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Tome 5 : L'oeuvre du démon
 

Le Dernier Templier, tome 5 : L'oeuvre du démon

 
 

Résumé

Le Dernier Templier, tome 5 : L'oeuvre du démonAfin d'acceder au résumé de Le Dernier Templier, tome 5 : L'oeuvre du démon, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Le Dernier Templier, tome 5 : L'oeuvre du démonKhoury a écrit une suite à "Le Dernier Templier" et c'est donc naturellement qu'il entreprend l'adaptation sous format BD de cette suite. Les quatre premiers albums constitue un cycle complet et ce cinquième tome en débute un nouveau.

La narration est d'emblée alambiquée mais permet de retenir l'intérêt tout de suite. Après une petite scène d'introduction qui se déroule en 1204, voilà que l'on retrouve l'agent Reilly au Vatican. Assez rapidement, on se rend compte que quelque chose cloche, son comportement étant loin de celui que l'on attendait pour ce héros. Toute cette mise en scène est assez bien pensée, puisqu'elle nous pousse à tourner les pages pour découvrir ce qui motive ces agissements. On y découvre alors une Tess prisonnière de terroristes, qu'il faut libérer, le tout ayant un lien avec des documents subtilisés par des Templiers en 1204, disparus pendant une centaine d'années, pour être récupérés par d'autres Templiers en 1310. La trame se tient et finalement, avec ce premier tome, on nous propose un début d'intrigue efficace : un mystère ésotérique est posé, les différentes forces en présence sont présentées, et nos héros du premier cycle reprennent du service. Forcément, le moteur de tout cela, ce qui nous poussera à tourner les pages et à se diriger vers le tomes suivant, c'est bien sûr le mystère quant à la nature de ces documents disparus au Moyen-Age.

Si l'intrigue est assez efficacement présentée, s'il ne faut qu'un tome pour exposer l'idée générale du roman de Khoury, la narration pourra décourager. On commence par une scène d'action très rythmée au Vatican, qui se permet quelques passages ridicules, comme ce vol de la Papamobile, mais qui a pour intérêt de lancer l'histoire. En revanche, ensuite, tout est assez verbeux et c'est bien difficilement et bien calmement que l'on suit le récit de Reilly, puis de Tess, qui expliquent comment et pourquoi il se sont retrouvés chacun dans leur position peu enviable. C'est donc plein de phylactères bien remplis, qui ont tendance à alourdir le rythme. Certes, il y a tout ce passage en 1310, avec Conrad, qui permet de respirer un petit peu, mais les dialogues (voire monologues) très denses viennent ralentir le rythme. La moitié de l'ouvrage est ainsi consacré à ces longs passages narratifs. Ils permettent de poser l'intrigue mais ils ne sont pas très fun.

Le dessinn connaît une évoluttion majeure dans ce cinquième tome. Rocco prend les crayons et il faut avouer que sous les traits de ce nouveau dessinateur, les personnages gagnent en caractère. Ce qui paraissait bien lisse dans le premier cycle gagne en maturité, en contraste, et finalement, le dessin permet donner une impression plus aboutie à cet ouvrage. Si les personnges étaient bien lisses dans le premier cycle, Rocco tomberait presque ici dans l'excés inverse : il y a tellement de traits sur les visages qu'ils semblent tous ridés : les personnages paraissent ainsi bien vieilli alors que 3 ans seulement séparent cette aventure de la précédente. Mais je préfère tout de même ce style au précédent, qui était trop impersonnel. A noter également qu'un soin particulier semble avoir été apporté aux époques moyennageuses, qui semblent moins chargées que l'époque contemporaine : peut-être est-ce du à la couleur, qui est assurée dans cet album par deux coloristes différentes.

On reste dans une intrigue bien classique : des documents qui pourraient certainement remettre en cause l'autorité de l'Eglise ont disparu en 1310 et des terrorristes cherchent à mettre la main dessus. Mais ici tout est fait pour que l'on comprenne bien les fondements de l'histoire, quitte à sacrifier le rythme et privilégier les longs dialogues. Maintenant que les choses sont posées, plutôt clairement, on peut se diriger vers la suite de cette histoire.


Chronique rédigée par gdev le 24/04/2014
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Mars 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Dernier Templier, tome 5 : L'oeuvre du démon, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 12 2014
   

L’intrigue, dans cet opus, est assez emberlificotée. Et ça me plaît.
On passe du tout début des années 1200 à nos jours, retour, de nouveau de nos jours.
Le tout met en cause le Vatican, le F.B.I., de ou des terroristes, explosion, « amie » dans le coffre d’une voiture, poursuites, etc…
Je n’ai pas (encore) lu ce second roman, d’où le plaisir de la découverte. Plaisir ?... oui au vu et lu du postulat général mais NON au point de vue du graphisme.
Désolé, Rocco est peut-être un bon dessinateur MAIS ses personnages ne se ressemblent pas ; parfois d’une case à l’autre.
Bon, c’est moins « lisse » que Lalor mais, bon sang, difficile –parfois- de reconnaître « qui est qui ».
Heureusement, il y a les tenues, les costumes qui font que l’on puisse se repérer assez aisément, quoique !
Qui plus est, le dessinateur jongle parfois avec les cases. On passe d’une grande vignette à diverses vraiment petites ; pour fluctuer entre les pages. Déboussolant, parfois.
A part cela, l’idée principale de l’histoire est bien bonne et on ne s’ennuie pas à sa lecture. On va de découverte en découverte, le tout « augmentant » pour avoir plusieurs directions en fin d’opus.
Vivement le deuxième –si l’ensemble ne se « dégonfle pas » pour connaître tenants et aboutissements.
Pas mal dans l’ensemble, MAIS je ne m’y fais pas à ce dessin qui est, pour moi, un peu (c’est beaucoup dire) raté et sous-exploité.
Pas mal quand même.