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On plonge dans l'histoire, comme dans le cycle 1... Pas d'explication de prime abord, c'est à nous de trouver les indices, les infos. En évitant ainsi plusieurs pages d'intro, voir un tome complet pour mettre en place le monde et les persos ; Le lecteur devra y mettre du sien, tout n'est pas donné et j'adore !
Lacroix nous a crée un bon scénar qui permet à ce tome 3 de découvrir un nouveau monde sans ce détacher des albums précédents.
L'univers est une fois de plus très étudié et les corrélations politiques, économiques, et culturelles sont très bien construites. Ce monde dur et cruel avec ces particularités climatique est beaucoup moins riche en faune et flore que les planètes des tomes précédents. Les couleurs sont donc moins chatoyantes mais correspondent à l'ambiance, à l'atmosphère de cette planète.
Encore une fois les données scientifiques, dévoilées en cours de récits, ne sont pas un but, un prétexte mais vraiment une pierre a la construction et l'originalité de la situation planétaire (comme sur IlO) génère l'histoire et non le contraire.
Question personnage, Nacara est la grande absente au vue du cycle 1, mais Aya (comme dirait Cyann) sait s’imposer à coté d'une Cyann que l'on sent plus mature. Cette dernière a su d’ailleurs garder son (et ses) charme.
La psychologie des personnages est, encore une fois, très bien amenée et tient une place très importante dans cet album qui ne possède que 75 pages.
Cet album est pour moi très réussi mais un peu cours, donc vivement le prochain.
9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Cycle de Cyann, tome 3 : Aïeïa d'Aldaal, lui attribuant une note moyenne de 3,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Ce qui est surprenant ici, c'est qu'à peine l'univers de Cyann appréhendé dans le diptyque précédent, voilà que l'on est transposé sur une autre planète et peut-être à une autre époque. C'est un peu comme si on recommencait tout à zéro, ce qui est dommage vu que l'on a mis beaucoup de temps à s'approprier cet univers bourgeonesque complexe; d'autant que je n'ai pas bien compris la mission de Cyann dans les couloirs de l'espace et du temps...
Mais qu'importe, puisque cette nouvelle planète est pleine de surprises, dans un univers à la Mad Max sur les mers, où chacun doit se battre pour survivre aux autres et à la nuit qui avance inexorablement. Une lutte contre le temps, et une lutte entre différentes castes qui peuplent cette planète : voilà ce que dépeint, avec un certain talent, Bourgeon, qui fait preuve ici d'une belle imagination. Mais comme souvent avec cet auteur, ce qui est simple prend un teinte tyrès complexe lorsqu'il abandonne les pinceaux pour le crayon : les dialogues sont lourds et il faut s'appropier ce nouveau langage, et les enchaînements donnent une fausse impression de difficulté. Et c'est dans un magmas d'explications diverses et variées, c'est entre deux tentatives d'amours lesbiennes, c'est au milieu de plusieurs actes sanglants que l'on perçoit le véritable but de Cyann : un peu par hasard, elle aurait découvert que cette planète sert de réserve d'une ressource qui sert son monde à elle, ailleurs et dans un autre temps. Je ne vois pas ce qu'elle va faire de cette information, découverte par hasard (puisque c'est par hasard qu'elle tombe sur cette planète), mais c'est un élément qui permet de relier cette histoire aux tomes précédents. Le graphisme reste d'une grande qualité, même si encore une fois, certaines expressions sont exagérées, et c'est finalement un tome plaisant que Bourgeon nous offre, album qui aurait certainement été meilleur si l'auteur avait privilégié la simplicité dans le propos et si il était revenu un peu plus sur la mission de Cyann à travers l'espace et le temps...
Changement de direction dans cet album. Après un premier cycle mi figue mi raison, oscillant entre le classique, le banal, le très bon et l'excellent, nous débarquons ici sur un monde nouveau, euh non, un nouveau monde qui permet aux auteurs de nous amener dans un scénario bien dans la continuité, mais prenant un vrai virage.
