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Tome 2 : La reine des Amazones
 

Le Dernier Troyen, tome 2 : La reine des Amazones

 
 

Résumé

Le Dernier Troyen, tome 2 : La reine des AmazonesAfin d'acceder au résumé de Le Dernier Troyen, tome 2 : La reine des Amazones, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Le Dernier Troyen, tome 2 : La reine des AmazonesLes mythes premiers sont un réservoir infini d'histoires intéressantes aux échos indémodables.

La scénariste y puise allègrement pour ses adaptations "galactiques".

L'album picore dans l'Iliade, l'Odyssée et l'Enéide. L'auteur prend le parti original de faire se rencontrer Ulysse et Enée, héros respectifs de ces récits.

Cet épisode "amazonien" apparaît transitoire et prend plus des airs de thriller SF que d'épopée stellaire, lesté -qui plus est- d'un message inattendu sur les apparences sexuelles.

Demarez sort quant à lui le grand jeu avec quelques planches majestueuses et un découpage original, sans être tape à l'oeil.

46 pages de bonheur, je vous dis !


Chronique rédigée par LYmagier le 15/06/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 2911 (92,44 %)
  • 154 (4,89 %)
  • 84 (2,67 %)
  • Total : 3149 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Novembre 2004

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Dernier Troyen, tome 2 : La reine des Amazones, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 7 2013
   

Après l'Odyssée d'Ulysse, voilà donc que l'on nous propose celle d'Enée. Mangin reprend les codes des légendes mythologiques et les transpose dans un univers interstellaire.
Ainsi, ici, Enée se retrouve sur la planète des Amazones et doit combattre la Méduse.

Encore une fois, le mélange des genres marche plutôt pas mal, et confère à ce récit une belle originalité. Contrairement à ce qu'elle a fait dans le "Fléau des dieux", Mangin tient à ce que les dieux grecs (enfin, ici, latins) restent des divinités, des deus ex-machina qui influent et jouent sur le destin des hommes. On aurait pu s'attendre à ce que la science de ce monde futuriste remette en cause leur existence (c'est d'ailleurs ce que fait Mangin dans le "Fléau des Dieux", en trouvant une justification scientifique aux dieux). Mais ce parti pris donne une âme supplémentaire à ce récit, un mélange de plus qui vient enrichir l'univers. Ce Grec, qui se ballade de planète en planète, avec ces dieux qui interviennent dans l'immensité de l'espace, me fait toujours autant penser à Ulysse 31...

Je regrette juste qu'un Troyen en réfère plus naturellement à Jupiter qu'à Zeus, mais le fait qu'Enée doive fonder Rome vient certainement expliquer ce lexique un peu particulier que j'ai toujours autant de mal à accepter. Mais le rythme est bien trouvé, l'originalité toujours assurée, et l'environnement de cette planète de sel est tout bonnement magique. Certes, le fait que ce soit un Virgile des temps futurs qui raconte cette histoire casse un peu le suspense car on sait qu'Enée arrivera à ses fins, mais dans le même temps, cette narration permet à l'odyssée d'Enée d'être à la hauteur de celle d'Ulysse et lui confère une honorabilité toute respectable.

3 5 2007
   

Enée et ses soldats après la destruction de leur astéroïde refuge grâce au génie (à la traîtrise ?) et à la ruse d'Ulysse errent dans l'espace et finit par arriver en vu de Thrace, la planète des guerrières Amazones.
Là où ils atterrissent, la végétation luxuriante laisse présager un havre de paix propice à panser leurs plaies physiques et mentales.
Malheureusement, une malédiction a frappé le peuple des amazones, décimant nombre d'entre elles, dont la reine et transformant la ville et ses habitants en statues de sel…
Aucune des amazones parties explorer cette région devenue terriblement désertique n'est revenue, et aucune n'a jamais pu donner la moindre information.
Les présages des Amazones disent que seul un homme pourra mettre un terme à la malédiction.
Enée est donc accueillie en sauveur. Accompagné de la nouvelle reine et de quelques guerriers de chaque clans, il se lance au cœur de la ville afin de la sauver.

Se basant sur diverses légendes et mythologies Grecque et latine, Valérie Mangin nous entraîne dans son univers avec grâce et élégance. Autant le premier tome m'avait déçu, ce qui explique pourquoi j'ai mis tant de temps à lire celui là autant ce second tome m'a conquis et rassuré sur la suite de la série.

En effet, si le scénario du premier tome était trop convenu, trop connu, l'histoire ici est une pure fiction. Il nous est ainsi impossible de deviner quoique ce soit et les quelques suppositions que l'on pourra tenter d'émettre seront tour à tour balayées par les rebondissements et les stratagèmes scénaristiques de l'auteur.

Comme Valérie Mangin l'explique elle-même dans les quelques pages en suppléments présentes à la fin de l'album, cette histoire n'a jamais eu lieu, ni dans l'Odyssée ni dans les Eneides.
Pour autant, tous les protagonistes sont connus et cela est rassurant. Mangin joue avec ces connaissances et avec les nôtres. L'énigme pourrait être digne du terrible sphinx et la solution est tellement simple qu'elle en devient introuvable.

Le découpage de l'histoire est parfait et le support visuel est graphiquement réussit.
La mise en page, les angles de vue, sont osés et réussit. La lecture est agréable.
Pour autant, les couleurs et quelques traits font inachevés, légèrement hachés.
Les couleurs informatiques sont bonnes, mais Valérie Mangin aura du mal à faire oublier la beauté graphique de l'incommensurable et extraordinaire série "Le Fléau des Dieux". Les couleurs présentent mais de nuances, mais de dégradés, moins de variétés, moins de variations.
Dans tous les cas, même sans comparaisons, je pense que ma critique aurait été identique. Je ne suis pas un fan de la colorisation informatiques, surtout pour des séries qui se veulent, comme ici, en tantinet sérieuses.