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Tome 4 : Planter des clous
 

Le Combat ordinaire, tome 4 : Planter des clous

 
 

Résumé

Le Combat ordinaire, tome 4 : Planter des clousAfin d'acceder au résumé de Le Combat ordinaire, tome 4 : Planter des clous, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Le Combat ordinaire, tome 4 : Planter des clousQuatrième et (apparemment) dernier tome de la série, Planter des Clous est une très bonne BD, dans le veine des trois albums précédents. Si vous avez aimé "Le Combat ordinaire", allez-y, tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série y sont : Marco, sa famille, ses interrogations, les dialogues étonnants de justesse, les planches en noir et blanc qui parsèment l'album et permettent de faire un pause réflexion, le dessin expressif et coloré de Larcenet, les sujets de société qui interpellent et même le retour d'un petit chat, comme pour boucler le cycle (rappelez-vous le rôle du chat dans le premier tome).

Et pourtant...
Je suis, malgré mon enthousiasme pour cette série, un peu déçu. Là où les 3 albums précédents faisaient mouche, m'épataient par leur message et leur précision, me touchaient, je suis resté un peu plus imperméable à ce quatrième tome. Des deux thèmes principaux -la paternité et la crise économique qui touche l'industrie- seul le traitement du premier m'a convaincu, réservant au lecteur quelques très bons moments (et bons mots). Par contre, tout le discour sur l'égoïsme de la société me semble un peu brouillon, l'utilisation de l'actualité récente (présidentielles 2007) n'ajoutant selon moi qu'un aspect anecdotique à une série qui jusqu'ici était plus universelle. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir, "Le Combat ordinaire" reste une grande claque par un des grands auteurs de la BD actuelle et ses observations des petites choses du quotidien sont souvent un régal. La scène du cimetierre est un exemple de confrontation avec la réalité que j'adore chez Larcenet.

J'aurais aimé terminer par une note maximale et je ne mets "que" un 4 pour ce dernier album, très bon mais tout de même inférieur aux précédents. Mais c'est clair, la série est culte et relève du chef-d'oeuvre.


Chronique rédigée par BronX le 19/03/2008
 
 
Statistiques posteur :
  • 57 (93,44 %)
  • 4 (6,56 %)
  • Total : 61 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 13,78 13,78 13,78
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Note moyenne de l'album : 3.86
Dépôt légal : Mars 2008

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Combat ordinaire, tome 4 : Planter des clous, lui attribuant une note moyenne de 3,86/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

26 1 2013
   

Un 4ème tome un peu moins bon que les précédents. Marco est désormais un père épanoui (ça en énerve plus d'un), il se rend compte du bonheur qui l'entoure et à l'air de se sentir mieux. On prend plaisir à le retrouver et à partager sa vie et ses instants de bonheur. L'album entier est toujours plein de poésie et Manu Larcenet à très bien prévu son récit, il sait exactement comment nous toucher que ce soit avec les images ou les mots.

Il y a cependant quelques petits défauts notables qui étaient absents des albums précédents: il ne parle jamais de son frère alors qu'on l'avait laissé assez mal dans le 3ème tome. La tirade post éléctorale de fin est saoulante et n'apporte rien d'ailleurs Marco est saoulé lui aussi par les grands discours de son compagnon de beuverie.

Les dessins sont au moins de même qualité que les précédents tomes mais ce sont surtout les couleurs qui sont bien meilleures, plus vives, comme si elles allaient avec le moral de Marco

Un très bon album. Merci à coin BD de m'avoir fait découvrir cette série. Et à Larcenet de l'avoir dessinée.

15 11 2012
   

Probablement le moins bon des quatre mais d'une qualité toujours remarquable. Ce tome clôt la série de la plus belle des manières et toujours dans l'émotion. Une série magnifique de bout en bout hautement recommandable. Incontestablement une des meilleurs, une des plus touchantes aussi...

14 2 2011
   

Dommage.

Dommage, la série aurait pu monter encore d'un cran. Et d'ailleurs l'album commence si bien, avec la présence limpide et directe de l'enfance, avec Marco qui réussit à sa manière son nouveau rôle de père.

Ça se gâte dès la planche où sa mère devient incroyablement bavarde pour dénoncer "les racines". Devient le porte-voix d'une thèse. Peut-être que le message aurait pu passer si la scène avait été plus équilibrée, plus pudique. Une ancêtre, une veuve en fin de parcours qui déclare que "les racines, ça nous empêche d'avancer"... Ça sonne creux.

Mais il y a encore du bon. Belle petite scène au cimetière, où Marco surprend une autre veuve venue dire à son défunt ses quatre vérités, avec malgré tout une tendresse bourrue. Et belle scène d'enfance, avec ce petit chat noir trouvé, suivie de la dernière apparition de l'étrange et sage voisin au lourd passé, avec qui l'on voit cette fois Marco échanger un sourire, le temps de deux dernières cases.