Virage car en dehors de Cyann, tous les autres protagonistes changent et disparaissent. C'est plutôt rafraichissant car en dehors de Aïaïa, Aya, Ailla...Qui fait des propositions directes à Cyann mais qui finalement sait garder ses distances, le sexe omniprésent précédemment recul à grand pas permettant à l'histoire de se focaliser sur l'essentiel.
Les auteurs font donc arriver Cyann sur une nouvelle planète suite à une légère erreur de prononciation lors de l'utilisation des portes spatio-temporelles. Ces donc un tout nouvel univers que nous devons découvrir entièrement. Cela pourrait faire peur au vu du premier tome qui s'enlisait un peu dans cette présentation d'Ohl. Ici, les auteurs ne retombent pas dans leur travers et l'action, l'aventure sont habilement mélées à la découverte des us et coutumes de cette planète. Du coup, la faune et la flore sont peut être moins développés, mais l'album y gagne énormément en dynamisme !
J'ai bien aimé une fois encore la cruauté ambiante, cette planète atypique mais tellement crédible. Ces castes parfaitement imaginées. Beaucoup de point de commun avec Ohl, mais tellement de différences qui permettent cette cohérence de l'univers.
En revanche, j'ai trouvé le dessin un peu moins abouti, moins sensuel, moins précis et surtout une mise en couleur plus rapide, moins abouti là encore qui n'arrive pas à donner cette vie que l'on retrouvait dans les premiers albums.
Pourtant, l'ensemble reste d'un niveau bien supérieur à bon nombre de productions avec un vrai style personnel une régularité et une belle précision dans les décors.
De plus, il y a une vraie fin et cet album pourrait se suffire à lui même.
On s'accroche facilement à Cyann et on suit ces péripéties avec plaisir.
2005 ! Oui, 8 ans d'attente pour avoir la suite, pour des sales problèmes d'éditeur. C'est terrible !
Mais, cependant, j'ai l'impression que Lacroix et Bourgeon ont eu l'air d'être pris au dépourvu.
Comme s'ils ne croyaient plus à une issue et s'ils avaient dû improviser un peu ce tome, le sortir à la va-vite.
Car, qu'apporte-t-il au genre ?
D'abord Cyann est seule. Ca nous change du tome 2 où il y avait profusion de personnages et, en particulier, une deuxième héroïne forte, Nacara.
Et puis, elle arrive sur cette planète par erreur, et n'aspire qu'à comprendre comment elle est parvenue là, pour en partir.
Le reste, le long périple avec Aïeïa (et non pas Aya) est fort sympathique, on découvre de nouveaux endroits et de nouvelles terres, mais après ?
Ce ne sont que péripéties d'aventure, luttes de pouvoir.
Si, quand même, Cyann apprend en fin de tome l'implication de sa famille dans la création de la société qui contrôle cette terre. Troublant, c'est vrai, mais seul élément, me semble t-il apte à ressurgir dans un livre ultérieur.
C'est donc ici d'une longue digression qu'il s'agit et si la qualité des graphismes (un peu moins bons, quand même), si les idées sont toujours là (nettement moins fortes aussi), c'est le lien, l'homogénéité avec le reste du cycle que je remets en cause.
Un tome pour passer son tour, comme dans les jeux de société. On reprendra la partie au coup suivant.
Bon... Si l'on veut... Mais ça me laisse bien pensif. Et dubitatif.
Une drôle de suite ici !
Car nous voilà plongé dans une histoire, certes, totalement passionnante, mais pas du tout dans ce qu'attend le lecteur, lorsqu’il ferme le tome 2 du cycle de cyann...
Doña Hermine l'a bien dit, Bourgeon se centre surtout sur la relation entre Aïeïa et Cyann.
C'est une sorte de zoom, qui décortique la psychologie des personnages.
Mais qu'en est t-il de la suite de "six saisons sur IlO? » je pense en effet que se sera pour le prochain...
Côté dessin, on est toujours envoûté dans un univers sublime!
