible au sein même du système de l’Education Nationale, l’auteur n’hésitant jamais à partager ses doutes, ses échecs, ses désillusions et son incapacité à gérer ses jeunes qui rejettent toute forme d’autorité. L’histoire est celle d’un jeune prof qui doit improviser au quotidien, face à une classe qui ne fait rien pour l’aider et au sein d’une Education Nationale défaillante. Un quotidien pas toujours évident, partagé ici avec humour et honnêteté.

Le dessin simpliste et les personnages façon "pommes de terre" servent parfaitement le récit et collent bien à ce monde de l’enfance. Les protagonistes ne sont pas toujours faciles à différentier, mais cela est compensé par des caractères bien trempés et facilement identifiables.

11 3 2008
   

Internet a donnée à grand coup de pouce a bon nombre d’auteur de bande dessinée. On ne compte plus les blogs qui nous proposent de planches quotidiennement ou hebdomadairement. Martin Vidberg fais partie de ceux qui ont réussi à percer dans cette masse.

Il nous propose un album autobiographique ou il nous parle de son métier, instituteur. Nous pouvons suivre ainsi la vie de tous les jours d’un éducateur dans un établissement sensible. L’auteur choisi de raconter les événements très simplement tel qu’il les ressent, cela ne pose personne en victime ou en bourreau et permet d’avoir une réflexion intéressante sur ce métier et sur les faiblesses de notre système éducatif. Les dessins sont très simples mais les expressions des personnages passent bien. On sent l’influence de manu larcenet aussi bien dans le dessin que dans la narration.

Un album intéressant.

24 6 2007
   

Ce petit livre (A5) propose un menu copieux: l'Education et les enfants en difficulté.
C'est du récit vécu, de l'anecdote au jour le jour, des enchaînements plus ou moins pédagogiques.
Au premier abord, ça devrait donc plutôt rebuter.
Mais c'est là que Martin Vidberg possède un coup d'avance, en bon enseignant qui a préparé sa leçon: il accole à ces sujets difficiles un dessin simple, drôle dans sa forme, aisé à décoder.
Ca permet au lecteur de souffler, de sortir de la rudesse des thèmes abordés (les enfants battus, par exemple, ça ne fait pas rire du tout !).
Alors, avec un noir et blanc simple, le livre puise sa force dans ce mélange, grâce au contraste difficulté du scénario/accessibilité des images.

J'avoue avoir retrouvé, moi qui connaît assez bien ce milieu enseignant (une mère instit, ça aide !) pour y avoir baigné toute ma vie (aujourd'hui encore où j'exerce), les essentiels des situations capables de surprendre un non-initié.
Ce monde qu'on imagine sur policé, sur organisé recèle en fait une sacrée liberté, qui peut aisément, en cas de problème, se retourner contre celui qui en profite, en sacré foutoir.
L'isolement, l'abandon, les vides, les ratés, tout est là.

C'est un énorme crédit que j'accorde à l'auteur d'avoir su mettre tout ça en scène, sans en rajouter, mais en témoignant sincèrement des griefs qu'il reproche au système, et des entourloupes qu'il a subies.
Encore un joli tome de cette collection Shampooing, qui décidément, nous flatte l'esprit.
Pas dépaysant ni novateur pour moi, mais complet. Et intelligent.

Voici donc mon appréciation de fin de trimestre:

Martin a réussi son trimestre. Il a travaillé avec ardeur sans se décourager. Il a su canaliser l'énergie de ses petits camarades pour tenter de réguler leurs difficultés.
Sa persévérance, son abnégation, son envie de bien faire ont pris le dessus sur la dureté du quotidien.
Il a prouvé ses qualités de gestionnaire de conflits et a démontré sa capacité (comme dit le Ministère) à "gérer l'imprévu".
Félicitons le pour sa volonté, lui qui a réussi à ne jamais renoncer à écouter son réveil, au petit matin.

8 6 2007
   

Je ne suis pas enseignant, je n'étais pas un élève à problèmes, du coup les soucis décrits par Martin Vidberg dans cet opus sont un peu "nouveaux" pour moi. Ceci dit, cela ne m'a pas empêché de comprendre et d'apprécier ce sympathique one shot. Parce qu'il fait montre d'une sincérité et d'une authenticité me semble-t-il sans tache, ou presque. Vidberg est devenu enseignant parce qu'il aimait l'école. Et malgré la classe difficile dont il hérite durant une grande partie de cette année scolaire, il ne perd pas ses convictions, sa foi. C'est admirable. La profession d'enseignant est très difficile, il faut vraiment être solide pour tenir, et Vidberg illustre bien cet esprit.
Son dessin presque enfantin et ses personnages patatoïdes nous rendent ce récit instantanément sympathique. Un album à lire, sans aucun doute.

17 4 2007
   

Pratiquant un métier quasi similaire à celui de Martin Vidberg (mes élèves sont justes plus vieux) et étant confronté à des élèves aux comportements troublants (proches de l'anorexie scolaire), je ne pouvais qu'être intéressé par cet album.

Mais attention, ici, Martin Vidberg nous raconte une expérience extrême de sa vie de jeune instituteur. Parachuté dans un Institut de Redressement pour enfants, celui-ci va devoir gérer 6 gamins complètement associables et inadaptés à une vie de classe "normale".

L'intérêt de l'album n'est donc pas forcément graphique (bien que les dessins et les hommes patates sont finalement plutôt bien fichu), car c'est surtout le fond qui m'a intéressé. Les pensées, les doutes, les réflexions et les petits moments de joie et de peine de ce jeune professeur des écoles ont fortement résonné en moi. Le récit est plein de bon sens, pose de très bonnes questions, est réalisé avec pudeur et est par moment très poignant.

C'est tout ce que j'aime. Un grand bravo pour cet album.

13 4 2007
   

Les hommes patatoïdes d’Everland sévissent depuis quelques années déjà sur un site dévoué à la bd. Ils ont fait une courte incursion chez Danger public (collection miniblog) et voilà qu’ils sont publiés par Delcourt.

J’aime bien le style d’Everland qui allie simplicité et lisibilité. Cette histoire autobiographique retrace son parcours de jeune instit devant effectuer un remplacement dans un institut pour enfants difficiles. Au delà de son parcours personnel, cet album témoigne plus largement des difficultés que rencontrent les instits lorsqu’ils commencent leur carrière. La relation entretenue entre le prof et ses élèves est forte (dans tous les sens du terme). On sent beaucoup de passion de la part de l’auteur qui livre une histoire "vraie" riche en émotions. Bref, une lecture très intéressante qui lève un voile sur un métier connu de tous mais mal connu.