Après on aura surtout droit à d'interminables dialogues avec tel ou tel vieil ouvrier en deuil de la perte de son usine. Désolé, mais on sent ici revenir le catastrophisme franchouillard qui perd le sens des proportions. L'usine toujours présentée comme le comble de l'exploitation, mais dont la fermeture devient quasiment un signe d'apocalypse. Et tout ça dans un des pays les plus riches qui soient à une époque d'une prospérité inouïe par rapport à tout le passé humain. Lourd et pénible.

Toutes ces pages consacrées au "message", alors que d'autres fils tissés dans les albums précédents ne sont pas renoués. Qu'arrive-t-il au frère, par exemple ? On dirait presque que l'auteur s'est senti vaguement coupable de nous avoir ému avec la simple trame des vies, sans dimension collective assez fortement marquée. Cette dimension collective a beau nous avoir d'abord touché, la grandiloquence et la redondance du traitement finit par lasser.

Dommage.

16 1 2011
   

La fin de cette série est vraiment dans le même esprit que les trois premiers tomes.

Les rares choses qui changent, sont que : Marco devient père (enfin, sa petit fille a déjà 3-4 ans dans l'album, et oui, il y a beaucoup et/ou de longues ellipses dans la série), et le choc de milieu d'album avec le vieux Mesribes. Comme pour le tome 1, je trouve dommage de dater la série (ici les élections présidentielles de 2007) ce qui la rend moins "intemporelles", même si ça sert pour le reste du tome (et donne lieu à une scène nocturne assez sympathique). Mais bon en général, l'ambiance ne change pas, et c'est peut-être ça qui est dommage.

Le dessin reste dans le même style, il est juste un peu plus maîtrisé.

Voilà, j'ai enfin fini "Le Combat ordinaire", j'en retiendrai une série sympathique, dans le genre que j'apprécie du roman graphique, qui aborde pas mal de bonnes idées tout au long de ces 4 tomes, avec un style de dessin que j'apprécie. Cependant l'ambiance n'évolue pas au grès des tomes (ce qui est dommage), et a la suite de la série, on retrouvera moins l'effet que nous aura fait le tome 1 . Je vous conseille quand même cette série, il y a de grandes chances pour que vous l'appréciez, voir plus.

15 1 2011
   

Dernier tome qui reste en-deçà de ses prédécesseurs. Je ne reviendrais pas sur le dessin, qui malgré un style qui se veut simple, se complique depuis le tome deux. C'est certainement dans les scènes de nuit que la technicité se fait le plus sentir. Le dessin paraît ainsi simpliste et simplet au premier abord, mais révèle quelques surprises. En revanche, il est d'un originalité que j'ai eu du mal à apprécier.

En revanche, côté scénario, on aurait pu s'attendre à ce que la nouvelle paternité de Marco lui donne du ressort. Certes, on sent qu'il devient un père attentif, et qu'il réapprend la vie, mais le ton encore extrêmement désabusé a du mal à venir me chercher. De même, on essaie de rejouer sur les émotions, mais ca marche moins. Enfin, toute cette discussion avec Pablo, qui semble bien profiter de sa retraite, au moins physiquement, est extrêmement lourde et ressemble à ce qu'elle est : un discours du café du commerce, où tout y passe. Ca ennuie même Marco, c'est dire si c'est intéressant. On perd un petit peu la légèreté des albums précédents. On remarque tout de même que lorsqu'un discours passionné est déclamé, ce n'est pas Marco qui s'y colle, mais Pablo, comme si ce procédé permettait de mettre plus de distance entre la pensée de l'auteur et celle de son personnage phare.

Il reste de bons moments dans la relation père/fille, trop souvent perdus dans un ensemble où tous les sujets sont passés en revus, effleurés, et non creusés.

9 1 2010
   

Cet album, qui marque la fin de cette tétralogie, est certainement celui qui m’a le moins plu. Autant j’ai été absorbé pendant tout le trajet, autant cette arrivée en gare m’a paru fade et parfois ennuyeuse. C’est peut-être et sans doute parce qu’on sent Larcenet prendre position. J’avais apprécié l’ambiance délicieusement libertaire qui se développait jusqu’alors mais voilà qu’on tombe dans une sorte d’apologie du prolétariat désagréable car trop basique et stéréotypée. On pourra, certes, se poser des questions métaphysiques sur le progrès social, discuter des mutations géographiques consécutives aux révolutions industrielles (même la mère de Marco, pourtant empreinte d’un stoïcisme irréprochable, s’y met !), se livrer à une critique du suffrage universel, voir en l’élection de Sarkozy le renforcement d’un état policier mais ce n’est, à mon goût, pas un combat ordinaire. Ce sont des thèmes à la fois plus précis et plus larges que je n’avais pas envie d’aborder en lisant cette bd. Je préfère une réflexion plus globale sur la vie et heureusement, cette dernière partie reste marquée par la maladresse de Marco face à ses prérogatives de père et c’est une véritable délectation que de le voir souvent dépassé par les évènements. Enfin, j’ai trouvé le dessin un cran en dessous, peut-être un peu plus précis, détaillé, moins « rondouillard », sans doute pour renforcer la mâturité du scénario mais, dans une optique purement esthétique, j’ai moins aimé.
Ainsi s’achève cette aventure qui m’aura littéralement enchanté pendant au moins trois tomes. Je ne regrette en aucune manière la parution d’un tome 4, comme pour prolonger le plaisir de retrouver notre Marco, mais les sujets abordés sont devenus trop généralistes et trop près de nous. Marco m’avait emporté à mille lieues d’ici avec ses tourments que je partageais bien volontiers mais ce tome m’a désespérément ramené aux turpitudes du quotidien.