Bourgeon s'intéresse plus dans ce tome à la beauté des personnages plutôt qu'a la variété des paysages...
Mais cela ne choque pas non plus ! ;-)
Vivement la suite!
Voulant trejoindre Aldarann, Cyann se retrouve par accident sur Aldaal, une planète boueuse, dangereuse, sans technologie ni salle de bains, où la lutte pour la vie est un jeu mortel. Qu'ils sont loin les ors de la maison du seigneur Olsimar...
Mais qu'il est loin le temps où "Le Cycle de Cyann" présageait une lecture faste !..
Ben oui... désolé, mais l'univers fouillé des débuts s'est fait fouillis. Idem pour le dessin de Bourgeon. Ce grand monsieur de la profession semble avoir "abandonné" son héroïne qui y est quasiment simiesque.
76 pages d'un album qui ne m'a rien apporté. Trop de temps passé entre cet opus et le précédent (9 ans) ?... Terminer le "Cycle" pour en être débarrassé ?... Je ne sais...
Je préfère me replonger dans "Les Passagers du vent" ou "Les Compagnons du crépuscule". Je mets 3,5 parce que c'est -quand même- Bourgeon !
Je suis un poil déçue car l'histoire est très centrée sur la relation entre Aïeïa et Cyann, et on a, de ce fait, l'impression d'être dans un tome de transition, une sorte de parenthèse, dans l'expédition à la recherche d'un remède contre les fièvres pourpres. C'est d'autant plus frustrant qu'on l'a longuement attendu, ce tome, mais ça reste du très haut de gamme et on sent que Bourgeon l'aime sa Cyann, il la dessine amoureusement. Pour moi, cet album n'est pas le meilleur de la série. Vivement la suite ! ;)
Je découvre ce cycle avec cet album, je ne sais pas si c’est une bonne idée, en tout cas, il m’a donné envie de lire les suivants et les précédents par la même occasion.
Le scénario est vraiment bien mené. L’univers d’ALDAAL est très bien décrit et détaillé petit à petit tout au long du récit. On va de découvertes en révélations grâce à Aya (Aïeïa !!) qui donne ces explications à Cyann au fur et à mesure de leurs péripéties. Les personnages sont attachants et leur psychologie assez détaillée.
Le trait est superbe, les détails du dessin apportent beaucoup au récit. La mise en couleur, très agréable, apporte une ambiance réaliste à ce monde étrange.
Une très bonne lecture.
***** Edit du 11/09/2006 suite à la lecture des tomes 1 & 2*************
Confirmation : cette série est exceptionnelle.
Ce tome 3 peut se lire indépendemment des autres, mais il est alors trés difficile de comprendre les subtilités de l'histoire de Cyann. Sa relecture à la suite des autres à été un vrai bonheur.
Les auteurs ont encore fait preuve de beaucoup d'imagination dans ce chapitre. La vie des habitants d'Aldaal est entièrement liée au cycle planétaire qui les oblige à fuir constamment l'hiver, en fait la nuit, qui dure un an ! L'organisation de la civilisation d'Aldaal découle complètement de cette particularité...trop fort !
C'est vrai que ce tome est différent, il semble amorcé un nouveau cycle maintenant que Cyann peut utiliser les "portes".
Les auteurs veulent peut-être nous faire découvrir les mondes issuent de leur imagination au fil des aventures de leur héroïne ? La trame de fond de cette série se construisant tome aprés tome autour du "Grand Orbe" et des légendes de la "planète bleue".
Attendons la suite, impatiemment.
Cyann, franchissant une porte de téléportation se trompe de planète et se retrouve piégé dans un monde sauvage. Il faut un peu de temps à Cyann et au lecteur pour s’habituer au nouveau décor, aux personnages cruels et au langage particulier (pas toujours très lisible). Le dessin est, comme toujours, lumineux et coloré. Aidée d’Aïeaï, Cyann tentera de quitter ce piège et (dans le prochain album) de trouver qui tire les ficelles dans ce nouveau monde.