9 6 2008
   

Ce quatrième tome poursuit le regard sombre et pourtant éclairé de Marco sur la vie, mais le regard est maintenant celui d’un père. La relation père-fille décrite par Larcenet est attachante et comme d’habitude, ces instants de bonheur sont constamment mis en perspective par rapport à d’autres thèmes abordés par l’auteur, tels que la mort du voisin, le vide créé par son père et des racines qui lentement s’effacent par rapport aux ailes qu’il tente de donner à sa fille. C’est la partie du récit que je préfère, ces instants qui se concentrent sur la vie de Marco, l’histoire de chacun d’entre nous, le combat quotidien contre soi-même, les angoisses et les espérances. Ces petites choses qui tracent notre vie, des choix et des décisions qui influent sur notre quotidien et qui au milieu des surprises que nous réserve la vie, nous balancent d’un sentiment à un autre. Des sentiments que Larcenet aborde de manière tellement intelligente, avec une justesse effrayante et un humour qui sait toujours nous faire sourire au milieu de moments bouleversants. Une image de soi et une introspection pleine de finesse, de tendresse et de charme qui connaît sont apogée lors des rencontres hilarantes avec le psy.

Mais, à travers le personnage attachant de Pablo, l’auteur va également aborder d’autres thèmes, tels que la crise économique à travers la fermeture du chantier naval où son père plantait des clous où la politique française sur fond d’élection présidentielle entre Sarkozy et Royal. Si ces thèmes moins personnels sont abordés de manière intelligente, je préfère quand Larcenet se concentre sur l’infiniment petit; ces petites choses infiniment précieuses qui fleurissent notre existence.

Une série indispensable !

26 3 2008
   

Le combat ordinaire est sans nul doute l’œuvre littéraire qui m’a le plus marqué. Impatient je me suis précipité chez le libraire le plus proche dès que j’ai appris la sortie de ce qui devrait être le dernier album de la série. Cet album est remarquable comme tout le reste de la série, émouvant, drôle, profond, touchant, cette série me parle tout simplement. J’ai apprécié le rôle important donné à Pablo dans cet album, personnage à la personnalité très riche que Larcenet utilise a merveille pour aborder des sujets de société. Un bémol tout de même à ce flot de louange, le personnage de l’employeur de Marco qui ne sonne pas juste.

Coté dessin Larcenet reste fidèle a son style qui colle si bien a ce type de récit. Une série indispensable!

23 3 2008
   

Superbe dernier opus de la série, en effet !
J'avais un peu décroché lors du tome 3, qui couvrait à mon sens bien trop de sujets tout en ajoutant une distance entre le lecteur et l'histoire. cela m'avait vraiment géné.

Mais on retrouve dans ce tome 4 tout ce qui fait la qualité et le succès de cette série : des thèmes simples, proches de nous, toujours décrits avec beaucoup d'humilité.

Et c'est cette humilité qui rend le récit si "vrai". On se retrouve complètement dans le personnage de Marco, pour telle ou telle chose. Et c'est cette manière de décrire les évènements, toujours avec un peu de distance, qui nous permet à nous, lecteurs, de véritablement nous remettre en question et de réfléchir sur les sujets abordés.

Ce quatrième tome n'est par contre pas une fin de série en soit : 4 tomes ont été annoncés, 4 tomes ont été publiés. Tant mieux ! Mais dans la vie tout reste à découvrir pour Marco, je pense. Le truc, c'est de savoir s'arrêter. et cela, Larcenet nous l'a très bien démontré lorsqu'il y a quelques années, il a froidement assassiné Bill Baroud, son personnage fétiche de l'époque...

Très bel album, très belle série !

20 3 2008
   

Je viens de finir le quatrième volet du combat ordinaire qu’un ami m’a prêté. On y trouve les thèmes chers à Larcenet : le rapport avec l’enfant (en l’occurrence la fille de Marco), les conflits sociaux, la politique, mais aussi les angoisses du quadra et la place de chacun dans une société de plus en plus globalisante.
Bien évidemment, la part d’autobiographie est très présente dans cette histoire, même si Larcenet essaye parfois de s’en détacher. Le récit se cale aussi en pleine élection présidentielle entre Sarkozy et Royal et on sent à chaque page les interrogations de l’auteur sur l’engagement politique contemporain.
Son dessin semble se faire plus adulte, moins caricatural. J’ai beaucoup aimé les différents cadrages notamment ceux entre Marco et sa fille qui montrent une vraie maîtrise du médium.
Ce livre oscille, sans arrêt, entre les moments d’émotion pure, les petits bonheurs familiaux et les phases de nostalgie (les passages où la mère de Marco est sur la tombe de son père sont d'une grande sensibilité). Voilà un beau final pour une série qui risque de marquer longtemps le monde de la BD.